ISBN : 2742785353
Éditeur : Actes Sud (2009)


Note moyenne : 4/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
L’Institut Alderson, pensionnat suisse pour gosses de riches, traverse des jours difficiles et pourrait changer de propriétaire. Aussi le petit cénacle des professeurs vit-il des jours angoissés. Ici chacun panse une blessure ou dissimule un secret : un deuil, le vice d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par PinkCanary, le 25 août 2010

    PinkCanary
    L'institut Alderson est un pensionnat suisse pour garçons dont les parents sont tous fortunés. Mais, face à la concurrence, l'institut pourrait être revendu. le livre raconte une année scolaire de cet institut dirigé par les soeurs Alderson en surlignant les angoisses des professeurs sur le devenir de leur emploi, la vie de tous les jours, les secrets et les blessures de chacun.
    Mon avis : J'ai eu l'impressin d'un défilé magistralement orchestré et qui mène logiquement à la fin, une galerie de personnages complètemement différents qui sont mis en lumière tour à tour devant nos yeux.
    Ce roman, dont les chapitres sont présentés par date, comme un journal écrit à plusieurs mains nous offre des bribes de dialogues, des monologues, des souvenirs, de la narration classique...et on avance, chahuté par la multitude de voix qui nous racontent toutes une solitude différente, les regrets d'une vie passée ou la peur de ce qui va arriver. Pas vraiment de bonheur dans toutes ces pages, ou tout juste un frémissement, mais qui par sa nature, ne mènera à rien et sera eclipsé par un évènement bien sombre qui couronne le tout. Franchement pas réjouissant.... Côté personnages, une pléiade d'individus, qui ont tous un bon gros fardeau et une façon différente de le porter avec en toile de fond le pensionnat et son devenir (sombre aussi, tant qu'à faire).
    J'ai eu du mal au début avec tous les personnages et puis chacun a pris sa place, chaque voix étant bien marquée et différente. L'auteur m'a plongée parfois de façon dérangeante dans l'intimité des professeurs, dans leur vie à côté du pensionnat mais surtout dans leurs pensées profondes, dans leurs secrets, au fond de leur être mais sans jugement, juste en constatant l'ordinaire finalement. J'avoue que j'ai senti mes yeux piquer lorsque Véra raconte ce que la perte de son enfant lui fait ressentir. Quand j'ai refermé le livre, j'étais chamboulée, envoûtée...
    Conclusion : Je m'attendais à un roman qui raconte simplement la vie d'un pensionnat en sursis mais ce n'est pas vraiment ça. Enfin, si, mais non, "pas que". Ce n'est pas du tout le genre d'histoire qui m'intéresse de prime abord, mais la quatrième de couverture avait titillé ma curiosité. Comme souvent au cours de mes lectures, les premières pages m'ont fait lever un sourcil interrogateur puis, hop, le canari s'est laissé capturer et aurait bien lu ce roman les pieds dans le lac Léman. La dernière fois que j'étais au bord de ce lac, j'étais hypnotisée par les perches s'y trouvant, mais c'est une autre histoire...

    Lien : http://canarylit.canalblog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par nena, le 09 septembre 2011

    nena
    "Loin des bras" de Metin Arditi
    Né à Ankara, Metin Arditi vit à Genève. Ingénieur en génie atomique, il a enseigné à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Chez Actes Sud, il est l'auteur « de La Pension Marguerite » « L'imprévisible » « Victoria-Hall » « La fille des Louganis » L'Institut Alderson à la fin des années 50, pensionnat suisse pour gosses de riches, traverse des jours difficiles. Pour les professeurs, Arditi nous offre une galerie de personnages, chacun a une histoire dramatique ou un secret bien gardé: un décès, une accro au jeu de hasard, la femme d'un ancien nazi, des amours différents, l'abandon... Peu à peu le silence se brise, chaque chapitre est dédié à un personnage, il se raconte… Les enfants sont des gosses de riches, laissés au pensionnat par des parents trop occupés.Sur le mur de l'école écris en lettres rouges: « Tu deviendras » la devise du pensionnat. Beaucoup de solitude dans ce livre, de manque d'amour… les rencontres des uns et des autres les aideront à avancer.
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    • Livres 5.00/5
    Par les-bibliotheques-valentinoises, le 24 février 2010

    les-bibliotheques-valentinoises
    Nous sommes à la fin des années 50 et rien ne va plus dans cet institut suisse qui accueille des garçons de familles fortunées. Depuis que le propriétaire est mort, sa femme essaie tant bien que mal de maintenir l'école à flot, mais doit faire face à de nombreux désistements et a dû mal à équilibrer les comptes. Ce récit de crise nous permet de faire connaissance avec les adultes qui évoluent dans cet institut, et notamment les professeurs, qui ont tous échoué là après un passé mouvementé, marqué par la seconde guerre mondiale. Ces personnalités sont décrites de façon touchante et fine, avec leurs zones d'ombre et leurs qualités. Un très beau roman.
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    • Livres 3.00/5
    Par AurorA, le 26 août 2009

    AurorA
    Suisse. Fin des années 50. L'institut Alderson accueille les enfants de bonnes familles, laissés par des parents trop occupés, en instance de divorce ou encore convaincus que l'institut ouvrira à leurs progénitures les portes d'un avenir doré. La devise de l'institut: "Tu deviendras". Tout un programme, non?

