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ISBN : 2742785353
Éditeur : Actes Sud (2009)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 88 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L’Institut Alderson, pensionnat suisse pour gosses de riches, traverse des jours difficiles et pourrait changer de propriétaire. Aussi le petit cénacle des professeurs vit-il des jours angoissés. Ici chacun panse une blessure ou dissimule un secret : un deuil, le vice d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par yoshi73, le 22 février 2012

    yoshi73
    Mme Alderson, aidée de sa soeur, Gisèle, tient le pensionnat dont elle est seule à la tête depuis la mort de son mari d'une main de fer. Mais les temps sont durs. Les grandes heures de ce pensionnat sont passées et les désistements d'élèves émaillent la rentrée scolaire de l'année 1959. Mme Alderson doit trouver le moyen de faire des économies tout en préservant le prestige de son école.
    L'auteur nous offre une fresque de personnages qui ont, pour point commun, un sentiment d'abandon et de solitude. Les élèves, tout d'abord, issus de riches familles, ils sont privés de l'affection d'un père et d'une mère qu'ils voient, pour certains, une ou deux fois par an. Dans ces conditions, le pensionnat est leur seule famille. Quant aux professeurs, ils traînent, pour la plupart, une histoire lourde qu'ils sont parfois obligés de cacher pour faire bonne figure. Ils sont souvent aux antipodes idéologiques les uns des autres. La deuxième guerre mondiale n'est pas très loin et elle a laissé des traces. Chacun est à la recherche de compréhension et de chaleur humaine. Ils vont se retrouver poussés dans leur dernier retranchement lorsque Mme Alderson leur annonce qu'elle souhaite vendre son école et que le repreneur, un américain, ne gardera peut-être pas tous les professeurs. Sans cette école, que sont ces professeurs? Peuvent-ils imaginer un avenir ailleurs?
    Un livre intéressant qui se perd parfois dans les histoires de chaque protagoniste mais la plume de Metin Arditi est tellement agréable à lire que le lecteur se laisse entraîner en Turquie, aux USA ou en France et prend plaisir à connaître le passé de chacun et à comprendre ce qui l'a mené à se réfugier dans cette école. L'histoire se déroule à un moment charnière : la vente de l'école et la remise en cause de la présence de chacun dans ces murs. le ton est emprunt de nostalgie. On a comme l'impression que tout le monde vivait en dehors du temps dans ce pensionnat et que sa vente les ramène à la réalité en les obligeant à plonger dans leur passé.
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    • Livres 4.00/5
    Par VanessaV, le 07 août 2012

    VanessaV
    "Loin des bras" de Metin ARDITI nous plonge dans les solitudes d'une communauté.
    L'Institut Alderson est une école renommée en Suisse. Les parents fortunés envoient leurs fils pour leur faire profiter d'une éducation de qualité: enseignement de premiers niveaux incluant le sport comme dépassement de soi et la danse comme entrainement à la vie.
    Mais depuis la mort du fondateur, sa veuve entrevoit la fin de l'Institut. Il faut remplacer certains professeurs, minimiser les coûts... peut-être même vendre.
    Vera D'Abundo arrive pour un remplacement comme professeur d'Italien. Elle est au bord de l'effondrement. Et par elle, tous les liens se détricotent et les cheminements se dévoilent.
    Chaque membre de l'équipe dirigeante, enseignante ou d'organisation, a eu une vie avant l'Institut, pleine de secrets que tous connaissent pourtant. Des amoures contre-nature ou homosexuelle, le rôle d'un homme pendant la guerre, la culpabilité d'une mère, la dissimulation, la honte, l'opprobre antisémite, l'éducation privilégiée mais aussi sacrifiée, les conséquences de la collaboration.
    Ce livre parle de douleurs et de culpabilités. Les femmes et hommes se débattent avec un passé. Ils ont subis et se sentent dans l'obligation de continuer à subir. A l'Institut, l'organisation est rodée, l'emploi du temps chronométré, les enseignants sont impliqués dans le rouage. Et pourtant ils n'ont pas prise sur leur présent, comme une parenthèse. La modification de structure à prévoir pour l'Institut et l'arrivée de la nouvelle recréaient des liens et focalisent les souffrances de tous.
    Et là, c'est l'école et la vie.
    Le décalage entre les attentes parentales, vouloir le mieux, vouloir la fierté, vouloir que son enfant "brille", et la vie, pleine d'abandons, d'exigences personnelles, de solitudes.
    Chacun cherche un pis-aller, une attache... mais seul: prendre des photos pour trouver une maitrise, traduire un auteur pour garder une identité, jouer pour oublier, etc...
    Tout au long apparait cette mise à l'écart, des enfants par leurs parents, des adultes par la vie. Mais le soulagement, le lâcher-prise seront peut-être au rendez-vous... par le pire ou par la danse.
    Il faut peut-être être "setchmé", choisis... ou se choisir comme quelqu'un de bien.

