Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2264060026
Éditeur : 10-18 (2013)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 102 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Bristol, 1985.
L’université ! Brian Jackson s’y voyait déjà : une vie d’étudiant sans contrainte, une sexualité débridée, des amis par centaines, un diplôme en or, qui serait suivi d’une entrée fracassante dans la vie active.
Oui, mais voilà, la réalité e... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (25)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 2.00/5
    Par indira95, le 19 août 2014

    indira95
    Si je devais résumer Pourquoi pas je dirais que nous avons affaire au roman d’apprentissage du serial looser par excellence. En matière de loose croyez-moi, Brian Jackson, 19 ans en est la parfaite incarnation. Cockney un peu gauche, sorti tout droit de sa province, on ne peut pas dire qu’il brille par un physique d’Apollon (sauf si l’acné purulente fait partie des derniers critères à la mode) et par une côte de popularité digne d’un classement Forbes (son amitié se résumant à arpenter le bord de mer en quête de beuveries pas chères avec ses deux complices tout aussi paumés).
    En revanche, notre cher Brian est doté d’une idée fixe qui le maintient en vie : accéder au sacro-saint savoir universitaire et vivre toutes les expériences possibles qui forment un jeune homme parfaitement accompli, sexe en tête bien évidemment. L’idée qu’il se fait de l’université est tout ce qu’il y a de plus présomptueuse et stéréotypée, persuadé qu’elle fera de lui le dandy, l’intellectuel poète au charme dévastateur et à la mystérieuse personnalité qui électrisera moult midinettes sur le campus. La chute va être sévère car Brian déchante très vite, allant de désillusions en désillusions, traînant sa carcasse banale et transparente aux yeux des autres. Le constat est amer : il ne brille guère pendant ses cours de littérature anglaise, n’impressionne personne par son esprit fin et sa répartie vive, se fait peu d’amis et encore moins de petites amies, l’échec total pour résumer. Mais l’arrivée inopinée dans sa vie d’étudiant d’un challenge universitaire type Question pour un champion combinée à celle de la IT girl et de celle d’une étudiante politisée agressive à souhait, va néanmoins bouleverser la vie de notre héros.
    Passons à mon avis maintenant. J’avais gardé de David Nicholls un très bon souvenir grâce à son roman Un jour, que j’ai littéralement dévoré, happée par les dialogues et les personnages. Avec Pourquoi pas, c’est autre chose. J’ai trouvé le personnage de Brian Jackson franchement chiant (y’a pas d’autres mots), sa maladresse et ses tentatives de reparties agaçantes à souhait ; pour résumer le degré zéro de l’empathie en ce qui me concerne alors qu’il aurait fallu éprouver l’inverse pour ce serial looser (mon côté bon samaritain). Et puis David Nicholls en fait des tonnes pour le coup : ne peut-il pas laisser Brian une seconde en paix ?! La succession de casseroles est un peu too much ce qui m’a assez rapidement lassée et donné envie qu’on abrège son supplice. Quant aux personnages, je les ai trouvés moins travaillés voire caricaturaux au service d’une histoire poussive et manquant d’allant. Vous l’aurez compris, pas franchement emballée mais c’est une question de point de vue.


    Lien : http://livreetcompagnie.over-blog.com/
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 27         Page de la critique

