Par Metin Arditi

Note moyenne : 4.25/5 (sur 8 notes)
Actes Sud 2009
ISBN : 2742785353  
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L’Institut Alderson, pensionnat suisse pour gosses de riches, traverse des jours difficiles et pourrait changer de propriétaire. Aussi le petit cénacle des professeurs vit-il des jours angoissés. Ici chacun panse une blessure ou dissimule un secret : un deuil, le vice du jeu, le déshonneur d’avoir été “collabo”, la lâcheté déguisée en pacifisme, l’opprobre antisémite, des amours “contre nature”, le sentiment d’avoir été abandonné… Dans ce refuge de solitudes et de destins brisés, la paroi des silences se fendille peu à peu, laissant à nu des êtres qui doutent autant d’aimer les autres que de s’aimer eux-mêmes. En courts chapitres extrêmement prenants, Metin Arditi raconte ces quelques mois de crise. Il pousse chacun de ses personnages à assumer ses faiblesses. Metin Arditi est un conteur hors pair et son roman est de ceux qui captivent. Le théâtre, la danse, la littérature nourrissent un récit bondissant, aux ramifications multiples, qui pourtant jamais ne s’écarte de sa magistrale orchestration.

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Critiques et avis sur Loin des bras


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    • Livres 5.00/5
    Par luocine, 2009-12-09 11:23:43

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    Ce roman a vraiment tout pour me plaire, une atmosphère : les lycées chics de la Suisse dans les années 60, une intrigue bien ficelée : la vente de l’établissement dirigé par deux sœurs qui sont « tout » l’une pour l’autre, les failles secrètes de chaque personnage.



    Ce romancier que je ne connaissais pas, a un vrai don, celui de créer une histoire à laquelle on croit. J’ai poussé un ouf de soulagement quand le professeur d’allemand ose écrire la vérité « La guerre a pris fin mais tu es resté fasciste » au spécialiste d’Hölderlin qui en 1937 avait dit



    « Je ne vois pas comment tous ces juifs peuvent aimer Hölderlin. A moins que Hölderlin n’ai écrit des poèmes en yiddish ».



    J’ai cru que Nadelman allait se contenter d’une lettre vague qui aurait permis à son collègue autrichien de faire comme si… il avait oublié.



    Tous les enseignants de cette vénérable institution ont des « petits » secrets, qui sont autant de moments émouvants et parfois très forts dans le récit.



    Une fois le livre refermé, je n’ai eu qu’une envie y retourner pour mieux savourer et aussi mieux comprendre chaque personnage



    La fin est terrible !.



    Bref un coup de cœur !

    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par les-bibliotheques-valentinoises, 2010-02-24 10:40:28

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    Nous sommes à la fin des années 50 et rien ne va plus dans cet institut suisse qui accueille des garçons de familles fortunées. Depuis que le propriétaire est mort, sa femme essaie tant bien que mal de maintenir l'école à flot, mais doit faire face à de nombreux désistements et a dû mal à équilibrer les comptes. Ce récit de crise nous permet de faire connaissance avec les adultes qui évoluent dans cet institut, et notamment les professeurs, qui ont tous échoué là après un passé mouvementé, marqué par la seconde guerre mondiale. Ces personnalités sont décrites de façon touchante et fine, avec leurs zones d'ombre et leurs qualités. Un très beau roman.

    Lien : http://www.bm-valence.fr/opacwebaloes/index.aspx?IdPage=301
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    • Livres 5.00/5
    Par wakinasimba, 2009-12-18 11:14:09

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    L'Institut Alderson, pensionnat suisse pour gosses de riches, traverse des jours difficiles et pourrait changer de propriétaire.



    Les deux soeurs, actuelles gérantes du pensionnat après la mort du mari de l'une d'elle, se débat entre les élèves qui s'en vont et les professeurs qui doivent prendre deux disciplines pour faire des économies. Sans compter le matériel sportif qui ne peut être remplacé faute de crédits.



    Aussi le petit cénacle des professeurs vit-il des jours angoissés. Ici chacun panse une blessure ou dissimule un secret : un deuil, le vice du jeu, le déshonneur d'avoir été "collabo", la lâcheté déguisée en pacifisme, l'opprobre antisémite, des amours "contre nature", le sentiment d'avoir été abandonné...



    Une nouvelle professeure arrive en ce début d'année pour remplacer une amie, professeur d'italien, dont le mari est parti un semestre à Londres. Autour de Vera les destins se dévoilent jusqu'au mois de décembre, date de la vente du pensionnat.



