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ISBN : 208128975X
Éditeur : Flammarion (2013)


Note moyenne : 3.82/5 (sur 179 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Depuis tout petit, je veux tuer le ciel". Ainsi commence l'histoire racontée par Icare, un petit garçon naïf et inculte, surnommé Courgette, qui, à neuf ans, vit à la campagne avec sa mère. Depuis son accident, la mère de Courgette ne travaille plus à l'usine et boit d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par gruz, le 24 février 2013

    gruz
    La courgette est une plante de la famille des Cucurbitaceae. le terme désigne un ensemble de cultivars de l'espèce Cucurbita pepo (dont fait partie aussi la citrouille véritable). Voilà pour la définition de Wikipédia.
    Mais Wikipédia ne dit pas tout. Car Courgette est aussi un petit bonhomme de neuf ans, qui refuse qu'on l'appelle par son vrai nom.
    Gilles Paris écrit comme un enfant de neuf ans, mais si vous pensez que sa prose en est dévalorisée, vous avez tout faux (et même si le petit gars est tellement naïf qu'on a souvent plutôt l'impression de côtoyer un garçon de cinq ans).
    Ce langage « parlé » permet d'entrer en empathie directe avec les différents personnages et on sent que les phrases ont été maintes fois travaillées pour en trouver la bonne musique (comme il me l'a confié lors de son interview accordée sur mon blog).
    Le récit de Gilles Paris touche le cœur en ligne droite, pas de déviation, ni de cul-de-sac. Parce que ce roman est rempli à ras bord de bons mots d'enfants et d'idées lumineuses.
    Vu le sujet, l'histoire pourrait être pesante. Pourtant on sourit voire on s'esclaffe à chaque page, pour être touché la page suivante, pour pouffer de rire la page d'après.
    Et que dire des personnages, Courgette au premier chef : ils prennent corps sous nos yeux, tellement qu'on jurerait de leur existence véritable.
    Cette autobiographie est une sorte de conte moderne, mêlant dureté et espoir, pleine d'optimisme pour l'humanité ; un roman qui parle à notre âme d'enfant.
    Un oignon fait pleurer les gens. Gilles Paris démontre que la courgette les fait rire. Un roman trop "choux" et qui donne la "banane".
    Pour bien terminer je ne peux mieux faire que citer un extrait du livre : « Des fois, les grandes personnes faudrait les secouer pour faire tomber l'enfant qui dort à l'intérieur ».

    Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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    • Livres 4.00/5
    Par mikrobuch, le 20 décembre 2010

    mikrobuch
    Oui, ce roman est drôle. Bien sûr, la trame de l'histoire ne l'est pas ; mais au lieu de faire dans le pathos, l'auteur choisit de montrer que quelle que soit son histoire, chacun fait finalement avec son quotidien. On ne lit pas Autobiographie d'une courgette pour pleurer avec Icare sur son histoire ; mais pour rire avec lui des petites choses qui font son quotidien, de la manière dont il s'approprie la vie au foyer, comment les choses lui deviennent peu à peu familières, et comment il porte sur elles un regard enfantin, mais touchant par sa franchise et, d'une certaine manière, son objectivité, puisque la distanciation décomplexée que permet l'humour, autorise l'auteur à éviter bien des détours et longueurs.
    Un livre à lire donc, dans lequel j'ai retrouvé, même si ce n'est qu'une association personnelle, quelque chose du ton de Howard Buten, dans Quand j'avais cinq ans je m'ai tué, et pas seulement à cause des tournures maladroites du jeune narrateur. Une certaine critique des institutions est permise par le regard enfantin, qui en souligne en même temps, au-delà des règles fixées et de l'aspect rigide et administratif, la bonne volonté et l'optimisme profondément humain des éducateurs, travailleurs sociaux, médecins et psychologues, et la possibilité pour chacun d'apprivoiser son histoire.
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  • Par Anne-C, le 22 mai 2013

