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ISBN : 2211074693
Éditeur : L'Ecole des loisirs (20/08/2004)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 435 notes)
Résumé :
simple dit "oh, oh, vilain mot" quand Kléber, son frère, jure et peste. Il dit " j'aime personne, ici " quand il n'aime personne, ici. Il sait compter à toute vitesse : 7, 9, 12, B, mille, cent. Il joue avec des Playmobil, et les beaud'hommes cachés dans les téphélones, les réveils et les feux rouges.

Il a trois ans et vingt-deux ans. Vingt-deux d'âge civil. Trois d'âge mental. Kléber, lui, est en terminale, il est très très courageux et très très fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (71) Voir plus Ajouter une critique
Lefso
18 février 2012
★★★★★
★★★★★
Il est, à mon sens très difficile de ne pas aimer ce livre car il est difficile de ne pas se prendre d'affection pour ces deux frères que tout oppose mais qui ne sont rien l'un sans l'autre. Les personnages sont en effet, les pions majeurs de ce livre, bien que j'aime également beaucoup le style fluide et dynamique de Marie-Aude Murail.
L'histoire est simple : ce sont deux frères qui réclament le droit de vivre ensemble. Alors que le plus vieux a 21 ans et est handicapé mental, le plus jeune est au lycée et souhaite devenir le pivot de famille, mais c'est loin d'être facile. Saura-t-il jouer ce rôle, quitte à perdre sa liberté ou son indépendance ? Quel est le regard des gens et les réactions autour de Simple ? Autant de questions dont on trouve quelques pistes de réponse à travers ce petit livre.
La relation entre les deux frères est vraiment le coeur de cet ouvrage. On peut deviner toutes les émotions par lesquelles passe chacun des deux frères, que ce soit les bonnes comme les mauvaises car on a beau vouloir faire le bien, il n'est jamais facile d'abandonner ses envies, ses plaisirs voire même sa vie pour aider autrui, quand bien même il serait votre frère.
On voit donc Kléber (le jeune frère) se débattre avec l'équilibre qu'il essaie de mettre en place, on voit Simple qui vit sa vie sans se poser de question, qui suit les conseils souvent mal avisés de son conseiller le plus précieux monsieur Pinpin ou encore qui par moment est extrêmement touchant d'intelligence !
Les personnages secondaires sont également remarquables, chacun avec son histoire, chacun avec ses doutes et ses espoirs. J'ai beaucoup aimé Enzo qui sans l'air de rien mène son petit bout de chemin au contact de Simple, de même que monsieur Villedieu.
Les thèmes qu'on trouve dans ce livre jeunesse sont la tolérance, le handicap, le regard des autres, autant de thèmes difficiles et importants qui peuvent et/ou doivent être abordés lors de cette période de la vie.
Un très beau coup de coeur qui entre rires et larmes met du baume sur notre coeur contre les intempéries de l'hiver mais aussi de la vie !
Lien : http://lefso.blogspot.com/20..
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jeunejane
08 octobre 2016
★★★★★
★★★★★
C'est avec mon petit-fils que j'ai découvert l'histoire de Simple de Marie-Aude Murail bien connue pour ses romans "Jeunesse".
Kléber et Barnabé sont deux frères. Kléber a 17 ans et va entrer en terminale. Barnabé a 22 ans. On le surnomme "Simple" car il a un âge mental de 3 ans.
Leur mère est décédée et leur père refuse de s'occuper d'eux car il décide de vivre sa vie. Il veut placer Simple dans un institut nommé "Malicroix".
Grâce à la somme léguée par la maman, Kléber espère garder son frère avec lui.
Simple est très sympathique malgré toutes ses bêtises.
Ils trouvent un logement en colocation avec d'autres étudiants qui sympathisent avec les deux frères.
Le livre est rendu vivant grâce au vocabulaire de Simple qui transforme les mots , à son interprétation du quotidien, aux quiproquos qui s'installent entre Simple et les personnages qui entrent en scène.
Il est aussi touchant pour un jeune qui fait connaissance avec le handicap.
J'ai pensé directement au film "Rainman" qui a sûrement été une source d'inspiration pour l'auteure.
C'est une belle lecture et une belle occasion d'échange avec mon ado de petit-fils.
