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ISBN : 2352945720
Éditeur : Bragelonne (2012)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 79 notes)
Résumé :
À neuf ans, il aidait des bandits à s’échapper du château familial. À treize ans, il est à la tête d’une bande de hors-la-loi assoiffés de sang. Ce qu’il a prévu pour ses quinze ans ? Être roi, tout simplement. Mais de retour à la cour paternelle, c’est la traîtrise qui attend l’immoral et charmant Jorg Ancrath, celui qui ne craint ni les morts ni les vivants. Dans ce monde de cauchemar où règnent chaos et violence, un jeune homme, même animé d’une volonté aussi far... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
Alfaric07 octobre 2013
  • Livres 3.00/5
On nous dit que c'est un page-turner sombre et implacable… et c'est assez vrai finalement mais il y a vraiment à redire !
Les débuts sont vraiment très laborieux et j'ai longtemps pensé, à tort, que c'était mauvais. Les style est brut et direct à l'image de Jorg l'antihéros ado qui met la suspension d'incrédulité à rude épreuve : le chef de bande de 14 ans qui mesure 1m80, qui parle couramment 6 langues, qui connaît les us et coutumes du monde entier comme les mythes et légendes de l'Ancien Temps alors qu'il vit en vagabond depuis l'âge de 9 ans … Comment voulez-vous y croire ?
La narration à 1ère personne permet saisir l'ampleur de la violente amoralité du personnage pour ne pas dire de sa psychopathie, mais le rythme est particulièrement haché par un détestable découpage en chapitres de 5/6 pages, d'où le côté famélique des descriptions qui auraient pu ajouter une forte plus value à l'atmosphère délétère du roman. Ce n'est pas un hasard si cela gagne en qualité quand les chapitres eux gagent en nombre de pages.
De plus on a de nouveau droit au coup des citations de début de chapitres qui émergent plus qu'immergent le lecteur et à une tripotée de flashback censé nous expliquer comment Jorg en est arrivé là. Cela n'aurait pas été plus simple de distiller ces explications dans le puzzle des citations ou au contraire de les ressembler dans 2 ou 3 chapitres plus touffus pour mieux profiter de sa quête de vengeance ??? (ou pas de bonne solution in fine ?)
Passons au(x) personnage(s) :
Jorg est un sociopathe. Il n'a d'affection pour rien et personne. Bref, tout n'est qu'instrument pour parvenir à ses fins. Jorg est un sale con. Petits caprices et grandes ambitions. Bref, du haut de ses 14 ans Monsieur a beaucoup de prétention.
Mais on finit par s'habituer au style, au rythme, à l'ambiance, et au personnage principal car le côté dextérien du personnage est plutôt bien rendu : Jorg calcule tout et tout le temps, jouant au Grand Jeu dont il estime être le seul digne d'en sortir vainqueur, et nous livre ses réflexions, ses ambitions, ses anticipations, et parfois ses émotions contradictoires. le personnage prend ainsi de la consistance au fur et à mesure des pages et finit par être intéressant.
Pour le reste c'est anecdotique : on retrouve des crevards aristocratiques, des magos mégalos et une tripotée de soudards dont on ne retient même pas les noms (ça c'est généralement un mauvais signe). Rares sont ceux qui sortent du lot : Nubain, Makin, le Grand Gorgoth, le petit Gog.
Passons maintenant à l'univers :
Au début on se dit que cet univers secondaire aurait mieux fait d'être primaire :
- Rhin, Seine, Loire ; Connaught, Normandie, Orléanais ; Reims, Limoges; Lyon, Hollandais, Teutons, Nippons
- des références aux auteurs grecs et latins (Euclide, Socrate, Platon, Plutarque…)
- des références à la religion chrétienne avec, Jesu Christ, la Vierge-Marie et la papauté romaine…
On se demande pendant longtemps si l'auteur n'aurait pas mieux fait de carrément écrire un roman historique. Car on est proche d'une version raccourcie et grimm & gritty de "L'Enfant de la Toussaint" de J.-F. Nahmias
Passons maintenant à l'intrigue :
L'auteur, les marionnettistes et leurs marionnettes compliquent inutilement les choses… pour permettre à l'intrigue d'aller de l'avant et à Jorg de continuer à sévir en dépit parfois du bon sens le plus élémentaire. Et on peut avoir l'impression que le twist sur l'univers amené par petites touches est un peu saboté par des apports fantasy légèrement foutraques (les passages nécromantiques sont limites WTF)
Dans les mêmes veines c'est en dessous de "Hordes", "Hawkmoon", "Le Sang des Ambrose" et "Le Baiser du rasoir". Si l'auteur voulait faire conter une quête de vengeance dans une ambiance Guerre de Cents ans, c'est raté. S'il voulait fait de la fantasy à canaille dans une ambiance post-apocalyptique, c'est aussi raté. Mais s'il voulait faire de la Dark Fantasy pour Young Adult, alors là je dis bravo et j'applaudis des 2 mains !
