Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 229033622X
Éditeur : J'ai Lu (2003)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 493 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Manon était une créature d'un caractère extraordinaire. Jamais fille eut moins d'attachement qu'elle pour l'argent, mais elle ne pouvait être tranquille un moment avec la crainte d'en manquer. C'était du plaisir et des passe-temps qu'il lui fallait. Elle n'eût jamais v... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (25)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B, le 02 août 2012

    Nastasia-B
    Quel étrange paradoxe. La tradition a retenu pour titre "Manon Lescaut" alors que l'auteur l'avait intitulé, certes un peu longuement, "Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut". Paradoxe en ce sens que l'auteur place en premier le chevalier et que c'est effectivement lui le personnage principal, et que la belle Manon, personnage clé, il est vrai, n'est que le personnage secondaire. On a bien retenu Tristan ET Iseult, pourquoi pas des Grieux ET Manon Lescaut?
    Bref, vous aurez compris qu'il s'agit d'une histoire d'amour, que le mot du titre "histoire de" suggère un récit romanesque, celui-là même est à la première personne. Pour ce qui est du contenu, l'abbé Prévost écrit avant l'heure une manière de "les infortunes de la vertu", où notre chevalier est un preux chevalier, par contre, sa dulcinée, sans être une nymphomane, aime un peu trop le confort et le luxe pour accepter stoïquement son sort lorsque sa bourse est vide. N'ignorant pas ses atours, la belle Manon, n'hésite jamais à faire crépiter le cœur d'un riche mécène quitte à faire rugir de jalousie le brave des Grieux. Celui-ci emploie donc toute sa chevalerie pour faire échec aux amants et récupérer sa frivole amante. Les riches souteneurs bernés ont souvent le bras assez long pour créer des embarras au malheureux couple, lesquels embarras se traduisent souvent par des séjours en prison, lesquels séjours appellent à leur tour des évasions rocambolesques. Notre pauvre chevalier, tiraillé entre un amour immodéré et les appels du pied de la morale ne sait trop quelle conduite tenir et récolte moult mésaventures à vouloir s'accrocher à la venimeuse Manon.
    Le tour de force de l'auteur réside dans le fait qu'il parvient à nous la rendre tout de même attachante, car, bien que notoirement infidèle, elle n'en est pas moins amoureuse de son chevalier et présente par moments une noblesse de caractère indéniable.
    D'un point de vue de l'histoire de la littérature, cette œuvre marque indéniablement quelque tournant car on nous maltraite le sens moral avec ces deux amants, mais d'un point de vue purement contemporain, je ne sais pas si l'on peut encore l'élever au rang de chef-d'œuvre absolu, le chevalier, amoureux éperdu et naïf à souhait, annonce le romantisme, mais reste quand même un brin cul-cul la praloche. La fin étrange de Manon demeure un expédient facile de la littérature et l'on ne se satisferait peut-être plus d'une telle pirouette à l'heure actuelle.
    Un peu comme en biologie, il convient probablement de la lire dans un processus ontologique, c'est-à-dire assez jeune, comme une forme immature d'un style et d'un genre appelé à s'épanouir par la suite dans l'histoire littéraire par d'autre œuvres plus marquantes encore, mais tout ceci, bien sûr, n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 35         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par JacobBenayoune, le 28 juin 2014

    JacobBenayoune
    Ce livre fait partie de ces grands romans du XVIIIème siècle français à l'instar des Liaisons dangereuses, de Paul et Virginie, de Jacques le Fataliste ou La nouvelle Héloïse. Par ailleurs, l'Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut est devenue la légende d'un couple comme pour Roméo et Juliette (moins popularisée néanmoins).
    Son auteur a connu la notoriété et l'immortalité grâce à cet ouvrage même s'il était un écrivain prolifique. Je crois que cela revient au fait que cette œuvre est inclassable et a pu rester moderne par son sujet.
    D'abord, elle est classique par son style sobre et dépouillé de toute recherche du pittoresque. Mais elle est aussi préromantique par sa description de la passion fatale qui mène à un état presque maladive (comme dans René de Chateaubriand).
    Antoine-François Prévost a mis beaucoup de lui-même et de son expérience personnelle dans ce roman. Ce dernier nous présente le témoignage intime du chevalier des Grieux, un garçon qui avait un avenir prometteur, un père des plus obligeants et prévenants et un ami des plus vertueux et compréhensifs. Celui-ci a choisi de poursuivre sa passion sulfureuse pour une fille nymphomane et vénale.
    L'amour inextinguible de des Grieux nous offre un miroir de l'âme humaine qui aime avec tous les transports. Ce jeune homme désire la fidélité de sa maîtresse, il suit malencontreusement le désarroi de son cœur, et ce n'est pas assez de repousser tout conseil et sermon de son ami Tiberge ; il absout toutes les inconstances et les récidives de sa chère Manon. Il s'agit de l'image du premier amour, sincère, fatal et infernal qui est voué au désespoir, à la calamité et au désenchantement.
    Ce roman de libertinage accumule les mésaventures de Des Grieux : jeu de cartes, affaires d'escroquerie, assassinat, proxénétisme, voyage en Amérique, duel…
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Alodia, le 17 août 2013

