A Portland, à la fin du XXè siècle. George Orr est un rêveur. Un grand rêveur. Seulement, ses rêves ont ceci de particulier qu'ils sont effectifs et ont le don de changer le monde. Alors que la mémoire des habitants de la planète est modifiée en même temps que le monde dans lequel ils vivent, George vit avec une multitude de souvenirs, ce qui le conduit droit à la dépression et dans le cabinet du Dr Haber, psychiatre et … apprenti-sorcier.
Rien de plus tentant en effet que d'utiliser les rêves de Georges pour créer un monde éradiqué de tous les fléaux possibles et imaginables : guerres, famines, surpopulation, maladies, racisme, pollution, un monde aussi où le génie du médecin serait enfin reconnu. le bon docteur imagine une machine qui incite George à rêver à ce monde idéal.
Malgré l'hypnose, George, se sentant manipulé, résiste aux suggestions du docteur et tente d'échapper à son emprise. Une réflexion intéressante sur le pouvoir et ses frontières un peu floues avec une certaine forme de totalitarisme.
C'est sur ce court roman de
Ursula le Guin, publié en 1971, que j'ai arrêté mon choix pour la première lecture de science-fiction de ma vie. Il n'est jamais trop tard pour commencer ! Et, j'ai trouvé ça plutôt captivant, même si je devais souvent revenir en arrière pour suivre les péripéties mentales et réelles du héros.
Avec lui, j'ai éprouvé l'angoisse de vivre ou plutôt essayer de vivre dans un monde en perpétuelle mutation avec des repères fluctuants et j'ai été soulagée de lire une fin plutôt optimiste.
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