ISBN : 2070362264
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Ce silence, cette nuit, ces rues étroites, tout disposait Pierrot à ne penser à rien de précis. Il regardait à droite, à gauche, comme pour accrocher quelque part ses petites curiosités, mais ne trouvait rien - tout au plus les enseignes, et qui ne valaient pas les bill... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par Sarah_DD, le 06 juin 2008

    Sarah_DD
    J'ai eu une impression d'abandon en lisant ce livre. Ça colle bien au thème ou à certains passages de l'histoire, mais je n'avais jamais ressenti ça pour un autre de ses livres. Ailleurs, les personnages sont parfois tellement fous qu'ils en sont moins attachants. Ce n'est pas le cas ici.
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    • Livres 4.00/5
    Par crapette, le 18 septembre 2011

    crapette
    Poétique et déroutant ce roman picaresque m'a apaisée. Pierrot vit dans le monde décalé d'un parc d'attractions, d'un cirque et d'un quartier qui déjà n'existent plus,il regarde avec une distance amusée tout ce qu'il croise.
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 08 août 2011

    [ Incipit ]

    - Enlève donc tes lunettes, dit Tortose à Pierrot, enlève donc tes lunettes, si tu veux avoir la gueule de l'emploi.
    Pierrot obéit et les rangea soigneusement dans leur étui. Il voyait encore à peu près à cinq mètres devant lui, mais la sortie du tonneau et les chaises des spectateurs se perdaient dans le brouillard.
    - Alors, tu comprends, reprit Tortose - monsieur Tortose -, tu les prends quand elles arrivent au va-t-et-vient, tu les prends par les poignets, tu les maintiens solidement et puis tu les colles sur le courant d'air. Combien de temps tu dois les y laisser, ça c'est une matière de tact, c'est des cas d'espèce, faudra que tu apprennes. Bon. Maintenant on va répéter, c'est moi qui vais faire la femme, voilà, je m'amène par là, au va-t-et-vient comme de juste j'hésite, tu me prends par les poignets, c'est ça, et puis tu m'entraînes, ça va, et tu me colles sur le courant d'air, très bien. Vu ?
    - Vu, monsieur Tortose.
    - Alors, maintenant descends dehors avec Petit-Pouce et Paradis et attends la clientèle. Compris ?
    - Compris, monsieur Tortose.
    Pierrot remit ses lunettes et alla retrouver Petit-Pouce et Paradis qui fumaient en silence. Il faisait encore jour, mais déjà crépusculairement ; avec une bonne petite moyenne au thermomètre, ça vous donnait l'envie de jouir du beau temps sans causer. Comme les autres, Pierrot alluma une cigarette. Des gens se baguenaudaient par les allées, mais ce n'était pas assez compact pour bien s'amuser. Seules, les autos électriques à ressorts commençaient à se tamponner sur la piste du Scooter Perdrix. Les autres manèges, quoique déserts encore, ronflaient du souffle de leurs orgues, et leurs musiques nostalgiques contribuaient certes à développer la vie intérieure des employés du Palace de la Rigolade. A sa caisse, Mme Tortose tricotait.
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  • Par crapette, le 18 septembre 2011

    Je suis né dans cette maison que vous avez pu voir dans la rue des Larmes, où j'habite toujours.

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Cours de cinéma du Forum des Images : "Le chant du Styrène", film de Alain Resnais, texte de Raymond Queneau (dans le recueil " Chêne et Chien "), analysé par Gwenanële Rot.








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