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paikanne
28 mai 2008
★★★★★
★★★★★
Plongez-vous délicieusement dans la lecture de Simple, un récit émouvant de Marie-Aude Murail. Vous y découvrirez Kléber, un jeune homme de 17 ans et son frère Simple, alias Barnabé pour l'administration, déficient mental de 23 ans. Leur mère est décédée et leur père ne souhaite nullement s'encombrer de ses deux fils dans sa nouvelle vie si bien que Kléber se met en recherche d'un appartement où vivre avec son frère. Il trouvera bientôt une colocation mais vivre avec Simple… n'est pas simple et la bataille n'est pas gagnée d'avance.
Voici un livre qui se lit aisément, empreint d'émotion et bourré d'humour ; il n'est ici pas question de sourire mais bien de rire car Simple dit les choses "simplement" et telles qu'il les pense, sans prendre de gants, ce qui donne naissance à bien des situations cocasses. Les personnages, y compris les colocataires, sont pour la plupart extrêmement attachants et chacun va devoir apprendre à vivre avec l'autre, ce qui n'est pas gagné d'avance.
Voici un récit accessible à tous dès 12 ans qui permet une belle réflexion sur la différence…
A lire sans modération…
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Yumiko
28 juillet 2012
★★★★★
★★★★★
Attention ouvrez grands vos yeux et vos oreilles car vous êtes face à un livre INCOUTOURNABLE! Ce livre est une perle rare qu'il serait inadmissible de ne pas lire. Entre rire et larmes, ce récit touche, émeut, fait réfléchir et rend tout simplement humain. Marie-Aude Murail nous offre un magnifique ode au handicap mental en le décrivant de manière juste, sans dramatiser ou se moquer de cette différence.
Simple est un jeune homme de 22 ans qui a l'âge mental d'un enfant de 3 ans. Son frère de 17 ans, Kléber, s'occupe de lui depuis qu'il l'a fait sortir d'une institution spécialisée qui le débilisait et le maltraitait. Mais malgré sa bonne volonté, la vie en compagnie de Simple est loin d'être aisée. Vivant dans un monde « différent » avec pour compagnie un lapin en peluche qui parle, Monsieur Pinpin, Simple accumule les bêtises et les réparties pas toujours appropriées (mais très drôles il faut bien l'admettre). de plus, le désaccord avec leur père quant à la façon »d'élever » Simple n'aide pas à avoir une vie familiale harmonieuse.
Le jour où ils emménagent avec d'autres étudiants, Kléber va se retrouver face au regard des autres au quotidien. Chaque colocataire à sa manière de voir Simple et son handicap, entre sympathie et intolérance, voire mépris. Tous ont leur vision de la façon dont il faudrait s'occuper de lui ou le traiter, ce qui amène des situations parfois très compliquées et dures vis-à-vis de Kléber et de son frère. Pourtant, au fil des pages, Simple saura les faire fondre les uns après les autres. Tellement loin des préoccupations du commun des mortels, il peut se montrer autant agaçant par ses réactions innocentes que très touchant.
Suivre la vie de cette petite communauté hétéroclite est un vrai plaisir. Trouvant les mots justes, sachant décrire les différentes situations de manière douce et réaliste, l'auteur nous emporte et nous fait vivre avec ses personnages.
A travers les réactions de Simple, j'ai retrouvé celles des enfants handicapés avec qui je travaille en institution. Ces enfants ne peuvent pas laisser indifférent, car ils sont si innocents qu'ils arrivent toujours à nous toucher. Les côtoyer rend humain et nous fait évoluer tant au niveau de notre manière de penser que de notre façon de nous comporter. C'est justement de cela dont il est question dans ce livre magnifique!