    Lien : http://1pageluechaquesoir.blogspot.fr/2012/08/loin-des-bras.html
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    • Livres 4.00/5
    Par PinkCanary, le 25 août 2010

    PinkCanary
    L'institut Alderson est un pensionnat suisse pour garçons dont les parents sont tous fortunés. Mais, face à la concurrence, l'institut pourrait être revendu. le livre raconte une année scolaire de cet institut dirigé par les soeurs Alderson en surlignant les angoisses des professeurs sur le devenir de leur emploi, la vie de tous les jours, les secrets et les blessures de chacun.
    Mon avis : J'ai eu l'impressin d'un défilé magistralement orchestré et qui mène logiquement à la fin, une galerie de personnages complètemement différents qui sont mis en lumière tour à tour devant nos yeux.
    Ce roman, dont les chapitres sont présentés par date, comme un journal écrit à plusieurs mains nous offre des bribes de dialogues, des monologues, des souvenirs, de la narration classique...et on avance, chahuté par la multitude de voix qui nous racontent toutes une solitude différente, les regrets d'une vie passée ou la peur de ce qui va arriver. Pas vraiment de bonheur dans toutes ces pages, ou tout juste un frémissement, mais qui par sa nature, ne mènera à rien et sera eclipsé par un évènement bien sombre qui couronne le tout. Franchement pas réjouissant.... Côté personnages, une pléiade d'individus, qui ont tous un bon gros fardeau et une façon différente de le porter avec en toile de fond le pensionnat et son devenir (sombre aussi, tant qu'à faire).
    J'ai eu du mal au début avec tous les personnages et puis chacun a pris sa place, chaque voix étant bien marquée et différente. L'auteur m'a plongée parfois de façon dérangeante dans l'intimité des professeurs, dans leur vie à côté du pensionnat mais surtout dans leurs pensées profondes, dans leurs secrets, au fond de leur être mais sans jugement, juste en constatant l'ordinaire finalement. J'avoue que j'ai senti mes yeux piquer lorsque Véra raconte ce que la perte de son enfant lui fait ressentir. Quand j'ai refermé le livre, j'étais chamboulée, envoûtée...
    Conclusion : Je m'attendais à un roman qui raconte simplement la vie d'un pensionnat en sursis mais ce n'est pas vraiment ça. Enfin, si, mais non, "pas que". Ce n'est pas du tout le genre d'histoire qui m'intéresse de prime abord, mais la quatrième de couverture avait titillé ma curiosité. Comme souvent au cours de mes lectures, les premières pages m'ont fait lever un sourcil interrogateur puis, hop, le canari s'est laissé capturer et aurait bien lu ce roman les pieds dans le lac Léman. La dernière fois que j'étais au bord de ce lac, j'étais hypnotisée par les perches s'y trouvant, mais c'est une autre histoire...

    Lien : http://canarylit.canalblog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par nena, le 09 septembre 2011

    nena
    "Loin des bras" de Metin Arditi
    Né à Ankara, Metin Arditi vit à Genève. Ingénieur en génie atomique, il a enseigné à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Chez Actes Sud, il est l'auteur « de La Pension Marguerite » « L'imprévisible » « Victoria-Hall » « La fille des Louganis » L'Institut Alderson à la fin des années 50, pensionnat suisse pour gosses de riches, traverse des jours difficiles. Pour les professeurs, Arditi nous offre une galerie de personnages, chacun a une histoire dramatique ou un secret bien gardé: un décès, une accro au jeu de hasard, la femme d'un ancien nazi, des amours différents, l'abandon... Peu à peu le silence se brise, chaque chapitre est dédié à un personnage, il se raconte… Les enfants sont des gosses de riches, laissés au pensionnat par des parents trop occupés.Sur le mur de l'école écris en lettres rouges: « Tu deviendras » la devise du pensionnat. Beaucoup de solitude dans ce livre, de manque d'amour… les rencontres des uns et des autres les aideront à avancer.
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    • Livres 3.00/5
    Par AurorA, le 26 août 2009