  • Par Aela, le 18 juillet 2012

    Aela
    « Pourquoi pas ? » ( « Starter Ten » ) est une comédie légère à l'humour décapant qui nous entraîne dans l'Angleterre thatchérienne des années 80 et qui nous retrace le parcours d'un jeune étudiant issu d'un milieu populaire qui arrive à la fac pour étudier la littérature anglaise.
    L'Université !! Pour lui, c'est une chance : il se voit déjà en dandy intello, séduisant toutes les belles filles du campus.
    Adieu l'usine de toasters où il faisait des jobs d'été, adieu la mère envahissante et pleurnicharde, adieu le pub crasseux, adieu les copains à l'humour un peu « lourd » et à l'amitié plutôt rude !!
    Hélas, l'arrivée à l' Université ne se passe pas tout à fait comme prévu.
    Pour conquérir le cœur des jolies filles, la concurrence est rude et les jeunes gens issus de « l'upper middle class » ont plus d'atouts que notre jeune héros qui en plus, doit surmonter ses problèmes récurrents d'acné !
    Comment séduire et retenir surtout la belle Alice dont le père est un responsable connu de la BBC ?
    L'arrivée dans le cottage de la famille d'Alice est un morceau du genre : pas facile d'affronter les parents d'Alice qui ont leurs codes sociaux à eux, bien différents de ceux du pauvre Brian, qui se retrouve inopinément en pleine nuit dans la cuisine, face à Mme Harbinson, entièrement nue … (Mme Harbinson, la mère d'Alice, à ne pas confondre avec la célèbre Mrs Robinson du célèbre film « le Lauréat » dans lequel jouait l'extraordinaire Dustin Hoffmann. )
    Notre sympathique jeune ami va se sortir de tous ces tracas, aidé par la jeune Rebecca, adorable jeune fille juive et progressiste, qui va faire de son mieux pour sortir Brian de ses démêlés sentimentaux…
    Enfin Brian va jouer de son dernier atout : une culture générale bien au-dessus de la moyenne, qui va lui permettre de représenter l'Université pour le jeu télévisé anglais équivalent de notre « questions pour un champion ».
    Sélectionné in extremis dans l'équipe qui va représenter la faculté, notre jeune ami va pouvoir enfin déployer tous ses talents.
    C'est une très belle comédie, qui nous fait revivre l'Angleterre des années 80, avec son économie en pleine mutation, ses interrogations sur l'évolution « libérale » donnée au pays, sa culture pop.
    Brian est un grand fan de Kate Bush ; l'inoubliable interprète de la chanson « Babouchka » babouchkaaaaa, iaia….
    Ce livre m'a permis de découvrir l'auteur anglais David Nicholls, d'abord connu pour ses adaptations télévisées de grands classiques de la littérature anglaise (« Beaucoup de bruit pour rien », « Tess d'Urberville ».
    Il signe ici son premier roman.
    Il est également l'auteur de « Un jour » qui a rencontré un succès international.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 20         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Nono19, le 23 septembre 2013

    Nono19
    Brian Jackson est ravi de commencer ses études universitaires. Il compte apprendre plein de choses, sortir avec des jolies filles et pourquoi pas devenir un poète célèbre. Mais voilà Brian est un jeune de 18 ans un peu gauche, avec des problèmes d'acné. Ses rêveries ne tiendront pas le coup face à la réalité ... à notre plus grand plaisir :p.
    C'est le premier roman que je lis de cet auteur et le bilan est assez mitigé.
    J'ai aimé l'humour omniprésent que ce soit dans certaines réparties ou dans les digressions intérieures de Brian. Il m'a fait penser au style de Jonathan Tropper que j'aime beaucoup. L'histoire se situe dans les années 80 que je connais peu, ce qui est un plus.
    Je crois que mon "mitigé" vient de la personnalité même du Brian en question. Qu'est-ce qu'il a pu me taper sur les nerfs avec son Alice! C'est l'ado typique, qui d'un côté est mal dans sa peau mais de l'autre espère devenir un tombeur en 5 minutes chrono.
    Son obsession pour la jolie fille du campus est limite pathétique par moments. Au mieux, elle le considère comme un bon pote et elle essaye de lui faire comprendre qu'il ne sera rien de plus. Mais il s'accroche le Brian contre vents et marées. Un vrai boulet.
    J'ai préféré son amitié avec Rebecca ou avec Spencer, plus intéressantes à suivre.
    Et l'abus d'alcool ... Mes aïeux! On dirait que tous les étudiants carburent aux bières, vins et autres cocktails... Je me demande comment ils ont pu trouver l'énergie d'étudier quoique ce soit...
    Les références à certains films, livres ou musiques m'ont plu. Cela rend les personnages plus réels avec des goûts bien affirmés.
    Une bonne découverte mais un personnage principal qui m'a trop souvent agacée pour en faire un coup de coeur.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Seraphita, le 12 avril 2014

