ISBN : 2290324345
Éditeur : J'ai Lu (2003)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 93 notes) Ajouter à mes livres
"Depuis tout petit, je veux tuer le ciel". Ainsi commence l'histoire racontée par Icare, un petit garçon naïf et inculte, surnommé Courgette, qui, à neuf ans, vit à la campagne avec sa mère. Depuis son accident, la mère de Courgette ne travaille plus à l'usine et boit d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par andamine, le 03 décembre 2011

    andamine
    C'est l'histoire d' Icare,dit courgette 9 ans, qui tue sa mère accidentellement alors qu'il voulait tuer le ciel pour la sauver. Il pensait que si il tuait le ciel, sa mère arrèterait de boire et de regarder la télé sans faire attention a lui. Il est donc placé aux Fontaines,une maison d'acceuil ou il va connaître Simon ,qui sait tout sur tout, Amhed qui fait pipi au lit et pleurniche tout le temps, Béatrice qui n'arrive pas à enlever les doigts de son nez, et enfin Camille. Comment oublier Camille, avec laquelle il va connaître l'amour.
    Je trouve que l'histoire est très belle et je pense que la vie n'est pas facile tous les jours mais si on mélange un peu d'amitié et beaucoup d'amour la vie ,à nos yeux, ne sera plus sans importance.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par mikrobuch, le 20 décembre 2010

    mikrobuch
    Oui, ce roman est drôle. Bien sûr, la trame de l'histoire ne l'est pas ; mais au lieu de faire dans le pathos, l'auteur choisit de montrer que quelle que soit son histoire, chacun fait finalement avec son quotidien. On ne lit pas Autobiographie d'une courgette pour pleurer avec Icare sur son histoire ; mais pour rire avec lui des petites choses qui font son quotidien, de la manière dont il s'approprie la vie au foyer, comment les choses lui deviennent peu à peu familières, et comment il porte sur elles un regard enfantin, mais touchant par sa franchise et, d'une certaine manière, son objectivité, puisque la distanciation décomplexée que permet l'humour, autorise l'auteur à éviter bien des détours et longueurs.
    Un livre à lire donc, dans lequel j'ai retrouvé, même si ce n'est qu'une association personnelle, quelque chose du ton de Howard Buten, dans Quand j'avais cinq ans je m'ai tué, et pas seulement à cause des tournures maladroites du jeune narrateur. Une certaine critique des institutions est permise par le regard enfantin, qui en souligne en même temps, au-delà des règles fixées et de l'aspect rigide et administratif, la bonne volonté et l'optimisme profondément humain des éducateurs, travailleurs sociaux, médecins et psychologues, et la possibilité pour chacun d'apprivoiser son histoire.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Laetirature, le 23 mai 2011

    Laetirature
    De l'incipit, "Depuis tout petit, je veux tuer le ciel", à la fin du livre, "J'ai plus envie de tuer le ciel. J'ai trouvé plus grand sur terre.", Gilles Paris nous embarque dans un tourbillon de larmes, de drames et d'émotions.
    La Courgette, c'est Icare, un petit garçon de 9 ans qui tue accidentellement sa maman, par inadvertance, sans le vouloir, sans même s'en rendre compte et qui est placé Aux Fontaines, une Maison d'accueil.
    Roman initiatique, d'apprentissage, qui nous confie les pensées intimes, les secrets, les réflexions souvent cocasses et incongrues, d'un adorable et attachant bambin, innocent et quelque peu crédule qui accorde aux mots couleurs, odeurs, chaleur et soleil.
    Un roman pétri d'optimisme, d'amour, comme un ciel bleu, pur, brillant qui rien ne vient entacher et qui resplendit inéluctablement et courageusement.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Lefso, le 24 janvier 2011