Univers, ambiance, personnages : Jorg avait tout pour être un de ces princes des écorcheurs de la Guerre de Cent Ans dont Froissart nous narrait les horribles méfaits dans ses chroniques. Mais c'est laborieux sur le fond et sur la forme même si l'ensemble se bonifie agréablement au fil des pages. Sûr que l'adolescent psychopathe dont on suit les aventures amorales ne va ne pas plaire à tout le monde. Pour un 1er roman, l'auteur propose des partis pris originaux mais leurs exécutions laissent à désirer. Gageons qu'avec plus de maturité de la part de l'auteur cela va gagner en qualité sur le fond comme sur la forme.
Allons-nous vers un anti-Fitz à la sauce "Hawkmoon" ?
Lien : http://www.chemins-khatovar...
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Toon
Toon29 décembre 2014
  • Livres 3.00/5
"c'est un page-turner sombre et implacable". C'est Robin Hobb qui le dit et le truc amusant c'est que Jorg est un anti-Fitz. Oui Jorg est un psychopathe qui à vécu un drame dont un gamin de 9 ans ne peut sortir indemne tant moralement que mentalement, qui ne tergiverse pas avant de prendre une décision et qui n'est pas un looser fini.
Ok, c'est vrai que son personnage n'est pas hyper crédible, depuis qu'il a 9 ans il est à la tête d'une bande de soudards tous plus redoutables les uns que les autres. En 4 ans, il a pillé, violé et tué (parfois les 3 en même temps), un nombre invraisemblable de fois, parle 6 langues, en comprends 6 autres, est autant habile à l'arbalète qu'à l'épée et possède une rhétorique à tout épreuve..
Ok et ? n'est-ce pas justement une volonté de se démarquer de la tendance actuelle orienté Dark Fantasy et amha lancée par le trône de fer ?
De même que l'univers dans lequel les personnages évoluent est un contre-pied aux amateurs de dépaysement, on aura vite reconnu l'europe médiévale, sur lesquels l'auteur greffe des personnages plus contemporains comme Shakespeare et Nietsche, après y avoir intégré certains philosophes Grecs !
Le bestiaire est succint mais original: ca pullule de morts-vivants (la route de la liche porte bien son nom) et pour la première fois, depuis AD&D1, de Leucrotta ! Sauf qu'en fait ils n'ont rien à voir :lol:
2 choses que j'ai moins aimé:
D'abord, la construction des chapitres: ils s'enchaînent entre époque actuelle et événements survenus 4 ans plus tôt. A la base ce n'est pas pour me déplaire (cf la république des Voleurs) mais la ou ça devient compliqué c'est que les Evènements du passé ne sont pas toujours dans l'ordre ! Déchronologue quand tu nous tiens...
Ensuite en mode spoiler
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michou
michou18 août 2012
  • Livres 4.00/5
Ce livre, je voulais le lire dès le début, sans surprise, étant fan des parutions Bragelonne, mais surtout, je doit bien reconnaître que tout ce qui a été dit sur ce livre m'a vraiment donné envie, ce côté gore que certains lui prêtaient, ce côté dérangeant, voire insoutenable qu'il semblait avoir par moment, moi j'adore !
Le récit nous est raconté en deux temps par le Prince Jorg lui-même, comme s'il s'adressait à nous, qu'il nous relatait son histoire. le passé (4 ans auparavant) et le présent se mélangent habilement, nous dévoilant d'un côté comme de l'autre des éléments nous permettant de comprendre l'histoire et le personnage qu'est ce Prince écorché.
Avec le récit du passé, nous découvrons comment ce petit garçon (car oui il n'a que 9 ans quand il assiste aux meurtres de sa mère et de son petit frère) se retrouve propulsé malgré lui dans un enfer que même les hommes ne devraient pas vivre. Comment malgré son jeune âge, et aidé surtout de ses connaissances et de son intelligence, il va se retrouver à la tête d'une bande d'hommes sans conscience et sans limites.
