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ISBN : 2757841351
Éditeur : Points (2014)


Note moyenne : 4.01/5 (sur 246 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Patients est le premier livre de Grand Corps Malade. Avec la plume poétique, drôle et incisive qu’on lui connaît, il livre le récit de son année de convalescence dans un centre de rééducation pour handicapés lourds. Il nous fait entrer dans ce monde méconnu qu'il découv... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 01 janvier 2013

    carre
    Grand Corps Malade, je connaissais sa voix grave et quelques textes qui m'avaient touché.
    Avec « Patients », ce grand échalas d'un mètre quatre vingt quatorze, nous donne une sacré leçon de vie, nous les « bien portant » qui nous plaignons souvent pour des broutilles. La réussite du bouquin vient dans le fait qu'il n'est jamais larmoyant, bien au contraire, il est bourré de vie, d'envie comme si l'injustice d'être victime d'accidents de la vie décuplait les forces, pour espérer dans la plupart des cas, un avenir un peu plus décent.
    Son livre est aussi un formidable hommage au personnel hospitalier qui dans la majorité des cas mérite un respect et une considération que leur statut et leur salaire ne leur donnent pas. Il porte un regard rarement décrit sur le handicap, ou l'humour et la dérision sont des alliés, il donne en même temps une bonne claque aux idées reçues. Il sait la chance qui est la sienne d'avoir réussit ce qui semblait impossible, que ces compagnons d'infortune sont à jamais dans son cœur. Et de rappeler que personne n'est à l'abri. Après « Intouchables », espérons que le témoignage de Grand Corps Malade fasse évoluer les mentalités. L'espoir fait vivre.
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 06 janvier 2013

    brigittelascombe
    "Je suis devenu 'tétraplégique incomplet' suite à un plongeon trop à pic dans une piscine pas assez remplie" confie Fabien Marsaud (plus connu sous son pseudo de slameur Grand Corps Malade) dans Patients le récit autobiographique de son premier séjour en centre de rééducation et de sa "reconstruction".
    Comment ne pas penser à Le Second Souffle (suivi du film Intouchables) dans lequel Philippe Pozzo di Borgo relate lui aussi la "perte de dignité, d'intimité" alors que l' handicapé, complètement dépendant, est incapable de s'habiller,manger, se laver, déféquer.. sans aide et que tour à tour impuissance,frustrations,colère,gratitude,cynisme,espoir ou ressentiments l'envahissent?
    Oui, mais Patients est porteur, en plus, d'un message de guérison possible, puisque Grand Corps Malade part du stade 0 de l'immobilité complète en réanimation, à l'alité qui bouge un orteil,puis passe à l'handicapé en fauteuil roulant qui retrouve peu à peu son autonomie.
    "Un bon patient sait patienter." affirme Grand Corps Malade (d'où son titre à double sens) et c'est une leçon de vie, de combattivité et de courage qu'il nous donne et que nous donnent ces Patients là.
    L'auteur, dans ce témoignage, évoque les copains de chambrée (ou plutôt de prison) et de couloir rencontrés au Centre: Kévin en fauteuil roulant,fan de Bob Marley et des trous de mémoire, Toussaint le Noir charismatique qui discute sur le concept "gâcher sa vie",Patrice pétillant d'intelligence qui a "le locked-in syndrome" (on pense au livre autobiographique de Jean-Dominique Bauby LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON), Farid qui aime le rap et envisage l'avenir,Richard le dépressif, Eddy l'ex-délinquant désespéré qui préfère ne plus voir son fils que de lui imposer sa vue, Samia la seule fille ex-suicidaire....
    Certains combattront d'autres non. Ce qui m'a évoqué Némésis de Philip Roth où Eugène Cantor sportif de haut niveau, paralysé suite à la polio, baissera les bras alors que le narrateur du roman, prenant pour exemple son parcours de battant,s'en sortira.
    Battant! le battant s'en sort-il mieux que les autres face à l'injustice du destin?
    Sans doute! Avec l'aide des soignants qui savent remotiver. Sans doute aussi!
    Ce que souligne ici Grand Corps Malade avec son kiné efficace.
    L'inverse est malheureusement vrai et c'est bien de le dénoncer.
    Car comment ne pas frémir lorsque, incapable du moindre mouvement, un tétraplégique entend une réflexion inhumaine du style:"Il est à qui ce tétra là?" Être relégué à l'appellation "tétra"par un médecin ou "il" par un aide soignant ou être l'objet des maladresses d'une infirmière incompétente ça traumatise et bloque.
    Patients est un exemple exemplaire qui devrait être lu par tous les Patients et le corps médical. Il aide aussi à relativiser les petits bobos de tout un chacun. Humour, auto-dérision et parfois cynisme sont de mise mais mieux vaut en rire, n'est-ce pas? Pourquoi pas? Tout est bon ici pour avancer.
    Un grand bravo à Grand Corps Malade pour son Grand Corps Guéri à force de ténacité et pour son parcours hors normes de slameur reconnu!
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    • Livres 5.00/5
    Par Alyxiel, le 10 janvier 2014

