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ISBN : 2081390701
Éditeur : Flammarion (28/09/2016)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 497 notes)
Résumé :
Un nom de cucurbitacée en guise de sobriquet, ça n'est pas banal ! La vie même d'Icare - alias Courgette -, neuf ans, n'a rien d'ordinaire: son père est parti faire le tour du monde "avec une poule"; sa mère n'a d'yeux que pour la télévision, d'intérêt que pour les canettes de bière et d'énergie que pour les raclées qu'elle inflige à son fils. Mais Courgette surmonte ces malheurs sans se plaindre... Jusqu'au jour ou, découvrant un revolver, il tue accidentellement s... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (140) Voir plus Ajouter une critique
marina53
11 avril 2014
Courgette, de son vrai prénom Icare, 9 ans, vit seul avec sa maman depuis que son papa est parti faire le tour du monde avec une poule. Alcoolique notoire, elle passe ses journées devant sa télé quand elle ne file pas de coups à son fils, pour un oui ou pour un non. le gamin grimpe directement dans le grenier, là où sa maman ne peut pas monter à cause de sa patte toute raide. Il joue avec les pommes ou s'amuse à regarder le petit voisin. Un jour où il se rend dans la chambre de cette dernière, il trouve par hasard sous une pile de linge un revolver. Il décide d'aller jouer avec dans le jardin en visant le ciel. Alertée par tout ce raffut, sa maman sort et se précipite sur Courgette. Malheureusement, un coup part et la tue. Les gendarmes arrivent très vite et l'un d'eux, Raymond, s'occupe de tout. Il prend avec lui le gamin et l'emmène aux Fontaines, un foyer pour enfants. C'est là que Courgette va apprendre plein de choses sur la vie, sur lui et les relations humaines. Il faut dire qu'entre Simon qui sait tout sur tout le monde, Ahmed qui fait pipi au lit, Jujube qui passe son temps à manger, Béatrice qui a toujours les doigts dans le nez, Alice qui cache son visage sous ses cheveux et la belle Camille qui fera chavirer son coeur, sa vie va prendre un tout autre tournant. Heureusement les "zéducateurs" sont là pour remettre tout ce petit monde en place...
Gilles Paris se met dans la peau d'un petit garçon de 9 ans et, à travers ses yeux, nous raconte son histoire. On peut alors s'étonner ou sourire devant quelques dialogues exquis mais qui sonnent si justes. Faussement naïf, plus profond qu'il n'y paraît, subtil et perspicace, ce roman empli de bons sentiments, de joie de vivre malgré tout et de petits bonheurs du quotidien traite de thèmes forts tels que la maltraitance ou les enfants laissés-pour-compte. Sans être larmoyant, Gilles Paris a certainement garder son âme d'enfant pour réussir à poser si subtilement ses mots. Tous les personnages sont attendrissants et émouvants, que ce soient les enfants ou les adultes. A la fois drôle et tragique, Courgette se dévore les yeux fermés.
Autobiographie d'une courgette...sans se raconter de salade ni se prendre le chou, vous le prenez en pleine poire, sans tomber dans les pommes et ça peut vous donner la patate. Vous pouvez vous fendre la pêche, tout ça pour pas un radis !
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LiliGalipette
30 mai 2013
Icare est un petit garçon qui vit seul avec sa maman handicapée. Son père est parti avec une poule depuis longtemps. Icare préfère qu'on l'appelle Courgette. Il n'est pas vraiment heureux dans sa maison : sa mère passe ses journées devant la télé, des bières à la main. Un jour, c'est le drame et un coup de feu perdu rend Courgette complètement orphelin. Il est envoyé dans un foyer, à Fontainebleau, où il rencontre d'autres enfants cabossés, comme lui, et des zéducateurs qui essaient de leur redonner le goût du bonheur.