Dans le présent, on découvre ce qu'est leur vie, et dès le début du roman, on est en plein dedans. Certaines scènes pourraient déranger, je dis bien pourraient, car ce ne fut pas mon cas, même si je peux comprendre que ça le soit pour d'autres. Il y a de la violence, mais c'est le quotidien de ces hommes qui ne connaissent rien d'autre pour vivre. Ils prennent ce qu'ils veulent et plus ils massacrent et plus ils sont contents. Même entre eux, bien qu'ils se nomment frères, des bagarres éclatent souvent. Ces hommes n'ont d'autre but que de semer la terreur partout où ils passent, boire, manger, violer, découper les têtes de ceux qu'ils ont tués, brûler les villages... bref, ils ont tout pour plaire :P
Le prince est un anti héros, et comme il le clame fièrement, il a pêché de toutes les manières possibles. Pillages, viols, meurtres, il ne recule devant rien, même lorsqu'il faut tuer l'un de ses "frères" de route qui ose s'opposer à lui verbalement, ou qui se retrouve devant lui à un mauvais moment. Rongé par une sombre colère, c'est un jeune garçon bourré de culpabilité, celle d'avoir assister à la mise à mort de sa mère et de son petit frère sans avoir bougé. Il ressent une haine constante et face à tout, si bien qu'il peut être totalement imprévisible, obligeant ses frères de route à marcher sur des oeufs la plupart du temps. Malgré tout, c'est un anti héros qui m'a plu, je fus dès le début séduite par son humour. J'ai adoré voir avec quelle dérision il traitait parfois ses frères, comme il se moquait d'eux. J'ai aimé son intelligence et parfois ses raisonnements, j'ai aimé sa force et son courage, sa détermination à aller au bout, quoi qu'il en coûte. J'ai aimé son esprit vengeur et sa soif de justice. Mais surtout, j'ai aimé suivre son évolution, on le voit tout au long du roman, grandir et mûrir, devenir un homme.
Certains points m'ont quand même quelque peu déroutée. L'auteur a créé un monde, mais nous n'en savons pas beaucoup en réalité. On sait qu'il y a la guerre des Cent, ces rois qui se battent pour devenir l'Empereur et réunifier l'Empire. Mais on ne sait pas comment cela est arrivé ni pourquoi, certaines choses restent très floues. Pareil avec certains évènements ou nouveaux personnages, je me suis sentie une ou deux fois perdue.
J'ai en mémoire un certain passage où je n'ai pas compris de quoi il s'agissait, je me souviens même avoir eu peur en pensant, à tord, que l'auteur prenait un virage déplaisant.
Mais tout ça n'a rien enlevé à mon plaisir de lecture, j'ai aimé mon immersion dans le monde chaotique de ce jeune prince qui n'a pas froid aux yeux.
Petite mention spéciale pour ces courts commentaires ajoutés entre chaque chapitre, dans lesquels Jorg nous dévoile les qualités ou les défauts de ses frères, et toujours avec cette touche d'humour qu'on adore.
Pour conclure, c'est un premier roman sombre, nous invitant dans un monde brisé où nécromanciens, fantômes et sorciers terrifient même les plus courageux, une histoire au premier abord de vengeance mais qui se trouve être finalement quelque chose de bien plus grand, qu'on a plaisir à découvrir. le tome 2 sort en VO cet été, ça va être dur de patienter, je vous le dis ! Surtout quand je regarde la couverture (VO) de ce second tome :P
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Crunches
Crunches27 octobre 2012
Selon Robin Hobb (l'auteure de la saga de l'Assasin Royal) c'est un "page-turner sombre et implacable".
Je suis tout à fait d'accord avec elle, pour le côté sombre et implacable. C'est exactement le caractère de Jorg. Il est clairement sans pitié, orgueilleux, ambitieux... cruel aussi ! Et pourtant, on le suit pendant presque 400 pages. On le laisse nous guider à travers tout le pays. Parce qu'il a un petit quelque chose qui fait qu'on a envie de croire en lui, on sent qu'il est capable du meilleur, comme du pire.
Et à travers de nombreux allers-retour entre "aujourd'hui" et "il y a quatre ans", nous allons découvrir comment le Prince Jorg d'Ancrath est devenu Frère Jorg, un bandit de grand chemin, un brigand, un assassin sans aucune pitié.
