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ISBN : 2234061172
Éditeur : Stock (2008)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.89/5 (sur 1228 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous étiez petits, j'ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois.
Je ne l'ai jama... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par garrytopper9, le 27 mai 2014

    garrytopper9
    J'ai découvert Jean-louis Fournier avec « La servante du Seigneur » que j'avais adoré. J'ai longtemps hésité avant de lire un de ses livres plus ancien, car les sujets qu'il y aborde ne sont pas toujours légers.
    Ici il nous racontent donc, via diverses anecdotes, comment il va vivre le fait d'avoir un enfant, handicapé, puis, un second également handicapé. Ce n'est pas très joyeux comme livre, mais l'humour noir, le cynisme et la plume toujours plus incisive de Jean-Louis Fournier rendent la lecture très agréable, et surtout beaucoup moins pesante.
    Là ou il aurait put tomber dans le cliché, le larmoyant, ce père arrive avant tout a parler librement des ses deux enfants et de cette malchance qui s'abat sur lui.
    Par contre, comme souvent avec cet auteur, le livre se lit très vite. Comptez une heure tout au plus. Mais en même temps, vu la nature du sujet, ce n'est pas un mal, cela nous évite un gros coup de blues après la lecture.
    Un récit poignant, simple, efficace et d'une grande justesse. Comme quoi, on peut faire court, et avoir quelque chose a raconter. Bien des auteurs devraient en prendre exemple.
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    • Livres 3.00/5
    Par Dionysos89, le 16 octobre 2013

    Dionysos89
    Mais c'est vrai, où va-t-on, au fond ? Comment envisager l'avenir, le bout du chemin, quand on débute sa paternité par deux enfants lourdement handicapés ? C'est, en substance, ce questionne Jean-Louis Fournier.
    Jean-Louis Fournier, justement, se pose en homme déçu de la vie, désemparé face à tant de bonheurs malheureux (oui, je sais…). Avec sa rengaine du « Où on va, papa ? » (épargnons-nous d'ailleurs le trop simple lien avec Papaoutai, de Stromae), l'auteur aborde l'honnêteté et le quotidien devant le handicap. C'est vrai aussi, ce court récit revient beaucoup à un amoncellement de situations diverses et variées, autant de rancœurs contre cet état d' « handicapés à la naissance » que subirent ses enfants. C'est d'ailleurs ce dernier aspect qui prime pour l'auteur : entre un humour noir décompresseur et une flagellation expiatoire, nous sommes constamment dans un entre-deux mi-gênant, car très rentre-dedans, mi-consolant, car démystifiant la condition d'handicapé.
    Le style est un peu trash à plusieurs reprises, c'est vrai, mais il y a tellement de récits ultra compatissants que cela fait du bien aussi de se prendre la dure réalité en face, surtout quand ces tranches de vie quotidienne peuvent parler à n'importe quel parent ou futur parent. de l'honnêteté à ne plus savoir qu'en faire donc, en tout cas nous sommes tentés d'y croire totalement. D'autant plus que c'est très court comme récit : ça se lit très (trop) rapidement, à peine plus d'une heure à tout casser, ce qui fait que nous sommes happés et lessivés d'un même élan par l'auteur et son dégoût de la malchance.
    Un récit poignant, simple dans la forme comme dans le contenu, qui donne à réfléchir un minimum en développant le propos habituel, mais toujours utile, sur la norme et son cortège d'absurdités
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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 06 février 2013

    lehane-fan
    Après avoir pleuré de rire à la lecture de Veuf , je décidais de récidiver , ressentant le pressant besoin de prendre une nouvelle dose d'endorphines , en attaquant Où on va , papa ? par la face Nord ! La fameuse face Écie...
    Facétieuse , oh le doux euphémisme que voilà à l'évocation du quotidien des parents Fournier et de leur progéniture .
    Thomas et Matthieu . Deux enfants pas comme les autres . Deux gamins condamnés dès la naissance . Sorte de double peine héréditaire histoire de ne privilégier personne .
    Sujet délicat s'il en est , le handicap de l'enfant peut légitimement heurter les esprits et faire polémique en cette période de politiquement correct outrancier . Parlez-en à Timsit et à ses crevettes roses...
    Récit autobiographique datant de 2008 , j'ai perçu ce bouquin comme un véritable cri du cœur , un rugissement d'amour assourdissant d'un père , pourtant loin d'avoir été parfait , envers ses deux fragiles lutins , ses deux petits brins d'herbe...
    Fournier , par le biais de petites saynètes touchantes et délicates parfois saupoudrées d'un brin de cynisme désabusé , évoque un sujet qu'il connait parfaitement sans jamais tomber dans le misérabilisme et la compassion .
    Un témoignage bouleversant sur la différence , sur cette chienne de vie malgré tout...
    Où on va , papa ? : droit au cœur du lecteur , sans aucun doute !
    http://www.youtube.com/watch?v=uEjjVq9vkfI
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    • Livres 5.00/5
    Par manU17, le 18 août 2012

    manU17

    Un malheur n'arrivant jamais seul, ce n'est pas un mais deux enfants handicapés que va avoir Jean-Louis Fournier.
    Après la stupeur, l'accablement et parfois la honte qui vont le ronger, après avoir plus ou moins tu leur existence, il va choisir l'humour pour exorciser sa douleur.

