ISBN : 2715231350
Éditeur : Mercure de France (2010)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
A vingt-cinq ans, il mène une vie simple : des collègues d’usine avec qui faire la fête le samedi soir, des aventures amoureuses sans lendemain et surtout une passion : la chasse et l’amour de la nature. Son existence paisible bascule le jour où il trouve sous les arbr... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par ChezLo, le 11 octobre 2010

    ChezLo
    Il aime la forêt sauvagement, sensuellement. Alors que s'écoulent longuement les heures de labeur sur la chaîne, il pense à la prochaine chasse, à ses prochaines sensations. Homme solitaire, il ne lui reste que son grand-père, Lou, qui lui a tout enseigné de la chasse. Aux femmes, il ne veut pas avoir à s'attacher. Lors d'un samedi de chasse, il découvre en pleine forêt un homme mort. Cette vision va l'obséder, d'autant plus qu'il a retrouvé près du corps un carnet intime noirci de paroles bibliques par cet homme énigmatique qui s'est lentement laissé mourir...
    Ce premier roman de Douna Loup touche en plein cœur et surprend par la beauté de son écriture. Paradoxalement, les descriptions de la chasse sont extrêmement sensuelles, animales mais poétiques. Toute l'attention du personnage principal comme la priorité de l'auteure, ce sont les sensations, le toucher, l'odorat, des descriptions sublimes. Et puis, dans cette atmosphère feutrée, sourde, en des lieux qui ne sont pas nommés, l'histoire subitement tourne presque au polar avec ce mort mystérieux, Leandro Martin et la soif de comprendre qui va animer notre héros. Et puis, il y a bien plus que cela. Il y a ces relations furtives que notre homme entretient, cette passion pour la forêt, cette nécessité d'absolue liberté, son chez-lui rassurant, les heures du dimanche qui s'écoulent, les minutes du boulot qui s'enchaînent. Et puis il y a Eva. Et tout est différent malgré lui.
    C'est irrésumable mais c'est d'une absolue beauté. Tout le roman. Et cela nous entraîne dans un rythme agréable, et toujours surprenant, jusqu'à la dernière ligne que l'on attendait même pas. Sans rien connaître de son nom, de son histoire, de ses parents, on devient incroyablement attaché à ce personnage principal, à ses errements, à ses fuites, et peu à peu, à sa nouvelle naissance.
    Pour Douna Loup c'est un premier roman. Pour moi c'est aussi mon premier roman poétique, voire pictural. Il a fait ma rentrée littéraire.


    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2010/10/lembrasure.html
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par genieblanc, le 01 janvier 2011

    genieblanc
    Je réagis à la critique de Fantasio.
    Moi je n'ai pas trouvé ce livre ennuyeux du tout, (au contraire, je suis arrivée en retard à une invitation pour me donner le temps de le terminer).
    Le narrateur reçoit et donne sa force vitale dans chasse en forêt, car comme il le dit lui-même, il n'est pas très doué pour les relations humaines. Par cette relation intense et sensuelle de communion avec la nature, il exprime la force de la transmission qui l'a façonné (orphelin, il a été élevé par ses grands-parents. C'est son grand-père qui lui a transmis l'amour de la chasse en forêt) aussi bien que le lien avec la Création.
    Lui qui a perdu ses parents à 2 mois craint de s'attacher à une femme. Avec Lucie la relation se résume au sexe, avec Lise l'étudiante c'est un peu plus, mais ils sont trop différents. Sa clé n'est pas l'intellect. Et puis Eva ( Zora), son double, s'installe inopinément dans sa vie. Comme lui déracinée et prenant les armes contre une relation trop envahissante. Commence une chaste relation, que tous deux hésitent à rendre charnelle de peur de perdre l'autre. Et puis ils tombent les armes (au sens propre) en même temps, apprennent la confiance dans l'amour et le couple, c'est tellement émouvant.
    Effectivement les autres personnages et leurs relations avec eux sont à peine esquissés. Mais cela ne m'a pas gênée. Ils sont au début du chemin et ont la vie devant eux pour dénouer les fils de leur passé. Et ils sont deux.
    NB : embrasure, nom féminin : ouverture dans un mur faite pour recevoir une porte ou une fenêtre.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Chouchane, le 17 juin 2011