C'est assez difficile de dire en quoi ce livre est bien. Parce que, finalement, le personnage principal a plus de défauts que de qualités, et pour être franche, à aucun moment il nous laisse croire, espérer qu'il va changer ; qu'une rédemption est possible. Il nous renvoie les côtés les plus sombres de l'être humain. Mais d'un autre côté, il est très pratique. Jorg est quelqu'un de très intelligent. Il a été éduqué pendant une dizaine d'année comme successeur du Roi d'Ancrath. A ce titre, non seulement il sait lire et écrire, mais il a de solides connaissances dans la stratégie militaire mais aussi dans les relations d'ordre politique. de plus, cette formation a été complétée par les enseignements tirés de ses expériences avec ses Frères.
On a l'impression qu'il joue une partie d'échec grandeur nature : il n'hésite pas à sacrifier ses pions ou bien son cavalier noir afin de gagner une bataille. Mais on se rend assez rapidement compte que Jorg lui-même n'est qu'un pion sur un échiquier encore plus vaste. Il va très vite reprendre les rennes de son existence, et entrainer ses Frères dans une entreprise des plus hasardeuse renouant ainsi avec le classique de la Fantasy.
En effet, l'histoire n'a rien de très original pour un livre de Fantasy. Un jeune garçon (vous ai-je précisé que Jorg vient d'avoir 14 ans ?) décide de venger la mort de sa mère et de son frère. Il part donc combattre le responsable à la tête de quelques hommes. Et si, dans cette quête il arrive également à montrer à son roi de père qu'il existe et qu'il n'est pas un garçonnet qu'on peut ranger dans un coin et oublier, c'est parfait.
Bref, rien de très original dans le scénario à proprement parler.
Le monde créé par l'auteur mélange de l'inconnu et du connu. On nous parle des Emotifs, de leucrotas... autant de peuples ayant des particularités étranges et singulières, mais il est également fait mention de la Bible, de Socrate ou Platon. de plus, si on regarde la carte qui est donnée en début de roman, on s'aperçoit qu'une région se nomme la Normardie, on trouve Limoge, Raims, Mans, Lux et Lion (des villes importantes) et au Nord, la ville de Bien trempe ses murailles dans le Rhym.
J'avoue que ces noms me rappellent quelque chose, pas vous ?
Deux choses m'ont beaucoup plu dans ce roman. La première, ce sont les personnages. Ils sont tout sauf ce qu'on trouve dans les autres romans. Pour une fois, le héros est vraiment mauvais, cruel. Ce n'est pas un mensonge, une accroche qu'on utilise... D'habitude, le héros fini toujours par trouver le chemin de la Rédemption (comme Jarek Mace dans l'Etoile du Matin de David Gemmell), ici, non. La seconde, c'est la façon dont l'histoire nous est narrée. Baudelaire parle de la beauté du mal, ici, c'est l'appologie de la violence, de la cruauté. Il y a une forme de beauté dans la façon dont Jorg nous parle des meurtres, des tueries, ou de la façon dont il parle de ses Frères. Voyez plutôt :
Un assassinat n'est rien d'autre qu'un meurtre un tantinet plus minutieux que la moyenne. Frère Sim est minutieux.

Bref, je terminerai par un mot sur la couverture. Je la trouve superbe. Vraiment. Mais... mais je trouve que celle de la VO colle plus au contenu du livre. Eh oui, le gars qui est sur la couverture de la VF est trop vieux pour être Jorg. Celui de la couverture originale est beaucoup plus jeune... et donne de ce fait, plus froid dans le dos !
C'est donc un bon roman de fantasy, avec de la magie, des combats à l'épée, une quête désespérée, des personnages très riches mais assez atypiques. Je lirai la suite sans hésiter !

Lien : http://plaisirsdelire.blogsp..
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lianne
lianne20 juillet 2016
  • Livres 4.00/5
Une lecture sympathique, je suis vraiment intriguée.
Au premier abord, au vu du résumé et du thème, une garçon qui passe à l'age adulte, une histoire de revanche, on pourrait se dire qu'on a déjà lu ce type de livre plein de fois, c'est classique.
Mais en fait non pas du tout. L'auteur arrive à retourner ce qui aurait pu être vu et revu en quelque chose de tout à fait nouveau. Et ça m'a vraiment surprise, car j'ai commencé en détestant le livre. J'avais un dégoût certain pour les personnages et ce qui se passait, et puis dans la seconde partie, alors qu'on commence à s'habituer à la situation, l'histoire prend une toute autre direction, et le mystère autours de qui manipule qui m'a vraiment intriguée.
