Note moyenne : 3.4/5 (sur 5 notes)
Ceux qui n'en mènent pas large ; Au fond de la cour à droite2Ajouter à mes livres
Réédition d’une novella parue au Dilettante en 1986 en même temps que deux romans chez d’autres éditeurs.
Une longue nouvelle à lire comme un journal de noyade où chacun apporte à l’autre le secours d’une bouée de plomb, la vue d’un naufrage rapide.
Une paire de perdant.
Georges Maman, acteur raté qui se déshumanise, sort de moins en moins de chez lui et cherche par tous les moyens de se faire du fric.
Il rencontre Dagonard, ancienne connaissance, qui l'invite à diner. Les deux compères vont s'enfoncer dans la nuit et n'en ressortiront pas indemne.
L'écriture de Martinet est très noire mais chaque phrase a un humour et une ironie ravageuse.
Un livre mineur de Martinet, mais un très bon livre quand même, plus drôle que d'habitude même si l'on sent poindre derrière le cynisme de cet antihéros les regrets de Martinet de n'avoir pas réussi en tant que cinéaste.
L'air devenait irrespirable. C'était à cause de Marie Beretta. Chaque fois qu'il pensait à elle, il étouffait. C'était une souffrance qu'il n'aurait pas su décrire. Même un génie de l'écriture, un Chandler, un Mac Coy, aurait baissé les bras. D'ailleurs qui lui demandait de décrire cette souffrance ? Juste le sommeil. Juste le sommeil consolait. Ou peut-être la mort, comment savoir ? Où était la ligne de partage des eaux ?