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ISBN : 2234061172
Éditeur : Stock (2008)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.9/5 (sur 1116 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous étiez petits, j'ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois.
Je ne l'ai jama... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Dionysos89, le 16 octobre 2013

    Dionysos89
    Mais c'est vrai, où va-t-on, au fond ? Comment envisager l'avenir, le bout du chemin, quand on débute sa paternité par deux enfants lourdement handicapés ? C'est, en substance, ce questionne Jean-Louis Fournier.
    Jean-Louis Fournier, justement, se pose en homme déçu de la vie, désemparé face à tant de bonheurs malheureux (oui, je sais…). Avec sa rengaine du « Où on va, papa ? » (épargnons-nous d'ailleurs le trop simple lien avec Papaoutai, de Stromae), l'auteur aborde l'honnêteté et le quotidien devant le handicap. C'est vrai aussi, ce court récit revient beaucoup à un amoncellement de situations diverses et variées, autant de rancœurs contre cet état d' « handicapés à la naissance » que subirent ses enfants. C'est d'ailleurs ce dernier aspect qui prime pour l'auteur : entre un humour noir décompresseur et une flagellation expiatoire, nous sommes constamment dans un entre-deux mi-gênant, car très rentre-dedans, mi-consolant, car démystifiant la condition d'handicapé.
    Le style est un peu trash à plusieurs reprises, c'est vrai, mais il y a tellement de récits ultra compatissants que cela fait du bien aussi de se prendre la dure réalité en face, surtout quand ces tranches de vie quotidienne peuvent parler à n'importe quel parent ou futur parent. de l'honnêteté à ne plus savoir qu'en faire donc, en tout cas nous sommes tentés d'y croire totalement. D'autant plus que c'est très court comme récit : ça se lit très (trop) rapidement, à peine plus d'une heure à tout casser, ce qui fait que nous sommes happés et lessivés d'un même élan par l'auteur et son dégoût de la malchance.
    Un récit poignant, simple dans la forme comme dans le contenu, qui donne à réfléchir un minimum en développant le propos habituel, mais toujours utile, sur la norme et son cortège d'absurdités
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    • Livres 5.00/5
    Par garrytopper9, le 27 mai 2014

    garrytopper9
    J'ai découvert Jean-louis Fournier avec « La servante du Seigneur » que j'avais adoré. J'ai longtemps hésité avant de lire un de ses livres plus ancien, car les sujets qu'il y aborde ne sont pas toujours légers.
    Ici il nous racontent donc, via diverses anecdotes, comment il va vivre le fait d'avoir un enfant, handicapé, puis, un second également handicapé. Ce n'est pas très joyeux comme livre, mais l'humour noir, le cynisme et la plume toujours plus incisive de Jean-Louis Fournier rendent la lecture très agréable, et surtout beaucoup moins pesante.
    Là ou il aurait put tomber dans le cliché, le larmoyant, ce père arrive avant tout a parler librement des ses deux enfants et de cette malchance qui s'abat sur lui.
    Par contre, comme souvent avec cet auteur, le livre se lit très vite. Comptez une heure tout au plus. Mais en même temps, vu la nature du sujet, ce n'est pas un mal, cela nous évite un gros coup de blues après la lecture.
    Un récit poignant, simple, efficace et d'une grande justesse. Comme quoi, on peut faire court, et avoir quelque chose a raconter. Bien des auteurs devraient en prendre exemple.
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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 06 février 2013

    lehane-fan
    Après avoir pleuré de rire à la lecture de Veuf , je décidais de récidiver , ressentant le pressant besoin de prendre une nouvelle dose d'endorphines , en attaquant Où on va , papa ? par la face Nord ! La fameuse face Écie...
    Facétieuse , oh le doux euphémisme que voilà à l'évocation du quotidien des parents Fournier et de leur progéniture .
    Thomas et Matthieu . Deux enfants pas comme les autres . Deux gamins condamnés dès la naissance . Sorte de double peine héréditaire histoire de ne privilégier personne .
    Sujet délicat s'il en est , le handicap de l'enfant peut légitimement heurter les esprits et faire polémique en cette période de politiquement correct outrancier . Parlez-en à Timsit et à ses crevettes roses...
    Récit autobiographique datant de 2008 , j'ai perçu ce bouquin comme un véritable cri du cœur , un rugissement d'amour assourdissant d'un père , pourtant loin d'avoir été parfait , envers ses deux fragiles lutins , ses deux petits brins d'herbe...
    Fournier , par le biais de petites saynètes touchantes et délicates parfois saupoudrées d'un brin de cynisme désabusé , évoque un sujet qu'il connait parfaitement sans jamais tomber dans le misérabilisme et la compassion .
    Un témoignage bouleversant sur la différence , sur cette chienne de vie malgré tout...
    Où on va , papa ? : droit au cœur du lecteur , sans aucun doute !
    http://www.youtube.com/watch?v=uEjjVq9vkfI
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    • Livres 5.00/5
    Par manU17, le 18 août 2012