Au début, Courgette est vraiment désolé de ce qui est arrivé à sa maman et il aimerait vraiment rentrer chez lui, dans sa maison, même s'il doit dormir dans le grenier. « Je pensais à mon géant de père et à sa tête dans les nuages et je me disais que le ciel avait fait du mal à maman et qu'un jour je la vengerais comme dans les films et que je tuerais le ciel pour qu'on ne voie plus jamais les nuages qui pissent que du malheur. » (p. 58) Mais avec le temps, Courgette s'habitue au foyer des Fontaines. Il s'y fait des amis : Simon qui sait tout sur tout le monde, Ahmed qui pleure souvent et Jujube qui ne pense qu'à manger. Il y a aussi des filles : Alice qui se cache derrière ses cheveux et Béatrice qui ne fait que sucer son pouce. Et surtout, il y a Camille qui est si gentille et si jolie. Même que Courgette se demande comment elle peut être aussi jolie et aussi gentille alors qu'elle a grandi chez une sorcière.
Au foyer des Fontaines, Courgette n'a plus à redouter la raclée du siècle. « Et pourquoi pensiez-vous que j'allais vous disputer ? / Parce qu'on est des enfants. » (p. 104) Quand il fait une bêtise, il sait que la punition, ce sera de nettoyer la rampe du grand escalier, mais c'est presque un jeu puisqu'il est toujours puni avec des copains. Et grâce à Raymond, le gendarme qui l'a amené au foyer, Courgette se prend à rêver d'une nouvelle maison et d'un nouveau papa. Aux Fontaines, les enfants réapprennent à faire confiance aux adultes et à oublier leur enfance battue, brisée ou abîmée.
Ce roman propose une jolie histoire pour les jeunes lecteurs avec un humour fondé sur les mots d'enfants. le hic, c'est que ça doit surtout faire rire les enfants, mais pas moi. Je suis beaucoup trop vieille pour ce genre de récit. En outre, ayant lu et relu L'enfant de Jules Vallès ou encore le petit Chose d'Alphonse Daudet, j'ai tendance à trouver assez ternes les récits d'enfance maltraitée et/ou malheureuse. Toutefois, Autobiographie d'une courgette est un livre parfait pour les collégiens puisqu'il présente de vrais rebondissements et des personnages vraiment réalistes. La version que j'ai lue, éditée 11 ans après la première parution, est augmentée de notes explicatives en bas de page et d'un carnet d'exercices très ludique à la fin. Les illustrations ne sont pas trop nombreuses, mais sont parfaitement placées : c'est un parfait roman pour un lecteur qui souhaite s'attaquer à une littérature un peu consistante. Autobiographie d'une courgette n'était donc pas une lecture pour moi, mais elle fera le bonheur des collégiens.
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cicou45
16 janvier 2017
Icare que tout le monde appelle "Courgette" vit seul avec sa mère alcoolique depuis que son père s'est fait la malle pour aller faire le tour du monde avec une poule. Certes, la poule est bel et bien une autre femme mais cela, Courgette, âgé de neuf ans, l'ignore. Il ne comprend pas pourquoi son père aurait eu envie d'aller faire le tour du monde au lieu de rester à la maison, et avec une poule qui plus est. Aussi, pour Courgette, c'est toujours la même routine, retrouver sa mère affalée devant la télé et lui demandant d'aller lui chercher une autre bière quand elle n'est pas en train de s'énerver pour un rien et à frapper Courgette. Dans ces moments-là, il préfère aller se réfugier au grenier et attendre que cela passe. Courgette aimerait bien tuer le ciel aussi car, lorsqu'il y fait tout le temps gris, il voit bien que cela rend sa maman malheureuse. Aussi, lorsqu'il trouve un pistolet en fouillant dans les affaires de sa mère, notre petit bonhomme est bien décidé d'aller lui faire sa fête à ce ciel-là...sauf que, il est bien souvent trop dangereux de jouer avec une arme à feu, et, cela, quel que soit son âge.