    Côté enseignants, Arditi nous offre une galerie de personnages, arrivés là par la force du hasard et de l'Histoire: femme de scientifique nazi, collabo blessé dans son amour propre, homosexuel amateur de photographie et de jeunes éphèbes, vieilles filles à tendance incestueuse...

    Loin des bras est étonnant: entre huis-clos propice au malaise et palette de solitude et de manque d'affection, le nouveau roman de Metin Arditi nous emmène au delà des simples paysages hélvétiques. On se balade entre les Etats-Unis et la Turquie pour revenir par l'Italie, au gré des souvenirs des personnages, tout à la fois témoins, acteurs et victimes de leur époque. Fruit d'un hasard parfois retors, les rencontres aideront à panser de vieilles blessures, à apporter ce qu'il faut de force pour continuer.
    Chaque chapitre nous offre le point de vue d'un des personnages, et le temps s'écoule avec une lenteur et une mélancolie toute suisse. Pourtant, Loin des bras est un roman qui avance vite, et qui se lit vite: un petit moment arraché à l'histoire de ces vies, et un petit moment de plaisir.

    Ecouter un extrait... sur le site d'Actes Sud

    Loin des bras de Metin Arditi, Actes Sud, Août 2009

    Parution simultanée : La fille des Louganis (Babel n° 967)

    Lien : http://surmesetageres.over-blog.fr/article-34327105.html
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    • Livres 5.00/5
    Par wakinasimba, le 18 décembre 2009

    wakinasimba
    L'Institut Alderson, pensionnat suisse pour gosses de riches, traverse des jours difficiles et pourrait changer de propriétaire.
    Les deux soeurs, actuelles gérantes du pensionnat après la mort du mari de l'une d'elle, se débat entre les élèves qui s'en vont et les professeurs qui doivent prendre deux disciplines pour faire des économies. Sans compter le matériel sportif qui ne peut être remplacé faute de crédits.
    Aussi le petit cénacle des professeurs vit-il des jours angoissés. Ici chacun panse une blessure ou dissimule un secret : un deuil, le vice du jeu, le déshonneur d'avoir été "collabo", la lâcheté déguisée en pacifisme, l'opprobre antisémite, des amours "contre nature", le sentiment d'avoir été abandonné...
    Une nouvelle professeure arrive en ce début d'année pour remplacer une amie, professeur d'italien, dont le mari est parti un semestre à Londres. Autour de Vera les destins se dévoilent jusqu'au mois de décembre, date de la vente du pensionnat.
    Mon avis :
    un très beau huit-clos autour d'adultes brisés par la vie à cause de l'Histoire (la guerre est passée par là et de nombreux professeurs ont trouvé refuge en Suisse) ; mais aussi d'enfants casés dans ce pensionnat et qui grandissent sans amour.
    Un livre autour de blessures jamais refermés, que l'on découvre peu à peu, c'est là le talent de l'auteur.
    Presque un coup de coeur, au moins un livre qui a su me toucher autour du thème effleuré et pourtant si présent de l'enfance et de la difficulté d'être adulte.


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2009/12/15/15978906.html#comm..
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 06 septembre 2011
    Au gré de courts chapitres consacrés successivement à chacun, le romancier détaille magistralement ces quelques mois de crise qui incitent ses personnages à tomber le masque. Un grand livre à (re)-découvrir.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 13 décembre 2009

    Au café de dix heures, les petits faits du quotidien acquéraient une sorte d’aval officiel sans mesure avec leur vrai dimension. De temps à autre, un échange au café sur les grands problèmes internationaux donnait aux professeurs l’illusion d’être en prise directe sur le monde.
    Ainsi la vie de l’Institut était l’objet d’une agitation fictive qui adoucissait la solitude de chacun et lui donnait le sentiment de vivre une vraie vie.
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  • Par PinkCanary, le 10 septembre 2010

    Quand on veut éviter de passer à la trappe, trahir ou se trahir, c'est kif-kif bourricot.
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  • Par luocine, le 09 décembre 2009

    Une blessure écoute toujours plus infiniment qu’une oreille
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  • Par PinkCanary, le 10 septembre 2010

    Pour eux, cette bille qui saute de case en case, c'est le pourboire qu'ils attendent de la vie.
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  • Par PinkCanary, le 10 septembre 2010

    Ici, c’est la foire aux voiles déchirées. Chacun a subi la tempête. C’est d’ailleurs ce qui nous rassemble
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La série L'Objet de... réalisée par David Unger est produite par Actes Sud et a été diffusée sur Paris Première.








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