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Philippe Hupp (Traducteur)Françoise Maillet (Traducteur)
ISBN : 2253119725
Éditeur : Le Livre de Poche (28/03/2007)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 261 notes)
Résumé :
Ici, il y a des dragons. Il y a des enchanteurs, une mer immense et des îles. Ged, simple gardien de chèvres sur l'île de Gont, a le don. Il va devenir au terme d'une longue initiation, en traversant nombre d'épreuves redoutables, le plus grand sorcier de Terremer, l'Archimage.
Ce volume réunit les trois premiers livres de Terremer, Le Sorcier de Terremer, Les Tombeaux d'Atuan et L'Ultime Rivage, dans une traduction soigneusement révisée et complétée par Patr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
03 juin 2016
★★★★★
★★★★★
Un bon récit de fantasy .
Un texte avenant , donné par un auteur de science-fiction et de fantaisie ( fantasy) .
L'auteur est également ethnologue de formation et spécialiste du taoïsme par ailleurs .
Elle est donc tout à fait à même de créer des univers imaginaires , alternatifs , et douée aussi pour fondre des concepts culturels variés , afin de générer de l'étrange et de l'étranger.
Elle écrit bien , sa prose est agréable , légère et dense ….. parfaitement accessible aux jeunes adultes d'ailleurs de par sa simplicité agréablement explicite.
Le fond est solide généralement , même s'il flotte sur un style assez léger , dense et aussi faussement anodin , que sophistiqué et solidement pensé .
Ce recueil contient trois histoires différentes , mais c'est trois histoires très cohérentes de part la très forte constance de l'univers et de part leur ancrage dans le développement personnel du personnage principal , qui est l'épine dorsale de ces trois récits , qui écrivent l'histoire de la vie d'un ( futur ) « grand mage » ainsi que sur plusieurs menaces qui pèsent sur cet univers , tels que : la guerre et la paix , l'invasion du mal et
la résurgences de créatures d'un autre âge .
Un âge antérieur à la création de cet univers , qui est plus fragile qu'il n'y paraitrait , si on se fiait aux pouvoirs de la magie et à celle des forces naturelles .
L'univers est puissant de présence et de fascination . Il est un vaste océan parsemé d'archipels très proches les uns des autres , avec des iles très typées .
Il constitue un contexte idéal , pour y pour placer les thématiques de la quête et celle du voyage initiatique ou celle du voyage tout court …
Les personnages sont solides , et leur vie et leur psychè animent l'univers et posent de solides questions universelles .
On suit un mage depuis l'enfance ,ou encore une prêtresse enfermée dans son culte dans lequel elle étouffe sans le savoir vraiment .
Le texte interroge les notions : d'acquisition du savoir , de mise en pratique de la connaissance du bien et du mal , de l'équilibre de l'univers .
Il possède une touche épique indéniable qui est mise en scène par l'invasion du mal et du chaos qui menacent certains individus ou même la totalité de l'univers , le thème de la faute et de l'erreur tragique ou non ,
l'amour , le talent et ses limites , bref la vie et la responsabilité individuelle .
Un texte riche qui est une véritable incitation au voyage en compagnie d'un mage aussi puissant que conscient des limites de la puissance de son art .
Sur le fond l'univers repose sur des concepts confucianistes pour ce qui est de la question de sa signification manifeste , sur le taoïsme pour ce qui est l'action irrationnelle pour maitriser son apparente réalité ( fragilement pérenne )
et puis aussi un concept fédérateur qui est aussi utilisé sur un mode sémitique autour de la puissance des noms et de leurs significations. Cette puissance des noms véritables renvoie aussi à la science magique taoïste .
Bref un fondu exquis de concepts asiatiques avec un univers aussi bien occidental que médiéval ou antique , en-soit et au choix , selon les moments …
Un monde réel à n'en pas douter ….
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Commenter  J’apprécie          368
Srafina
28 mars 2016
★★★★★
★★★★★
L'histoire se déroule sur Terremer qui est un archipel magique constitué d'îles innombrables, C'est un monde médiéval où la magie est largement présente et se fonde sur la connaissance du vrai nom des personnes et des choses.