    manU17

    Un malheur n'arrivant jamais seul, ce n'est pas un mais deux enfants handicapés que va avoir Jean-Louis Fournier.
    Après la stupeur, l'accablement et parfois la honte qui vont le ronger, après avoir plus ou moins tu leur existence, il va choisir l'humour pour exorciser sa douleur.

    « Je n'ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une
    patience d'ange, et je ne suis pas un ange. »

    Complice de Pierre Desproges qu'il évoque d'ailleurs dans son livre, il va comme lui faire preuve d'un humour noir particulièrement grinçant. Pince sans rire, il suscite parfois des réactions d'effroi de ses interlocuteurs. Par exemple de la part de Josée qui s'occupe de ses enfants. La scène avec la ventouse est particulièrement hilarante.

    C'est toute sa tristesse, sa déception et ses regrets de père n'ayant jamais réellement pu communiquer, au sens traditionnel du terme, avec ses enfants que l'auteur exprime ici. Il est délibérément dans la provocation, il veut susciter les réactions et y parvient sans mal. Il n'hésite pas non plus à en faire parfois un peu trop, le propos n'est pas ici de faire pleurer dans les chaumières. Au contraire, pas de simagrées mais du parler vrai.

    « Quand on me demande dans la rue un don pour les enfants handicapés, je refuse. Je n'ose pas dire que j'ai deux enfants handicapés, on va croire que je blague. L'air dégagé et souriant, je m'offre le luxe de dire : "Les enfants handicapés, j'ai déjà donné." »

    Prendre ce livre au premier degré serait un écueil que certains n'ont pas évité au vu de quelques critiques outragées.

    Pour ma part, ce livre m'a ému, touché et amusé souvent. Un livre qu'il faut avoir lu, une écriture simple, concise, efficace sans fioriture.

    « Un livre que j'ai écrit pour vous. Pour qu'on ne vous oublie pas, que vous ne soyez pas seulement une photo sur une carte d'invalidité. Pour écrire des choses que je n'ai jamais dites. »

    La plus belle des déclarations d'Amour d'un père à ses enfants…


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2012/08/ou-on-va-pap..
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    • Livres 3.00/5
    Par MachaLoubrun, le 26 avril 2012

    MachaLoubrun
    Etre parent n'est jamais simple et avoir une enfant handicapé c'est forcément un parcours singulier. Alors tant mieux si des œuvres comme « Intouchables » ou « Yo tambien » sont drôles et brisent des tabous, notamment sur le handicap mental…
    La lecture de « Où on va papa ? » n'était pas anodine pour moi puisque je suis la maman d'un garçon âgé de treize, handicapé mental, très peu autonome, d'un niveau scolaire de moyenne section avec des troubles du comportement de type autistique.
    Je pensais donc retrouver un peu de mon vécu dans ce livre dont tout le monde me disait « j'ai pensé à toi en le lisant », mais le degré de handicap des enfants de Jean-Louis Fournier est particulièrement sévère et chaque histoire familiale est unique.
    Ce qui me frappe dans le récit de Jean-Louis Fournier, c'est l'absence de communication possible avec ses enfants, de perspectives familiales et cela doit être très dur à vivre. J'aurais sans doute était aussi désarmée que lui face à une telle situation mais j'ai aussi appris que nous avons souvent des ressources insoupçonnées face à des situations inédites et difficiles. Ce livre me conforte dans la certitude que malgré ses nombreuses difficultés quotidiennes, notre vie de famille est riche d'échanges, de projets et le tout dans une grande complicité affective.
    « Où on va papa ? » se lit d'une traite, c'est un témoignage très touchant mais aussi un texte mordant, attachant, déroutant. Il évite tout militantisme ou misérabilisme. Avec un humour désopilant, il décrit des instants de vie, son désarroi face à ses deux garçons avec beaucoup de malice et d'affection…
    C'est beaucoup plus qu'un simple récit, un œuvre littéraire de grande qualité, au succès mérité.
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Citations et extraits

