ISBN : 2207260542
Éditeur : Editions Denoël (2008)


Note moyenne : 3.28/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
Avez-vous peur de mourir dans votre sommeil, enseveli sous l'écroulement de votre bibliothèque ? L'accumulation de livres ne met-elle pas en danger l'existence même de votre famille ? Classez-vous les volumes par thème, langue, auteur, date de parution, format ou selon ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 29 mars 2010

    Ellcrys
    Jacques Bonnet nous invite, dans son essai, à nous pencher sur ces drôles de bêtes, que sont les lecteurs compulsifs, les collectionneurs ou les adorateurs de livres et d'énormes bibliothèques. C'est un ouvrage très court, mais qui regorge de citations, d'extraits, de théories, de bons petits moments bibliophiles.
    J'ai adoré me plonger dans ces pages qui parlent des gros lecteurs ; et là, je me suis dis que j'avais encore de la marge avant d'arriver à ces dizaines de milliers de livres qui jonchent les bibliothèques des personnes citées dans cet essai. Et oui, je ne possède qu'à peu près 500 livres, ce qui est peu avouons le ! Mais je ne m'arrêterai pas là, soyez en sûr !
    L'auteur de ces bibliothèques pleines de fantômes analyse pour nous et avec nous les petites manies des bibliomanes, les différents modes de classement, les différentes pratiques de lecture.
    Ce livre est un bijou pour tous les amoureux et les passionnés de livres et de littérature.
    J'ai depuis peu, très envie de découvrir, les essais d' Alberto Manguel (beaucoup cité sans l'ouvrage de Jacques Bonnet) et depuis cette belle lecture, j'en ai encore plus envie.
    Lire et aimer les livres, c'est beaucoup plus qu'une simple passion. Cela peut devenir même gênant ! Oui, imaginez-vous, dans votre grand appartement ou petite maison pavillonnaire, avec plusieurs dizaines de milliers de livres !!!! Difficile à gérer, n'est-ce pas ? Toutes les pièces de votre demeure n'y suffirait pas (et je compte la cuisine, les toilettes et la salle de bain...). Et puis, je suis sûr que vous aussi vous connaissez ça, quand on sait que l'on n'a encore des tas de livres qui attendent que nos yeux (innocent) se posent sur eux, mais que l'on ne peut résiter à l'envie de se laisser tenter par ces deux romans que l'on désire depuis longtemps, quand bien même nous comme convaincu que nous ne les liront pas avant plusieurs mois, voir plus...
    L'essai de Jacques Bonnet parle de nos chers livres avec un amour qui ruisselle à chaque page... C'est enrichissant et amusant de lire cet ouvrage, c'est un excellent essai sur les livres et les bibliophiles...Je remercie Marie, pour m'avoir permis de faire cette très belle et passionnante découverte. A lire absolument !
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Lali, le 03 février 2011

    Lali
    Qui aime les livres, qui en achète, qui n'a plus de place pour les ranger, qui se demande quel classement adopter, tout bibliophile, tout dévoreur de livres ne pourra que trouver plaisir à la lecture de l'essai de Jacques Bonnet intitulé Des bibliothèques pleines de fantômes. Un recueil d'anecdotes portant sur les livres, parfois rares et précieux, voire inclassables, sur ceux qui les collectionnent, sur ceux qui les écrivent et même sur leurs personnages.
    Un livre que j'ai énormément aimé et qui ouvre sur une anecdote concernant la candidature de Fernando Pessoa pour un poste de conservateur-bibliothécaire, laquelle lui a été refusée, anecdote que je ne connaissais pas puisque j'ai davantage fréquenté les écrits du grand poète que ce qui se rapporte à sa vie. Anecdote qui ne pouvait que me donner envie de lire le reste, qui soulève de nombreuses questions et ouvre même sur un débat concernant l'avenir de tous ces ramasseurs de livres à l'heure de la numérisation, d'Internet et à cause de celui-ci, de l'accès à pratiquement tout document, voire même ceux dont on disait qu'ils étaient introuvables.
    Oui, un livre que j'ai beaucoup aimé et dans lequel j'ai trouvé par moments un peu de moi, parce que, entre autres choses, je dois procéder prochainement à un élagage afin de récupérer un peu d'espace et parce que, décidément, les anecdotes livresques ont l'heur de me plaire!