Dans Terremer, trois contes sont à l'honneur : « Le sorcier de Terremer » sorti en 1968 qui nous présente le jeune Épervier, que certains dons prédisposent à l'usage de la magie. Il va suivre l'enseignement d'un vieux sorcier, puis rejoint l'école de magie de Roke. Il apprend que le pouvoir réside dans le vrai nom des choses... et que son propre vrai nom est Ged. Il est particulièrement doué mais va apprendre la sagesse de la plus terrible des façons.
Le deuxième conte « Les tombeaux d'Atuan » est sorti en 1971 : À sept ans Tenar a été enlevée à ses parents pour être conduite aux tombeaux Atuan. Réincarnation reconnue de la dernière prêtresse des Innommables, son existence est désormais vouée au culte des ces puissances . Elle devient Arha, la dévorée et son unique horizon est d'apprendre à servir ses maîtres ombrageux. Pourtant il existe d'autres lieux et d'autres façons de vivre de par le monde. Ne lui manque plus qu'une occasion et elle va la saisir avec Épervier qui lui, mène une autre quête.
Et enfin le troisième « L'ultime Rivage » sorti en 1972 nous ramène à Ged comme fil conducteur et pourchasseur d'Ombres.
 De plusieurs lieux différents parviennent à Roke des rumeurs inquiétantes. A l'Ouest, les dragons semblent avoir oublié le langage sacré et s'entre tuent. du lointain sud et du Nord-ouest, on colporte la nouvelle que la magie s'est perdue et que les habitants vivent dépourvus de toute joie de vivre. Pour l'Archimage Ged, le temps est venu de faire face à son destin quitte à l'accomplir jusqu'aux portes de la mort. Il est accompagné par Arren, prince des îles, jeune homme dans lequel il perçoit un grand destin. 
Ces trois contes ou gestes, nous entraîne dans un monde original et grandiose. Ses histoires ont pour toile de fond la mer, l'eau, élément central des aventures de Ged avec son bateau « Voiltloin ». Il affronte ses propres faiblesses, sa peur et son orgueil. Il vient au secours de Tenar, et la libère de l'emprise des ombres des dieux anciens et lui donne un nouveau sens à sa vie, et enfin en dernier lieu il conduit Arren vers son destin.
Ursula le Guin a une superbe écriture, dense, agréable et très prenante. Il faut prendre le temps de la lire, et de bien s'imprégner de son univers et on a plus qu'à se laisser emporter dans les aventures épiques d'Epervier, de Tenar et d'Arren ainsi que les autres protagonistes de leurs histoires. Terremer est le premier que je lis, mais le cycle comporte six volumes : cinq romans et un recueil de nouvelles , et il est centré sur les vies de Ged, Tenar, Lebannen et Tehanu que je ne pourrai que découvrir après avoir tant apprécié Terremer. J'ai déjà dans ma PAL « Tehanu » et « Le vent d'ailleurs ».
Merci à Walkatapus qui me l'a fait sortir de ma PAL pour la pioche de mars, je crois bien qu'il y serait encore sinon….
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GalaxioN
26 août 2015
★★★★★
★★★★★
Je ne crois pas me tromper en écrivant que Ursula Le Guin fait parti des précurseurs en ce qui concerne la fantasy et la science-fiction actuel. Je découvre cette auteur avec cet ouvrage et je ne peux qu'être admiratif de tout son talent d'écrivaine qu'elle nous démontre ici. Ce livre regroupe 3 romans du « Cycle de Terremer ».
Je commencerai par dire que le premier, « Le sorcier de Terremer » est tout simplement parfait. On y retrouve tout les critères propre à l'heroic fantasy (le fermier prédestiné à devenir un grand magicien, ses aventures semées d'embûches, son apprentissage etc...). Mais ce qui marquera dans la lecture, c'est la maîtrise de l'auteur pour narrer cette histoire. Aucune longueur, aucune lassitude, tout s'enchaîne parfaitement bien, avec rapidité mais sans laisser d'impression de bâclage. Le héros Ged passe d'aventures en aventures, parcourant les larges contrées de Terremer, rencontrant dragons et autres forces maléfiques. Si tout cela semble trop banal pour un récit de fantasy actuel, n'oublions pas qu'il a été écrit en 1968. La force du récit réside également dans les messages qu'ils faut lire entre les lignes et dont on comprend la signification à la fin de cette première histoire (le bien et le mal qui réside en chacun de nous, tout ça...).
