ISBN : 225920628X
Éditeur : Plon (2008)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres

Amok et Shrapnel sont des immigrés africains. Amandla, elle, vient de la Caraïbe. Tous trois ont vu le jour sur des terres lointaines. Ils n'ont pas la couleur des enfants du Nord. Cette différence est leur héritage commun, mais chacun l'h... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par sylire, le 14 avril 2008

    sylire
    J'ai passé près de quinze jours sur ce livre. Je suis contente d'être allée au bout mais je dois avouer que si ce livre ne m'avait pas été offert par Babelio en échange d'une critique sur mon blog, j'aurais sans doute abandonné en cours de route.
    L'histoire se passe en Europe, mais il est principalement question de l'Afrique, jamais nommée, mais omniprésente. Les trois personnages sont noirs et chacun vit douloureusement ses origines et sa couleur.
    Amok est né en Afrique dans un milieu aisé qu'il a fuit pour venir étudier en France. Après ses études il n'est pas retourné dans son pays, se contentant en France d'un modeste travail. Il est révolté par la condition des noirs mais considérant tout combat perdu d'avance, il se réfugie dans la solitude et la médiocrité.
    Shrapnel vient du même village qu' Amok, mais contrairement à son ami il est issu d'un milieu très pauvre. Lui aussi est révolté, mais pas désespéré. Il rêve que chaque noir se mobilise pour qu'enfin une place leur soit faite sur terre. Il n'a pas de haine envers les blancs et apprécie particulièrement les femmes de couleur blanche, surtout quand elle sont blondes.
    Amandla est le personnage le plus révolté des trois. Elle n'est pas née en Afrique mais rêve d'y vivre un jour. Elle milite dans un mouvement ultra-radical (le Kémitisme) qui attribue aux africains le passé glorieux d'héritiers des pharaons d'Egypte. Ce mouvement milite pour que justice soit rendue, tenant le Nord responsable du déclin du "peuple élu".

    J'ai beaucoup de mal à faire une synthèse ce livre très ambitieux. Ce que j'en retire c'est la difficulté pour la diaspora africaine de trouver une place dans le monde. Vivre en Afrique est difficile pour eux en raison de la pauvreté qui y règne, de la corruption de beaucoup de régimes… mais vivre hors d'Afrique est tout aussi compliqué car les hommes de couleur peinent à s'intégrer, où qu'ils aillent. En outre, certains vivent mal ce qu'ils considèrent comme une fuite, rongés par la culpabilité de ne pas œuvrer pour leur continent.
    Ce livre ne peut que nous questionner, nous blancs du Nord, sur notre responsabilité dans tout cela. N'est-ce pas nous qui avons appauvri l'Afrique ? Questionnements aussi sur le modèle que nous prônons. Est-il le seul possible ?
    J'aurais préféré que l'histoire de nos trois personnages et de leur rencontre soit plus développée. La partie "essai" prend trop de place à mon goût. Les paragraphes sont longs, sans doute pour créer un malaise chez le lecteur afin qu'il soit en empathie avec les personnages. C'est réussi, mais le lecteur étouffe et s'essouffle. La musique occupe une certaine place dans le livre, mais je suis incapable d'en parler, ma culture musicale étant trop limitée pour cela.

    Une lecture intéressante mais difficile
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    • Livres 3.00/5
    Par litteraturepassion, le 30 mars 2008

    litteraturepassion
    Amok habite un immeuble où il entend souvent son voisin brutaliser sa femme. Un soir, il finit par se résoudre à appeler la police tellement cela devient inquiétant. Cela lui rappelle son enfance avec sa soeur Ajar et la violence de leur père...
    Aux yeux de Schrapnel, son meilleur ami, Amok est un mélancolique qui est trop tourné vers le passé. Schrapel , qui bénéficie d'une bourse d'études qui lui permet de renouveller régulièrement son titre de séjour, est un rebelle.
    Amok retrouve au sein de "La fraternité" - une organisation dont le but est de s'occuper de "tout un peuple à redresser, dont les enfants naissent enchaînés, par une dette qu'ils n'avaient pas contractée" - Amantla, une jeune femme métisse.

    Qu'ont en commun ces trois personnages ? Ils ont tous la même couleur de peau : ils sont noirs.
    "Tels des astres éteints" est construit autour de ces trois personnes. Plus qu'un roman, je pense qu'on peut parler d'essai, voire de pamphlet qui pose une question essentielle : Qu'est ce qu'être noir aujourd'hui sur "le continent" ? Et être noir n'est pas la même chose qu'on s'appelle Amok, Schrapnel ou Amantla. Pourtant tous les trois ont une difficile hérédité en commun à assumer.
    De l'apparition d'un présentateur noir à la télévision en passant par la lutte contre l'esclavage, l'apartheid, Léonora Miano connaît très bien l'histoire de son peuple et surtout de ses souffrances. On sent qu'elle a à coeur de nous faire prendre conscience du poids de cette hérédité sur la vie des Noirs mais aussi sur le regard que nous pouvons parfois, nous les Blancs, y porter.
    Ce livre est un livre ambitieux, qui pose beaucoup de questions. Mémoire, crise identitaire, héridité, il existe plusieurs façons de se penser noir mais toujours une même difficulté à le vivre. Ce livre est prenant, il contient une certaine violence et lorqu'on le referme on ne voit plus les choses de la même façon. On y apprend aussi beaucoup de choses.
    Ce n'est pas un livre gai mais je pense que c'est un livre qui comptera. Et malgré sa difficulté, on le lit rapidement tant la force de l'écriture nous pousse à tourner les pages.
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    • Livres 2.00/5
    Par ignatus-reilly, le 23 mars 2011