    Alyxiel
    Et Paf!!!! une claque dans la tête!!!
    Pour être honnête, j'avais des à-priori sur Grand-Corps malade (Fabien de son vrai nom), et pas des meilleurs. Je ne suis pas une fan de rap, ni du slam, je ne voyais donc pas trop l'intérêt de lire les tribulations d'un jeune rappeur. Mais ce livre à été une grosse gifle à tout ça.
    Fabien nous raconte avec beaucoup de recul et de douceur, sa vie de patient dans un centre de rééducation pour handicapés, après une chute "tout con" (dixit l'auteur) dans une piscine trop peu remplie.
    Et là on se rend compte que ce jeune homme est plein de sagesse, d'humour et d'humilité face à la vie. Certainement pas ce à quoi je m'attendais (un cri de révolte, un déballage de colère... je ne sais pas).
    En tous cas, je me suis surprise à beaucoup rire durant ma lecture et à me reconnaître dans certains comportements (mal à l'aise face au handicap) et une chose est sûre, même s'il ne va pas révolutionner le monde, ce livre m'a fait comprendre que la vie était une part de tarte qu'il fallait savourer chaque jour.
    Il y a des être humains et sensibles assis là dans ces fauteuils roulants. C'est ce que je vais retenir principalement de ce livre émouvant et reboostant.
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    • Livres 5.00/5
    Par gridou, le 16 octobre 2012

    gridou
    Grand corps malade. Un grand type aux yeux très clair qui fait du slam. Je connais ce nom depuis quelques années, vaguement entendu le son monocorde de sa voix grave mais pas cherché à en savoir plus.
    Puis je découvre la couv' de ce bouquin...
    Idée reçue n°1 (pendant quelques secondes): encore un chanteur qui se prend pour un auteur.
    Mais très vite: non, Grand corps Malade n'est pas un chanteur, il fait du slam (de la poésie déclamée), il écrit lui-même ses textes, manie les mots et leur rythme.
    Il est auteur.
    Grand Corps Malade...Patients...Je n'avais pas réalisé que derrière ce nom de scène se cachait une histoire de handicap, de maladie ou d'accident.
    Idée reçue n°2 (à peine une fraction de seconde): encore un qui surfe sur la vague du handicap et du succès d'intouchable.
    Pour cette idée reçue-là, je me mettrai des baffes...
    Déjà l'expression est malheureuse: surfer, il en rêve sûrement, mais il ne peut pas.
    Ensuite, s'il existe une "mode du handicap" et bien tant mieux ! Il est grand temps qu'on arrête de planquer la poussière sous le tapis et qu'on en parle non?
    Idée reçue n°3 (celle-là je ne l'ai pas eue mais d'autres l'auront pour moi): encore une autobio pour faire pleurer dans les chaumières.
    Rassurez-vous tout de suite, Fabien (je préfère l'appeler par son prénom ) n'est pas du genre à s'apitoyer sur son sort et se morfondre.
    S'il l'a fait, c'était en privé et il n'en parle pas. Il se livre ici avec beaucoup de pudeur.
    Tout juste s'il évoque son accident. Quelques lignes, pour situer les choses. Très brièvement.
    Tout juste s'il évoque sa vie d'avant.
    Tout juste s'il évoque les visites de ses proches. On saura juste qu'il est bien entouré.
    L'essentiel est ailleurs. Dans la vie quotidienne d'un tétraplégique en centre de rééducation.
    Avec des mots très simples, un style très concis, il raconte avec précision les gestes du quotidien. Tous ceux qu'il ne peut plus faire et qu'on fait pour lui.
    Et puis surtout (parce qu'il ne ramène pas tout à lui et son malheur), il nous parle de ceux qu'il rencontre, avec qui il créé des liens. La plupart sont des jeunes comme lui, qui ont vu leur vie basculer brutalement. Alors ça vanne, ça raconte des blagues sur les handicapés, "ça torpille dans tous les sens, avec la petite dose de cynisme supplémentaire liée à notre situation".
    Du cynisme et de l'humour, il en a pas mal.
    Du recul, il en a un gros paquet.
    Mais pas d'aigreur. Jamais.
    Il aime la vie et tout est positif: "chaque petit moment banal, je suis capable d'en profiter".
    On pourrait presque lui reprocher de ne pas mettre assez de sentiment, d'être trop froid mais c'est justement cette distance et cette maturité qui font toute la force du récit.
    Il dit:
    "C'est jamais inintéressant de prendre une bonne claque sur ses propres idées reçues."
    non c'était pas inintéressant...loin de là...