    Lefso
    Pour être honnête, je dois dire que j'ai tout d'abord été rebutée par ce livre. J'ai dit à mon mari que je n'arriverais pas à le lire tellement le style m'était insupportable. En effet, c'est un langage de petit garçon et il y a des tas de "la voiture à Paul", "les chaussures à Camille" etc. Or, pendant toute ma jeunesse (voire même après - et maintenant c'est moi qui reprends mes enfants^^), j'ai entendu ma mère nous reprendre ma sœur, mon frère et moi en disant : "on ne dit pas le manteau à Marcel mais plutôt le manteau de Marcel". du coup, j'ai eu du mal au début mais l'histoire me semblait très intéressante et pour mon plus grand bonheur, j'ai poursuivi ma lecture (sans pour autant m'arrêter de grimacer ^^).
    Passé donc ce petit souci personnel, la lecture m'a captivée. Certes, le début de l'histoire n'est guère marrante mais les enfants rencontrés dans ce livre sont plus que touchants : à commencer par Courgette qui prend tout au pied de la lettre, qui pose mille et une questions au risque de paraître parfois idiot. Par exemple, il croit que son père est parti faire le tour du monde avec une des poules de la ferme d'à côté (sa maman disait toujours que son père était parti avec une poule). Il y a Camille sa grande amie, celle qu'il épousera quand il sera grand. Il y a Béatrice qui mange ses crottes de nez et Alice qui se cache derrière ses longs cheveux de peur d'être encore battue.
    Les adultes sont également attachants : il y a Rosy qui s'occupent de ces enfants comme si c'étaient les siens et d'ailleurs ne sont-ce pas un peu les siens ? La directrice qui derrière ses airs de fermeté à un cœur d'or et puis aussi le gendarme, pour qui la vie n'a pas toujours été facile mais qui reprend, avec l'aide de son petit garçon et de Courgette, sa vie en main.
    Personnellement c'est un véritable coup de cœur que ce livre ! L'auteur a vraiment su trouver les mots qu'emploierait un enfant pour décrire la vie. Et grâce à cela, notre âme d'enfant se réveille et on se surprend à descendre les pistes sur les fesses en compagnie de tous ces gamins ...

    Lien : http://lefso.blogspot.com/2010/12/autobiographie-dune-courgette-de-g..
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    • Livres 2.00/5
    Par mimienco, le 23 juin 2009

    mimienco
    4ème de couverture: Icare dit "Courgette", petit garçon de 9 ans, est né du mauvais côté de la vie. Depuis tout petit, il veut tuer le ciel, à cause de sa mère qui dit souvent: "Le ciel, ma courgette, c'est grand pour nous rappeler que dans la vie on n'est pas grand chose". Depuis son accident, la mère d'Icare ne travaille plus, boit de la bière en refgardant la télévision et ne s'occupe pas de son fils. Un jour Courgette, à déaut de tuer le ciel, va tuer accidentellement sa mère. le juge le déclare "incapable mineur". Placé en maison d'accueil, Courgette découvre enfin l'amitié, les fous rires, les larmes, les émotions et l'amour... Un petit chef d'oeuvre d'humour et d'émotion. L'apprentissage d'une vie...
    Mon opinion: pas mal. Dans ce roman, l'auteur nous décrit le quotidien d'Icare, surnommé Courgette, placé en maison d'accueil après le meutre accidentel de sa mère. On pénètre alors au coeur de cette maison remplie d'enfants qui ne sont pas nés du bon côté de la vie. Icare découvre l'amitié avec Simon et Ahmed, les sentiments amoureux avec Camille, les bétises, les joies...
    C'est un petit roman sympathique et émouvant mais j'ai quand même eu un peu de mal avec l'écriture enfantine qu'a utilisée l'auteur pour donner cet impression d'autobiographie puisque Icare est le narrateur. Et je dois dire que ce style m'a lassée plus d'une fois... même si l'histoire et les personnages sont attachants.
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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 24 janvier 2011

