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ISBN : 2021046958
Éditeur : Editions du Seuil (2012)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 35 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
D’un recueil à l’autre, Bernard Quiriny met en scène l’extraordinaire Pierre Gould, dandy bibliomane et provocateur par qui l’impossible devient possible. Cette fois- ci, Gould nous fait pénétrer dans sa bibliothèque. Une véritable caverne aux trésors remplies d’auteurs... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Bologne, le 19 janvier 2013

    Bologne
    Si Escher avait écrit des nouvelles, peut-être aurait-il signé Bernard Quiriny. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'artiste néerlandais est invoqué dans un de ces textes. de la nouvelle, Quiriny a conservé l'art de la chute. Mais le titre en définit bien mieux le genre : il s'agit d'une collection, d'un cabinet de curiosités qui rassemble dix descriptions de villes imaginaires, neuf collections de livres insolites, six bizarreries de notre époque. Dans la plupart apparaissent le personnage de Pierre Gould, récurrent chez l'auteur, et qui évoque un peu l'Adrien Salvat de Frédérick Tristan : un érudit malicieux, qui débusque la rareté et connaît la clé de toutes les énigmes, qu'il raconte comme s'il s'agissait des choses les plus naturelles qui soient.
    L'art de Quiriny consiste à partir de situations quotidiennes, de rêves caressés par chacun d'entre nous, de réactions banales… Qui ne s'est étonné d'un nom de rue rappelant la mémoire d'un parfait inconnu ? La petite ville d'Albicia a poussé le paradoxe à son comble en donnant à toutes les rues le nom de Ricardo Mancian… Qui n'a eu envie d'écrire un chef-d'œuvre ? Voici une machine à écrire programmée pour les rédiger à votre place. Comment un écrivain peut-il faire jouer le droit de repentir sur son œuvre ? Un auteur monomaniaque y consacre toute sa vie. Les pratiques échangistes et l'amour fusionnel sont à la mode : Quiriny n'a qu'à réunir les deux thèmes pour entrer dans le fantastique. le vieillissement semble rendre les distances plus longues : pourquoi ne le seraient-elles pas ? Et si le geste que nous faisons chaque matin, de tâtonner pour atteindre le réveil, était lui aussi dû à un recul nocturne de la table de nuit ? Un peu partout nous constatons la désertification des centres villes et l'expansion des banlieues : l'auteur les prend au pied de la lettre et décrit une ville qui s'étend comme un désert, reculant de plus en plus les frontières de ses banlieues jusqu'à, peut-être envahir le monde.
    Beaucoup de nouvellistes s'arrêteraient là. Un détail de notre vie quotidienne finement observé et intelligemment transposé. Bernard Quiriny pousse la situation jusqu'à l'absurde, en déduit toutes les conséquences logiques, mais invraisemblables, flirtant à l'occasion avec l'impossible. Changer son nom est devenu une banalité, mais que se passerait-il si l'on pouvait en changer tous les jours ? Les quiproquos plaisants se multiplient. Mais les règles habituelles continuent de fonctionner : les politiciens commandent des sondages, le droit de changer de nom est ressenti comme une liberté à défendre, mais peu pratique. Si les gens y renoncent, la publicité en fera une mode… Ce décalage entre des réactions ordinaires et les conséquences absurdes qu'elles déclenchent nourrissent l'humour pince-sans-rire du récit. Nous nous sentons visés de réagir au quotidien comme ces personnages dans l'absurde. Et puis, soudain, tout s'emballe, le narrateur se prend les pieds dans son délire, se laisse aller à des passages jubilatoires d'un humour décapant : « On peut s'appeler Nixon le jour et Brejnev la nuit, Swann au matin et Vinteuil à midi, Charlus au goûter puis Guermantes au dîner. » Les meilleures de ces nouvelles lâchent la bride à l'imagination tout en conservant une stricte logique des épisodes : les conséquences d'un changement de personnalité au cours des rapports sexuels constituent en ce sens un petit chef-d'œuvre d'humour et de vérité psychologique.
    Quelques obsessions traversent ces nouvelles, des thèmes se répondent comme des leitmotive discrets. La tentation du néant, par exemple : comment ne pas rapprocher les livres qui se « désécrivent » de la ville dont le centre désertique gagne peu à peu l'ensemble du monde ? Ce processus délétère réapparaît dans plusieurs textes : mais n'est-ce pas le propre de la vie, et de notre rapport au monde ? Comment ne pas nous reconnaître dans les habitants d'Oromé, qui regardent sans s'émouvoir leur ville s'effondrer maison par maison ? « Ils se plantent là et assistent passivement au désastre, sans rien faire. » Mais nous, que faisons-nous devant l'effritement du monde ? La question bien sûr n'est pas posée : Bernard Quiriny fait confiance au lecteur ; c'est le propre des grands écrivains.
    Beaucoup de ces nouvelles touchent d'ailleurs à l'écriture, à l'espoir du chef-d'œuvre et à l'angoisse de la médiocrité — dès qu'un critère certain de qualité est décelé par Pierre Gould, il ne s'applique pas aux romans du narrateur. Cela peut sembler nombriliste, mais avec beaucoup de modestie et de bon sens. Faut-il voir un regret personnel dans le personnage de Guérard, qui cherche anxieusement à détruire une œuvre de jeunesse ? Sans doute pas, mais de son impossibilité à y parvenir naît une remarque très juste : « Sûrement, il aurait cessé d'être écrivain s'il n'y avait pas eu dans sa chaussure un caillou pour le faire boiter. » le caillou de Bernard Quiriny est peut-être cette obsession du néant : il a l'élégance de l'habiller d'un ironie malicieuse qui nous touche insidieusement.
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    • Livres 5.00/5
    Par pilyen, le 13 mai 2012