    Alodia
    Que dire... et bien je suis un peu mitigée. Peut- être aurais-je du attendre un peu avant de publier ma critique. Tant pis c'est déjà trop tard, je commence à écrire...
    D'habitude je ne vais pas de moi-même vers les livres dit " classiques " mais comme c'est à lire pour la rentrée en fac de lettres, j'ai bien du m'y mettre. L'histoire est romanesque, belle, rempli d'amour etc Mais ( j'ai bien peur de me faire des ennemis avec cette conjonction ) je ne m'attendais pas à la fin. Et puis les personnages sont attachants mais les péripéties qui devraient donner de l'action, pour moi, sont répétitives. Je ne me suis pas ennuyée, j'ai aimé les personnages et le récit très bien écrit de Mr prévost. Cependant, phrase très long défois, mais ( consolation!) du très grand vocabulaire, des discours amoureux à n'en pas finir.Leur histoire est attachante et montre la puissance de l'amour, l'aveuglement aussi( car on ne peut pas se le cacher le chevalier Grieux est quelque peu nier, candide ). Je suis passée de trois sentiments différents durant l'oeuvre: au début de la pitié et tendresse, puis après de la peur pour ses personnages mais aussi de la colère de voir ce chevalier s'excusait de son comportement alors qu'il n'a rien fait face à une Manon plus que pêcheuse. Et enfin, de la résignation en voyant la folie amoureuse du chevalier. Peut-être un peu trop de sentiment dans cette histoire pour moi (même si j'aime les romans d'amour). Et la fin... bien certes mais... après tous ses sentiments, la présence permanente de la mort, de l'envie de mourir, de la détresse, on n'est surpri de voir que se n'est pas qui on croit qui meurt. Néanmoins c'est un très bon livre mais étant mitigée, je ne peux mettre que trois étoiles, mais il pourrait en valloir quatre surement. Je changerai peut être d'avis après l'avoir examiner plus profondément durant mes cours à la rentrée. Je le recommande aux amoureux de l'amour et de ses frissons.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          5 6         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par PremiereL, le 26 novembre 2013

    PremiereL
    Critique de Sophie Anne
    En 1753 est publié par Antoine François Prévost (connu sous le nom de l'abbé Prévost), L'Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut. Aujourd'hui plus communément appelé Manon Lescaut, le roman trace la vie du chevalier Des Grieux, notamment celle qu'il passa après sa rencontre avec la fabuleuse Manon. Après sa vie menée en compagnie de la jeune femme, le chevalier rencontre alors un homme, (le narrateur du roman) à qui il va raconter toutes ses mésaventures, et c'est grâce à ce narrateur que nous saurons toutes les pensées du chevalier, les actes, les peines et les joies qu'il va avoir.
    En effet la vie n'est pas un long fleuve tranquille pour ce jeune couple, Manon est belle, jeune et attire beaucoup d'hommes au plus grand regret du chevalier. Ce dernier quitte les ordres pour s'enfuir avec sa bien aimée. Mais la bien aimée est loin d'être parfaite car elle est vénale, elle est attirée par l'argent, le jeu, les bijoux, et elle est aussi quelque peu naïve car elle ne fait pas la part des choses. Elle finit par tromper le chevalier avec d'autres hommes qu'elle n'aime pas pour subvenir aux besoins du couple. le chevalier lui est un homme honnête, profondément amoureux de Manon, pour elle il trahit ses amis et sa famille, mais n'a presque pas de résultats en retour.
    Le roman se compose en deux parties distinctes. L'histoire complète est un retour dans le passé avec cet incipit quelque peu particulier. L'écriture de l'auteur est telle que l'histoire se lit très bien, et démarre fort avec le coup de foudre de ces deux jeunes personnes, mais malheureusement le déroulement est long et platonique, les péripéties restent les mêmes, en fait l'histoire ne décolle pas, ce qui est plutôt dommage… Je dirais même qu'elle est répétitive : Manon trompe le chevalier avec un autre homme, le couple se dispute et finit par se réconcilier et ainsi de suite… de plus la fin du roman est décevante, car comme dans tout livre, on a tendance à se laisser emporter par notre imagination, personnellement la chute du roman ne correspondait pas à ce que je m'étais imaginer, mais n'est ce pas la magie du livre après tout ?
    Malgré ses légers défauts Manon Lescaut reste la plus grande rencontre et passion amoureuse du XVIII eme siècle de la littérature française. A travers ses deux personnages romanesques, L'abbé Prévost nous fait comprendre que l'amour est une passion dangereuse, et que parfois il vaut mieux suivre la voie de la raison plutôt que celle de notre coeur.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par JulyF, le 28 mars 2014

