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ISBN : 2352948487
Éditeur : Bragelonne (2015)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 163 notes)
Résumé :
À première vue, on se croirait dans le Paris de la Belle Époque. En y regardant de plus près, la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, et une ligne de métro rejoint le pays des fées... Dans ce Paris des merveilles, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, est chargé d'enquêter sur un trafic d'objets enchantés, lorsqu'il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. Il lui faudra alors ... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
cicou4508 juin 2013
  • Livres 3.00/5
Si vous ne croyez pas en l'existence des fées, des gnomes, des dragons et des magiciens, il vous est fortement déconseillé de vous aventurer dans cette lecture. En revanche, si vous admettez que l'on peut acceptez l'existence du surnaturel, du moins le temps d'un peu plus de trois-cents pages, alors vous pouvez y aller !
L'histoire (enfin une partie) se déroule à Paris en ce tout début de XXe siècle. Pourquoi ai-je dis en partie ? Eh bien tout simplement car, chers amis lecteurs, il vous faudra admettre, dans cette ouvrage du moins, l'existence de trois monde : celui que nous connaissons, l'OutreMonde et enfin l'Orénie. Ces deux derniers, vous l'aurez compris, sont peuplés d'êtres étranges mais néanmoins très sympathique...ou pas.
Jadis, dans l'OutreMonde vivaient deux soeurs, l'une blanche et pure qui devint la reine Méliane et l'autre, cruelle et avide de pouvoir et qui ne tardât pas à se faire connaître sous le nom de la Reine Noire.
Mais revenons dans le monde actuel un instant. Louis Denizart Hippolyte Griffont est un mage respecté appartenant à l'Ordre de Cyan (eh oui, même dans le monde "normal" vivent des êtres doués de mystérieux pouvoirs). Ici, il va s'engager dans une étrange affaire qui dans laquelle il jouera plusieurs fois sa vie ainsi que ceux de tous ceux qui lui sont chers, à savoir son épouse (qu'il n'a pas revu depuis des lustres mais qui la reste néanmoins), la baronne Isabelle de Saint-Gil - anciennement connu sous le nom de Dame Aurélia lorsqu'elle appartenait encore à l'OtreMonde -, ses fidèles serviteurs mais aussi l'une de ses amies Cécile de Brescieux.
Quelle est cette affaire ? Je ne vous la dévoilerai pas car ce serait certainement trop long à expliquer et cela vous gâcherait une bonne partie de plaisir mais sachez que ce n'est certes pas un roman à l'eau de rose comme l'on en voit souvent dans ce genre de lectures, car bon nombre de personnes perdront la vie, et d'autres s'engageront sur de nouvelles voies !
De la fantasy mêlé à du policier ? Pourquoi pas ?
Un roman agréable à lire, très bien écrit mais dans lequel il y a souvent (et c'est dommage !) bien des longueurs ! A découvrir !
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boudicca
boudicca01 juillet 2012
  • Livres 4.00/5
Paris. XXe siècle. Un certain Louis Griffont, gentleman réputé pour ses talents d'investigations, se retrouve mêlé à une affaire plus que louche. Rien de bien extraordinaire à première vue, oui mais voilà, cette ville de Paris n'est pas la notre mais une cité merveilleuse où la magie fait partie du quotidien de tous. On y trouve ainsi tout naturellement des sirènes folâtrant dans la Seine, les arbres du bois de Vincennes faisant la causette aux passants, des gnomes, farfadets, nymphes ou fées se mêlant à la population, des chats ailés discutant philosophie, un RER avec pour terminus le pays des fées... Voilà un tout petit aperçu des nombreuses trouvailles de Pierre Pevel qui nous offre avec « Les enchantements d'Ambremer » un roman véritablement jouissif dans lequel on se plonge avec délice.
L'auteur déploie en effet des trésors d'imagination et il est difficile de ne pas se laisser enchanter par ce Paris des merveilles où absolument tout est original et incite à la rêverie. Quant à l'intrigue, s'il est vrai qu'elle n'est peut-être pas aussi dense et complexe que dans « La trilogie de Wielstatd » ou encore « Les Lames du cardinal », on ne la suit pas moins avec plaisir et sans s'ennuyer une seule seconde. Les personnages pour leur part sont tous très bien réussis, à commencer par le couple détonnant formé par le mage Louis Griffont et la fée renégate Isabel de Saint-Gil, ou encore Azincourt, chat ailé à la langue bien pendue et à l'ironie mordante. Un roman plus que divertissant donc qui ne manquera pas de stimuler votre imagination et qui vous fera découvrir Paris tel que vous ne l'avez jamais vu.