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=35270
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  • Par keisha, le 04 janvier 2009

    keisha
    Un livre sur les livres ! Impossible de résister, n'est ce pas ?
    Le visiteur qui pénètre chez l'heureux possesseur de nombreux livres en vient forcément à demander : "Vous en avez combien?" "Vous les avez tous lus?" "Comment vous vous y retrouvez?"
    A l'époque où j'avais laissé les livres envahir le salon salle à manger, j'ai aussi eu droit à ces questions...
    Jacques Bonnet, lui, possède des dizaines de milliers de livres. Il sait donc de quoi il parle.
    Il évoque les bibliomanes, collectionneurs ou lecteurs acharnés, le problème du rangement et du classement. Place-t-on les finlandais avec les hongrois ou les scandinaves? Peut-on ranger côte à côte des auteurs brouillés?
    Et aussi : est-ce qu'on n'en sait pas plus sur un personnage fictif que sur un personnage réel? Sans oublier un chapitre douloureux sur les bibliothèques qui meurent.
    Petit livre fort érudit mais aisé à lire, fourmillant de références intéressantes, d'anecdotes, de réflexions.
    L'auteur n'oublie pas de s'intéresser aux nouvelles technologies, en particulier Internet :
    "Curieusement la source d'informations infinie que constitue Internet n'a pas pour moi le même statut magique que ma bibliothèque. Je suis devant mon ordinateur avec lequel je peux accéder à tous les renseignements imaginables, encore plus maître du temps et de l'espace, et pourtant il y manque du "divin". Peut-être une question charnelle : je fais cela du bout des doigts, cela reste extérieur, cela passe par une machine et un écran. Rien à voir avec mes murs tapissés de livres que je connais - presque - par coeur. D'un côté j'ai l'impression d'être aux commandes d'un fabuleux bras articulé capable de toutes les performances dans le vide sidéral extérieur, de l'autre dans un utérus aux parois tapissées de rayonnages dont l'archétype romanesque pourrait être le Nautilus. "
    Juste une anecdote, trop belle pour être vraie, cette histoire d'un condamné pendant la Terreur, lisant un livre dans la charrette le conduisant à la guillotine, et qui marque sa page avant de monter l'échafaud...

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-24862517.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Melopee, le 28 juin 2011

    Melopee
    De ce livre je n'attendais pas grand chose à part qu'on me parle de livres, comme j'aime à me les entendre raconter.
    C'est donc une surprise (et plutôt bonne) que ce livre truffé d'anecdotes et de citations. En tant qu'éternelle rate de bibliothèque, je n'ai pu que me sentir concerner par le syndrome de bibliophilie aigüe que nous raconte l'auteur. Il en est atteint et collectionne les livres chez lui, dans toutes les pièces (salle de bain incluse) pour son propre plaisir. Ce livre ne me parait
    pas être ambitieux puisqu'il tourne autour du livre, du lieu "bibliothèque" comme autour d'objets de curiosités étrangement convoités.
    Ce que j'aime dans un livre, c'est qu'on me nourrisse de citations, de références et qu'on me donne envie d'aller voir au-delà. La mission est remplie puisque je me suis empressée de le conseiller autour de moi !
    Je pense qu'il ne suffit pas d'être bibliothécaire ou de travailler dans le monde du livre pour apprécier la qualité de de volume. Tous les amoureux des livres s'y retrouveront... !
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    • Livres 3.00/5
    Par ivredelivres, le 10 février 2009

    ivredelivres
    Pour savoir si ces livres sont faits pour vous répondez au questionnaire qui suit :
    Chez vous les livres ont-il pris d'assaut toutes les pièces mêmes les plus « petits coins » ?
    Vous arrive-t-il de racheter un titre déjà en votre possession parce que la traduction est meilleure ?
    Préférez vous offrir un livre plutôt que de prêter votre exemplaire ?
    des biblio pleines de fantômes.gif Vous arrive t-il de ne pas retrouver un livre parce que le classement de votre bibliothèque change au gré de votre humeur et de vos curiosités ?
    Avez-vous peur de mourir dans votre sommeil, enseveli sous votre bibliothèque ?
    Gardez vous les éditions de vos premières lectures même lorsque l'exemplaire est hors d'usage ?
    je ne répondrais qu'à la dernière question sous peine de de voir ce billet atteindre une longueur insupportable.
    Je garde de vieux livres de poches craquants de vieillesse, dont il faut tourner les pages avec une prudence inouïe sous peine de les voir partir en poussière, mais c'est là que j'ai pour la première fois découvert Anne Franck et son Journal, le Silence de la mer ou entendu rugir Le lion de Kessel, impossible de m'en séparer le temps du maigre argent de poche étant passé mon vieux Lion voisine dorénavant avec l'édition brochée mais garde sa place dans mon panthéon de lectrice.
    Si faites vous partie de la confrérie des fous de livres, des malades de lecture, des lecteurs impénitents, ces deux livres sont pour vous.