    ignatus-reilly
    Oublions l'introduction et la conclusion de ce ivre qui sont relativement pesantes.
    Ce roman traite de problèmes qui sont au coeur de nos sociétés contemporaines, l'immigration et tout particulièrement celles des africains et des habitants des DOM.
    Trois jeunes gens : Amok, petit-fis d'un dignitaire africain ayant pris fait et cause pour les colonisateurs, Shrapnel issu d'un milieu très pauvre et Amandla, venu des territoires d'outremer et élevée par une mère militante mais terriblement isolée.
    Amok et Shrapnel viennent de la même ville, du même pays. Il semblerait que ce soit le Cameroun (les pays ne sont jamais nommés).
    Chacun des trois vit sa couleur de manière différente. Amok vit dans la honte et la culpabilité, sa famille a trahi son peuple. Il veut devenir anonyme et invisible.
    Shrapnel veut créer un espace pour mettre en valeur la vraie culture africaine au sein même de la métropole afin de créer un réel sentiment d'appartenance commune pour les africains et les afro-américains.
    Léonora Miano pose les questions, il faut maintenant travailler à trouver les réponses.
    Amandla, quant à elle, veut aller vivre sur le continent, créer une école, participer à un mouvement de reconstruction de l'Afrique par les Africains ; faire de l'Afrique un pays libre et indépendant.
    Ils ne reconnaissent pas dans le pays où ils vivent et ne s'y sentent pas reconnus.
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    • Livres 4.00/5
    Par claudia, le 18 novembre 2008

    claudia
    Sans parler de l'écriture savoureuse Léonora, je suis éffoustoufflée par la lucidité de cette jeune femme sur l'être humain. Tout au long des pages, elle a un regard franc, direct, sans complaisance sur l'histoire de l'homme.
    Pour ma part, je ressens deux livres en un. À savoir: nous sommes au milieu d'histoires d'amour touchante de vérité, de simplicité dans la narration, tout en étant au plus profond de l'âme humaine.
    Et puis, elle nous conte l'histoire des Kémites descendant des pharaons d'Égypte.
    Mais à la réflexion...
    Cela rend le livre plus léger tout en nous apportant une réflexion sur l'homme d'hier et d'aujourd'hui.
    Dans l'intra-muros, Amok, Shrapnel sont nés en Afrique. Amanda a grandi dans un territoire d'outre-mer.
    Trois parcours différents, une même couleur de peau vécue différemment.
    Le rapport des personnages s'entrecroise, se sépare pour mieux se retrouver.
    Ce livre parle de l'identité de l'homme. Il est à découvrir et à faire découvrir.


    Lien : http://liberta-revolutiona.over-blog.com
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  • Par bibliopmo, le 03 avril 2008

    bibliopmo
    Après "L'intérieur de la nuit" couronné par de nombreux prix et "Contours du jour qui vient" prix Goncourt des lyçéens, Léonora Miano nous enchante une fois de plus.
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Citations et extraits

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  • Par litteraturepassion, le 30 mars 2008

    Des vigiles noirs lui tournaient le dos. Il était inutile d'entrer pour s'apercevoir qu'ils étaient tous les deux grasouillets, incapables de courir après le moindre voleur à l'étalage. Ils étaient noirs, cela suffisait à effrayer, dans ce magasin comme dans d'autres"
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  • Par ignatus-reilly, le 26 février 2011

    C'était toujours de Shrapnel que venait l'initiative du contact. Il téléphonait. Il prenait le métro comme aujourd'hui, pour voir si son ami avait survécu au raz de marée intérieur qui le laissait toujours exténué, sur les rives d'une existence qu'il se refusait à conduire. Amok se tenait, chancelant, à l'orée de son existence.
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  • Par bibliopmo, le 03 avril 2008

    Ici où Dieu n'est qu'un vocable lisse dans les colonnes du dictionnaire, tu deviens l'injonction jadis faite aux humains. Devoir de charité. C'est ce que dit l'affiche. Tu es le fardeau du monde.
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  • Par ignatus-reilly, le 23 mars 2011

    Ils étaient des Kémites, comme d'autres étaient des Caucasiens. Il poursuivit en disant qu'il était capital de réintégrer son identité véritable. Se dire kémite aujourd'hui, ce n'était pas suivre une mode. C'était marquer sa filiation avec de Grands Ancêtres : les Egypto-Nubiens, créateurs de la civilisation noire de Kemet.
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  • Par ignatus-reilly, le 23 mars 2011

    Amandla ne supportait pas le discours de certaines associations de défense des sans-papiers. Prenant le prétexte de la lutte pour le droit humain d'aller et venir, brandissant l'emblème de la fraternité, elles s'évertuaient à faire de la Terre Mère une immense fosse commune, où nul ne pouvait résider, pas même un Kémite.
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Vidéo de Léonora Miano

Léonora Miano présente "Ces âmes chagrines" .
Né dans l'Hexagone, Antoine Kingué, dit Snow, n'arrive pas à surmonter la rancoeur qu'il nourrit envers sa mère, coupable de ne l'avoir pas assez aimé. Elle l'a laissé en pension alors qu'il n'avait que sept ans et envoyé passer les grandes vacances seul au Mboasu, ce pays subsaharien où il ne s'est jamais senti à sa place. Par ailleurs, il est persuadé que son frère Maxime a reçu plus d'affection que lui.Pour se venger de cette enfance malheureuse, Snow fait payer ceux qui l'ont fait souffrir, rêve de devenir une vedette adulée, une star dont la vie serait enfin brillante et facile.Quand son frère lui annonce son retour au pays avec leur mère, Snow voit son univers s'effondrer. Sans plus personne sur qui passer sa rage, il se retrouve face à lui-même...








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