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Tatooa
Tatooa04 septembre 2015
  • Livres 5.00/5
Magnifique ! LE coup de cœur de l'année 2015 !
C'est frais, c'est léger, ça se mange sans faim, ça se digère tout aussi bien, c'est poétique, amusant, bref, une pure pépite !
En ouvrant ce bouquin je ne savais pas trop à quoi m'attendre (si ce n'est que j'adore Pevel et sa façon d'écrire).
Or j'ai retrouvé son sens de l'humour si fin et son esprit d'enfant qu'on voit passer sans arrêt sur FB, on sourit ou on rit à longueur de pages.
Je n'achète que rarement des grands formats, ici j'ai acheté la trilogie d'une part parce que ça faisait un petit moment que je voulais ce bouquin, je l'avais cherché d'occasion mais, apprenant une prochaine re-édition, j'avais renoncé. D'autre part les couvertures sont si belles que cela aurait été dommage d'attendre une hypothétique sortie poche.
Les personnages sont attachants, Griffont, Isabel, (et ses acolytes Lucien et Auguste, qui sont extra !), Falissière, ou même Farroux le flic, qui évoluent dans ce Paris "magique" du début du XXème siècle et y croisent moult références, c'est juste du pur bonheur à lire, et même pour une fois que l'auteur s'adresse parfois au lecteur, ça ne m'a pas agacée mais amusée (il faut voir comment il nous parle, lol !)...
Et comme l'histoire se clôt à la fin de ce tome 1, je ne vais pas sauter sur le tome 2, parce que quand c'est bon à ce point, j'aime bien faire durer le plaisir, un peu, lol !
Je ne sais pas si la précédente édition contenait la nouvelle à la fin (Magicis in mobile), mais j'ai éclaté de rire en lisant le nom du général à haute voix pour mon mari, d'autant que j'avais absolument pas réalisé le jeu de mot en le lisant "pour moi", parfois je suis un peu dure à la comprenette.
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Olti
Olti17 janvier 2015
  • Livres 2.00/5
Objectivement, je crois que c'est exactement ce qui est appelé un "bon livre" dans le cadre des lectures les plus aimées en fantasy (je n'étais encore jamais tombée sur un exemple aussi nickel, en général y'a toujours au moins un truc qui manque ou qui est moins bien fait que le reste mais là, un générateur de roman de fantasy n'aurait pas fait aussi bien).
Ainsi, on retrouve :
-un univers assez décrit pour qu'on puisse se le représenter, et assez "merveilleux" sans doute pour être aimé mais pas trop pour pas embrouiller,
- des personnages forts, typés, et avec autant de défauts qu'un candidat à un entretien d'embauche ("j'ai des tas de défauts vous savez : je suis un peu taquin mais je prends tout avec humour, j'ai un fort caractère mais je ne me trompe jamais, je suis perfectionniste et trop courageux... ah et je suis beau aussi"),
- et un objet littéraire construit par un artisan japonais du 18e : pas une info n'est donnée au hasard, et la chronologie des événements importants comme anodins parfait cette construction simple mais plus que solide.
Subjectivement, je n'ai pas aimé, pour les raisons citées ci-dessus :
- L'univers "merveilleux", avec les petits dragons volants, les chats volants et qui parlent (et qui sont surtout bien utiles à l'histoire), et ainsi de suite... ce n'est pas mon truc, peut-être parce que j'ai besoin de plus de tâches de gris et de noir (et pas que dans les choix vestimentaires des méchants) et de travail dans la création de quelque chose de réel, de vivant.
- Les personnages... j'ai eu un sentiment de personnalités vides, vide masqué derrière de "forts" caractères. On a des héros qui ont le sens de la réplique, de bonnes idées au bon moment, qui sont mieux que tout le monde, tout ça-tout ça, donc ils ne paraissent pas vides. Mais au moment où on se demande quels sont leurs goûts, leurs passions dans la vie (à part leur travail)... j'ai un blanc. Quand je ressens ça, c'est que le personnage est pour moi plus un caractère de théâtre qu'un être réel et crédible.
J'ai aussi trouvé une espèce de vieux cliché dans la représentation des sexes qui certes, collait bien pour une histoire du 19e, mais en rajoutait une couche du côté du vide des personnages.
Griffont est un mâle modèle 1, comme Auguste : il est donc fort, courageux, protecteur, a le sens de l'humour, il est monotâche et monomaniaque (le mâle simple et bourru qui a reçu une couche d'éducation et d'élégance, qui s'absorbe dans ses recherches), il a le sens du sacrifice, et il a sa moto (qu'il bricole. J'imagine qu'il a dans son établi tout le nécessaire du bon mâle bricoleur). Auguste a sa voiture, tout va bien.