    JulyF
    Dieu que ce roman a mal vieilli... Des Grieux est un amoureux splendide : il perd tout quand il pense à sa belle Manon. Ni argent, ni famille, ni honneur, ni même sa raison ne peuvent espérer le retenir du malheur vers lequel il s'avance à grands pas. Roman d'un autre siècle, dans lequel la naissance a encore un sens, dans lequel un noble ne saurait s'abaisser à gagner sa vie, dans lequel les jeunes amoureux ne pouvaient vivre en paix sans se marier (ce qui nécessitait l'accord parental)... La préface de Jean Goulemot parle de réalisme, d'inscription dans la société du début du XVIIIe siècle. Sans doute est-ce ce qui rend les modes de pensée des personnages si étrangers aux nôtres... Bien plus que le registre de langue (ampoulé et daté lui aussi), c'est ce que je retiens en tout cas : que les nobles de l'époque pouvaient être très simples d'esprit, limités entre honneur et passions...
    Certes, on pourrait discourir sur la fidélité, l'importance de l'amour pour la sexualité, tout ça, mais le narrateur est tellement loin de ces réflexions que je n'ai pas la moindre envie de le ramener ici. Je m'arrêterai donc sur la fin de leur amour, assez brusque et injustifiée, qui clôt l'aventure d'une note bien commode pour l'auteur.
    Je recommande néanmoins la lecture, édifiante quant à l'état d'esprit des hommes de ce temps (pour la bonne société bien sûr, ne parlons pas des manants).
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

> voir toutes (35)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par bouquine, le 21 août 2013

    Il ne fallait pas compter sur elle dans la misère. Elle aimait trop l'abondance et les plaisirs pour me les sacrifier. Je la perdrai, m'écriai-je. Malheureux Chevalier ! Tu vas donc perdre encore tout ce que tu aimes ! Cette pensée me jeta dans un trouble si affreux, que je balançai, pendant quelques moments, si je ne ferais pas mieux de finir tous mes maux par la mort. Cependant je conservai assez de présence d'esprit pour vouloir examiner auparavant s'il ne me restait nulle ressource.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la citation

  • Par Cielvariable, le 30 mars 2013

    Je demeurai plus de vingt-quatre heures la bouche attachée sur le visage et sur les mains de ma chère Manon. Mon dessein était d'y mourir; mais je fis réflexion, au commencement du second jour, que son corps serait exposé, après mon trépas, à devenir la pâture des bêtes sauvages. Je formai la résolution de l'enterrer et d'attendre la mort sur sa fosse. J'étais déjà si proche de ma fin, par l'affaiblissement que le jeûne et la douleur m'avaient causé, que j'eus besoin de quantité d'efforts pour me tenir debout. Je fus obligé de recourir aux liqueurs que j'avais apportées. Elles me rendirent autant de force qu'il en fallait pour le triste office que j'allais exécuter. Il ne m'était pas difficile d'ouvrir la terre, dans le lieu où je me trouvais. C'était une campagne couverte de sable. Je rompis mon épée, pour m'en servir à creuser, mais j'en tirai moins de secours que de mes mains. J'ouvris une large fosse. J'y plaçai l'idole de mon cœur après avoir pris soin de l'envelopper de tous mes habits, pour empêcher le sable de la toucher. Je ne la mis dans cet état qu'après l'avoir embrassée mille fois, avec toute l'ardeur du plus parfait amour. Je m'assis encore près d'elle. Je la considérai longtemps. Je ne pouvais me résoudre à fermer la fosse. Enfin, mes forces recommençant à s'affaiblir et craignant d'en manquer tout à fait avant la fin de mon entreprise, j'ensevelis pour toujours dans le sein de la terre ce qu'elle avait porté de plus parfait et de plus aimable. Je me couchai ensuite sur la fosse, le visage tourné vers le sable, et fermant les yeux avec le dessein de ne les ouvrir jamais, j'invoquai le secours du Ciel et j'attendis la mort avec impatience. Ce qui vous paraîtra difficile à croire, c'est que, pendant tout l'exercice de ce lugubre ministère, il ne sortit point une larme de mes yeux ni un soupir de ma bouche. La consternation profonde où j'étais et le dessein déterminé de mourir avaient coupé le cours à toutes les expressions du désespoir et de la douleur Aussi, ne demeurai-je pas longtemps dans la posture où j'étais sur la fosse, sans perdre le peu de connaissance et de sentiment qui me restait.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par bouquine, le 21 août 2013