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LiliGalipette
25 mars 2016
★★★★★
★★★★★
Simple a 22 ans et 3 ans d'âge mental. Kléber, son frère, a 17 ans. Il l'a retiré de Malicroix, l'institution où il dépérissait. C'est lui, désormais, qui s'occupera de son grand frère, puisque leur père refuse ses responsabilités. « Car le petit était le grand et le grand était le petit. » (p. 190) C'est beaucoup de responsabilité pour Kléber qui, s'il a conscience du sacrifice et du travail que cela représente, n'accepte pas de voir son frère s'éteindre dans un centre aux allures de prison. « Kléber avait cet espoir, assez répandu chez les jeunes gens, que les problèmes se réglaient d'eux-mêmes si on évitait d'y penser. » (p. 137) le quotidien n'est pas facile quand on est jeune : il y a les études, les filles les premiers émois. Il l'est encore moins quand il faut s'occuper d'un déficient mental. « Il ambitionnait les classes préparatoires, puis une grande école. Et il traînait après lui une espèce de monstre. Son frère Simple – de son vrai nom Barnabé –, qui croyait que les lapins en peluche sont vivants. » (p. 14) Car le meilleur ami de Simple, c'est Monsieur Pinpin, une peluche usée, ravaudée, adorée, qui est le transfert des peurs et des douleurs du jeune homme. Simple et Kléber s'installent dans une colocation d'étudiants. D'abord méfiants, Enzo, Corentin, Aria et Emmanuel finissent par ouvrir leur logement et leur coeur aux deux garçons. Dans cet appartement où les portes claquent souvent et où les briquets disparaissent, les coeurs se forment à la tendresse et à l'amour.
J'ai pleuré à gros bouillons et plusieurs fois en lisant ce roman jeunesse. Il est impossible d'être insensible à l'humour et à l'émotion de ce texte. Les personnages sont frais, attachants et proches. Simple ne peut pas être réduit à sa condition d'idiot. « C'était un jeune homme frêle, avec des cheveux désordonnés et des yeux comme des lanternes magiques où passent des princes et des pirates, des licornes et des farfadets. » (p. 81) Même s'il enchaîne les petites bêtises et les grosses conneries, il introduit la magie et la joie dans le quotidien de Kléber et de la coloc. On s'en moque, que les lapins en peluche ne parlent pas. Si on le souhaite assez fort, les peluches sont animées et nous défendent dans nos rêves. « Monsieur Pinpin, il pète la gueule. » (p. 14) Au début, je trouvais peu crédible qu'un adolescent de 17 ans obtienne la garde de son grand frère déficient mental. La suite du texte s'est chargée de remettre les pendules à l'heure. J'ai apprécié que l'auteure ne fasse pas de Kléber un saint éternellement patient et compréhensif. le garçon est jeune et souvent dépassé par la situation. « Je vais te perdre dans un bois, j'en peux plus de toi ! » (p. 85) Ça ne rend que plus touchant le lien indestructible qui unit les deux frères. Les autres personnages du roman sont également bien construits, sans clichés ni fausse morale. Dans son texte, Marie-Aude Murail célèbre les élans de la jeunesse, les explosions de désir et les jeux où on fait comme si.
Simple est un très beau roman pour la jeunesse et pour tous les âges. Allez, j'avoue tout. J'ai lu ce bouquin avec le nez collé contre les oreilles en peluche de mon lapin à moi.
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Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
LefsoLefso18 février 2012
Après avoir avalé un kilo de nouilles à eux deux, ils se retrouvèrent dans la minuscule chambre que la grand-tante avait mise à leur disposition. Kléber sortit son téléphone portable. Simple l'épiait toujours.
- T'as un téphélone, toi, dit-il d'un ton d'envie. Pourquoi j'ai pas un téphélone ?
- Parce que tu es trop petit, répondit distraitement Kléber. Alors, 01... 48...
- 12, 3, B, 1000, 100.
Kléber se passa la main sur le front. son frère l'avait encore embrouillé. De toute façon, à quoi bon appeler leur père ? Monsieur Maluri ne connaissait qu'une solution : l'institution. Il lui dirait de remettre Simple à Malicroix.
- Coucou ! fit une voix malicieuse.
Simple, assis en tailleur sur le lit, cachait quelque chose derrière lui. Il répéta "coucou" sur un ton prometteur. deux oreilles de tissus flasque et grisâtre dépassèrent de son dos. Il les agita.
- Manquait plus que lui, marmonna Kléber.
- C'est qui ?
- Je ne sais pas.
Il fallait faire durer le plaisir.
- C'est avec "in" dedans, dit Simple.
- C'est un lutin ?
- Non !
- C'est un requin ?
Simple s'étouffait de rire.
- C'est monsieur Pinpin ?
- Ouiiii ! hurla Simple en brandissant un vieux lapin en peluche dont les oreilles avaient la tremblote.
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lectricedu13lectricedu1310 avril 2013
- C'est le choc.