Isabel/Aurélia est une femelle modèle 2: elle est sournoise mais on lui pardonne tout, hystérique aisément, jalouse comme un poux et de mauvaise foi, joueuse avec les hommes qu'elle manipule comme une commerciale. Si elle était laide, borgne et obèse, je pense que ça en ferait un personnage dont on oublierait tout le "charme".
Cécile est une femelle modèle 1 : elle est fragile, romantique, discrète, vertueuse, douce...
D'ailleurs, toutes les filles sont de jolis petits objets (sauf la domestique populaire of course)
À côté de ça, on a un méchant et une méchante "Harr-Har-Har-Harrrrr je suis machiavélique HarHarHaaar" donc bref, je n'ai pas aimé les personnages.
Les 3 descriptions physiques des personnages féminins m'ont rappelé les représentations féminines dans Cobra (des clones, et on change juste un peu les mensurations et la couleur des cheveux) :
-1er personnage féminin, le plus important : "Elle était aussi belle qu'élégante. Grande et mince, la taille prise dans un corset qui l'obligeait à se tenir droite tout en soulignant de charmantes rondeurs" (ouf, ça aurait été dommage qu'elle n'est pas un bon p'tit cul et de bons seins ronds hein).
Un peu moins parfaite mais quasi-identique, le 2e personnage féminin :
-"Belle et élancée, la taille souple et bien prise[...]. Elle manquait peut-être un peu de rondeurs" (aie aie aie, toi tu es le 2nd rôle) "selon les canons de l'époque, mais certes pas de charme ni de distinction"
Et notre 3e personnage, la méchaaaante :
- "Grande et mince, le port noble, elle avait de la superbe et de l'élégance" mais je vous rassure, comme elle est méchante, elle est d'une beauté qui inspire plus la crainte que l'admiration, ouf.
Grande variété comme vous pouvez le constater....
Mais ce qui m'a le plus gênée, c'est le vide qui ressort sur l'histoire, du fait de sa construction trop artificielle. Tout est au profit de la narration qui, comme sortie tout droit d'un manuel de scénario, est parfaitement rodée mais... c'est tout. L'histoire derrière ne m'a pas touchée ni prise dans son flot, tout me semblait artificiel, aseptisé comme les dialogues menés du tac au tac (ah, c'est bien ces gens qui peuvent ainsi échanger en tombant parfaitement où il faut). Aventure, action, oui on ne s'ennuie pas, mais mon coeur s'ennuie, rien ne le fait vibrer, on ne nourrit que les yeux, on suit tout le monde courir partout, échapper aux méchants et puis... et puis voilà, c'est tout, comme si rien n'avait été raconté. Il n'y a guère que le retournement de situation "en fait, la reine des fées, elle est pas toute blanche non plus" que j'ai aimé mais bon, comme c'est pas développé, j'ai peur de me retrouver avec un autre version aseptisée qd ça le sera ("oui vous comprenez, j'ai fait ça pour le bien commun hein bon").
Donc tome 2 ou pas tome 2... je ne sais pas. Pour autant, je pense que ça plaira à plein de monde, un peu comme un épisode de Sidney Fox l'Aventurière, The Shield etc.
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selena_974
selena_97409 décembre 2013
  • Livres 5.00/5
Imaginez un Paris 1900 que nous connaissons bien. Placez-y des êtres merveilleux, tels les fées, les gnomes, les magiciens, les sirènes, les licornes... cohabitant au grand jour avec les humains. Ajoutez un soupçon de magie et d'ensorcellements en tous genres... Bienvenue dans le monde inventé par Pierre Pevel pour son roman, Les Enchantements d'Ambremer.
Ce roman est un conte, par son contexte, son décor, la nature de ses personnages, un conte qui nous enchante et nous plonge dès les premières lignes dans le merveilleux, la magie, la beauté. Mais son intrigue a tout d'un roman policier, et ne cesse d'étonner le lecteur. Car Pierre Pevel nous conte ici l'histoire d'un magicien, Griffont, enquêtant sur ce qui ne semble être qu'un trafic d'objets enchantés, mais qui va l'emporter dans un complot bien plus complexe, dangereux, magique et plein de rebondissements et de révélations inattendues. le mélange des deux genres est parfaitement dosé et on vogue du merveilleux au suspense sans même s'en rendre compte. J'ai tout simplement adoré, à la fois ce monde enchanteur, ces personnages superbes, cette intrigue magique, tout !
Un magnifique roman que je recommande à tous les amateurs de surnaturel !
