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ISBN : 2352945720
Éditeur : Bragelonne (2012)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
À neuf ans, il aidait des bandits à s’échapper du château familial. À treize ans, il est à la tête d’une bande de hors-la-loi assoiffés de sang. Ce qu’il a prévu pour ses quinze ans ? Être roi, tout simplement. Mais de retour à la cour paternelle, c’est la traîtrise qui... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par michou, le 18 août 2012

    michou
    Ce livre, je voulais le lire dès le début, sans surprise, étant fan des parutions Bragelonne, mais surtout, je doit bien reconnaître que tout ce qui a été dit sur ce livre m'a vraiment donné envie, ce côté gore que certains lui prêtaient, ce côté dérangeant, voire insoutenable qu'il semblait avoir par moment, moi j'adore !
    Le récit nous est raconté en deux temps par le Prince Jorg lui-même, comme s'il s'adressait à nous, qu'il nous relatait son histoire. le passé (4 ans auparavant) et le présent se mélangent habilement, nous dévoilant d'un côté comme de l'autre des éléments nous permettant de comprendre l'histoire et le personnage qu'est ce Prince écorché.
    Avec le récit du passé, nous découvrons comment ce petit garçon (car oui il n'a que 9 ans quand il assiste aux meurtres de sa mère et de son petit frère) se retrouve propulsé malgré lui dans un enfer que même les hommes ne devraient pas vivre. Comment malgré son jeune âge, et aidé surtout de ses connaissances et de son intelligence, il va se retrouver à la tête d'une bande d'hommes sans conscience et sans limites.
    Dans le présent, on découvre ce qu'est leur vie, et dès le début du roman, on est en plein dedans. Certaines scènes pourraient déranger, je dis bien pourraient, car ce ne fut pas mon cas, même si je peux comprendre que ça le soit pour d'autres. Il y a de la violence, mais c'est le quotidien de ces hommes qui ne connaissent rien d'autre pour vivre. Ils prennent ce qu'ils veulent et plus ils massacrent et plus ils sont contents. Même entre eux, bien qu'ils se nomment frères, des bagarres éclatent souvent. Ces hommes n'ont d'autre but que de semer la terreur partout où ils passent, boire, manger, violer, découper les têtes de ceux qu'ils ont tués, brûler les villages... bref, ils ont tout pour plaire :P
    Le prince est un anti héros, et comme il le clame fièrement, il a pêché de toutes les manières possibles. Pillages, viols, meurtres, il ne recule devant rien, même lorsqu'il faut tuer l'un de ses "frères" de route qui ose s'opposer à lui verbalement, ou qui se retrouve devant lui à un mauvais moment. Rongé par une sombre colère, c'est un jeune garçon bourré de culpabilité, celle d'avoir assister à la mise à mort de sa mère et de son petit frère sans avoir bougé. Il ressent une haine constante et face à tout, si bien qu'il peut être totalement imprévisible, obligeant ses frères de route à marcher sur des oeufs la plupart du temps. Malgré tout, c'est un anti héros qui m'a plu, je fus dès le début séduite par son humour. J'ai adoré voir avec quelle dérision il traitait parfois ses frères, comme il se moquait d'eux. J'ai aimé son intelligence et parfois ses raisonnements, j'ai aimé sa force et son courage, sa détermination à aller au bout, quoi qu'il en coûte. J'ai aimé son esprit vengeur et sa soif de justice. Mais surtout, j'ai aimé suivre son évolution, on le voit tout au long du roman, grandir et mûrir, devenir un homme.
    Certains points m'ont quand même quelque peu déroutée. L'auteur a créé un monde, mais nous n'en savons pas beaucoup en réalité. On sait qu'il y a la guerre des Cent, ces rois qui se battent pour devenir l'Empereur et réunifier l'Empire. Mais on ne sait pas comment cela est arrivé ni pourquoi, certaines choses restent très floues. Pareil avec certains évènements ou nouveaux personnages, je me suis sentie une ou deux fois perdue.
    J'ai en mémoire un certain passage où je n'ai pas compris de quoi il s'agissait, je me souviens même avoir eu peur en pensant, à tord, que l'auteur prenait un virage déplaisant.
    Mais tout ça n'a rien enlevé à mon plaisir de lecture, j'ai aimé mon immersion dans le monde chaotique de ce jeune prince qui n'a pas froid aux yeux.
    Petite mention spéciale pour ces courts commentaires ajoutés entre chaque chapitre, dans lesquels Jorg nous dévoile les qualités ou les défauts de ses frères, et toujours avec cette touche d'humour qu'on adore.
    Pour conclure, c'est un premier roman sombre, nous invitant dans un monde brisé où nécromanciens, fantômes et sorciers terrifient même les plus courageux, une histoire au premier abord de vengeance mais qui se trouve être finalement quelque chose de bien plus grand, qu'on a plaisir à découvrir. le tome 2 sort en VO cet été, ça va être dur de patienter, je vous le dis ! Surtout quand je regarde la couverture (VO) de ce second tome :P
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  • Par Crunches, le 27 octobre 2012