    pilyen
    Je serai humble devant le livre de Bernard Quiriny. Je ne m'amuserai pas à faire mon intéressant face à un critique renommé et encore moins devant l'auteur formidablement inventif qu'il est. Je fais chapeau bas devant autant d'imagination. Ce recueil de nouvelles est un régal pour l'esprit de tout lecteur.
    Nous faisons la connaissance de Pierre Gould, héros récurrent du livre, infatigable collectionneur de livres particuliers. D'une nouvelle à l'autre, nous découvrons des auteurs inconnus qui ont écrit des livres étranges : les livres que personne ne peut lire tellement il sont à tomber d'ennui, ceux qui ont sauvé des vies grâce à leur épaisseur ou à leur recette à guérir une maladie orpheline, ceux qui se corrigent tout seul dans le but d'atteindre un résultat parfait ou encore les livres gigognes dont chacun en renferme une infinité d'autres. C'est drôle, faussement érudit mais infiniment créatif et jouissif pour l'esprit.
    Intercalées apparaissent d'autres nouvelles sur le thème de villes tout aussi fantastiques, joyeux hommage à Italo Calvino sans doute. Là, Bernard Quiriny nous balade à Oromé en Bolivie, ville qui s'autodétruit ou à Caori au Brésil où chaque seconde de votre visite reste en mémoire toute votre vie dans les plus infimes détails. Il y en a huit autres de cet acabit, à faire pâlir d'envie le plus luxueux des catalogues de voyage.
    Et puis, il y a une troisième couche de nouvelles, elles aussi fantastiques dans tous les sens du terme, intitulées ou pas "Notre époque". Les thèmes sont divers mais tout aussi déjantés. Que se passe-t-il lorsque la nuit d'un 31 décembre, tous ceux qui ont fait l'amour se réveillent habitant le corps de leur partenaire et vice et versa ? Ou alors que devient-on lorsque la loi permet de changer de nom et de prénom autant de fois qu'on le désire ? Dans ces nouvelles là, Bernard Quiriny est à son sommet, déroulant son raisonnement jusqu'au délire tout en gardant un ton sérieux et précis.
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    • Livres 4.00/5
    Par traversay, le 28 août 2012