    Lien : http://lesgridouillis.over-blog.com/article-patients-de-grand-corps-..
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    • Livres 4.00/5
    Par ph_hugot, le 08 janvier 2013

    ph_hugot
    avant de devenir ce slameur incontournable de la scène français, Grand Corps malade s'appellait Fabien Marsault, son nom d'état civil, et c'était un jeune homme de 20 ans dont la destinée de sportif de haut niveau s'est retrouvée brisée en une fraction de seconde, à cause d'un plongeon dans une piscine où il manquait l'essentiel : un peu plus d'eau pour amortir sa chute : Fabien heurte le fond du bassin, et se déplace les vertèbres.

    Bien qu'on lui annonce qu'il restera probablement paralysé à vie, il retrouve peu à peu l'usage de ses jambes après une année de rééducation. Et c'est dans son tout premier livre, Patients, que j'ai lu récemment grace aux éditions Don quichotte que Grand Corps Malade nous raconte le récit de son transfert vers un centre de rééducation et son année dans celui-ci.

    Cela pourrait être terriblement anxiogène et voyeuriste, or c'est tout le contraire qui se produit avec ce récit miraculeux.
    Par des chapitres courts mais aussi percutants que des uppercuts, Fabien nous relate ses souvenirs et anecdotes, lors de son année dans un centre de rééducation pour handicapés lourds.

    Grand Corps Malade, sans jamais se donner le beau rôle, malgré l'admiration que l'on éprouve forcément pour lui, arrive à nous démontrer à quel point chaque journée passée dans ce centre n'est qu'une suite de combats permanents :première petite autonomie avec un fauteuil roulant électrique, à moins que l'aide-soignant ait oublié de le charger pendant la nuit, et que l'on se retrouve seul au milieu de sa chambre sans pouvoir rien faire car tout l'étage est au réfectoire, une fois de plus prisonnier de son corps, impossibilité de tenir une télécommande, alors que horreur, l'aide soignant a laissé la TV sur M6, avec après les clips, l' l"émission M6 boutique que Fabien est obligé de se farcir jusqu'au bout.
    Avec beaucoup d'humour ("Ah oui, pour tous les ringards d'entre vous qui n'ont jamais été tétraplégiques, sachez que manger seul pour un tétra est aussi facile que de voler pour un homme valide ), de pudeur et de sensibilité, le slameur nous permet de faire connaissance avec les aides-soignantes, les infirmières et l'ensemble du personnel médical, et surtout, avec les autres Patients. Les handicapés, quelquefois de naissance, mais le plus souvent par accident toujours cruel, mais quelquefois temporaires (les tétra dits "incomplets"), quelquefois définitifs.
    Et, c'est là que ce livre prend toute son ampleur. Parce qu'on pourrait s'attendre à quelque chose de glauque, de larmoyant, alors qu'au contraire, l'auteur fait montre outre un humour presque constant beaucoup de respect et d'admiration pour ceux qui peuplent ce genre d'établissement.
    Si Grand Corps Malade a mis 15 ans pour revenir sur cette expérience humaine unique et douloureuse et physiquement et psychiquement. , c'est qu'il l'a attendu avant de l'aborder de façon la plus sereine possible. Pendant quelques temps il est tétraplégique, mais il finira par retrouver l'usage de ses membres et sa mobilité, même s'il en conserve encore aujourd'hui quelques importantes séquelles, il a récupéré ce qui est le plus important lorsqu'on entame ce combat : l'autonomie.
    Grand Corps Malade est ressorti de cette épreuve avec un vrai amour pour la vie et une envie de la croquer à pleine dent, et d'apprécier pleinement le moindre petit moment banal, comme seuls les grand respacés de terribles épreuves peuvent le faire.
    On pourrait presque lui reprocher parfois de ne pas mettre assez de sentiment, d'être un peu trop clinique dans son approche des choses mais c'est justement cette distance et cette maturité qui font toute la force du récit, et les derniers chapitres où l'on apprend un peu ce que sont devenus certains de ces Patients sont vraiment bouleversants.
    J'aimais déjà bien l'homme et l'artiste, avec ce Patients, j'ai découvert une autre facette de Grand Corps Malade, qui me le rend définitivement estimable à tous points de vue...