    Crunches
    Selon Robin Hobb (l'auteure de la saga de l'Assasin Royal) c'est un "page-turner sombre et implacable".
    Je suis tout à fait d'accord avec elle, pour le côté sombre et implacable. C'est exactement le caractère de Jorg. Il est clairement sans pitié, orgueilleux, ambitieux... cruel aussi ! Et pourtant, on le suit pendant presque 400 pages. On le laisse nous guider à travers tout le pays. Parce qu'il a un petit quelque chose qui fait qu'on a envie de croire en lui, on sent qu'il est capable du meilleur, comme du pire.
    Et à travers de nombreux allers-retour entre "aujourd'hui" et "il y a quatre ans", nous allons découvrir comment le Prince Jorg d'Ancrath est devenu Frère Jorg, un bandit de grand chemin, un brigand, un assassin sans aucune pitié.
    C'est assez difficile de dire en quoi ce livre est bien. Parce que, finalement, le personnage principal a plus de défauts que de qualités, et pour être franche, à aucun moment il nous laisse croire, espérer qu'il va changer ; qu'une rédemption est possible. Il nous renvoie les côtés les plus sombres de l'être humain. Mais d'un autre côté, il est très pratique. Jorg est quelqu'un de très intelligent. Il a été éduqué pendant une dizaine d'année comme successeur du Roi d'Ancrath. A ce titre, non seulement il sait lire et écrire, mais il a de solides connaissances dans la stratégie militaire mais aussi dans les relations d'ordre politique. de plus, cette formation a été complétée par les enseignements tirés de ses expériences avec ses Frères.
    On a l'impression qu'il joue une partie d'échec grandeur nature : il n'hésite pas à sacrifier ses pions ou bien son cavalier noir afin de gagner une bataille. Mais on se rend assez rapidement compte que Jorg lui-même n'est qu'un pion sur un échiquier encore plus vaste. Il va très vite reprendre les rennes de son existence, et entrainer ses Frères dans une entreprise des plus hasardeuse renouant ainsi avec le classique de la Fantasy.
    En effet, l'histoire n'a rien de très original pour un livre de Fantasy. Un jeune garçon (vous ai-je précisé que Jorg vient d'avoir 14 ans ?) décide de venger la mort de sa mère et de son frère. Il part donc combattre le responsable à la tête de quelques hommes. Et si, dans cette quête il arrive également à montrer à son roi de père qu'il existe et qu'il n'est pas un garçonnet qu'on peut ranger dans un coin et oublier, c'est parfait.
    Bref, rien de très original dans le scénario à proprement parler.
    Le monde créé par l'auteur mélange de l'inconnu et du connu. On nous parle des Emotifs, de leucrotas... autant de peuples ayant des particularités étranges et singulières, mais il est également fait mention de la Bible, de Socrate ou Platon. de plus, si on regarde la carte qui est donnée en début de roman, on s'aperçoit qu'une région se nomme la Normardie, on trouve Limoge, Raims, Mans, Lux et Lion (des villes importantes) et au Nord, la ville de Bien trempe ses murailles dans le Rhym.
    J'avoue que ces noms me rappellent quelque chose, pas vous ?
    Deux choses m'ont beaucoup plu dans ce roman. La première, ce sont les personnages. Ils sont tout sauf ce qu'on trouve dans les autres romans. Pour une fois, le héros est vraiment mauvais, cruel. Ce n'est pas un mensonge, une accroche qu'on utilise... D'habitude, le héros fini toujours par trouver le chemin de la Rédemption (comme Jarek Mace dans L'Etoile du Matin de David Gemmell), ici, non. La seconde, c'est la façon dont l'histoire nous est narrée. Baudelaire parle de la beauté du mal, ici, c'est l'appologie de la violence, de la cruauté. Il y a une forme de beauté dans la façon dont Jorg nous parle des meurtres, des tueries, ou de la façon dont il parle de ses Frères. Voyez plutôt :
    Un assassinat n'est rien d'autre qu'un meurtre un tantinet plus minutieux que la moyenne. Frère Sim est minutieux.