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  • Par guanaco_fr, le 24 juillet 2014

    « Mathieu et Thomas dorment, je les regarde.A quoi rêvent-ils ?Font-ils des rêves comme les autres ? Peut-être que la nuit, ils rêvent qu’ils sont intelligents.Peut-être que la nuit, ils prennent leur revanche, qu’ils font des rêves de surdoués.Peut-être que la nuit, ils sont polytechniciens, savants chercheurs, et qu’ils trouvent.Peut-être que la nuit, ils découvrent des lois, des principes, des postulats, des théorèmes.Peut-être que la nuit, ils font des calculs savants qui n’en finissent pas.Peut-être que la nuit, ils parlent le grec et le latin."
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  • Par Gersende, le 22 juillet 2014

    J'ai eu deux fins du monde.

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  • Par maryne2410, le 12 avril 2010

    " Mes petits oiseaux, je suis bien triste de penser que vous ne connaîtrez pas ce qui, pour moi, a fait les plus grands moments de ma vie.

    Ces moments extraordinaires où le monde se réduit à une seule personne, qu'on existe que pour elle et par elle, qu'on tremble quand on entend ses pas, qu'on entend sa voix et qu'on défaille quand on la voit. Qu'on a peur de la casser à force de la serrer, qu'on s'embrase quand on l'embrasse et que le monde autour de nous devient flou.

    Vous ne connaîtrez jamais ce délicieux frisson qui vous parcourt des pieds à la tête, fait en vous un grand chambardement, pire qu'un déménagement, une électrocution, ou une exécution. Vous chamboule, vous tourneboule et vous entraîne dans un tourbillon qui fait perdre la boule et donne la chair de poule. Vous remue tout l'intérieur, vous donne chaud à la gueule, vous fait rougir, vous fait rugir, vous hérisse le poil, vous fait bégayer, vous fait dire n'importe quoi, vous fait rire et aussi pleurer.

    Parce que, hélas, mes petits oiseaux, vous ne saurez jamais conjuguer à la première personne du singulier et à l'indicatif du présent le verbe du premier groupe: aimer. "

    p.76
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  • Par Dionysos89, le 24 octobre 2013

    En tant que père de deux enfants handicapés, j’ai été invité à participer à une émission de télévision pour témoigner.
    J’ai parlé de mes enfants, j’ai insisté sur le fait qu’ils me faisaient rire souvent avec leurs bêtises et qu’il ne fallait pas priver les enfants handicapés du luxe de nous faire rire.
    Quand un enfant se barbouille en mangeant de la crème au chocolat, tout le monde rit ; si c’est un enfant handicapé, on ne rit pas. Celui-là, il ne fera jamais rire personne, il ne verra jamais des visages qui rient en le regardant, ou alors quelques rires d’imbéciles qui se moquent.
    J’ai regardé l’émission, qui avait été enregistrée.
    On avait coupé tout ce qui concernait le rire.
    La direction avait considéré qu’il fallait penser aux parents. Ça pouvait les choquer.

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  • Par Mouna, le 12 décembre 2008

    Vous ne connaîtrez jamais ce délicieux frisson qui vous parcourt des pieds à la tête, fait en vous un grand chambardement, pire qu'un déménagement, une électrocution, ou une exécution. Vous chamboule, vous tourneboule et vous entraîne dans un tourbillon qui fait perdre la boule. Vous remue tout l'intérieur, vous donne chaud à la gueule, vous fait rugir, vous hérisse le poil, vous fait bégayer, vous fait dire n'importe quoi, vous fait rire et aussi pleurer.

    Parce que, hélas, mes petits oiseaux, vous ne saurez jamais conjuguer à la première personne du singulier et à l'indicatif du présent le verbe du premier groupe: aimer.
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Jean-Louis Fournier - La servante du Seigneur .
Jean-Louis Fournier vous présente son ouvrage "La servante du Seigneur" aux éditions Stock. Rentrée littéraire 2013. http://www.mollat.com/livres/fournier-jean-louis-servante-seigneur-9782234075368.html Notes de Musique : 04 Arvo Pa?rt_ Tabula Rasa (For Two Violins, String Orchestra & Prepared Piano) I. Ludus








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