    Seraphita
    Brian Jackson vient d'obtenir son diplôme de fin d'études secondaires. Issu d'un milieu ouvrier, il a des rêves de grandeur : l'université lui semble un bon moyen de parvenir à ses fins. Avant même d'y entrer, il anticipe déjà l'assouvissement de ses plus folles envies : sexe, beuveries et diplôme reluisant. Mais notre étudiant en littérature anglaise, du haut de sa candeur, va découvrir le gouffre incommensurable qui sépare rêve et réalité, un hiatus shakespearien, en somme, irréductible à ses désidératas. Il y aura du sexe, des beuveries, mais en guise de diplôme, plutôt un challenge, celui d'un jeu télévisé, sorte de Questions pour un champion, pour lequel il va être sélectionné.
    « Pourquoi pas ? » est un roman d'apprentissage qui joue sur la corde de l'humour britannique. Quand on découvre les premiers chapitres, l'effet est amusant, la sauce piquante prend bien. Et puis, à la longue, on peut se lasser d'un narrateur qui ne se prend jamais au sérieux, tout en se prenant pas mal de pavés dans la tête : entre gueules de bois salées, trahisons à la pelle, déconfitures amoureuses, tricheries en tout genre, lutte des classes, Brian devient une sorte de personnage léger, superficiel, voire peu attachant. Mais ce ton détaché permet aussi, paradoxalement, de lire sans peine l'ensemble des presque 500 pages : puisque rien ne fait mal, n'adhère à la peau acnéique à souhait du narrateur, puisque rien ne blesse profondément, alors on poursuit l'aventure, jusqu'au terme. « Pourquoi pas ? » est donc un roman léger, à la fois superficiel et irritant, mais en même temps qui se laisse lire sans douleur extrême, d'un bout à l'autre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Lowra, le 20 août 2012

    Lowra
    Un jour commençait à la fin des études universitaires de Dexter et Emma. Dans Pourquoi pas ? tout commence avec le départ pour la fac de Brian Jackson, étudiant en littérature anglaise.
    Avant même d'y être, Brian avait déjà tout prévu : étaler sa culture pour faire tomber les filles, rejoindre l'équipe d'University Challenge, jeu télévisé où des équipes de différentes universités s'affrontent sur des questions issues de différents domaines de la connaissance. A peine débarqué, Brian remarque celle qui deviendra une obsession, Alice, belle jeune fille issue d'une famille de la bourgeoisie. Ce n'est pas une méchante fille mais elle est assez égocentrique et indépendante et ne craint pas de faire souffrir les autres pour servir son propre bonheur. Se frotter à une telle fille pourrait ne pas être sans risque !
    Tout le monde fait des erreurs et peut-être en fait-on encore plus dans cette période entre deux sièges que constitue les études supérieures. Plus dans l'adolescence mais pas encore dans l'âge adulte, Brian découvre qu'il a tout le temps et l'espace disponible pour prendre de mauvaises décisions et en assumer les conséquences.
    David Nicholls est un digne représentant de la littérature anglaise contemporaine. Ces personnages sont complexes, bourrés de défauts et ne choisissent que rarement le chemin le plus facile. Ils sont pleinement ancrés dans leur époque et on se plaît à (re)découvrir des éléments de la culture populaire des années 1980.
    On ne peut pas réellement parler de satire politique, même si Thatcher en prend parfois pour son grade. Cependant, les personnages de Pourquoi pas ?, comme ceux d'Un jour, aiment entretenir des conversations animées sur la politique et surtout sur l'éternel clivage entre la classe moyenne et la bourgeoisie.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique


Critiques presse (4)


  • Actualitte , le 17 septembre 2012
    Pitreries, facéties et autres mésaventures désopilantes qui sentent le vécu et l'autodérision. C'est fin et c'est drôle ; bref un roman idéal, vraiment populaire, pour aborder la rentrée avec gaieté et légèreté.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • LesEchos , le 08 août 2012
    Décapant, parfois cruel, toujours nostalgique : « Pourquoi pas ? », le deuxième roman de David Nicholls […] touche par sa tendresse, mais aussi par son efficacité.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Lexpress , le 13 juillet 2012
    David Nicholls brosse avec un certain sourire le tableau d'une époque, la fin d'une adolescence et la vie sur un campus. Avec son acné tenace et son air de brave chien, Brian est un héros modeste mais bourré d'autodérision.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Culturebox , le 05 juillet 2012
    Dans cette ambiance très eighties - on s'attend à croiser les personnages de Nick Hornby ou les universitaires névrosés de David Lodge - on quitte Brian Jackson à regret. On passerait volontiers quelques années scolaires de plus avec lui.
    Lire la critique sur le site : Culturebox