Ce livre commence mal, dans le sens ou on commence à se rendre compte que le "héros" du livre n'est pas franchement le genre de gamin qu'on a vraiment envie de suivre. L'ambiance est très sombre, Jorg est vraiment ultra violent, utilisant tout les moyens à sa disposition pour faire passer son message. C'est un gamin sanguinaire, détestable, mais pas comme Joffrey (trône de fer), plus dans le sens ou les seuls sentiments qu'il a en dehors de ses manigances et calcules horribles c'est la colère et la haine. Et que si pour tenir sa bande de mercenaire il faut violer de brûler vivante les filles des paysans qu'ils massacrent, il le fera sans hésiter une seule seconde, se demandant juste si elles hurlaient plus dans la seconde que dans la première. Je dois dire que ça m'a rendu un peu inconfortable, j'ai du recommencer 3 fois ma lecture pour arriver à passer ces passages la.
En plus il a un rapport conflictuel avec la monarchie, d'un coté il les déteste et fait tout pour les choquer, mais d'un autre coté il est vraiment l'un des leurs de par la façon qu'il a de diriger sa troupe, et la façon de se croire au dessus de tout le monde. Mais pas dans le sens ou il dénigre les autres, mais dans le sens ou il a une espèce de distance par rapport à tous les autres personnages et qu'il les prend de haut dans sa façon de parler et de regarder le monde.
C'est vraiment un gamin effrayant, il est sans peur, pas du tout du genre à reculer quelque soit l'affront, et il a 13 ans, cette petite merde (ouaip désolé il fallait que ça sorte). D'un coté j'ai un espèce de respect pour lui, il est à la tête d'une bande de mercenaires bien tarés et il les tiens tous dans sa main, même les pires crétins féroces du lot.
Au final c'est difficile de croire qu'il ai vraiment cet age la. Si on ne m'avait rien dit je l'aurais facilement imaginé entre 16 et 25 ans. La terrible perte qu'il a vécu à 10 an l'a marqué, et même pire que ça, je dirais que ça l'a façonné, d'enfant il est passé à adulte en quelques heures et un adulte sans la moindre pitié. Principalement à cause de son père qui est un bloc de pierre insensible de son coté aussi. Pour qui la seule chose qui compte est la politique, et ou tous les être humains ont un prix (un vrai prix, pas une valeur).
Après le récit change dans la seconde partie du roman, on sors du travail de mercenaire pour aller dans des missions plus importantes. Et c'est la que je suis passé du mode "mais ... quoi ...que ...c'est que ça? omg" à un autre mode ou d'un coup mon intérêt est remonté en flèche pour essayer de comprendre ce qu'il y avait la dessous.
Déjà j'ai adoré le fait qu'on passe de fantasy a post-apocalyptique, j'ai adoré les descriptions qu'il fait des Bâtisseurs et j'ai trouvé fascinant le fait d'essayer de comprendre de quel type de lieu il avait du s'agir avant, même si ce n'est qu'un détail au final sur la totalité de l'histoire.
Jorg passe en fait petit à petit du petit con qu'on a envie de buter au héros incompris, déjà il le disait au tout début qu'il voulait devenir empereur parce qu'il en avait marre des guerres stupides entres petits seigneurs qui provoquent des catastrophes comme celle qu'il a vécu étant enfant. Mais son discours était un peu passé inaperçu au milieu de tout ce qui se passe à se moment la.
Bon c'est sur que je ne ressent pas vraiment de l'amour pour ce personnage même à la fin, mais maintenant je peux dire que je le comprend. Il a réagit en gamin, ce qu'il était, on lui a ouvert une porte et il s'y est engouffré. Il a tout pris au mot de façon arbitraire, sans le coté nuancé que peuvent comprendre les adultes.
15/20
Lien : http://delivreenlivres.blogs..
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Les critiques presse (3)
SciFiUniverse05 août 2012
C’est une fantasy qui casse les codes, qui prend des risques, et qui possède de solides atouts pour séduire l’amateur. Un prince écorché qui ne se brise pas au premier obstacle !