    Bref, je terminerai par un mot sur la couverture. Je la trouve superbe. Vraiment. Mais... mais je trouve que celle de la VO colle plus au contenu du livre. Eh oui, le gars qui est sur la couverture de la VF est trop vieux pour être Jorg. Celui de la couverture originale est beaucoup plus jeune... et donne de ce fait, plus froid dans le dos !
    C'est donc un bon roman de fantasy, avec de la magie, des combats à l'épée, une quête désespérée, des personnages très riches mais assez atypiques. Je lirai la suite sans hésiter !


    Lien : http://plaisirsdelire.blogspot.fr/2012/10/lempire-brise-tome-1.html
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    • Livres 3.00/5
    Par BlackWolf, le 13 janvier 2013

    BlackWolf
    En Résumé : Autant être clair j'ai trouvé ce roman très moyen, l'auteur ne se reposant que sur quelques bonnes idées intéressantes et surtout sur son personnage central violent, amoral et sombre. Mais voilà l'histoire manque de cohérence et surtout donne l'impression d'avoir été écrite comme une accumulation de scènes dans un jeu de rôle. Les adversaires de notre héros paraissent ne pas avoir un sou de jugeote tant ils se font avoir bêtement et Jorg a l'air d'avoir la plus grande chance de tout l'univers. le personnage de Jorg est, certes pourri, mais il est tellement parfait qu'il en devient ennuyeux et exaspérant tant il sait tout faire et ne se trompe jamais. L'univers est assez intéressant, mais aurait mérité d'être plus développé à mon goût. Puis, une fois arrivé au 75% du livre environ, l'histoire accroche un peu plus, un fil rouge s'installe, l'histoire gagne en cohérence, je ne crie pas à l'exceptionnel, mais quelque chose apparait sauvant le naufrage. Je lirai peut être la suite si Bragelonne refait une promotion sur l'e-book du tome 2 mais encore une fois un coup de cœur qui me parait exagéré et pourtant cette fois je partais sans apriori. Peut être est-ce parce que j'aime quand les choses sont plus développées, plus dense et plus complexe, enfin j'en doute quand même.
    Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.