Voici donc Courgette placé dans un orphelinat appelé "Les Fontaines" par Raymonde, le gendarme qui l'a retrouvé après le drame, et sur décision du juge bien entendu et Courgette ignore encore qu'il va y vivre les plus beaux jours de son enfance et surtout, se faire de réels amis. Je ne pourrais pas les énumérer tous mais impossible de passer à côté de Camille qui deviendra son amoureuse (mais chut, quand on a neuf ans, ces choses-là ne se disent pas). Raymond (le gendarme), quant à lui, s'étant pris d'une réelle affection pour Courgette, ne manquera pas un seul dimanche afin de venir voir Courgette aux Fontaines. Il lui parle alors de son fils Victor qui a probablement le même âge que lui et sans doutes beaucoup de points en commun mais cela, Courgette ne le conçoit pas encore...
Un roman bouleversant, avec des personnages extrêmement attachants et une écriture adaptée à un jeune public. Cependant, vu les thèmes qui y sont traités, je conseillerais plutôt cet ouvrage aux grandes personnes (comme les appelle l'auteur) ou alors à un public averti ! Un petit bijou, bien que relativement dur, à découvrir et à faire découvrir !
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gruz
24 février 2013
La courgette est une plante de la famille des Cucurbitaceae. le terme désigne un ensemble de cultivars de l'espèce Cucurbita pepo (dont fait partie aussi la citrouille véritable). Voilà pour la définition de Wikipédia.
Mais Wikipédia ne dit pas tout. Car Courgette est aussi un petit bonhomme de neuf ans, qui refuse qu'on l'appelle par son vrai nom.
Gilles Paris écrit comme un enfant de neuf ans, mais si vous pensez que sa prose en est dévalorisée, vous avez tout faux (et même si le petit gars est tellement naïf qu'on a souvent plutôt l'impression de côtoyer un garçon de cinq ans).
Ce langage « parlé » permet d'entrer en empathie directe avec les différents personnages et on sent que les phrases ont été maintes fois travaillées pour en trouver la bonne musique (comme il me l'a confié lors de son interview accordée sur mon blog).
Le récit de Gilles Paris touche le coeur en ligne droite, pas de déviation, ni de cul-de-sac. Parce que ce roman est rempli à ras bord de bons mots d'enfants et d'idées lumineuses.
Vu le sujet, l'histoire pourrait être pesante. Pourtant on sourit voire on s'esclaffe à chaque page, pour être touché la page suivante, pour pouffer de rire la page d'après.
Et que dire des personnages, Courgette au premier chef : ils prennent corps sous nos yeux, tellement qu'on jurerait de leur existence véritable.
Cette autobiographie est une sorte de conte moderne, mêlant dureté et espoir, pleine d'optimisme pour l'humanité ; un roman qui parle à notre âme d'enfant.
Un oignon fait pleurer les gens. Gilles Paris démontre que la courgette les fait rire. Un roman trop "choux" et qui donne la "banane".
Pour bien terminer je ne peux mieux faire que citer un extrait du livre : « Des fois, les grandes personnes faudrait les secouer pour faire tomber l'enfant qui dort à l'intérieur ».
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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jeunejane
26 février 2017
J'ai lu le livre de Gilles Paris après avoir discuté du film avec mon petit-fils qui était allé le voir avec l'école les derniers jours avant Noël. Il se posait beaucoup de questions.
Dans le roman, Gilles Paris nous raconte sa vie d'orphelin. Il s'agit bien sûr d'un"roman".
Le petit héros s'appelle Icare mais il préfère son surnom "Courgette".
Il vit seul avec sa mère qui boit beaucoup de bière et lui tape dessus régulièrement en maudissant le ciel. Il appelle cela "la raclée du siècle". Il a 9 ans et tue cette mère toxique accidentellement.
Il est recueilli au poste par un policier Raymond qui le conduit dans un orphelinat et à partir de ce moment, sa vie devient moins glauque.
La directrice, l'instituteur et son épouse l'encadrent avec beaucoup de compréhension.
Les autres enfants se trouvent là après avoir connu des circonstances dramatiques.
La vie y est animée, Courgette y vit en toute amitié avec les autres enfants. Il se lie d'un amour amitié avec la petite Camille. Raymond, le policier, vient régulièrement lui rendre visite. Tout se terminera bien pour Courgette.
Le roman n'est pas ennuyeux du tout, très vivant, raconté à la première personne.