On enchaîne avec la deuxième histoire : « Les Tombeaux d'Atuan ». Un léger contraste apparaît puisque dans cette suite, les choses se déroulent beaucoup plus progressivement, on se concentre sur le personnage d'Arha (ou Tenar) en délaissant totalement notre jeune magicien en herbe, Ged. Ce n'est qu'après un certain nombre de pages qu'on le retrouvera, mais pas là où on l'avait laissé, c'est-à-dire avec quelques années en plus et donc bien changé. On peut donc être un peu surpris de ne pas savoir ce qui est arrivé au héros pendant tout ce temps, mais cette surprise sera vite oubliée par la lecture de l'histoire qui reste très agréable, même si le rythme n'est pas le même, et que quelques légères longueurs peuvent se faire ressentir.
Enfin, le troisième récit, « L'Ultime Rivage », nous conte la dernière phase du parcours de Ged, lorsqu'il est Archimage. Ici aussi on reprend beaucoup d'éléments stéréotypés de la fantasy : un mal étrange prive progressivement la magie de son pouvoir sur le territoire de Terremer. Toute l'histoire décrira les pérégrinations de Ged et du jeune Arren qu'il a pris sous son aile pour découvrir ce qui se passe.
Des trois récits, le dernier est celui avec lequel j'ai le moins accroché. Le problème étant que l'on se pose parfois la question de ce que cherche vraiment les héros, est-ce qu'ils savent où ils vont ? Des enjeux plus explicites m'auraient, je pense, aidé à mieux rentrer dans l'histoire. Néanmoins, la qualité de l'écriture est toujours la même, emplit de métaphores, de morales et de philosophies, nous rappelant étrangement le monde réel et nous-même...
Voilà, première approche de cette auteur à travers ces trois romans, certainement pas la dernière. Le Cycle de Terremer est encore grand...
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Lutin82
18 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
« N'as-tu jamais réfléchi au fait que le danger accompagne le pouvoir comme l'ombre la lumière? »
Cette question est assez représentative de ce premier tome d'immersion dans Terremer, une question de complémentarité, d'équilibre dans la nature des êtres et des choses. Tout est un jeu d'ombres et de lumières, l'un ne peut exister sans l'autre (même les ténèbres qui dans ce cas n'auraient plus aucune référence.)
C'est donc ce que Ged, le héros, va découvrir lors de son apprentissage dans une école de sorciers (1968, bien antérieur à Harry Potter et consorts) et à l'issue de sa formation lorsqu'il devra affronter sa Némésis. Ged est appelé usuellement « Epervier« . En effet, les noms véritables sont au coeur de ce cycle, en tant que nature vraie des éléments vivants ou non, composant le monde. Détenir le nom véritable d'une chose ou d'une personne c'est détenir une parcelle de pouvoir sur cette chose ou cette personne, l'étendue de ce pouvoir dépend uniquement de la puissance de celui qui l'utilise (et au final c'est bien le cas dans la vie réelle).
Ce concept de magie est à la fois simple et complexe dans son élaboration, simple par la mise en oeuvre pour le sorcier ou mage, mais également pour le lecteur qui peut rapidement intégrer le processus. Mais, c'est aussi complexe car la maîtrise de cette magie requiert un don – aussi infime soit-il – et surtout la connaissance des mots de la langue ancienne, le langage de la Création, et tout au moins ceux de l'objet du sort. Par exemple, pour devenir le Maître des Mers, il faut connaître le nom de toutes les mers de l'ensemble de Terremer, du plus vaste océan à la plus petite crique… sachant qu'une partie de Terremer est inconnue ou inexplorée!
« C'est ainsi que ce qui nous donne le pouvoir d'exercer la magie nous en fixe en même temps les limites.«
Ursula le Guin n'a pas pour autant une approche d'une magie soft, car celle-ci peut être immense (stopper un tremblement de terre, invoquer les morts), mais elle a réussi à créer une puissance qui demeure contrainte par des limites physiques du monde dans lequel le sorcier évolue. Ainsi, nous avons une création assez paradoxale : une magie potentiellement très puissante mais à dimension humaine. Tout est question d'équilibre et de subtilité.