    traversay
    Comment qualifier le dernier recueil de nouvelles de Bernard Quiriny, Une collection très particulière ? Génial ? Absurde ? Absurdement génial ? Débridé, en tous cas, d'une imagination sans limites, en hommage à une discipline majeure : la littérature. Son personnage favori, aussi dandy que bibliomane, Pierre Gould, est notre guide dans cet opus : il est là pour nous présenter sa collection de livres, très particulière, en effet. Il y a les livres oubliés par leurs auteurs au fur et à mesure qu'ils les écrivent, ceux qu'on ne peut déchiffrer qu'en étant habillé de façon impeccable, les bouquins qui ont continué à s'écrire après la disparition de leurs géniteurs. On en passe et des plus cocasses. Faisant preuve d'une (fausse) érudition sans faille, Quiriny nous entraîne dans un délire très sérieux. C'est irrésistible. Outre ces collections, d'autres séries viennent compléter notre lecture. Ainsi, le portrait de dix villes, toutes imaginaires, et dont chacune possède une spécificité étonnante. Enfin, Quiriny se penche sur notre époque, ou plutôt son proche avenir, à travers quelques fables sociales à valeur de satire. Inutile d'en conseiller une plutôt qu'une autre, elles suivent, en une belle unité, une implacable progression à partir d'un point de départ loufoque mais somme toute envisageable, dans un univers légèrement décalé du notre, à peine voilé d'un halo fantastique. Aymé, Borges, Calvino sont quelques uns des maîtres dont s'inspire le nouvelliste belge surdoué (34 ans). Son livre est une friandise qui craque sous la dent, une fantaisie qui fait se tordre de rire et réfléchir, aussi, mais si, mais si. Délectable et surprenant d'invention de bout en bout. Vivement d'autres bonnes nouvelles ...
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    • Livres 4.00/5
    Par Lalynx, le 21 avril 2013

    Lalynx
    Une collection très particulière est un roman écrit par Bernard Quiriny qui présente la collection et les aventures d'un certain Pierre Gould. le livre est séparé en plusieurs parties : Une collection très particulière, dix villes et notre époque.

    Bernard Quiriny est un auteur belge qui a écrit 5 livres depuis 2005, il a reçu de nombreux prix pour ses deux premiers recueils de nouvelles. de ces livres, 2 sont des romans et 3 des recueils de nouvelles.

    Dans des discussions entre le narrateur et Pierre Gould, on peut découvrir dans les chapitres ''une collection très particulière'' les livres que conservent Gould, dans des rayons aussi étranges les uns que les autres. Des livres que les lecteurs oublient systématiquement, d'autres qui s'auto-corrigent. Dans les chapitres ''Dix villes'', Gould parle de villes elles aussi très étranges, aussi originales qu'improbables. Enfin, dans les chapitres ''à notre époque'', on suit des articles récapitulatifs d'événements qui se seraient passés ces dernières années, de manière très sérieuse, par exemple un chapitre sur la résurrection qui est devenue habituelle actuellement.

    Le recueil est très agréable à lire, d'autant plus que l'auteur arrive à nous avoir. En commençant le roman j'ai cru un moment que c'était des histoires vraies, car les premières histoires sont assez probables mais montent en crescendo vers des aventures complètement farfelues. le sérieux avec lequel le narrateur raconte tout ce qu'il voit donne envie de jouer le jeu et d'y croire.
    Les parties « à notre époque » sont mes préférées car on y voit une autre vision du monde actuel, que se passerait-il si les choses étaient autrement, si on pouvait ressusciter ? Si on avait un élixir de jeunesse ? Bernard Quiriny essaye de répondre à ces questions en mettant des mises en situation et en imaginant les conséquences. Cela peut amener au minimum un sourire en imaginant la situation cocasse, mais aussi à de plus grandes réflexions sur la société.

    Le style d'écriture est très léger donc le livre se lit assez rapidement et facilement. Les sujets restent intéressant. À condition de comprendre le second degré, lire ce roman est un vrai moment de plaisir sans se perdre dans des détails et des réflexions qui empêchent la lecture. Néanmoins, en refermant le livre on peut réfléchir plus à ce qui est mis dedans et revoir notre jugement sur la société.