    Quand mon papa ne voyageait pas, je me souviens qu'il buvait plus à la bouteille qu'au verre. Ça rendait maman très méchante. Elle fermait la porte de sa chambre à clé et l'obligeait à dormir sur le canapé et elle lui criait dessus tout le temps, comme quoi elle aurait pu avoir une autre vie si elle avait épousé un autre. Elle essayait pas de cacher ses bouteilles. Moi je pense que c'est lui qui aurait du en épouser une autre. Il était pas méchant. Elle, elle tenait déjà de sa sœur, elle avait du sang de sorcière. Elle avait beau recoudre le coeur des hommes seuls et travailler jour et nuit, ses aiguilles ne faisaient que le bien des autres. Elle était jamais contente de son sort et c'était toujours de sa faute à lui. Elle voyait passer les vêtements bien coupés et elle s'imaginait dedans en les réparant. Elle rêvait d'une autre vie à chaque instant, sans vivre la moindre miette de la sienne. Elle n'était pas mauvaise avec moi et je crois qu'elle m'aimait bien, à sa manière, mais ses caresses n'en étaient pas, juste un revers de la main qui se posait sur ma joue ou sur mon bras comme un papillon. C'était toujours moi qui venais vers elle. J'allais m'asseoir sur ses genoux, je cherchais un peu de tendresse, le papillon se posait sur mon front et j'entendais "Va prendre ton goûter, maman a encore du travail" et c'était tout.
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  • Par Yuko, le 07 mars 2011

    L'orthographe, ça commence à m'énerver.
    Il faut recopier des phrases où le mot souligné a le même sens.
    Ca commence mal : rien n'a aucun sens.

    1/ Maman a préparé de la langue de boeuf.
    C'est trop dégoûtant de manger la langue aux animaux.
    On passe à la suivante.

    2/ L'arabe est la langue des marocains.
    Simon et moi on regarde la langue à Ahmed avec nos doigts et elle est comme la nôtre et Ahmed pleurniche parce qu'on a tiré trop fort dessus.

    3/ Mon frère apprend une langue étrangère.
    On passe à la suivante parce qu'on n'a pas de frère.

    4/ Bruno m'a tiré la langue.
    On connaît personne qui s'appelle Bruno.
    Dommage : c'est la seule phrase qui a un sens pour nous.
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  • Par Yuko, le 07 mars 2011

    La petite fille s'appelle Camille.
    Je pense à elle, même quand elle est là.
    Quand elle me regarde, je deviens aussi rouge qu'une fraise.
    On dirait une fleur sauvage qu'on veut pas cueillir pour pas qu'elle s'abîme entre vos doigts. (...)
    Au début, Simon a bien essayé de l'impressionner.
    Il a dit "t'es en prison pour au moins trois ans" et "t'as intérêt à beurrer mes tartines le matin".
    Et Camille a répondu "je préfère rester cent ans ici plutôt que d'aller une seule seconde chez tata Nicole. Et pour ce qui est de beurrer tes tartines, t'as pas intérêt à me le demander deux fois ou je prends le couteau et je te découpe en morceaux".
    Et depuis, c'est Simon qui lui beurre ses tartines.
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  • Par verobleue, le 20 septembre 2011

    Les adultes, des fois, ça dit des trucs stupides à cause de la peur qui leur dévore le cœur.
    Ils feraient mieux d’écouter le silence.
    On finirait par croire que les enfants sont super débiles et qu’ils n’ont qu’une envie : se percer la gorge avec une sucette, ou se casser le cou à bicyclette, ou les jambes et les bras en descendant des escaliers, ou avaler de l’eau de Javel parce que ça change du Coca.
    Et, il faut les regarder ces adultes ; jouer aux grandes personnes et faire plus de bêtises que nous les enfants. C’est vrai qu’on est pas aussi sages que les images qui bougent jamais, mais bon, c’est pas les enfants qui cambriolent les maisons ou font sauter les gens avec des bombes ou tirent avec des carabines, à part moi, mais c’était juste un révolver et j’ai pas fait exprès. Eux, les méchants, c’est toujours exprès, pour faire du mal aux gens et leur voler leurs économies et c’est pas bien.
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  • Par mandarine43, le 12 août 2011

    [ Incipit ]

    Depuis tout petit, je veux tuer le ciel à cause de maman qui me dit souvent :
    - Le ciel, ma Courgette, c'est grand pour nous rappeler qu'on est pas grand-chose dessous.
    - La vie, ça ressemble en pire à tout ce gris du ciel avec ces saloperies de nuages qui pissent que du malheur.
    - Tous les hommes ont la tête dans les nuages. Qu'ils y restent donc, comme ton abruti de père qui est parti faire le tour du monde avec une poule.

    Des fois, maman dit n'importe quoi.
    J'étais trop petit quand mon papa est parti, mais je vois pas pourquoi il aurait emmené une poule au voisin pour faire le tour du monde. C'est bête une poule.
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