    Anne-C
    J'avais déjà eu l'occasion de tomber plusieurs fois sur ce roman avant qu'on m'offre la chance de le lire. Je dois dire que j'étais très intriguée par cette histoire... et plus particulièrement par son titre ! « Autobiographie d'une courgette » n'est pas commun comme titre et donne envie de découvrir ce qui se cache à l'intérieur de cet ouvrage. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. J'envisageais bien entendu, au vu du résumé, un roman tout en émotion. Et c'est le cas ! Mais pas forcément les émotions attendu. Ce livre regorge d'humour et de tendresse. Courgette est un petit garçons qui fera rire plus d'un lecteur au détour d'une phrase. Son innocence ne peut que toucher et attendrir … Dès le début il m'a séduite ! La preuve, ce roman n'aura duré que le temps d'une soirée. Autant dire que je l'ai dévoré très rapidement.
    C'est donc l'histoire d'Icare que ce livre retrace. Icare surnommé Courgette. Ce petit garçon de 9 ans à peine n'a pas eu la vie toute rose. Entre un père qui l'a abandonné et une mère qui s'en fiche de lui, il n'est pas gâté. Pourtant il avance dans la vie avec la douce innocence commune aux enfants de cet âge. La vie avec sa mère est parfois dure entre les raclées et le reste, mais elle reste sa mère donc forcément il l'aime. Lorsque par hasard un jour il trouve un revolver dans le tiroir, personne ne pouvait alors imaginer le drame qui allait se produire. C'est accidentellement que le coup part et tue sa mère, mais comment à cet âge comprendre la réalité des actes que l'on commet ? Courgette dès lors où sa mère meurt se retrouve entouré de manière assez innatendue. Il apparaît vite qu'il n'est responsable de rien. C'est ainsi qu'il se retrouve dans un foyer réunissant plusieurs orphelins comme lui. Chaque enfant a sa propre histoire, certaines plus horrible que d'autre. Alors que depuis toujours Courgette vivait dans une certaine solitude avec sa mère, le foyer va lui offrir l'occasion de se composer une vraie famille, de découvrir les joies de l'amour et de l'amitié. Ce petit bout d'homme va commencer une nouvelle vie, une vie différente de ce qu'il a connu jusqu'alors. Ce livre nous permet de suivre cette évolution, de voir naître certaines émotions, de découvrir des personnages plus touchant les uns que les autres.
    Courgette est donc un petit garçon de 9 ans comme les autres. Il n'a pas eu une vie facile pourtant un trait de caractère se détache distinctement chez lui... l'optimisme. Il voit la vie sous son côté le plus positif, jamais il ne se laisse abattre. C'est ce que j'ai adoré, le voir avancer si facilement. Pour lui tout est simple, tout se résume en quelques mots. C'est donc cet optimisme qui le rend si attachant mais aussi son innocence. Une innocence souvent teinté d'humour involontaire. Courgette est un personnage que l'on n'oublie pas une fois rencontré. Tout au tour de lui, gravite une foule d'autres enfants comme Simon, Camille, Victor,… Tous sont différents autant de part leurs personnalité ou de leur vie mais ils apportent tous leur participation à l'histoire. Il y a aussi les adultes. Ces adultes qui participeront au bonheur des enfants, qui vont les aimer, les aider, les faire avancer. Gilles Paris nous présente donc de nombreux personnages auxquels je me suis attaché. J'ai adoré les suivre durant ma lecture. J'ai ressenti les mêmes émotions qu'eux. J'ai été heureuse de rencontrer des personnes dont la bonté est si apparente.
    Ce livre nous restitue donc en quelques pages un petit bout de l'enfance. Une enfance pas vraiment ordinaire pour un petit garçon extraordinaire. Courgette a su me toucher tout au long de son récit. Je l'ai lu d'une traite et je me souviendrai de cette belle lecture ! La plume de Gilles Paris arrive d'ailleurs très bien à retranscrire les émotions qu'il veut faire passer au lecteur. Tout en abordant des aspects difficiles de l'enfance, ce roman reste frais, léger et m'a fait rigoler à plus d'une reprise ! Si vous cherchez un roman touchant et un personnage vraiment attachant, « Autobiographie d'une courgette » est fait pour vous !

    Lien : http://galadelivres.blogspot.fr/2013/05/autobiographie-dune-courgett..
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    • Livres 5.00/5
    Par andamine, le 03 décembre 2011

    andamine
    C'est l'histoire d' Icare,dit courgette 9 ans, qui tue sa mère accidentellement alors qu'il voulait tuer le ciel pour la sauver. Il pensait que si il tuait le ciel, sa mère arrèterait de boire et de regarder la télé sans faire attention a lui. Il est donc placé aux Fontaines,une maison d'acceuil ou il va connaître Simon ,qui sait tout sur tout, Amhed qui fait pipi au lit et pleurniche tout le temps, Béatrice qui n'arrive pas à enlever les doigts de son nez, et enfin Camille. Comment oublier Camille, avec laquelle il va connaître l'amour.
    Je trouve que l'histoire est très belle et je pense que la vie n'est pas facile tous les jours mais si on mélange un peu d'amitié et beaucoup d'amour la vie ,à nos yeux, ne sera plus sans importance.
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    • Livres 4.00/5
    Par pyrouette, le 03 décembre 2012

    pyrouette
    Un livre doudou malgré le contexte de l'histoire. J'ai suivi Courgette, ses joies, ses peines, ses questions, son apprentissage dans un foyer où il rencontre l'amitié et aussi l'amour, avec plaisir. Presque un conte de fée. Une histoire qui fait du bien, qui réconcilie avec une société moderne où nous avons tendance à oublier la compassion et l'empathie, surtout envers les enfants qui en sont les premières victimes.