    Lien : http://blog-o-livre.over-blog.com/article-l-empire-brise-tome-1-le-p..
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  • Par Olalachick, le 09 juillet 2012

    Olalachick
    Voici donc le dernier poulain de Bragelonne que j'ai découvert totalement au hasard quelques jours après sa sortie et dont le résumé m'a directement embarqué. Il paraissait très prometteur, et s'est révélé l'être mais tout en conservant quelques faiblesses.
    J'ai mis pas mal de temps à lire ce roman puisqu'il m'a fallu 4 jours pour le terminer, alors qu'en général, il est lu dans la journée ou dans la nuit. A vrai dire je ne comprends pas réellement pourquoi, car, objectivement parlant, il réunit beaucoup d'éléments que j'apprécie dans la littérature fantasy.
    Tout d'abord, l'univers est top, c'est absolument fascinant de se retrouver avec un héros (sur lequel repose tout le livre) à la fois si jeune et possédant à la fois un tel vécu le rendant complètement déphasé et aussi vicieux. Cela risque d'ailleurs d'en déranger pas mal de voir un jeune homme agir de manière si adulte, mais il est important de bien remettre les choses dans leur contexte puisqu'il ne s'agit pas d'un roman historique mais bien de fantasy, donc d'un univers décalé où les lignes sont floues. C'était un parti pris osé, qui, personnellement, a su me séduire. de plus, les histoires de vengeance fonctionnent toujours très bien (comme l'explique ma passion pour l'assassin royal) puisque le lecteur est complètement embarqué dans la vie du personnage principal, et cela est d'autant vrai que nous avons affaire à une narration interne. le monde crée par l'auteur est très ambiguë puisque l'on se retrouve incapable de savoir de quel univers il s'agit, je penche pour un monde alternatif, très proche du notre cependant. En effet les références aux philosophes sont fréquentes et cela va de Platon à Nietzsche, mais on note des discordances avec la mention d'éléments dérivés de notre réalité : Roma, Jésu. Cela nous permet de bien assimiler l'ensemble et de nous rassurer avec des repères, tout en s'en éloignant à la fois afin d'apporter un côté surréaliste.
    J'ai beaucoup aimé les personnages du roman. On ne s'y attache pas complètement, mais ils sont tellement marqués et peu habituels que notre surprise initiale se transforme en contentement agréable et malgré leurs grossiers caractères, on en vient presque à leur trouver des qualités. Par contre, je ne crois pas y avoir vu un seul personnage féminin agréable…c'est surprenant, mais je leur ai préféré des tueurs sanguinaires. Il ne faut cependant pas chercher la moindre étincelle de gentillesse (sauf peut-être avec Gorg ?), nous nous retrouvons sur un échiquier géant où tous les coups sont permis et les liens d'amitié, familiaux etc n'existent plus. C'est jouissif mais bien pessimiste.
    La construction du texte est un autre des points positifs que je trouve à ce roman. J'en ai beaucoup aimé la forme : que cela soit des retours en arrière, les anecdotes sur chacun des frères avant les chapitres et surtout l'écriture. En effet, puisque le narrateur se trouve être le personnage principal, il nous livre ses pensées et cela est un vrai régal puisque le jeune homme, avant d'être un tueur, n'en reste pas moins un prince ayant reçu une éducation allant de pair. J'ai beaucoup rit lors de cette lecture et cela notamment grâce à la syntaxe du prince, ses petites piques et sa manière de mettre en scène l'action. Je repense à une bataille avec Ric qui m'a forcé à fermer le roman pour cesser mes sursauts de rire.
    Cela dit, il m'a manqué un petit quelque chose pour que cette lecture soit fantastique. Comme si l'ambition première n'avait pas été atteinte. Ca manque de grandeur. Quitte à avoir un parti pris autant si plonger entièrement, mais il y a toujours eu un filet m'empêchant de m'y jeter en totalité. de plus, l'action en elle-même ne m'a pas passionnée ; il y avait une telle impression de répétition et à vrai dire, je crains de ne même pas avoir compris certains passages à cause de quelques ellipses temporelles. J'ai aimé le début, la fin, mais entre, c'est un peu le vide. Il y a des rencontres intrigantes, des combats, mais l'ensemble me paraissait un peu brouillon, ce qui m'énervait au fur et à mesure des pages et donc menait à un véritable cercle vicieux puisque je me bloquais. Ce livre aurait pu être tellement mieux et ça, c'est rageant.
    Après, il ne s'agit que d'un premier tome, aussi on peut imaginer une suite de génie qui viendrait balayer ma première impression du roman, qui demeure, tout de même, très positive.
    Je conseille cette lecture pour les fans de fantasy un peu ouverts mais il ne faut pas partir, comme je l'ai fait, en se disant qu'il s'agit du prochain Robin Hobb ou Robert Jordan. C'est un bon premier roman, qui donne envie d'en découvrir plus.

