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EAN : 9791032903650
120 pages
Éditions de l'Observatoire (07/03/2018)
3.55/5   10 notes
Résumé :
« Plus d'un demi-siècle après la mort d'Alain paraît son Journal inédit. On y découvrira un philosophe lui aussi inédit : ce qu'il y dit de Mon combat et d'Adolf Hitler ; son antisémitisme viscéral que n'ébranle pas la politique antisémite de Vichy ; sa légitimation du renoncement à toute Résistance, donc sa condamnation de l'entreprise du général de Gaulle et son souhait de voir les Allemands gagner ; son analyse de l'occupation comme d'une situation pas si dés-hon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Interpellée par la sortie concomitante du "Journal "d'Alain et de "Solstice d'hiver" de Michel Onfray qui met au jour l'antisémitisme inattendu et les errances d' Emile Chartier dit Alain, je me suis plongée dans la lecture du texte de Michel Onfray.
Celui-ci, fidèle à sa méthode d'investigation, nous livre une analyse du Journal d'Alain, analyse qui met les points sur les i.
Faut-il, à l'instar des "alinistes" purs et durs, minimiser les propos tenus et les oublis coupables?
Michel Onfray a choisi de mettre au jour les contradictions impensables d'un philosophe tenu jusqu'à présent en grande estime pour ce qu'il représentait.
Ce "Solstice d'hiver" est, à mes yeux, un ouvrage salutaire dans le sens où, comme Michel Onfray le dit, il n'y a "ni à rire ni à pleurer mais à comprendre".
Certes il ne s'agit pas de jeter l'oeuvre d'Alain mais on ne peut s'empêcher de sortir de ce petit ouvrage avec la nausée : il y a chez Alain, des prises de position, des silences et des persistances qui dépassent l'entendement de la part d'un esprit aussi érudit et averti.


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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Notre religion nous vient des Bédouins qui sont des êtres sans délicatesse, frottés de sable et accoutumés à leurs tentes en peau de mouton. […] Cette invasion de l’Occident par la pouillerie orientale a de quoi étonner. L’antisémitisme en est l’effet détourné ; car il est vrai que le Juif ne s’intéresse qu’aux choses de l’esprit. Nous autres nous nous intéressons également à tout ; voilà le crime. Nous faisons de l’esprit parure et amusement. Aussi n’est-ce pas notre peuple que Hegel a baptisé le « peuple de l’esprit ».
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les Juifs sont des êtres de préjugés, Brunschvicg est un Juif, c’est donc un homme de préjugé, voilà pourquoi il prend parti en faveur d’Einstein – parce qu’il est juif lui aussi. Solidarité de race… Ce qui veut dire que la théorie de la relativité n’a pas à être examinée d’un point de vue épistémologique (est-elle vraie ou fausse ?) mais d’un point de vue racial (est-elle aryenne ou juive ?
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Algébriquement tout est correct ; humainement tout est puéril. Il n’a fallu qu’un jeu de miroirs pour qu’Einstein remplace soudain toutes nos idées par quelques formules qui n’ont point de sens.
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Il faut dire que la France humiliait l’Allemagne après qu’elle eut perdu la guerre. La France souhaitait en effet que l’Allemagne perde également toute dignité avec un traité de Versailles formulé de façon à ce que les vaincus ne puissent jamais honorer leurs dettes. Or, on n’humilie jamais impunément. Hitler fut l’homme qui proposa à tout un peuple d’en finir avec cette humiliation.
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Où est le meilleur placement ? Dans les armes. Et à quoi servent les armes ? À faire la guerre. Dès lors, il y a une autoroute politique entre l’invention du billet par les Juifs et le fait que les guerres se trouvent un jour déclenchées par eux pour nourrir le système qu’ils ont contribué à mettre en place.