    Chouchane
    Résumer ce livre serait dénaturer l'émotion qui en ressort. On pourrait en effet, penser qu'il s'agit d'une histoire d'amour avec quelques ressorts en plus : un mort, un amour pour la chasse, l'usine... mais cela va plus loin. Cela s'enfonce dans ce qui constitue l'individualité et l'universalité de chacun : la peur de manquer et de dépendre de quelqu'un, l'envie de liberté et la solitude, et cette étrange chose qui est de porter le deuil de ceux que l'on a pas connu... tout ce qui fait notyre singularité et que rien ne peut résumer. Ce livre dit tout cela avec un style particulier. Une écriture qui apporte sa limpidité à une histoire faite de rebonds.
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    • Livres 5.00/5
    Par jes, le 20 septembre 2010

    jes
    Je me permet de citer ici, les propos de Jean-Claude Bologne, bien plus lumineux et intéressant que ceux cité par la personne qui a fait une critique déplorable de ce si beau livre... je vous conseil de vous rendre sur son site pour avoir donc un autre avis de lecteur éclairé.
    "On entre dans ce roman comme dans une forêt, en écartant doucement les branches, et aussitôt saisi par un parfum puissant, une qualité particulière de silence, une complicité d'humus sous le pas. (...) La fascination qu'exerce ce stupéfiant roman tient à la délicatesse avec laquelle il effleure des sujets que l'on sait essentiels, des informations qu'il distille au hasard d'une phrase. Au lecteur de deviner l'importance de la femme, la fragilité d'un univers en suspens"
    http://jean-claude.bologne.pagesperso-orange.fr/lectures10.html

    Lien : http://jean-claude.bologne.pagesperso-orange.fr/lectures10.html
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    • Livres 2.00/5
    Par tigrou4145, le 18 septembre 2011

    tigrou4145
    Alors certes ce roman est très bien écrit et de manière assez poétique mais je l'ai trouvé assez ennuyeus et n'ai terminé ce roman que parce qu'il est très court. C'est l'histoire d'un homme dont la vie tourne autour de la forêt qu'il adore plus que tout, des soirées dans les bars où il boit avec ses amis et enchaîne les rencontres féminines. Sur la quatrième de couverture, on nous appâte en nous disant que sa vie est bouleversée par la découverte d'un corps inanimé dans la forêt. Mais alors quelle déception à la lecture du roman de voir que cet aspect n'est pas très fouillé. Bref, je n'ai pas accroché et cette lecture ne restera pas dans ma mémoire. Pourtant ce roman a obtenu le prix Biblioblog 2011 et de bonnes critiques. Comme quoi, la lecture est une affaire de sensibilité.
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Citations et extraits

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  • Par gteisseire2, le 31 août 2010

    La forêt est grande, profonde, vibrante, vivante et vivifiante. Elle est quelque chose comme une femme qui voudrait l'homme sans lui dire. Quelque chose qui dit oui sous la robe mais qui s'est perdu dans la bouche, qui devient tendre dans l'humus et vous jette des ronces au visage. La forêt est comme ça, ici. Le sauvage sait y faire. L'attirance qu'elle éprouve à se faire explorer, elle la garde au-dedans, de la sève en puissance qui coule sous la terre, qui monte comme une odeur et vous emballe sur-le-champ. Même le ciel, au-dessus, ne reste pas indifférent. Qu'elle soit froissée après la pluie, comme les femmes qui préfèrent se doucher avant, qu'elle soit bouillante de soleil, comme celles qui brûlent après la porte d'entrée, la forêt ici, elle ne laisse personne sortir indemne.
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  • Par jes, le 20 septembre 2010

    Je m'approche, je vois qu'elle a les yeux fermés, j'aimerais la toucher mais je ne peux pas, sa respiration fait comme une brise profonde sous ses omoplates. Je n'ai même plus envie de la prendre ou de la serrer, juste la regarder me met dans une paix formidable et je m'aperçois que je n'ai jamais vu quelqu'un dormir. J'ai vu de femmes abandonnée un moment après l'étreinte, j'ai vu des morts, j'ai vu des bébés dans leurs poussettes, mais je n'ai jamais vu une femme dormir. En plus, dans mon lit. je la regarde longtemps puis je vais me doucher. J'enfile un caleçon, je me glisse à côté d'elle sans toucher sa peau; endormie, elle me fait un peu peur.
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Vidéo de Douna Loup

Douna Loup, "l’embrasure" .
A vingt-cinq ans, le narrateur de "l’embrasure" mène une vie simple : des collègues d?usine avec qui faire la fête le samedi soir, des aventures amoureuses sans lendemain et surtout une passion : la chasse et l?amour de la nature. Son existence paisible bascule le jour où il trouve sous les arbres un homme mort avec à ses côtés un carnet aux écrits sibyllins. Obsédé par cette découverte, le jeune homme part sur les routes à la recherche du passé de celui qui a choisi de venir mourir dans sa forêt? Roman d?initiation moderne, "L?embrasure" est nourri par une écriture sensible pleine d?émotions








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