ISBN : 2070134474
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Ce roman évoque le rapport qu’entretient l’écrivain avec la solitude et ses différentes facettes
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par ATOS, le 16 mai 2012

    ATOS
    Sol-itude.
    Vast – itude- Plein- itude – Béa titude
    «L'horizon est un cercle parfait»
    Convexité ou concavité ?
    Hymne à la Solitude. Ode à la joie, O Solitude de Purcell...
    Catherine Millot nous explique l'état de Solitude. Pas ce misérable sentiment subi, mais la conscience totale de l'état de vivre en Solitude.
    Car il s'agit d'une recherche, d'un besoin premier ,d' une nécessité, d'un appel.
    La Solitude n'est pas le vide, c'est le Souffle,
    Un temps précieux de respiration.
    On entre en Solitude pour saisir la beauté du tout. La beauté d'être et l'art du vivre. Se rendre disponible pour l'Art...
    La Solitude nous offre la netteté des couleurs, des formes, la justesse du silence qui laissent remonter en nous les mots. Un état de veille et d'éveil.
    Reprendre son souffle comme le ferait un animal au milieu de la plaine. Un retour à l'instinct premier.
    La peinture la sculpture, l'immensité du monde accompagnent ce livre.
    La Solitude n'est pas statique mais extatique lorsque l'on y consent. Percevoir ce que nous ne voyons plus.
    C'est une écoute, un état de vigilance intense où l'on peut peut saisir l'émerveillement du premier matin du monde, de la nudité originelle.
    La solitude n'est plus un enfermement, n'est plus isolement. Mais bien au contraire une ouverture vers l'extérieur premier, l'avant moi, un dehors sans dedans.
    On se doit d'accueillir cet espace. le respecter . le désirer. le défendre. Se livrer à la vacance des agressions comme l'écrivait Roland Barthes.
    La mer va et vient...., toujours constante, ... revient... et vient en effet miroir de l 'amour et du désamour.
    «La vie parfaite où la vie atteint son dimanche»
    « L'heure glisse sur nous et tombe en silence dans l'éternité».
    Les plus beaux écrits sur la Solitude qui nous aient été donnés de lire !
    De Barthes à Hudson, Catherine Millot nous donne à penser la Solitude.
    Dans une société on l'on doit constamment tout remplir, rester toujours connecté, où nous devons subir un bombardement constant de sollicitations, il est bon et important de se plonger en toute solitude dans les mots de Catherine MILLOT. de la valeur de la Solitude aurait pu être le deuxième titre de cette ode.
    Nous ne pouvons que remercier LE FURET DU NORD en partenariat avec LIBFLY d'avoir sélectionné ce livre pour la rentrée!!!
    Astrid SHRIQUI GARAIN
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    • Livres 4.00/5
    Par meyeleb, le 10 janvier 2012

    meyeleb
    Grâce à une amie, c'est à une triple découverte que j'ai été conviée, avec ce sentiment que les arts se parlent et se complètent merveilleusement:
    "ô solitude, my sweetest choice", magnifique hymne à la solitude chanté sur l'air de Purcell par Alfred Deller - Music for a while, chez Harmonia mundi (sa voix de contre-ténor exceptionnelle confère à la plainte une douceur surréelle!)
    Loin des clichés d'un ascétisme monastique où le renoncement et le silence ornent le quotidien, la solitude volontaire est un art de vivre. Pascal Quignard m'en a montré le chemin dans Villa Amalia. Il ne restait que la troisième étape, cet ouvrage qui m'enchante, pose des mots sur ce choix de vie qu'est le désir d'être seul.
    Catherine Millot nous invite à voyager dans ces ilots solitaires de sa vie. Nous y croisons Barthes, Lacan bien sûr, mais aussi des écrivains, comme Musil, ou Proust et le narrateur de La Recherche du Temps perdu qui aime rester dans son lit pour savourer les moments de solitude. A lire dans vos moments de... douce solitude !
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    • Livres 2.00/5
    Par Corboland78, le 18 mars 2012