    « Je n'ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une
    patience d'ange, et je ne suis pas un ange. »

    Complice de Pierre Desproges qu'il évoque d'ailleurs dans son livre, il va comme lui faire preuve d'un humour noir particulièrement grinçant. Pince sans rire, il suscite parfois des réactions d'effroi de ses interlocuteurs. Par exemple de la part de Josée qui s'occupe de ses enfants. La scène avec la ventouse est particulièrement hilarante.

    C'est toute sa tristesse, sa déception et ses regrets de père n'ayant jamais réellement pu communiquer, au sens traditionnel du terme, avec ses enfants que l'auteur exprime ici. Il est délibérément dans la provocation, il veut susciter les réactions et y parvient sans mal. Il n'hésite pas non plus à en faire parfois un peu trop, le propos n'est pas ici de faire pleurer dans les chaumières. Au contraire, pas de simagrées mais du parler vrai.

    « Quand on me demande dans la rue un don pour les enfants handicapés, je refuse. Je n'ose pas dire que j'ai deux enfants handicapés, on va croire que je blague. L'air dégagé et souriant, je m'offre le luxe de dire : "Les enfants handicapés, j'ai déjà donné." »

    Prendre ce livre au premier degré serait un écueil que certains n'ont pas évité au vu de quelques critiques outragées.

    Pour ma part, ce livre m'a ému, touché et amusé souvent. Un livre qu'il faut avoir lu, une écriture simple, concise, efficace sans fioriture.

    « Un livre que j'ai écrit pour vous. Pour qu'on ne vous oublie pas, que vous ne soyez pas seulement une photo sur une carte d'invalidité. Pour écrire des choses que je n'ai jamais dites. »

    La plus belle des déclarations d'Amour d'un père à ses enfants…


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2012/08/ou-on-va-pap..
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    • Livres 3.00/5
    Par MachaLoubrun, le 26 avril 2012

    MachaLoubrun
    Etre parent n'est jamais simple et avoir une enfant handicapé c'est forcément un parcours singulier. Alors tant mieux si des œuvres comme « Intouchables » ou « Yo tambien » sont drôles et brisent des tabous, notamment sur le handicap mental…
    La lecture de « Où on va papa ? » n'était pas anodine pour moi puisque je suis la maman d'un garçon âgé de treize, handicapé mental, très peu autonome, d'un niveau scolaire de moyenne section avec des troubles du comportement de type autistique.
    Je pensais donc retrouver un peu de mon vécu dans ce livre dont tout le monde me disait « j'ai pensé à toi en le lisant », mais le degré de handicap des enfants de Jean-Louis Fournier est particulièrement sévère et chaque histoire familiale est unique.
    Ce qui me frappe dans le récit de Jean-Louis Fournier, c'est l'absence de communication possible avec ses enfants, de perspectives familiales et cela doit être très dur à vivre. J'aurais sans doute était aussi désarmée que lui face à une telle situation mais j'ai aussi appris que nous avons souvent des ressources insoupçonnées face à des situations inédites et difficiles. Ce livre me conforte dans la certitude que malgré ses nombreuses difficultés quotidiennes, notre vie de famille est riche d'échanges, de projets et le tout dans une grande complicité affective.
    « Où on va papa ? » se lit d'une traite, c'est un témoignage très touchant mais aussi un texte mordant, attachant, déroutant. Il évite tout militantisme ou misérabilisme. Avec un humour désopilant, il décrit des instants de vie, son désarroi face à ses deux garçons avec beaucoup de malice et d'affection…
    C'est beaucoup plus qu'un simple récit, un œuvre littéraire de grande qualité, au succès mérité.
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Citations et extraits

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  • Par Kirsten, le 19 décembre 2014

    Il y a ceux qui disent : « Je l’aurais étouffé à la naissance, comme un chat. » Ils n’ont pas d’imagination. On voit bien qu’ils n’ont jamais étouffé un chat.

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  • Par Kirsten, le 19 décembre 2014

    Mathieu n’a pas beaucoup de distractions. Il ne regarde pas la télévision, il n’a pas eu besoin d’elle pour être handicapé mental. Évidemment, il ne lit pas. Une seule chose a l’air de le rendre un peu heureux, c’est la musique. Quand il en entend, il tape sur son ballon, comme sur un tambour, en mesure.

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  • Par Kirsten, le 19 décembre 2014

    Je pensais bien que ça n’arriverait pas une seconde fois. Je sais que qui aime bien châtie bien, mais je ne pense pas que Dieu m’aime autant ; je suis égocentrique, mais pas à ce point.

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  • Par Kirsten, le 19 décembre 2014

    Je n’arrive pas à dormir, demain je dois me lever tôt. Parfois, il me vient dans la tête des idées terribles, j’ai envie de le jeter par la fenêtre, mais nous sommes au rez-de-chaussée, ça ne servirait à rien, on continuerait à l’entendre.

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  • Par Kirsten, le 19 décembre 2014

    Bientôt l’été. Les arbres sont en fleurs. Ma femme attend un second enfant, la vie est belle. Il va arriver en même temps que les abricots. On attend avec impatience et un peu d’inquiétude.

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