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Citations & extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa01 septembre 2015
Cet univers (Ndr : L'Outremonde, le monde des fées) voisine avec le nôtre. Jadis, ils étaient si proches qu'ils se frôlaient parfois. Alors naissaient des passages fugitifs, des chemins de traverse déguisés, des ponts incertains jetés sur l'abîme qui, d'ordinaire infranchissable, sépare les mondes. Tel promeneur pouvait ainsi rencontrer, au détour d'un sentier perdu, une reine attristée caressant un grand cerf blanc dont une flèche perçait le flanc; tel berger explorait une ravine et découvrait au-delà une vallée que la vengeance d'un sorcier condamnait à un hiver éternel; tel chevalier solitaire passait, en quête de gloire, le rideau étincelant d'une cascade vers des régions inconnues où l'attendait l'aventure. Combien firent semblables expériences? Combien de poètes et de ménestrels contèrent ces voyages? Assez pour être entendus, sans doute. Trop peu pour être crus. A l'époque déjà, les esprits sages niaient l'existence de l'OutreMonde et de ses prodiges. Et les mêmes, aujourd'hui, continuent doctement à vouloir peindre nos rêves en gris...
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boudiccaboudicca17 janvier 2012
Les contes d'autrefois, ainsi que les fabuleuses créatures qui les inspirèrent, ont une patrie. Cette patrie se nomme l'OutreMonde (…) Cet univers voisine avec le nôtre. Jadis ils étaient si proches qu'ils se frôlaient parfois (…) Tel promeneur pouvait ainsi rencontrer, au détour d'un sentier perdu, une reine attristée caressant un grand cerf blanc dont une flèche perçait le flanc; tel berger explorait une ravine et découvrait au-delà une vallée que la vengeance d'un sorcier condamnait à un hiver éternel; tel chevalier solitaire passait, en quête de gloire, le rideau étincelant d'une cascade vers des régions inconnues où l'attendait l'aventure. Combien firent semblables expériences? Combien de poètes et de ménestrels contèrent ces voyages? Assez pour être entendus, sans doute. Trop peu pour être crus. A l'époque déjà, les esprits sages niaient l'existence de l'OutreMonde et de ses prodiges. Et les mêmes, aujourd'hui, continuent doctement à vouloir peindre nos rêves en gris...
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boudiccaboudicca05 février 2012
A présent imaginez... Imaginez des nuées d'oiseaux multicolores nichés parmi les gargouilles de Notre-Dame; imaginez que, sur les Champs-Élysées, le feuillage des arbres diffuse à la nuit une douce lumière mordorée; imaginez des sirènes dans la Seine ; imaginez une ondine pour chaque fontaine, une dryade pour chaque square; imaginez des saules rieurs qui s'esclaffent ; imaginez des chats ailés, un rien pédants, discutant philosophie ; imaginez le bois de Vincennes peuplé de farfadets cachés sous les dolmens (...) Imaginez tout cela, et vous commencerez à vous faire une petite idée du Paris des Merveilles...
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TatooaTatooa03 septembre 2015
- C'est pas pour vous faire reproche, patronne, mais depuis que je travaille pour vous, j'ai plus eu souvent l'occasion de fréquenter mes anciens collègues. (Lucien à Isabel de St Gil)
- Me dis pas que ça te manque ! intervint Auguste.
- Non... mais à la longue je vais me retrouver sur la touche.
- ça vaut mieux que sur le carreau avec un surin dans le buffet.
- C'est sûr.
- Ou avec une praline dans le crâne...
- Je suis d'accord.
- Ou enchristé par les condés...
- Mais puisque je te dis que je suis d'accord !
- Ou vérolé à mort par une courtisane tragique...
- Dis, tu serais pas en train de te payer ma fiole, par hasard ?
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TatooaTatooa02 septembre 2015
Petit et rond, Maniquet était un pimpant vieillard affublé d'une spectaculaire paire de bacchantes blanches. Bien que membre à part entière du Cercle Cyan, il était en quelque sorte un mage à la retraite. Il ne pratiquait donc plus et consacrait ses journées à une science nouvelle, inutile, qu'il avait inventée et qui l'amusait fort : l'alchimie absurde. Celle-ci consistait à vaincre l'élasticité du caoutchouc, à rendre friable le diamant, à corrompre le bois pour qu'il ne flotte plus. Tout cela, naturellement, au terme de laborieuses recherches. Maniquet promettait d'atteindre un jour le but ultime : transformer l'or en plomb. Il avait cependant renoncé à créer l'anti-pierre philosophale, pourvoyeuse de l'ignorance absolue. L'essentiel de l'humanité se débrouillait très bien sans, et depuis longtemps.
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