    Corboland78
    Catherine Millot (à ne pas confondre avec Catherine Millet, écrivain aussi) est écrivain et psychanalyste, auteur de plusieurs livres, mais O Solitude est son premier roman. Je parle de « roman » parce que c'est écrit dessus, comme disait un célèbre fromage, mais la dénomination est trompeuse à mon avis.
    Le titre lui, annonce bien la couleur puisque Catherine Millot se donne pour ambition de vanter les mérites de la vie solitaire, « Ecrire, cette fois-ci, pensais-je, ce serait pour dire à mon tour le bonheur de vivre seule. » Pour illustrer son propos, elle convoque d'autres solitaires, des artistes comme le peintre Caspar David Friedrich ou le musicien Purcell, des personnages tirés de la littérature, l'œuvre de Proust est souvent citée, ainsi qu' Edgar Poe, mais ce sont aussi et surtout Roland Barthes écrivain philosophe et W.H. Hudson naturaliste, fou des oiseaux et de la Patagonie qui lui fournissent de nombreuses pages enrichissant son livre de références vécues.
    Mais c'est aussi ce qui me fait tiquer, quand je vois le terme « roman » imprimé sur la couverture de ce livre. Car en fait, le texte est un vaste mélange des genres, la biographie avec Barthes et Hudson ainsi que l'essai psychanalytique – le naturel revenant au galop. Et là Catherine Millot nous entraîne dans des considérations que j'aurais peut-être appréciées si j'avais un essai entre les mains, mais qui m'ennuient un peu, d'abord parce que glissées à mon insu dans un roman et ensuite parce que ça ressemble furieusement à du jargon roboratif, j'en citerai cet exemple « Si l'expérience de la perte est coextensive à l'émergence du moi, avec sa signification protectrice et défensive, la voie de retour consisterait à parvenir à faire relâche avec ce moi et avec les défenses dont il est bâti. »
    En rédigeant cette chronique, je m'aperçois que je ne sais pas quel avis porter sur ce livre, car si les points négatifs sont nombreux, le mélange des genres et le charabia du psychanalyste, j'y ai aussi trouvé plusieurs centres d'intérêts, les longues pages sur Hudson m'ont donné envie de le lire, et ce que Catherine Millot dit de la solitude choisie semblait parfois correspondre à mon propre portrait, même si ses propos ne sont pas exempts d'évidences « La vieillesse est un bel âge de la vie, pour peu qu'elle ne soit pas grevée par la maladie ».
    Donc, puisque ce livre ressemble à un cocktail, en voici la recette après l'avoir dégusté, un tiers de lecture agréable et instructive dilué dans deux tiers de chiants !
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Critiques presse (3)


  • Actualitte , le 14 novembre 2011
    C'est ainsi que Catherine Millot signe un livre profondément méditatif et recueilli, irrigué de mystère. Un récit d'une sobre beauté, d'une profondeur entêtante! Chaque phrase, chaque ligne sonde l'énigme que constitue le fait d'être au monde : naître du néant pour finalement y retourner, entre-temps choisir de vivre, de voyager ou de rester au fond de son lit, d'aimer, ou s'extraire du cycle, et s'absenter.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • Lexpress , le 19 septembre 2011
    De fil en aiguille, c'est à un nuancier des solitudes qu'aboutit Catherine Millot. Elle distingue la solitude heureuse ou solaire dont jouit l'enfant dans son rapport poétique au monde, et la solitude dévastatrice, celle de l'abandon néantisant qui frappe sans appel l'amoureuse ou l'amoureux humilié.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Telerama , le 18 août 2011
    Alliant érudition et intimité, une exploration brillante de l'isolement et de ses vertiges.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 24 octobre 2011

    [ Incipit ]

    L'impatience heureuse des commencements. L'horizon est un cercle parfait, la mer est déserte, vide comme la page blanche qui m'attend, comme les jours à venir, avec juste le soleil et la mer, et les îles. Et le soleil se lèvera sur la mer, se couchera sur la mer. Je pourrai sortir le matin sur le pont le regarder se lever jusqu'à ce que l'aube grise devienne la rose aurore, et ensuite me rendormir, tout enclose dans la beauté du jour naissant. Le bonheur se confond avec la mer et le soleil et l'écriture à venir, les longues matinées d'écriture, le temps rendu à sa liberté.
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  • Par aleatoire, le 24 octobre 2011

    L'émotion la plus profonde que puisse donner la nature ne vient-elle pas de ce qu'elle se passe si bien de vous ? Votre existence, d'apparaître aussi superflue, en devient légère comme un nuage. La solitude n'est jamais aussi grande ni aussi sereine que lorsque l'indifférence des choses ouvre à l'absence de soi.
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  • Par aleatoire, le 24 octobre 2011

    Le goût de la solitude et du silence, comme celui de la lecture et de l'écriture, est peut-être le goût lui-même de l'enfance, sa part préservée. L'enfance est un état naturellement solitaire. Cette solitude est faite de plusieurs choses. D'abord de ceci, qui est fondamental : l'enfant est seul dans son lit. On peut dire de quelqu'un qu'il est seul quand il ne partage le lit de personne.
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  • Par meyeleb, le 10 janvier 2012

    Je partage avec Barthes la passion de la lecture. Si je peux m'imaginer vivre sans écrire, sans lire je mourrais à coup sûr. Comme Barthes je connais le bonheur inlassable du butinage, du papillonnage d'un texte à l'autre et de revenir sans cesse aux plus aimés. La bibliothèque est comme une cercle d'amis qui ne sont jamais importuns et toujours disponibles, une compagnie de rêve qui préserve la solitude et la peuple d'une infinie variété d'univers et d'êtres dont la singularité merveilleuse s'exprime à loisir.
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  • Par Corboland78, le 18 mars 2012

    Plus anciennement, les anachorètes, que l’on imagine adeptes de la solitude la plus rigoureuse, n’étaient en réalité pas dépourvus de vie sociale. Parmi eux, les Nitriotes, qui formaient une vaste colonie dans la montagne au sud d’Alexandrie, se réunissaient une fois par semaine. De longue date, on connaît les bienfaits de la solitude pour la vie spirituelle, mais aussi sa nocivité certaine, si elle est trop absolue. C’est alors l’acédie, une forme de mélancolie, qui menace celui qui s’est retiré du monde.
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Catherine Millot - O solitude .
Catherine Millot vous présente son ouvrage "O solitude" aux éditions Gallimard.http://www.mollat.com/livres/catherine-millot-solitude-9782070134472.html








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