    Mon avis :



    un très beau huit-clos autour d'adultes brisés par la vie à cause de l'Histoire (la guerre est passée par là et de nombreux professeurs ont trouvé refuge en Suisse) ; mais aussi d'enfants casés dans ce pensionnat et qui grandissent sans amour.



    Un livre autour de blessures jamais refermés, que l'on découvre peu à peu, c'est là le talent de l'auteur.



    Presque un coup de coeur, au moins un livre qui a su me toucher autour du thème effleuré et pourtant si présent de l'enfance et de la difficulté d'être adulte.



    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2009/12/15/15978906.html#comm..
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, 2009-12-13 23:51:15

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    J’ai beaucoup aimé l’atmosphère fin des années 50 de ce roman, ses nombreux personnages, élégamment décrits, la construction qui fait se succéder en chapitres courts chaque professeur de l’internat. Dans ce lieu clos, « tout le monde méprise un peu tout le monde », comme le dit une des enseignantes, mais surtout chacun essaye de cacher un manque, une faiblesse, une trahison subie, un deuil, mais en même temps, chacun est maintenu en équilibre par une passion, le théâtre, la photographie, la danse ou la pâtisserie orientale. Cela peut sembler schématique, dit de cette manière, mais ça ne l’est pas du tout, c’est comme la vie, tout simplement !

    Pour rendre encore plus justice à ce roman, proche du coup de cœur, j’ajoute aussi qu’il n’a rien d’un huis clos théâtral, les paysages du bord du Léman ont une grande importance aussi, le bourg, la ville proche. D’autre part, l’empreinte de l’histoire du XXème siècle est très forte dans les parcours et les blessures secrètes des professeurs, de différentes origines, américain, turc, allemand, autrichien ou français.

    Bref, je ne peux que vous encourager à le découvrir aussi, ainsi que L'imprévisible du même auteur !



    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-metin-arditi-loin-des-br..
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    • Livres 3.00/5
    Par AurorA, 2009-08-26 17:13:02

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    Suisse. Fin des années 50. L'institut Alderson accueille les enfants de bonnes familles, laissés par des parents trop occupés, en instance de divorce ou encore convaincus que l'institut ouvrira à leurs progénitures les portes d'un avenir doré. La devise de l'institut: "Tu deviendras". Tout un programme, non?





    Côté enseignants, Arditi nous offre une galerie de personnages, arrivés là par la force du hasard et de l'Histoire: femme de scientifique nazi, collabo blessé dans son amour propre, homosexuel amateur de photographie et de jeunes éphèbes, vieilles filles à tendance incestueuse...







    Loin des bras est étonnant: entre huis-clos propice au malaise et palette de solitude et de manque d'affection, le nouveau roman de Metin Arditi nous emmène au delà des simples paysages hélvétiques. On se balade entre les Etats-Unis et la Turquie pour revenir par l'Italie, au gré des souvenirs des personnages, tout à la fois témoins, acteurs et victimes de leur époque. Fruit d'un hasard parfois retors, les rencontres aideront à panser de vieilles blessures, à apporter ce qu'il faut de force pour continuer.



    Chaque chapitre nous offre le point de vue d'un des personnages, et le temps s'écoule avec une lenteur et une mélancolie toute suisse. Pourtant, Loin des bras est un roman qui avance vite, et qui se lit vite: un petit moment arraché à l'histoire de ces vies, et un petit moment de plaisir.







    Ecouter un extrait... sur le site d'Actes Sud







    Loin des bras de Metin Arditi, Actes Sud, Août 2009





    Parution simultanée : La Fille des Louganis (Babel n° 967)

    Lien : http://surmesetageres.over-blog.fr/article-34327105.html
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Citations et extraits de Loin des bras


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  • Par kathel, 2009-12-13 23:52:06

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    Au café de dix heures, les petits faits du quotidien acquéraient une sorte d’aval officiel sans mesure avec leur vrai dimension. De temps à autre, un échange au café sur les grands problèmes internationaux donnait aux professeurs l’illusion d’être en prise directe sur le monde.
    Ainsi la vie de l’Institut était l’objet d’une agitation fictive qui adoucissait la solitude de chacun et lui donnait le sentiment de vivre une vraie vie.
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  • Par luocine, 2009-12-09 11:24:27

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    Une blessure écoute toujours plus infiniment qu’une oreille
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