    Pour ce qui est des personnages, il n'y en a que deux : le narrateur (certainement Quiriny lui-même) et Pierre Gould. On ne sait pas beaucoup de choses du narrateur, sinon qu'il est ami avec Gould depuis longtemps et qu'il est écrivain à ses heures perdues. Gould est un personnage intéressant qui aime jouer sur le mystère et essayer de faire deviner ce que font ses livres ou les villes étranges où il va. Il a l'air de tout connaître et d'avoir été partout, on se demande comment il a pu obtenir les livres qu'il a dans sa collection. le roman ne s'accentue pas franchement sur les personnages mais on arriver à apprécier ce fameux Gould qui a l'air aussi atypique.

    En bref, une collection très particulière est un recueil de nouvelles qui vaut le détour. Il est plaisant et rapide à lire, ne faisant que 185 pages. Il permet beaucoup de réflexions, ça vaut donc le coup de le lire à plusieurs pour pouvoir en parler après plutôt que de rester seul avec ses idées. Les différentes histoires apportent leur lot d'amusement et d'idées intéressantes.

    Lien : http://lalynx.over-blog.com/article-critique-une-collection-tres-par..
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    • Livres 4.00/5
    Par liratouva2, le 07 juin 2013

    liratouva2
    L'écriture et l'oubli
    Il s'agit de la première nouvelle du recueil "Une collection très particulière" qui a reçu le Grand prix de l'Imaginaire, nouvelle francophone 2013. (Résultats complets ICI)
    Le titre de ce récit est en réalité le thème des conférences données par un certain Gould, le héros de ces nouvelles dont on ne sait rien de plus ici si ce n'est qu'il collectionne les cas d'amnésie des écrivains dont quatre sont cités parmi les plus marquants.
    Le premier, victime d'un grave accident, oubliait son propre nom qu'il fallait lui répéter chaque matin mais surtout "il était incapable de conserver le souvenir de ses propres œuvres au-delà d'une journée". C'était le drame de sa vie car écrire était son occupation favorite. presque le but de son existence. Il se mit dès lors à écrire chaque jour deux ou trois pages d'un texte court qu'il finissait et corrigeait dans la journée. Bientôt il finit par écrire toujours le même texte à l'identique jusqu'à sa mort, croyant toujours innover
    Le second, commerçant à Aubagne, peu intéressé par la littérature, "composa sur un coup de tête un admirable recueil de contes" qui fut édité avec grand succès mais, repris ensuite par ses affaires, il oublia d'écrire à nouveau et ce n'est qu'à la fin de sa vie, au cours d'un ultime déménagement que, retrouvant quelques exemplaires de son livre, il se rappela qu'il était écrivain. Il se remit au travail alors mais en vain et mourut sans plus rien écrire de sérieux si ce n'est ce Conseil aux jeunes écrivains:
    "Le plus important, n'oubliez pas d'écrire."
    A l'inverse, le troisième écrivit beaucoup pendant sa jeunesse, des livres sur ses voyages, des lettres à ses amis, des récits érotiques jusqu'au jour où, retiré dans une communauté religieuse, il ne désira plus qu'oublier qu'il avait écrit et voulut détruire tous ses romans.
    Le dernier "se suicida quand il découvrit que ses lecteurs oubliaient systématiquement ses livres après les avoir lus."
    Cette nouvelle est un régal d'écriture et de bizarreries humaines. Comme les quatre écrivains dont il est question sont précisément situés dans des époques et des lieux bien précis, j'ai pensé qu'ils avaient existé mais je me trompais. L'auteur fait preuve d'une grande imagination, tout simplement.