    Lien : http://olalachick.blogspot.fr/2012/07/le-prince-ecorche-de-mark-lawr..
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    • Livres 3.00/5
    Par Ejos, le 10 juillet 2012

    Ejos
    Un bon premier contact que je prend avec cet auteur et cette série.
    L'histoire est celle d'un trop jeune prince ayant trop vite trop souffert. ces événements tragiques ont façonné un personnage sombre, cruel et terriblement désabusé. A sa manière Jorg exprime son ressentiment et se défoule sur le monde pour exprimer sa souffrance. Ce qui en fait un personnage singulier dans la fanstasy, c'est que Jorg se rend compte de cet état de fait, mais loin de chercher la rédemption dans l'apaisement de ses blessures, il les exacerbe pour ce que la souffrance apporte : la force impitoyable d'être indiférents aux souffrances d'autrui.
    Cela lui permet d'être plus fort car plus brutal, plus vicieux. Combattre contre Jorg (ou même avec) c'est combattre sans aucune règle. Celui qui viole toutes les règles est forcèment avantagé par rapport à ceux qui en suivent et c'est la plus grande leçon qu'on tire de la lecture. Pour ma part j'attend avec impatience la venue d'un adversaire à la mesure de notre petit prince car leur duel se révèlerait certainement des plus jouissif.
    Le monde dans lequel l'histoire se déroule est possède aussi quelques nouveautés: Ce n'est pas nouveau de faire un lien entre le monde dans lequel l'histoire se passe et un monde passé. Souvent ces histoires se passent dans un lointain futur, tellement lointain que plus rien ne subsiste. Ce n'est pas le cas ici. Des batiments en ruine subsistent même s'ils ne sont pas mis en évidence, des livre et des notions philosophiques, ainsi que d'autres trésor "du passé". C'est déroutant de voir une troupe de bandit moyenageux discuter un droit d'entrée avec un ordinateur vieux de plusieurs millénaires.
    J'ai ressenti un mélange d'émotion en lisant le roman, et j'ai repensé à d'autres lectures. Jorg me fait un peu penser à la série Manga Berserk, pour sa violence et sa cruauté qui ne correspondent pas à son âge. Certain passage plus surréaliste me faisaient penser aux romans de science fiction de Mickael Marshall et certains échanges, certaines tournure d'événements m'ont rappelé la série "Les Aux" de David Gunn.
    Sans pour autant que cela soit voulu ni prémédité par l'auteur.

    Bref une bonne lecture, distrayante, qui me fera attendre mais sans impatience, les futures aventures de Jorg.
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Critiques presse (3)


  • SciFiUniverse , le 05 août 2012
    C’est une fantasy qui casse les codes, qui prend des risques, et qui possède de solides atouts pour séduire l’amateur. Un prince écorché qui ne se brise pas au premier obstacle !
    Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
  • SciFiUniverse , le 16 juillet 2012
    Ce tome distille un univers balayé par des références à notre monde, surtout philosophiques, et qui cassent les codes de la fantasy ordinaire.
    Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
  • Elbakin.net , le 15 mai 2012
    La lecture demeure plaisante pour peu que l’on adhère aux partis pris de l’auteur et nul doute que certains d’entre nous attendront la suite de pied ferme…
    Lire la critique sur le site : Elbakin.net

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Citations et extraits

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  • Par Crunches, le 27 octobre 2012