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
SciFiUniverse16 juillet 2012
Ce tome distille un univers balayé par des références à notre monde, surtout philosophiques, et qui cassent les codes de la fantasy ordinaire.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Elbakin.net15 mai 2012
La lecture demeure plaisante pour peu que l’on adhère aux partis pris de l’auteur et nul doute que certains d’entre nous attendront la suite de pied ferme…
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
CrunchesCrunches27 octobre 2012
Makin pinça ses lèvres charnues.
- Prince, tu as mentionné l'idée d'interrompre le cycle de la vengeance. Tu pourrais commencer ici. Tu pourrais laisser partir sieur Renton.
Ric le regarda comme s'il était devenu fou. Gros Burlow gloussa sous cape.
- J'ai parlé de ça, Makin, oui, dis-je. Et j'arrêterai le cycle. (Je dégainai mon épée et la posai sur mes genoux.) Vous savez comment briser le cycle de la haine ? demandai-je.
- Par l'amour, répondit Gomst, tout calmement.
- Ça consiste à tuer chacune des pourritures qui vous ont baisé. Jusqu'à la dernière. Toutes sans exception. Tuer leur mère, tuer leurs frères, tuer leurs enfants, tuer leur chien. (Je laissai courir mon pouce sur le fil de la lame et regardai perler le sang cramoisi.) Les gens pensent que je hais le comte, mais à la vérité je suis un fervent partisan de ses méthodes. Il n'a que deux failles. la première, c'est qu'il va loin, mais pas assez loin. La seconde, c'est qu'il n'est pas moi. Bien qu'il m'ait enseigné des leçons dignes d'intérêt. Et lorsque nous nous rencontrerons, je l'en remercierai en lui accordant un mort rapide.
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BlackWolfBlackWolf12 janvier 2013
La route se poursuit peut-être sans fin, mais ce n’est pas notre cas : nous nous étiolons, nous nous brisons. L’âge n’a pas le même effet sur tous les individus. Il en endurcit certains, en affûte d’autres, du moins jusqu’à un certain point. Frère Elban a cette dureté de vieux cuir. Mais la faiblesse finira par arriver, ainsi que la déchéance. Sans doute est-ce là la crainte qui se dissimule au fond de ses yeux. Tel le saumon, il a nagé à contre-courant toute sa vie durant, et il sait qu’il n’y a pas de hauts-fonds qui l’attendent, pas d’eaux calmes. Je pense parfois que ce serait faire preuve de bonté que d’accorder une fin rapide à Elban, avant que la peur ronge complètement l’homme qu’il fut.
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MarquePageMarquePage12 septembre 2015
J'étais comme le petit soldat en bois de Gog, je courais en rond follement, vainement. Je ne peux pas dire que je sois désolé de mes actes. Mais j'en ai fini avec eux. Je ne ferais pas les mêmes choix si des situations identiques se présentaient à nouveau à moi. Je me rappelle néanmoins mes agissements. Il y a du sang sur ces mains, ces mains tâchées d'encre, mais je n'ai pas l'impression d'avoir péché. Je pense que peut-être nous mourons chaque jour. Peut-être renaissons-nous à chaque aube nouvelle, un peu changés, un peu plus avancés sur notre route personnelle. Quand suffisamment de jours vous séparent de la personne que vous étiez, alors vous devenez des étrangers, elle et vous. Sans doute que c'est ça, grandir. Sans doute ai-je grandi.
+ Lire la suite
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PhookaPhooka18 juillet 2012
Je comptai mille marches, et étant donné que c'était mon ennui qui me motivait, j'avais manqué les dix premières minutes de l'ascension. Mes jambes se transformaient en gelée, j'avais l'impression que mon armure était en plomb de trois centimètres d'épaisseur, et je devenais trop maladroit pour placer mes pieds correctement sur les marches. Frère Gains persuada Gorgoth de faire une halte en tombant dans le gouffre et en vagissant pendant dix bonnes secondes avant que le sol invisible le persuade de se taire.
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SioSio27 janvier 2013
Et me voilà, assis dans la haute tour [...]. Un feu crépite dans l'âtre, des fourrures sont étendues sur les dalles, des coupes sont posées sur la table, il y a du vin dans le carafon. Et des livres, bien entendu. L'exemplaire de Plutarque avec lequel je voyageais repose dorénavant sur un rayonnage de chêne en compagnie d'une soixantaine d'ouvrages frottant leurs épaules de cuir les unes contre les autres. C'est un modeste début, mais même les étagères ont commencé à l'état de gland.
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Vidéo de Mark Lawrence
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