    Lien : http://www.baz-art.org/archives/2013/01/08/26026143.html
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Critiques presse (1)


  • Bibliobs , le 14 décembre 2012
    Fabien Marsaud écrit comme Grand Corps Malade slame. Il réussit la prouesse de décrire l'horreur absolue en y ajoutant des touches d'humour et de jubilatoires formules poétiques.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par wiggybis, le 27 octobre 2014

    Personne d'autre ne sait mieux que moi aujourd'hui qu'une catastrophe n'arrive pas qu'aux autres, que la vie distribue ses drames sans regarder qui les mérite le plus.

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  • Par Lilou08, le 25 février 2013

    « Votre fils ne marchera plus », voilà ce qu’ils ont dit à mes parents.
    Alors j’ai découvert de l’intérieur un monde parallèle,
    Un monde où les gens te regardent avec gêne ou avec compassion,
    Un monde où être autonome devient un objectif irréel,
    Un monde qui existait sans que j’y fasse vraiment attention.
    Ce monde-là vit à son propre rythme et n’a pas les mêmes préoccupations,
    Les soucis ont une autre échelle et un moment banal peut être une très bonne occupation,
    Ce monde-là respire le même air mais pas tout le temps avec la même facilité,
    Il porte un nom qui fait peur ou qui dérange : les handicapés.
    On met du temps à accepter ce mot, c’est lui qui finit par s’imposer,
    La langue française a choisi ce terme, moi j’ai rien d’autre à proposer,
    Rappelle-toi juste que c’est pas une insulte, on avance tous sur le même chemin,
    Et tout le monde crie bien fort qu’un handicapé est d’abord un être humain.
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  • Par carre, le 30 décembre 2012

    Les cinq sens des handicapés sont touchés mais c'est un sixième qui les délivre, Bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, sans restriction,
    Ce sixième sens qui apparait, c'est simplement l'envie de vivre.

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  • Par DreamCatcher, le 26 décembre 2013

    J'ai envie de vomir.
    J'ai toujours été en galère dans les moyens de transport, quels qu'ils soient. J'ai mal au cœur en bateau, bien sûr, mais aussi en avion, en voiture... Alors là, allongé sur le dos à contresens de la marche, c'est un vrai calvaire.
    Nous sommes le 11 août et il doit bien faire 35 degrés dans l'ambulance. Je suis en sueur, mais pas autant que l'ambulancier qui s'affaire au-dessus de moi ; je le vois manipuler des tuyaux, des petites poches et plein d'autres trucs bizarres. Il a de l'eau qui lui glisse sur le visage et qui forme au niveau du menton un petit goutte-à-goutte bien dégueulasse.
    Je sors tout juste de l'hôpital où j'étais en réanimation ces dernières semaines. On me conduit aujourd'hui dans un grand centre de rééducation qui regroupe toute la crème du handicap bien lourd : paraplégiques, tétraplégiques, traumatisés crâniens, amputés, grands brûlés...
    Bref, je sens qu'on va bien s'amuser.
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  • Par Metaphore, le 03 février 2013

    J’étais allongé sur un brancard, dans le couloir. On m’avait certainement installé là en attendant de finir de préparer la chambre où j’allais être installé. Un médecin était passé, s’était penché au-dessus de moi et m’avait regardé. Je le regardais dans les yeux, il voyait bien que j’étais tout à fait conscient, mais que je ne pouvais lui parler à cause des tuyaux dans la bouche. Il m’avait dévisagé, mais n’avait aucunement éprouvé le besoin de me dire bonjour. Au lieu de ça, il avait ouvert mon dossier médical posé sur brancard et s’était mis à crier juste au-dessus de moi « il est à qui, ce tétra, là ? »
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