    Makin pinça ses lèvres charnues.
    - Prince, tu as mentionné l'idée d'interrompre le cycle de la vengeance. Tu pourrais commencer ici. Tu pourrais laisser partir sieur Renton.
    Ric le regarda comme s'il était devenu fou. Gros Burlow gloussa sous cape.
    - J'ai parlé de ça, Makin, oui, dis-je. Et j'arrêterai le cycle. (Je dégainai mon épée et la posai sur mes genoux.) Vous savez comment briser le cycle de la haine ? demandai-je.
    - Par l'amour, répondit Gomst, tout calmement.
    - Ça consiste à tuer chacune des pourritures qui vous ont baisé. Jusqu'à la dernière. Toutes sans exception. Tuer leur mère, tuer leurs frères, tuer leurs enfants, tuer leur chien. (Je laissai courir mon pouce sur le fil de la lame et regardai perler le sang cramoisi.) Les gens pensent que je hais le comte, mais à la vérité je suis un fervent partisan de ses méthodes. Il n'a que deux failles. la première, c'est qu'il va loin, mais pas assez loin. La seconde, c'est qu'il n'est pas moi. Bien qu'il m'ait enseigné des leçons dignes d'intérêt. Et lorsque nous nous rencontrerons, je l'en remercierai en lui accordant un mort rapide.
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  • Par BlackWolf, le 12 janvier 2013

    La route se poursuit peut-être sans fin, mais ce n’est pas notre cas : nous nous étiolons, nous nous brisons. L’âge n’a pas le même effet sur tous les individus. Il en endurcit certains, en affûte d’autres, du moins jusqu’à un certain point. Frère Elban a cette dureté de vieux cuir. Mais la faiblesse finira par arriver, ainsi que la déchéance. Sans doute est-ce là la crainte qui se dissimule au fond de ses yeux. Tel le saumon, il a nagé à contre-courant toute sa vie durant, et il sait qu’il n’y a pas de hauts-fonds qui l’attendent, pas d’eaux calmes. Je pense parfois que ce serait faire preuve de bonté que d’accorder une fin rapide à Elban, avant que la peur ronge complètement l’homme qu’il fut.
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  • Par Phooka, le 18 juillet 2012

    Je comptai mille marches, et étant donné que c'était mon ennui qui me motivait, j'avais manqué les dix premières minutes de l'ascension. Mes jambes se transformaient en gelée, j'avais l'impression que mon armure était en plomb de trois centimètres d'épaisseur, et je devenais trop maladroit pour placer mes pieds correctement sur les marches. Frère Gains persuada Gorgoth de faire une halte en tombant dans le gouffre et en vagissant pendant dix bonnes secondes avant que le sol invisible le persuade de se taire.
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  • Par Sio, le 27 janvier 2013

    Et me voilà, assis dans la haute tour [...]. Un feu crépite dans l'âtre, des fourrures sont étendues sur les dalles, des coupes sont posées sur la table, il y a du vin dans le carafon. Et des livres, bien entendu. L'exemplaire de Plutarque avec lequel je voyageais repose dorénavant sur un rayonnage de chêne en compagnie d'une soixantaine d'ouvrages frottant leurs épaules de cuir les unes contre les autres. C'est un modeste début, mais même les étagères ont commencé à l'état de gland.
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  • Par BlackWolf, le 12 janvier 2013

    Selon Shakespeare, l’habit fait l’homme. Moyennant l’habit approprié, frère Sim pouvait passer du gamin trop jeune pour se raser à l’individu trop âgé pour qu’on l’y autorise. Il incarnait aussi joliment les demoiselles, même si c’était dangereux, avec les fréquentations qu’on a sur la route, et qu’on réservait ça aux cibles qu’il était tout bonnement impossible de tuer autrement. On oublie facilement le jeune Sim. Quand il n’est pas là, j’oublie à quoi il ressemble. Parfois, je me dis que, de tous mes Frères, c’est lui le plus dangereux.
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