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2008/12/17/vous-avez..
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Citations et extraits

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  • Par zazimuth, le 04 septembre 2010

    Même lorsque le livre a vraiment été lu, et assez bien pour qu'il ait pris une place spécifique dans notre esprit, il ne reste parfois que le souvenir de l'émotion ressentie à la lecture et plus rien de précis de son contenu (on offre le livre des années après parce qu'on se rappelle l'avoir beaucoup aimé et l'on est incapable d'en parler avec le récipiendaire parce que les détails s'en sont totalement effacés). (p.58)
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  • Par zerby, le 02 janvier 2009

    Auris-je constitué la même bibliothèque si j'avais été de la génération Internet ? Sans doute pas. Si l'on en croit les études statistiques sur le temps libre passé en moyenne devant un écran d'ordinateur ou de télévision, où trouver le temps de lire ? Internet et la télévision généralisée ont chassé l'ennui qui a toujours été l'aiguillon le plus sûr de la lecture, mais peut-on le regretter ? Ensuite, la facilité à se procurer les livres à distance - qu'ils soient neufs ou d'occasion -, la mise à disposition de textes fondamentaux, la consultation de textes numérisés dans lesquels il est, par exemple, tellement plus facile de retrouver un passage précis, transforment inéluctablement le statut de la bibliothèque qui n'est plus qu'un moyen parmi d'autres d'accéder au savoir. Et du livre qui n'est plus qu'un moyen parmi d'autres, et pas le plus accessible, de se "divertir". Mais le livre d'art, par exemple, ne sera pas touché par le phénomène. (...) Quant à lire Guerre et paix (...) sur un écran, le support papier, comme disent les spécialistes, a encore tout un avenir. (p.120-121)
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  • Par zerby, le 02 janvier 2009

    Une métaphore de la bibliomanie : l'homme qui commence par lutter contre la mélancolie et le mal de vivre par la lecture (...). La bibliothèque protège de l'hostilité extérieure, filtre les bruits du monde, atténue le froid régnant aux alentours, mais donne, aussi, un sentiment de toute-puissance. Car la bibliothèque fait reculer les pauvres capacités humaines : elle est un concentré de temps et d'espace. Elle rassemble sur ses rayonnages toutes les strates du passé. S'y retrouvent les siècles nous ayant précédés. (...) Le passé hante les bibliothèques, non seulement dans les témoignages d'époque, mais aussi par les études savantes, les restitutions littéraires et les images de toutes sortes. Mais ma bibliothèque est aussi un concentré d'espaces. Toutes les régions de la terre y sont réunies, les cinq continents avec leurs paysages, leurs climats, leurs façons de vivre. Et même les lieux imaginaires comme Lilliput, la Cacanie, le désert des Tartares ou le Yoknapatawpha County, ou ceux à peine connus des humains et depuis longtemps explorés par les écrivains (...). Je peux m'y rendre en un instant, en changer sur-le-champ et même me trouver à deux endroits à la fois. Tout cela n'est pas sans rapport avec le divin, et voilà sans doute pourquoi, lorsqu'il s'agit de bibliothèque, il est si facilement fait appel au langage religieux. (...) Et Umberto Eco d'énoncer cette chose étrange : "Si Dieu existait, il serait une bibliothèque." Cela a sans doute à voir avec la capacité à maîtriser, dans une certaine mesure, temps et espace. (p.110-111)
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  • Par NadinePestourie, le 24 novembre 2008

    Qui s'intéresse à l'art, et rassemble la bibliothèque s'y rapportant, se heurte immédiatement à deux problèmes. Le premier est financier : les livres d'art valent, en moyenne, trois ou quatre fois plus cher qu'un livre de texte - et parfois beaucoup plus -, ils ne sont jamais publiés en poche et, une fois épuisés, sont rarement réédités. Leur prix sur le marché de l'occasion peut alors monter très haut. D'où le regret de ne pas les avoir acquis sur le moment, ce qui incite à ne pas commettre la même erreur et donc à multiplier les achats pour ne pas avoir à le regretter plus tard. C'est sans fin. Quant aux catalogues d'expositions, ils ne sont par définition jamais réimprimés une fois l'événement passé. (...) Comment ensuite, à la sortie d'une exposition intéressante, hésiter à acquérir le catalogue ? Cela pourrait même être considéré comme un acte d'économie !
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  • Par GribouilleChat, le 08 novembre 2009

    « Mais revenons-en à la bibliothèque. Une fois constituée, elle a tendance à devenir un passage obligé de la réalité, une sorte de vortex qui aspire tout ce qui nous arrive. Le catalogue à y classer devient partie intégrante de l’exposition ou du musée visité, de même la documentation sur la ville – et ses monuments jusque-là inconnus – découverte au fin fond du Portugal, de l’Italie ou de la France. […] L’impression de sauvegarder quelques morceaux de temps envolés, alors que le reste, émotions et sensations de voyage, restera souvenirs volatils. » (p.113)
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