> Cécile Arnaud (Traducteur)

ISBN : 2710331470
Éditeur : Table ronde (2010)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Depuis l’arrivée du couple Daniels, la petite bourgade de Winsville, en Virginie, est en émoi. L’intense beauté de Vienna, sa déroutante culture, sa passion immodérée pour les arbres suscite l’admiration des uns, l’effroi des autres, les commentaires de tous. Un jour, W... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par luocine, le 15 octobre 2010

    luocine
    L'intérêt de ce roman vient du style de cette auteure, et puisque je ne lis pas l'américain, du bon travail de la traductrice. L'histoire raconte une fois encore l'étroitesse d'esprit des petites villes de l'Amérique profonde avant la deuxième guerre mondiale. Nous sommes dans les états du Sud donc du racisme ordinaire insupportable aujourd'hui, mais tellement banal à l'époque dans ces lieux là.
    On pense à Ne tirez pas sur l'oiseau Moqueur, car l'histoire nous est racontée à travers les regards d'enfants.
    Une jeune femme belle et cultivée, élève seule deux enfants, car son mari l'a abandonnée. Elle se fiche du conformisme social ambiant, les petits notables de province lui feront payer cher son indépendance d'esprit.
    Tout le village n'st pas d'un bloc la personnalité du médecin est très intéressante et aussi celle de son voisin amoureux transi qui protège au mieux sa trop belle voisine.
    On rentre dans ce roman comme dans un film car les descriptions ont très précises et ne surchargent pas le roman. Un vrai plaisir de lecture : dépaysement garanti.

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    • Livres 3.00/5
    Par ivredelivres, le 02 novembre 2010

    ivredelivres
    Dans une petite ville de Virginie, une ville du vieux Sud, celui de Scarlett, de Scout et Atticus, celui qui jouit de la plus grande considération c'est bien Willard Daniels, propriétaire des « Hauts » le plus beau domaine de Winsville.
    Il revient là avec sa belle épouse, Vienna, belle et cultivée elle suscite beaucoup de curiosités et cancans. Excentrique, libre, farouchement attachée à son indépendance, la belle Vienna va de thé en cocktails se mettre toute la gente féminine à dos. Les hommes eux la croient simplement folle surtout quand il la voit promener son cheval en laisse et on disait même "qu'elle était socialiste, peut-être communiste, qu'elle aimait les Nègres et fumait des cigarettes" et puis n'a-t-elle pas fait fleurir une deuxième fois la glycine ?
    Malgré la naissance de deux enfants, Willard Daniels un beau jour quitte Winsville pour ne plus revenir, Vienna va devoir faire face à l'éducation de Willa et Elliott.
    Elliott petit lutin passionné par les oiseaux, Willa déjà libre et indocile comme sa mère. Plusieurs personnages vont venir prendre place autour d'eux, John Aimes le voisin, le médecin de famille capable aussi bien de vous accoucher que de soigner discrètement une blessure par balle, Gray l'étudiant de passage féru de latin, Vienna enfin qui vit au milieu des livres la tête parfois dans les étoiles.
    Un très beau portrait de femme qui fait des choix personnels et une belle évocation du sud encore tourmenté par la ségrégation et une morale qui craque aux coutures. Les descriptions d'une nature luxuriante, d'une ivresse permanente tant la vie peut être don et plénitude, sont superbes.
    Les failles pourtant ont commencé, la volonté de Vienna d'afficher sa différence va avoir des conséquences.
    Lisez ce livre, vous ne serez pas déçu, c'est le roman dans toute sa splendeur, du souffle, de la tendresse, de l'émotion, du suspense.
    Si vous avez aimer Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur ou l'héroïne du film Loin du paradis, lisez ce livre, vous ne serez pas déçu, c'est le roman dans toute sa splendeur, du souffle, de la tendresse, de l'émotion, du suspense.


    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2010/08/31/sanctuair..
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    • Livres 5.00/5
    Par liratouva2, le 17 mai 2011

    liratouva2
    J'avais déjà aimé le premier livre de Catherine Mosby traduit en français: «Sous le charme de Lilian Dawes». J'ai également pris beaucoup de plaisir à la lecture de «Sanctuaires ardents» qui est en réalité son premier livre.
    Vienna est une jeune new-yorkaise, belle, intelligente, cultivée et particulièrement indépendante. Elle s'est installée avec ses enfants Willa et Elliott dans la grande maison de son mari, Willard Daniels, à Winsville, un village de Virginie où elle demeure l'étrangère, celle qui ne s'adapte pas. Quoi qu'elle fasse, elle déchaîne les commérages, les rancœurs et les passions. Ce qu'elle aime, ce sont les arbres, les livres, les animaux sauvages et surtout son Pur-Sang, cadeau de mariage qu'elle ne sait pourtant pas monter.
    Son mari l'abandonne très vite, la laissant seule avec ses enfants, deux adorables sauvageons, tendres et curieux mais aussi incompris et peu appréciés qu'elle, en raison de leur trop grande liberté.
    Les sanctuaires sont des lieux de refuge sacré créés pour se ressourcer et Vienna et ses enfants en ont créés beaucoup, idéalement, dans cet endroit trop terre à terre où on les repousse mais "Est-ce, au ciel, un crime, d'aimer trop fort?" (Alexander Pope, Phrase mise en exergue.)
    Malgré le sort qui s'acharne, ce n'est pas la tristesse qui s'est emparée de moi à la fin de ma lecture mais plutôt ce charme fou qui se dégage d'un récit infiniment attachant, comme le sont les personnages, cette sorte de grâce simple, tendre, précise et poétique à la fois qu'impose le style de l'auteur.
    Ce livre rejoint un autre coup de cœur auquel j'ai beaucoup pensé durant ma lecture :"Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" de Harper Lee. Ce qui n'est pas peu dire.