A la lecture on découvre une oeuvre de fantasy différente des standards actuels, avec une sobriété dans l'écriture et dans les effets, une plume poétique et très fluide. Loin d'être dépassée, je lui trouve justement modernité et originalité, où le propos et l'ambiance sont tout aussi importants que l'action et la trame elle-même. Effectivement, ici, il n'est pas question que l'action le dispute aux rebondissements, aux traîtrises ou aux scènes crues. le voyage offert est autant un voyage intérieur, qu'une visite des îles ou groupes d'îles que forment Terremer. Chaque étape à sa saveur, sa particularité, ses coutumes, parfois familières et parfois exotiques. Et le tout forme un ensemble cohérent et … équilibré.
Nous suivons donc les péripéties de Ged, et de différents « compagnons », ceux-ci varient au fur et à mesure des voyages d'Epervier, chaque chapitre étant consacré à une halte et à un personnage secondaire différent. Seul Ogion, le Maître initial de Ged fera une réapparition dans le roman. Malgré ce foisonnement de lieux, de personnages et de voyages, le lecteur ne se perd pas car Ursula le Guin excelle à maintenir le cap .
Nonobstant l'ensemble de ces qualités, cette fantasy introspective peut échauder le lecteur avide de sensations fortes et de spectaculaire. La dimension intérieure est primordiale et la quête toute personnelle de Ged est avant tout une recherche de soi et de sa nature réelle, impliquant d'accepter ses limites, ses qualités et ses peurs.
Je recommande chaudement la lecture de l'avis d'Apophis ( suivre le lien), c'est à la suite de celle-ci que j'ai choisi de lire Terremer, malgré ma déconvenue au visionnage du téléfilm.
En résumé, une oeuvre référence de fantasy, poétique et subtile qui demeure prégnante longtemps après sa lecture.
Lien : https://albdoblog.wordpress...
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viou1108
09 juillet 2013
★★★★★
★★★★★
Lu dans le cadre du challenge ABC.
Ce livre rassemble les trois premiers récits du cycle de Terremer.
Dans « le Sorcier de Terremer », nous est contée l'histoire de Ged, jeune chevrier possédant le don de magie, qui deviendra le plus grand sorcier de Terremer, au terme d'une initiation semée d'embûches.
Avec « Les Tombeaux d'Atuan », le récit se focalise sur Tenar, arrachée à l'âge de cinq ans à sa famille, pour devenir la nouvelle Grande Prêtresse des Tombeaux, dans un univers aride et ténébreux. Sa rencontre avec Ged bouleversera le cours de son destin.
« L'Ultime Rivage », aux confins de Terremer, est l'endroit où Ged aboutira à l'issue d'une quête périlleuse, l'endroit où il devra combattre pour rétablir le pouvoir de la magie et surtout l'Equilibre du monde, lentement absorbés par les forces des ténèbres.
Grand classique de la Fantasy, on trouve dans Terremer des sorciers et des dragons, des magiciens et des humains. Mais davantage qu'un combat acharné entre le Bien et le Mal, la Lumière et les Ténèbres, il s'agit plutôt d'une lutte pour préserver l'Equilibre du monde, l'harmonie, le juste milieu. Il n'y a donc pas de grandes batailles sanglantes avec violences guerrières et cadavres à profusion. Au contraire, c'est toute une ambiance poétique, narrée avec une grande finesse d'écriture, simple, fluide, dans une langue superbe (chapeau pour la traduction – pour une fois). le rythme est lent, ce n'est pas palpitant, on ne cherche pas à bousculer le lecteur, mais étonnamment, c'est tout sauf ennuyeux. Les descriptions de ce monde d'îles entre ciel et eau sont si détaillées qu'on s'y croirait, les personnages sont complexes, faillibles, tellement humains en fin de compte, que même les méchants en deviennent attachants.