    La plupart des grands et des riches sont des sots : cela est clair à qui connait un peu le monde. Or il y a là-dedans une justice admirable. S'ils joignaient l'esprit aux richesses, ils seraient trop heureux, et le reste des hommes trop misérable. Les qualités du corps et de l'âme sont accordées à ceux-ci, comme des moyens pour se tirer de la misère et de la pauvreté.

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la citation

  • Par Cielvariable, le 30 mars 2013

    L'amour me rendait déjà si éclairé, depuis un moment qu'il était dans mon coeur, que je regardai ce dessein comme un coup mortel pour mes désirs. Je lui parlai d'une manière qui lui fit comprendre mes sentiments, car elle était bien plus expérimentée que moi. C'était malgré elle qu'on l'envoyait au couvent, pour arrêter sans doute son penchant au plaisir, qui s'était déjà déclaré et qui a causé, dans la suite, tous ses malheurs et les miens. Je combattis la cruelle intention de ses parents par toutes les raisons que mon amour naissant et mon éloquence scolastique purent me suggérer. Elle n'affecta ni rigueur ni dédain. Elle me dit, après un moment de silence, qu'elle ne prévoyait que trop qu'elle allait être malheureuse, mais que c'était apparemment la volonté du ciel, puisqu'il ne lui laissait nul moyen de l'éviter. La douceur de ses regards, un air charmant de tristesse en prononçant ces paroles, ou plutôt, l'ascendant de ma destinée qui m'entraînait à ma perte, ne me permirent point de balancer un moment sur ma réponse. Je l'assurai que, si elle voulait faire quelque fond sur mon honneur et sur la tendresse infinie qu'elle m'inspirait déjà, j'emploierais ma vie pour la délivrer de la tyrannie de ses parents et pour la rendre heureuse. Je me suis étonné mille fois, en y réfléchissant, d'où me venait alors tant de hardiesse et de facilité à m'exprimer ; mais on ne ferait pas une divinité de l'amour, s'il n'opérait souvent des prodiges.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par Cielvariable, le 30 mars 2013

    Nous marchâmes aussi longtemps que le courage de Manon put la soutenir, c'est-à-dire environ deux lieues, car cette amante incomparable refusa constamment de s'arrêter plus tôt. Accablée enfin de lassitude, elle me confessa qu'il lui était impossible d'avancer davantage. Il était déjà nuit. Nous nous assîmes au milieu d'une vaste plaine, sans avoir pu trouver un arbre pour nous mettre à couvert. Son premier soin fut de changer le linge de ma blessure, qu'elle avait pansée elle-même avant notre départ. Je m'opposai en vain à ses volontés. J'aurais achevé de l'accabler mortellement, si je lui eusse refusé la satisfaction de me croire à mon aise et sans danger, avant que de penser à sa propre conservation. Je me soumis durant quelques moments à ses désirs. Je reçus ses soins en silence et avec honte. Mais, lorsqu'elle eut satisfait sa tendresse, avec quelle ardeur la mienne ne prit-elle pas son tour! Je me dépouillai de tous mes habits, pour lui faire trouver la terre moins dure en les étendant sous elle. Je la fis consentir, malgré elle, à me voir employer à son usage tout ce que je pus imaginer de moins incommode. J'échauffai ses mains par mes baisers ardents et par la chaleur de mes soupirs. Je passai la nuit entière à veiller près d'elle, et à prier le Ciel de lui accorder un sommeil doux et paisible. Ô Dieu! Que mes vœux étaient vifs et sincères! Et par quel rigoureux jugement aviez-vous résolu de ne les pas exaucer!

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
1,88 € (neuf)
2,00 € (occasion)

   

Faire découvrir Manon Lescaut par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (1593)

> voir plus

Quiz