> voir toutes (18)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Aela, le 17 juillet 2012

    Une fois encore je grimpe l'allée de gravier en direction de mon logis. En fin de compte, tout s'est bien passé, à mon sens tout au moins.
    Elle m'a invité dans sa chaumière, une preuve que, maintenant, elle me trouve "intéressant", ce qui n'était pas mon idée de départ ("sexy" aurait mieux répondu à mes attentes).
    Ce changement d'éclairage s'agissant de ma petite personne me met un peu mal à l'aise, mais tout de même...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la citation

  • Par Aela, le 18 juillet 2012

    Il m’appelle sans arrêt « crétin »- ça et « enfoiré » . Le truc, c’est de pratiquer un petit ajustement linguistique en essayant de penser que ce sont des termes d’affection, tout comme, dans un couple, on se dit « mon chou » ou « mon lapin ».
    Tone travaille chez Currys, une grosse boîte d’électronique et il arrive à se faire de petits extras en piquant du matériel Hi Fi, telle la grosse radiocassette que nous sommes en train d’écouter.
    Tone se définit comme un « métalliste ».
    Il s’habille en « métalliste ».
    Denim bleu clair à tous les étages, longue chevelure blonde gominée coiffée en arrière, genre Viking efféminé.
    Ses cheveux sont bien le seul élément efféminé de sa personne.
    C’est un type brutal, pétri de violence.
    Une soirée réussie en compagnie de Tone, c’est d’arriver à rentrer chez soi sans qu’il vous ait enfoncé la tête dans une cuvette de chiotte avant de tirer la chasse.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par Aela, le 18 juillet 2012

    Je veux apprendre à apprécier les bons vins, les liqueurs exotiques et les whiskeys pur malt ; apprendre à les boire sans avoir l’air d’un parfait idiot, et manger des mets aux noms bizarres tel le homard thermidor.
    Je veux apprendre à faire l’amour à des femmes belles, sophistiquées et intimidantes.
    Je veux apprendre à parler plusieurs langues (et peut-être même une langue morte ou deux) ; et garder sur moi un petit carnet où je noterai les pensées percutantes qui me viennent.

    Plus que tout, je veux lire tous les livres…
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par ladyoga, le 09 juin 2013

    " Au fait, Jackson, libre à toi d'étudier ce qui te chante, bien sûr. L'analyse critique, la compréhension des textes, ou toute autre activité littéraire sont fondamentales dans une société qui se respecte. Pourquoi crois-tu que ce sont les livres que les fascistes brûlent en premier ? Tu devrais apprendre à défendre tes idées avec plus de pugnacité."

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

  • Par Aela, le 17 juillet 2012

    « Et toi Brian ? Un peu d’action dans ta vie ?
    - Pas vraiment. »
    Cette réponse me semblant un peu faible, j’ajoute avec nonchalence :
    « Il y a une fille, Alice, qui m’a invité demain dans sa ferme à la campagne, donc…
    - Sa ferme ? demande Spencer. Elle fait quoi ? Elle trait les vaches ?
    - Mais non, dans son cottage, tu vois, chez ses parents.
    - Tu la sautes alors ? demande Tone.
    - C’est platonique.
    - Qu’est-ce que ça veut dire « platonique » ?, demande Spence, qui le sait fort bien.
    - ça veut dire qu’elle se laisse pas sauter, résume Tone.
    - Je ne la saute pas parce que je ne le souhaite pas.
    Pas encore en tout cas.
    Si je le voulais, je le ferais.
    - Une de tes expériences récentes prouve que ta volonté n’y peut rien… »
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
8,36 € (neuf)
8,27 € (occasion)

   

Faire découvrir Pourquoi pas ? par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez les éditions 10-18

> voir plus

Lecteurs (230)

> voir plus

Quiz