    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2012/12/03/25728295.html#com..
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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 24 janvier 2011

    Quand mon papa ne voyageait pas, je me souviens qu'il buvait plus à la bouteille qu'au verre. Ça rendait maman très méchante. Elle fermait la porte de sa chambre à clé et l'obligeait à dormir sur le canapé et elle lui criait dessus tout le temps, comme quoi elle aurait pu avoir une autre vie si elle avait épousé un autre. Elle essayait pas de cacher ses bouteilles. Moi je pense que c'est lui qui aurait du en épouser une autre. Il était pas méchant. Elle, elle tenait déjà de sa sœur, elle avait du sang de sorcière. Elle avait beau recoudre le coeur des hommes seuls et travailler jour et nuit, ses aiguilles ne faisaient que le bien des autres. Elle était jamais contente de son sort et c'était toujours de sa faute à lui. Elle voyait passer les vêtements bien coupés et elle s'imaginait dedans en les réparant. Elle rêvait d'une autre vie à chaque instant, sans vivre la moindre miette de la sienne. Elle n'était pas mauvaise avec moi et je crois qu'elle m'aimait bien, à sa manière, mais ses caresses n'en étaient pas, juste un revers de la main qui se posait sur ma joue ou sur mon bras comme un papillon. C'était toujours moi qui venais vers elle. J'allais m'asseoir sur ses genoux, je cherchais un peu de tendresse, le papillon se posait sur mon front et j'entendais "Va prendre ton goûter, maman a encore du travail" et c'était tout.
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  • Par Yuko, le 07 mars 2011

    L'orthographe, ça commence à m'énerver.
    Il faut recopier des phrases où le mot souligné a le même sens.
    Ca commence mal : rien n'a aucun sens.

    1/ Maman a préparé de la langue de boeuf.
    C'est trop dégoûtant de manger la langue aux animaux.
    On passe à la suivante.

    2/ L'arabe est la langue des marocains.
    Simon et moi on regarde la langue à Ahmed avec nos doigts et elle est comme la nôtre et Ahmed pleurniche parce qu'on a tiré trop fort dessus.

    3/ Mon frère apprend une langue étrangère.
    On passe à la suivante parce qu'on n'a pas de frère.

    4/ Bruno m'a tiré la langue.
    On connaît personne qui s'appelle Bruno.
    Dommage : c'est la seule phrase qui a un sens pour nous.
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  • Par Yuko, le 07 mars 2011

    La petite fille s'appelle Camille.
    Je pense à elle, même quand elle est là.
    Quand elle me regarde, je deviens aussi rouge qu'une fraise.
    On dirait une fleur sauvage qu'on veut pas cueillir pour pas qu'elle s'abîme entre vos doigts. (...)
    Au début, Simon a bien essayé de l'impressionner.
    Il a dit "t'es en prison pour au moins trois ans" et "t'as intérêt à beurrer mes tartines le matin".
    Et Camille a répondu "je préfère rester cent ans ici plutôt que d'aller une seule seconde chez tata Nicole. Et pour ce qui est de beurrer tes tartines, t'as pas intérêt à me le demander deux fois ou je prends le couteau et je te découpe en morceaux".
    Et depuis, c'est Simon qui lui beurre ses tartines.
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  • Par verobleue, le 20 septembre 2011

    Les adultes, des fois, ça dit des trucs stupides à cause de la peur qui leur dévore le cœur.
    Ils feraient mieux d’écouter le silence.
    On finirait par croire que les enfants sont super débiles et qu’ils n’ont qu’une envie : se percer la gorge avec une sucette, ou se casser le cou à bicyclette, ou les jambes et les bras en descendant des escaliers, ou avaler de l’eau de Javel parce que ça change du Coca.
    Et, il faut les regarder ces adultes ; jouer aux grandes personnes et faire plus de bêtises que nous les enfants. C’est vrai qu’on est pas aussi sages que les images qui bougent jamais, mais bon, c’est pas les enfants qui cambriolent les maisons ou font sauter les gens avec des bombes ou tirent avec des carabines, à part moi, mais c’était juste un révolver et j’ai pas fait exprès. Eux, les méchants, c’est toujours exprès, pour faire du mal aux gens et leur voler leurs économies et c’est pas bien.
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  • Par Isi543, le 30 août 2012

    J'étais trop petit quand mon papa est parti, mais je vois pas pourquoi il aurait emmené une poule au voisin pour faire le tour du monde avec.

    Apprendre par coeur c'est pas pour moi et je vois pas ce que le coeur vient faire dans tout ça.

    Le Froid ça conserve l'herbe et les fleurs comme un congélateur.

    Les rides, c'est rien qu'une boîte à questions pas posées qui s'est remplie avec le temps qui s'en va.
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