Le médecin ne put rien trouver d'autre pour expliquer les hallucinations qui s'emparèrent de Simple trois jours durant. Les colocs se relayèrent pour veiller sur lui, et un matin ce fut le tour de Corentin. Il jeta un coup d'oeil à Simple qui semblait dormir puis s'assit dans le fauteuil.
- C'est où qu'il est, monsieur Pinpin ?
Corentin bondit de son siège, comme s'il venait de s'y piquer. Simple s'était redressé, plus hirsute que jamais, le bleu de ses yeux enflammant la paille de ses cheveux.
- Comment tu vas mon vieux ? Tu me reconnais, Corentin ?
- Où qu'il est, monsieur Pinpin ?
Corentin attrapa sur l'étagère la peluche toute décatie. Simple la prit et la posa devant lui. Une étrange tristesse se lisait sur son visa. Pourquoi les gens ils sont méchants avec Monsieur Pinpin ? Simple avait le don de bouleverser Corentin. Il commença par détourner la tête pour s'essuyer les yeux. C'est pas... pas vraiment qu'ils sont méchants. Mais les gens ne comprennent pas bien monsieur Pinpin. Il est... il est trop différent d'eux. Avec ses grandes oreilles et... euh... ses moustaches. Enfin, tu vois c'est un lapin...
- Un lapin qui parle, l'aida Simple.
- Oui c'est ça. Les gens, ça les étonne, ça leur fait un peu peur. Simple soupira :
- C'est compliqué.
- Eh bien, reste Simple. Les gens on s'en fout.
- Oh, oh vilain mot.
Corentin courut prévenir Enzo au salon :
- Il est guéri !
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c.brijsc.brijs09 novembre 2011
Cette fois-ci, Simple fut associé aux préparatifs au point qu'il en vint à parler de l'anniversaire de Kléber comme du sien propre.
- Je vais avoir quoi comme cadeau? demanda-t-il à son frère.
- Qu'est-ce que tu voudrais?
- Un téphélone, un tévéliseur et un ordonateur.
- C'est un peu cher, tout ça. Une montre, ça t'irait?
- Ouiiiii!
- Je t'achète le marteau qui va avec?
Simple comprit la blague et éclata de rire.
- Y a pas de beaud'homme, dit-il.
Il avait beaucoup mûri.
- Je trouve qu'il est de moins en moins question de monsieur Pinpin, remarqua Corentin.
- Simple en a moins besoin, dit Kléber. Il a des amis, maintenant.
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angel-snakeangel-snake29 octobre 2016
-Oh, oh vilain broquigno.
Kléber ricana. Le mieux, c'était de laisser pisser. Simple finirait par ce calmer. Mais au dîner, il demanda à Emmanuel de lui passer le bouzigue doré.
-Le quoi? ft Emmanuel.
-C'est du pain qui croque, dit Kléber, lugubre.
-Ah bon? Et tu achètes a où? demanda Corentin.
-Dans les bouzigueries, j'imagine.
Chacun parut attendre un complémentaire d'information.
-Simple invente des mots, c'est tout. C'est rien.
-Ah, super! s'exclama Enzo. Du bouzigue doré!
Aria le regarda à la dérobée. Elle n'arrivait plus à le regarder en face. "Emma était jolie en diable." La phrase lui trottait dans la tête. Elle avait envie de ddemander: "A la fin, Emma couche avec Lorenzo?"
-Je vais aussi parler une autre langue, décida Enzo. Simple, tu peux me passer la cassouillasse?
-C'est quoi? demanda Simple.
-Je croyais que tu parlais une autre langue...
-Oui, mais pas la même de toi.
-La cassouillasse, c'est la salade. Corentin, tu e sers de la cassouiallasse et après, tu me la pignotes.
-O.K., dit Corentin, mais pignotes-moi le bouzigue doré.
A la fin du repas, Corentin et Enzo pleuraient de rire et Aria pouffait, le poing serré sur ses lèvres closes.
-Bon, ça va un moment, dit Emmanuel. A la longue, c'est chiant.
-Oh, oh, vilain broquigno.

Corentin alla se coucher d'excellente humeur. Ce Simple, tout de même, il fallait le faire breveter.
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BeccaBecca05 juin 2010
- C'est pas si simple que ça.
- C'est moi, Simple.
- Eh bien, moi, je m'appelle Compliqué.
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