    Lien : http://liratouva2.blogspot.fr/2013/06/lecriture-et-loubli-une-collec..
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Critiques presse (8)


  • Bibliobs , le 31 mai 2012
    On dirait du Marcel Aymé, mais rédigé dans une prose parfaitement méthodique. Le monde selon Quiriny, au fond, n'est pas beaucoup plus absurde que le nôtre. Il est en tout cas largement aussi drôle.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • LesEchos , le 02 mai 2012
    Drôle, pétillante comme un diabolo menthe en été, cette « Collection » se veut aussi un hommage à la littérature.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Lexpress , le 06 avril 2012
    L'humour du recueil, lui, tiendrait plutôt du tsunami. Inventif et roublard, son auteur déverse au fil des pages des flots d'ironie et de joyeuse fantaisie.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Liberation , le 02 avril 2012
    Ce recueil-ci, aussi fantaisiste, ludique, imaginatif et rigoureux que les précédents, se développe à partir de trois axes, deux textes du même genre ne se succédant jamais.
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • Telerama , le 28 mars 2012
    Des nouvelles qui se déplient, se déploient et nous bluffent avec une telle aisance qu'on les croirait écrites depuis toujours.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LaLibreBelgique , le 20 mars 2012
    D’une étonnante fausse érudition, le brillant écrivain belge mène des raisonnements excentriques proches de l’absurde mais sans jamais l’atteindre. "Une collection très particulière" recèle, elle aussi, un secret : un hommage à la littérature.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Lexpress , le 20 mars 2012
    Collection très particulière, on découvre une machine à écrire des chefs-d'oeuvre, des livres gigognes, une curieuse forme d'échangisme corporel...
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeSoir , le 05 mars 2012
    Bernard Quiriny mène ces descriptions avec un irrésistible mélange de sérieux et d'humour.
    Lire la critique sur le site : LeSoir

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Citations et extraits

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  • Par wellibus2, le 20 décembre 2014

    .....Fasciné, je suis frappé par une idée.
    -- N'est-on pas proche alors de ce que je disais tout à l'heure : des écrivains qui, pour ne rien écrire de trop, n'écriraient rien du tout ?
    -- Certes. A cela près qu'ici, ce ne sont pas les auteurs qui pratiquent le nihilisme, mais les romans.

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  • Par wellibus2, le 19 décembre 2014

    Dans le monde entier surgissent de soi-disant historiens qui, issus de réalités lointaines, soutiennent que l'Amérique a été découverte par un marin portugais vers 1544, que Marie-Antoinette est morte de vieillesse en 1840 et que le Titanic a traversé cent dix fois l'Atlantique avant d'être converti en transport de troupes au début de la guerre.
    Que répondre, sinon qu'ils ont raison de leur point de vue et tort du nôtre ?
    Au bout de quelque temps, ces hurluberlus, fusionnent avec leurs doubles indigènes et donnent naissance à des êtres munis de deux savoirs incompatibles.
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  • Par wellibus2, le 19 décembre 2014

    Urgences de Gould :
    Autre scène vue : Gould dans un dîner se tortille sur sa chaise en serrant les mâchoires, visiblement mal à l'aise ; à la maîtresse de maison qui lui propose discrètement de le conduire à la salle de bains, il répond en chuchotant :
    " N'auriez-vous pas plutôt une chambre, un crayon et une feuille blanche ?
    Un poème me vient, que je ne retiendrai pas longtemps."
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  • Par nathalie_MarketMarcel, le 07 avril 2014

    Le jour où j’aurai la fantaisie d’en finir, j’irai dans le bar d’un grand hôtel, je choisirai un bon fauteuil, je commanderai un verre et je commencerai ma lecture. Les gens passeront autour de moi sans faire attention ; peut-être certains glisseront en silence pour respecter mon calme ma paisible méditation littéraire. Ils ne sauront pas que je suis en train de me suicider et que, à la dernière page du livre, je serai mort.
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  • Par gargamel00, le 12 février 2014

    La vie jadis nous semblant absurde; nous pensions que sans la mort elle le serait moins. En fait, c'est le contraire: on découvre que la vie est encore plus absurde sans la mort, et on se prend à regretter le bon vieux temps où mourir était obligatoire, facile et irréversible - le bon vieux temps en somme où mourir était rassurant.

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Vidéo de Bernard Quiriny

Bernard Quiriny - Une collection très particulière .
Bernard Quiriny vous présente son ouvrage "Une collection très particulière" aux éditions du Seuil.http://www.mollat.com/livres/bernard-quiriny-une-collection-tres-particuliere-9782021046953.htmlNotes de Musique : Brubeck Time - 8 -Brother, Can You Spare A Dime?








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