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/05/sanctuaires-ardents-de-kather..
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    • Livres 4.00/5
    Par jostein, le 04 novembre 2010

    jostein
    Dans "Sanctuaires ardents", Katherine Mosby crée une ambiance très "nouvelle-Angleterre" avec les thèmes de la religion, de la politique et du social. le livre tient sa force de ses personnages originaux et de l'importance de l'environnement (nature, littérature, fracture nord/sud).
    Vienna, originaire du Nord de l'Amérique vient s'installer suite à son mariage à Winsville, petite ville de Virginie.
    Originale, intelligente et associale, elle sera vite rejetée par les habitants de cette petite bourgade.
    " Tu seras malheureuse et ruinée et cela sera ton seul lien avec le Sud."
    Abandonnée par son mari, Vienna s'isole encore davantage avec ses deux enfants Willa et Elliott. On la dit folle parce qu'elle lit les auteurs grecs et latins et écoute de la musique classique, rejette la religion pour l'amour de la vie et de la nature. Ses enfants apprennent seuls. Willa est arrogante et intelligente et Elliott est sensible et passionné par les animaux du jardin qu'il sauve et nourrit.
    Le style littéraire de Katherine Mosby est très élaboré avec des références et un vocabulaire très riche.
    C'est donc une très belle écriture qui sert un roman poignant. Ce roman m'a fait penser au livre d'Harper Lee et au film "Les beignets de tomates vertes" qui sont tous deux d'excellents souvenirs et témoignages de la ségrégation.
    Je ne manquerais pas de lire un autre roman de cette auteure dès que possible, "Sous le charme de Lilian Dawes"

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-sanctuaires-ardents..
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    • Livres 5.00/5
    Par lilyetseslivres, le 20 décembre 2010

    lilyetseslivres
    Quand Willard Daniels réinvestit sa propriété de Winsville, en Virginie, qui plus est marié, la petite bourgade n'a plus d'yeux que pour ce couple aux allures étrangement exotiques.
    Il faut dire que Vienna, la jeune épousée, détonne dans ce milieu provincial et étriqué. Très vite, on la catalogue, on l'épingle et on la jalouse... N'est-elle pas ce "Bas bleu de New York qui avait deux ans d'université derrière elle et des déshabillés en provenance de Paris, qui savait jouer du piano et parlait des langues étrangères, qui avait les cheveux blonds et une femme de chambre blanche, des chaussures et des gants pour les différents moments de la journée, un buste en marbre de Quintilien et quatre malles pleines de livres - plus que dans tout le reste de Winsville.". Pensez donc, un oiseau rare qui ne daigne pas rester pour le thé et s'envole à la moindre occasion...
    Willard et Vienna auront deux enfants avant que le maître des lieux ne s'échappe à son tour, la laissant seule avec tout le domaine à gérer...
    Loin de "rentrer dans le rang", Vienna fuit désormais tout contact avec la micro société de Winsville, s'adonnant dès lors exclusivement à son long poème ("une épopée censée imiter Virgile par la structure, Dante par l'ampleur et Pope par le fond, ambition qu'elle annonçait timidement mais sans ironie"), à l'éducation de ses enfants, ou à la culture de ses arbres... le tout sans une once d'académisme.
    La suite ci-dessous :

    Lien : http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2010/12/sanctuaires-ardents-k..
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Citations et extraits

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  • Par lilyetseslivres, le 20 décembre 2010

    De cette façon, elle avait atteint un singulier équilibre, dans lequel le cérébral et le séculier s'entremêlaient au physique et au spirituel comme les branches croisées des arbres fruités taillés. Elle prenait modèle sur les arbres qu'elle connaissait et aimait, et imitait le génie de la nature qui leur permettait d'être solidement ancrés dans le sol et par la force de la gravité, tout en couronnant vers le ciel, embrassant du même coup la terre et les cieux.
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  • Par Melo, le 04 octobre 2010

    En plus, elle aimait les Nègres et elle fumait des cigarettes. Voilà ce qui arrive, disait-on, quand on lit trop de livres : Ca ramollit le cerveau, et Addison imaginait alors la texture spongieuse des champignons des bois ou des crackers détrempés. On racontait qu’elle possédait des milliers de livres.
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  • Par luocine, le 15 octobre 2010

    Le fait d’être tous deux élevés dans le sud, d’avoir été élevés dans les souvenirs de la guerre de Sécession qui projetait son ombre noire sur deux générations pour imposer aux enfants de ses enfants le legs et la tradition de la perte

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  • Par luocine, le 15 octobre 2010

    Souviens-toi, être différent ne fait pas de vous quelqu’un de spécial, mais être spécial fait de vous quelqu’un de différent. J’espère que tu te joindras à mes prières pour que Vienna Daniels ne change jamais.

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  • Par line70, le 23 mai 2011

    [...] c'est peut-être la honte de ce qui nous manque qui nous fait parfois vouloir des choses qu'on serait mieux avisés de ne pas vouloir, et c'est peut-être aussi la honte qui fait que nous nous accrochons à ces erreurs, et nous empêche d'admettre que nous nous sommes trompés.
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Katherine Mosby - Sous le charme de Lillian Dawes .
Katherine Mosby vous présente son ouvrage "Sous le charme de Lillian Dawes" paru aux éditions Gallimard.http://www.mollat.com/livres/katherine-mosby-sous-charme-lillian-dawes-9782070420148.htmlNotes de musique : Shelly Manne & his men, 14 Joanna.








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