    AurorA
    Suisse. Fin des années 50. L'institut Alderson accueille les enfants de bonnes familles, laissés par des parents trop occupés, en instance de divorce ou encore convaincus que l'institut ouvrira à leurs progénitures les portes d'un avenir doré. La devise de l'institut: "Tu deviendras". Tout un programme, non?

    Côté enseignants, Arditi nous offre une galerie de personnages, arrivés là par la force du hasard et de l'Histoire: femme de scientifique nazi, collabo blessé dans son amour propre, homosexuel amateur de photographie et de jeunes éphèbes, vieilles filles à tendance incestueuse...

    Loin des bras est étonnant: entre huis-clos propice au malaise et palette de solitude et de manque d'affection, le nouveau roman de Metin Arditi nous emmène au delà des simples paysages hélvétiques. On se balade entre les Etats-Unis et la Turquie pour revenir par l'Italie, au gré des souvenirs des personnages, tout à la fois témoins, acteurs et victimes de leur époque. Fruit d'un hasard parfois retors, les rencontres aideront à panser de vieilles blessures, à apporter ce qu'il faut de force pour continuer.
    Chaque chapitre nous offre le point de vue d'un des personnages, et le temps s'écoule avec une lenteur et une mélancolie toute suisse. Pourtant, Loin des bras est un roman qui avance vite, et qui se lit vite: un petit moment arraché à l'histoire de ces vies, et un petit moment de plaisir.

    Ecouter un extrait... sur le site d'Actes Sud

    Loin des bras de Metin Arditi, Actes Sud, Août 2009

    Parution simultanée : La fille des Louganis (Babel n° 967)

    Lien : http://surmesetageres.over-blog.fr/article-34327105.html
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 06 septembre 2011
    Au gré de courts chapitres consacrés successivement à chacun, le romancier détaille magistralement ces quelques mois de crise qui incitent ses personnages à tomber le masque. Un grand livre à (re)-découvrir.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 13 décembre 2009

    Au café de dix heures, les petits faits du quotidien acquéraient une sorte d’aval officiel sans mesure avec leur vrai dimension. De temps à autre, un échange au café sur les grands problèmes internationaux donnait aux professeurs l’illusion d’être en prise directe sur le monde.
    Ainsi la vie de l’Institut était l’objet d’une agitation fictive qui adoucissait la solitude de chacun et lui donnait le sentiment de vivre une vraie vie.
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  • Par VanessaV, le 07 août 2012

    C'est ça, la consolation, fit Irène.
    Elle laissa passer un silence et ajouta:
    - C'est quand on est prêt à être blessé à nouveau. La voilure s'est déchirée, on l'a descendue, on l'a recousue et on l'a hissée. On reprend la mer.
    Elle ajouta d'une voix à peine audible:
    - Il a quelque chose de monstrueux, ce mot de consolation. Un beau jour, le passé se fait plus petit. Et on a honte de mieux vivre.
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  • Par Nadouch, le 29 novembre 2012

    - Que faire des souvenirs ? demanda Vera.
    - Vous pensez à eux, et en même temps vous ne pensez pas à eux.
    - En même temps ?
    - En même temps, Vera. C'est ça, la vie. Savoir qu'on ne peut pas oublier. Et faire comme si on avait oublié.

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  • Par luocine, le 09 décembre 2009

    Une blessure écoute toujours plus infiniment qu’une oreille

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  • Par PinkCanary, le 10 septembre 2010

    Quand on veut éviter de passer à la trappe, trahir ou se trahir, c'est kif-kif bourricot.

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Metin Arditi, Dialogues littéraires
http://www.librairiedialogues.fr/livre/4124221-la-confrerie-des-moines-volants-roman-metin-arditi-grasset Metin Arditi nous parle de son livre La confrérie des moines volants (éditions Grasset)...








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