C'est sensible, philosophique, captivant, magnifique. Pas étonnant que cela ait été adapté par G. Miyazaki, c'est le même univers : ça ressemble à un conte pour enfants, mais c'est tellement beau que ça emporte aussi les adultes dans un monde imaginaire d'où ils ont du mal à revenir…
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Citations & extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
viou1108viou110823 juin 2013
Pour changer cette pierre en joyau, il te faut changer son vrai nom. Et pour cela, mon fils, même s'il s'agit d'un fragment du monde aussi insignifiant, il te faudrait changer le monde. On peut le faire. Assurément, on peut le faire. C'est l'art du Maître Changeur, et tu l'apprendras lorsque le moment sera venu pour toi de l'apprendre. Mais tu ne dois rien changer, pas même un galet ou un grain de sable, avant de savoir quel Bien et quel Mal vont résulter de ton acte. Le monde est dans ce qu'on appelle l'Equilibre, et le pouvoir de Changement et d'Appel d'un sorcier peut perturber l'équilibre du monde. C'est un pouvoir dangereux, plein de périls. Il doit procéder de la connaissance, et servir le besoin. Allumer une bougie, c'est projeter une ombre...
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GalaxioNGalaxioN23 août 2015
- Je crois comprendre pourquoi vous dites que seuls les hommes font le mal. Même les requins sont innocents ; ils tuent parce qu'ils doivent le faire.
- C'est pour cela que rien ne peut nous résister. Une seule chose au monde peut résister à un homme au coeur mauvais : un autre homme. Dans notre honte réside notre gloire. Seul notre esprit, capable du mal, est apte à le surmonter.
- Mais les dragons ? demanda Arren. Ne font-ils pas un mal immense ? Sont-ils eux aussi innocents ?
- Ah ! Les dragons ! Les dragons sont avares, insatiables, perfides ; sans pitié ni remords. Mais sont-ils mauvais ? Qui suis-je pour juger les actes des dragons ?... Ils sont plus sages que les hommes. Il en est d'eux comme des rêves, Arren. Nous, les hommes, faisons des rêves, de la magie, du bien et du mal. Les dragons de rêvent pas. Ils sont eux-mêmes des rêves. Ils ne font pas de magie : c'est leur substance même, leur être. Il ne font pas : il sont !
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Malahide75Malahide7506 août 2015
Tu vois, Arren, qu’un acte n’est pas ce que croient les jeunes gens, comme un caillou qu’on ramasse et qu’on jette, et qui atteint son but ou le rate, et rien de plus. Quand on ramasse ce caillou, la terre est plus légère, et la main qui le prend plus lourde. Quand on le lance, le parcours des étoiles en est affecté et quand il frappe le but ou le manque, l’univers en est modifié. De chacun de nos actes dépend l’équilibre du tout. Les vents et les mers, les puissances de l’eau, de la terre et de la lumière, tout ce que font ces éléments, et tout ce que font les bêtes et les végétaux, est bien fait, et justement fait. Tous agissent selon l’Équilibre. Depuis l’ouragan et le plongeon de la baleine géante jusqu’à la chute d’une feuille morte et le vol du moustique, tous leurs actes sont fonction de l’équilibre du tout. Mais nous, dans la mesure où nous avons un pouvoir sur le monde et sur chacun de nous, nous devons apprendre à faire ce que la feuille, la baleine et le vent font naturellement. Nous devons apprendre à maintenir l’Équilibre. Ayant été dotés d’intelligence, nous ne devons pas agir comme des ignorants. Ayant le choix, nous ne devons pas agir comme des irresponsables. Qui suis-je - bien que j’en aie le pouvoir - pour punir et récompenser, et jouer avec les destinées des hommes ?
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GalaxioNGalaxioN09 août 2015
A partir de ce jour, il fut convaincu que l'homme sage est celui qui ne se détache jamais des autres créatures vivantes, qu'elles aient ou non le don de parole ; et, dans les années qui suivirent, il s'efforça patiemment d'apprendre ce qu'on peut apprendre, en silence, du regard des animaux, du vol des oiseaux, du mouvement lent et majestueux des arbres.
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GalaxioNGalaxioN21 août 2015
- [...]Ecoute Tenar ! Je suis venu ici comme un voleur, un ennemi armé contre toi ; et tu m'as témoigné de la pitié, et tu m'as fait confiance. Et moi, je t'ai fait confiance dès la première fois où j'ai vu ton visage, l'espace d'un instant, dans la caverne sous les Tombeaux, si beau dans les ténèbres. Tu m'as prouvé ta confiance. Je ne t'ai rien donné en retour. Et je vais te donner tout ce que j'ai à donner. Mon vrai nom est Ged. Et il t'appartient maintenant.
+ Lire la suite
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