Le harem du Caire est une tranche de vie dans la capitale égyptienne où a séjourné en 1843 Gérard de
Nerval. Il a préféré s'immerger complètement dans la vie locale, et il décrit de l'intérieur, si l'on peut dire, l'architecture, les boutiques et les jardins ainsi que les coutumes. Il adopte celles-ci, au point d'acheter une jolie esclave javanaise mais semble que, du moins durant ce séjour cairote, il ne profite pas davantage du fait d'être son maître, et d'ailleurs l'est-il vraiment ? Il tente de communiquer avec la jeune femme pour comprendre ses besoins, savoir quelle est sa religion, ne se fiant pas toujours totalement à ceux qui se proposent pour lui servir d'interprète. Ces scènes de découverte mutuelle et ces dialogues où l'incompréhension domine sont assez savoureux.
De Nerval se pose des questions sur la monogamie et les coutumes orientales bien différentes en apparence, il propose même à un moment à la jeune esclave de lui rendre sa liberté, déclenchant des hauts cris chez cette femme qui se refuse à devenir une servante ou à travailler de quelque manière que ce soit. Tout ceci est surprenant pour l'auteur et pour nous aussi, bien entendu.
Ce livre, entre récit de voyage et conte, constitue donc une découverte sympathique... (la suite)
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