ISBN : 2729119566
Éditeur : Editions de La Différence (2011)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Comment devient-on stagiaire dans une célèbre maison d’édition ? Qu’est-ce qu’on y fait ? Quelles sont les relations avec les éditeurs en titre ? Sur quels critères sont retenus les manuscrits et comment se manifestent les relations de pouvoir dans ce monde à part, char... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par keisha, le 30 mars 2012

    keisha
    Particulièrement depuis que je tiens ce blog et que je reçois quelques livres (pas tant que cela, d'ailleurs, moi aussi je trie pas mal) d'adresses parisiennes, je rêve de découvrir l'envers du décor des maisons d'éditions. J'imagine de belles salles aux parquets luisants baignés de soleil, aux murs couverts de livres, les manuscrits s'entassant sur les bureaux et envahissant même le sol. Les cris de joie des lecteurs maison à découvrir une oeuvre superbe... N'étant pas naïve à ce point quand même, la découverte du petit opus de Bruno Migdal ne m'a pas trop traumatisée.

    Bruno Migdal "travaille dans un établissement scientifique en région parisienne" et a décroché à la fois un congé du-dit établissement et un stage de trois mois (non rémunéré) chez un éditeur, rue des Saints Pères. Ne vérifiez pas, c'est Grasset.

    Portant sur cette petite fourmilière un regard amusé, bienveillant et décontracté, il croque le portrait des habitués de la maison, éditeurs et auteurs, que l'on reconnaîtra aisément, réduits à des initiales (de ma petite province non germanopratine, je les ai reconnus, c'est dire!), dévoile quelques habitudes, raconte son quotidien de lecteur et rédacteur de fiches, sans grand pouvoir décisionnaire. Les manuscrits sont souvent médiocres, un auteur anonyme sans espoir d'être édité fait une apparition pathétique, un manuscrit sortant du lot est cependant refusé.

    C'est court, agréable à lire, amusant et instructif. Coïncidence, j'ai lu en gros au même moment La liseuse de Paul Fournel, qui se déroule dans le même milieu éditorial.

    "Étrange regard que celui d'un premier lecteur sur un texte sur lequel ne s'est jamais posé et ne s'en posera guère d'autres. regard qui, avant cette expérience, s'inscrivait toujours dans le cadre préalablement disposé, composé, modelé, par des paysagistes: ici, le défricheur c'est précisément vous, vous seul, ce qui oblige à réajuster et redéfinir votre champ de vision.Un texte publié, même médiocre, répond toujours à des critères formels qui, même poussés dans leurs retranchements, assurent sa lisibilité ou plus exactement l'adéquation entre son projet et son résultat; un manuscrit, lui, n'obéit plus nécessairement à une norme d'intelligibilité, ce peut être une jungle asphyxiante un désert minéral ou un tracé d'autoroute sans aire de repos ni destination, qu'il faut tenter d'imaginer ramené aux exigences d'un paysage plus hospitalier.
    Fruit d'un labeur acharné, reflet d'un investissement névrotique et d'une expérience subjective unique, ce texte, parfois conséquent, lourd de centaines de feuillets, peut dès les premières lignes receler un vide structurel qui le rend aussitôt impraticable, ruine sa viabilité, son auteur ayant d'emblée négligé quelques règles fondamentales d'architecture : les yeux rivés sur l'exécution des moulures, sur le jointoiement des lés de tapisserie, il a omis d'y prévoir fenêtres ou escalier, les murs prennent de l'angle dès les soubassements, on n'ose y faire un pas de plus : l'édifice est irrécupérable, voué à la démolition, bien peu ayant la folie créatrice et jusqu'au boutiste du facteur Cheval."

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-petits-bonheurs-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Readingintherain, le 23 mars 2012

    Readingintherain
    [...]Je pense que c'est cette jubilation, cette joie sous-entendue qui m'ont le plus fait apprécier ce texte court, parce que fondamentalement je connais le quotidien qu'il décrit. Après tout, stagiaire chez l'éditeur à la fameuse couverture jaune, ce n'est pas n'importe quoi![...]

    Lien : http://www.readingintherain.com/2012/03/petits-bonheurs-de-ledition-..
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Critiques presse (1)


  • LeMonde , le 12 janvier 2012
    Ce petit ouvrage dévoile ainsi drôlement l'envers de ce petit théâtre dans un style volontairement naïf. Sans acrimonie mais sans excès d'indulgence non plus, ce "Huron" moderne décrit le quotidien de cette profession qui fait encore parfois rêver, malgré Internet, iPad, Google books, etc. Il excelle à en montrer les traits poussiéreux mais aussi attachants.
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par Bibalice, le 23 novembre 2011

    Je m'étais préparé à devoir argumenter, ergoter sur des manuscrits d'une valeur moyenne : ce n'est pour ainsi dire jamais le cas. La plupart étant navrants l'échelle des critères s'en trouve modifiée, de graduelle et tempérée elle devient convulsive, déréglée, un texte honnête se pare de vertus abusives, l'argumentation développée en sa faveur devient outrée.
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  • Par keisha, le 30 mars 2012

    Étrange regard que celui d'un premier lecteur sur un texte sur lequel ne s'est jamais posé et ne s'en posera guère d'autres. regard qui, avant cette expérience, s'inscrivait toujours dans le cadre préalablement disposé, composé, modelé, par des paysagistes: ici, le défricheur c'est précisément vous, vous seul, ce qui oblige à réajuster et redéfinir votre champ de vision.Un texte publié, même médiocre, répond toujours à des critères formels qui, même poussés dans leurs retranchements, assurent sa lisibilité ou plus exactement l'adéquation entre son projet et son résultat; un manuscrit, lui, n'obéit plus nécessairement à une norme d'intelligibilité, ce peut être une jungle asphyxiante un désert minéral ou un tracé d'autoroute sans aire de repos ni destination, qu'il faut tenter d'imaginer ramené aux exigences d'un paysage plus hospitalier.
    Fruit d'un labeur acharné, reflet d'un investissement névrotique et d'une expérience subjective unique, ce texte, parfois conséquent, lourd de centaines de feuillets, peut dès les premières lignes receler un vide structurel qui le rend aussitôt impraticable, ruine sa viabilité, son auteur ayant d'emblée négligé quelques règles fondamentales d'architecture : les yeux rivés sur l'exécution des moulures, sur le jointoiement des lés de tapisserie, il a omis d'y prévoir fenêtres ou escalier, les murs prennent de l'angle dès les soubassements, on n'ose y faire un pas de plus : l'édifice est irrécupérable, voué à la démolition, bien peu ayant la folie créatrice et jusqu'au boutiste du facteur Cheval.
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Vidéo de Bruno Migdal

Comment sont choisis les manuscrits ? .
Les manuscrits sont-ils vraiment tous lus ? Bruno Migdal a effectué un stage dans une maison d'édition. de cette expérience est sorti un livre : Petits Bonheurs de l'édition. Dans cette vidéo, il nous raconte les coulisses d'une maison d'édition, combien de manuscrits sont reçus par an ? Qui les lit ?








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