Beaucoup de réflexions sont très profondes et sentent résolument le "vécu".
J'ai vécu dans ma lecture un beau partage d'une histoire de vie avec un enfant malmené.
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Citations & extraits (82) Voir plus Ajouter une citation
GudulleGudulle17 avril 2017
"T'as pas froid ? Dit Raymond.
- Non."
Et il enlève son blouson et il m'enveloppe dedans.
Des fois les grandes personnes, ça écoute que dalle.
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LefsoLefso24 janvier 2011
Quand mon papa ne voyageait pas, je me souviens qu'il buvait plus à la bouteille qu'au verre. Ça rendait maman très méchante. Elle fermait la porte de sa chambre à clé et l'obligeait à dormir sur le canapé et elle lui criait dessus tout le temps, comme quoi elle aurait pu avoir une autre vie si elle avait épousé un autre. Elle essayait pas de cacher ses bouteilles. Moi je pense que c'est lui qui aurait du en épouser une autre. Il était pas méchant. Elle, elle tenait déjà de sa sœur, elle avait du sang de sorcière. Elle avait beau recoudre le coeur des hommes seuls et travailler jour et nuit, ses aiguilles ne faisaient que le bien des autres. Elle était jamais contente de son sort et c'était toujours de sa faute à lui. Elle voyait passer les vêtements bien coupés et elle s'imaginait dedans en les réparant. Elle rêvait d'une autre vie à chaque instant, sans vivre la moindre miette de la sienne. Elle n'était pas mauvaise avec moi et je crois qu'elle m'aimait bien, à sa manière, mais ses caresses n'en étaient pas, juste un revers de la main qui se posait sur ma joue ou sur mon bras comme un papillon. C'était toujours moi qui venais vers elle. J'allais m'asseoir sur ses genoux, je cherchais un peu de tendresse, le papillon se posait sur mon front et j'entendais "Va prendre ton goûter, maman a encore du travail" et c'était tout.
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YukoYuko07 mars 2011
L'orthographe, ça commence à m'énerver.
Il faut recopier des phrases où le mot souligné a le même sens.
Ca commence mal : rien n'a aucun sens.

1/ Maman a préparé de la langue de boeuf.
C'est trop dégoûtant de manger la langue aux animaux.
On passe à la suivante.

2/ L'arabe est la langue des marocains.
Simon et moi on regarde la langue à Ahmed avec nos doigts et elle est comme la nôtre et Ahmed pleurniche parce qu'on a tiré trop fort dessus.

3/ Mon frère apprend une langue étrangère.
On passe à la suivante parce qu'on n'a pas de frère.

4/ Bruno m'a tiré la langue.
On connaît personne qui s'appelle Bruno.
Dommage : c'est la seule phrase qui a un sens pour nous.
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YukoYuko07 mars 2011
La petite fille s'appelle Camille.
Je pense à elle, même quand elle est là.
Quand elle me regarde, je deviens aussi rouge qu'une fraise.
On dirait une fleur sauvage qu'on veut pas cueillir pour pas qu'elle s'abîme entre vos doigts. (...)
Au début, Simon a bien essayé de l'impressionner.
Il a dit "t'es en prison pour au moins trois ans" et "t'as intérêt à beurrer mes tartines le matin".
Et Camille a répondu "je préfère rester cent ans ici plutôt que d'aller une seule seconde chez tata Nicole. Et pour ce qui est de beurrer tes tartines, t'as pas intérêt à me le demander deux fois ou je prends le couteau et je te découpe en morceaux".
Et depuis, c'est Simon qui lui beurre ses tartines.
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marina53marina5311 avril 2014
Etre ange
C'est étrange
Dit l'ange
Etre âne
C'est étrâne
Dit l'âne
Cela ne veut rien dire
Dit l'ange en haussant les ailes
Pourtant
Si étrange veut dire quelque chose
Etrâne est plus étrange qu'étrange
Dit l'âne
Etrange est!
Dit l'ange en tapant des pieds
Etranger vous-même
Dit l'âne
Et il s'envole

(Prévert)
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