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*INTRODUCTION* : _« […] Je veux seulement, Monsieur, vous faire part d'une chose que j'ai lue dans Montaigne, et qui marque son bon goût. Il souhaitait devenir assez savant pour faire un recueil des morts les plus éclatantes dont l'Histoire nous parle. Vous qui êtes son partisan, vous approuverez ce dessein que j'exécute en partie. En effet, le véritable point de vue où je placerais une personne qui veut bien juger du ridicule qui règne dans le monde, est le lit de mort. C'est là qu'on se détrompe nécessairement des chimères et des sottises qui font l'occupation des hommes. Nous sommes tous fous ; la folie des uns est plus bouillante, et celle des autres plus tranquille. »_ *André-François Boureau-Deslandes* [1690-1757], _À Monsieur de la Ch…_
_« Rien ne doit plus nous frapper dans l'histoire des grands hommes, que la manière dont ils soutiennent les approches du trépas. Je crois que ces derniers moments sont les seuls, où l'on ne puisse emprunter un visage étranger. Nous nous déguisons pendant la vie, mais le masque tombe à la vue de la mort, et l'Homme se voit, pour ainsi dire, dans son déshabillé. Quelle doit être alors la surprise ! Tout l'occupe sans le toucher : tout sert à faire évanouir ce dehors pompeux qui le cachait à lui-même. Il se trouve seul et sans idées flatteuses, par ce qu'il ne peut plus se prêter aux objets extérieurs. Cette vue a cela d'utile en flattant notre curiosité, qu'elle nous instruit. Il n'est rien de quoi, disait Montaigne, je m'informe si volontiers que de la mort des hommes, quelle parole, quel visage, quelle contenance ils y ont eus ; mille endroits des histoires que je remarque si attentivement. Il y paraît, à la farcissure de mes exemples, et que j'ai en particulière affection cette matière*._ _Je suis persuadé que la dernière heure de notre vie est celle qui décide de toutes les autres. »_ *(Chapitre III : Idée générale d'une mort plaisante.)*
* _« Et il n'est rien dont je m'informe si volontiers que de la mort des hommes, de quelle parole, quel visage, quelle contenante ils y ont eus, non plus qu'il n'est d'endroit dans les histoires que je remarque avec autant d'attention. Il apparaît à la farcissure de mes exemples que j'ai cette matière en particulière affection. Si j'étais faiseur de livres, je ferais un registre commenté des morts diverses. Qui apprendrait aux hommes à mourir leur apprendrait à vivre. »_ (« Chapitre XIX : Que philosopher c'est apprendre à mourir » _in Montaigne, Les essais,_ nouvelle édition établie par Bernard Combeaud, préface de Michel Onfray, Paris, Robert Laffont|Mollat, 2019, p. 160, « Bouquins ».)
*CHAPITRES* : _Traduction d'un morceau considérable de Suétone_ : 0:02 — *Extrait*
0:24 — _Introduction_
_De quelques femmes qui sont mortes en plaisantant_ : 0:49 — *1er extrait* ; 2:08 — *2e*
_Additions à ce qui a été dit dans le IX et dans le XI chapitre_ : 3:15
_Remarque sur les dernières paroles d'Henri VIII, roi d'Angleterre, du Comte de Gramont, etc._ : 6:09 — *1er extrait* ; 6:36 — *2e*
_De la mort de Gassendi et du célèbre Hobbes_ : 7:45
_Remarques sur ceux qui ont composé des vers au lit de la mort_ : 10:47
_Examen de quelques inscriptions assez curieuses_ : 13:52
_Des grands hommes qui n'ont rien perdu de leur gaieté, lorsqu'on les menait au supplice_ : 14:33
_Extrait de quelques pensées de Montaigne_ : 15:31
_S'il y a de la bravoure à se donner la mort_ : 17:37 — *1er extrait* ; 18:57 — *2e*
_De quelques particularités qui concernent ce sujet_ : 19:14
19:28 — _Générique_
*RÉFÉ. BIBLIOGRAPHIQUE* : André-François Boureau-Deslandes, _Réflexions sur les grands hommes qui sont morts en plaisantant,_ nouvelle édition, Amsterdam, Westeing, 1732, 300 p.
*IMAGE D'ILLUSTRATION* : https://www.pinterest.com/pin/518547344600153627/
*BANDE SONORE* : Steven O'Brien — Piano Sonata No. 1 in F minor Piano Sonata N0. 1 in F minor is licensed under a Creative Commons CC-BY-ND 4.0 license. https://www.chosic.com/download-audio/46423/ https://www.steven-obrien.net/
*LIVRES DU VEILLEUR DES LIVRES* :
_CE MONDE SIMIEN_ : https://youtu.be/REZ802zpqow
*VERSION PAPIER* _(Broché)_ : https://www.amazon.fr/dp/B0C6NCL9YH *VERSION NUMÉRIQUE* _(.pdf)_ : https://payhip.com/b/VNA9W
_VOYAGE À PLOUTOPIE_ : https://youtu.be/uUy7rRMyrHg
*VERSION PAPIER* _(Broché)_ : https://www.amazon.fr/dp/
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