ISBN : 2234061903
Éditeur : Stock (2011)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 50 notes) Ajouter à mes livres
La vie de David Kolski bascule le jour où il aborde Victoria dans une galerie marchande. Onze mois jour pour jour après leur rencontre, la jeune femme trouve la mort. Aujourd’hui, David vit retiré dans un hôtel de la Creuse, détruit par le rôle qu’il a joué dans ce dram... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Aela, le 05 octobre 2011

    Aela
    C'est un roman à multiples facettes, un roman social-psychologique-thriller.. qui reflète la dureté de notre époque mais aussi les infinies possibilités qu'elle offre. Deux héros que tout semble opposer à première vue: David est architecte, directeur de travaux pour la construction d'une tour gigantesque à La Défense; Victoria, elle, est ce qu'on appelle une femme de pouvoir complètement engagée dans la mondialisation. Une femme qui jongle avec les contraintes, les décalages horaires. Son poste de DRH d'une grande entreprise industrielle internationale l'amène à prendre chaque jour des décisions difficiles qui ont un impact sur des milliers de salariés à travers le monde...
    Une histoire d'amour se lie entre ces deux personnages; une histoire d'amour qu'on a tellement du mal à comprendre qu'on hésite à lui donner l'étiquette d'"histoire d'amour". Peut-être qu'ici, encore une fois, les extrêmes s'attirent, puisque au travers de l'histoire entre David et Victoria (deux prénoms de roi et reine, ce qui est un signe!...) ce sont deux visions du monde qui s'opposent: une vision "libérale", extensive, insatiable et une vision plus centripète, repliée sur des valeurs d'intérêt collectif.
    C'est un roman féministe, ce que souligne souvent l'auteur Eric Reinhardt dans ses interviews, car nous avons ici un portrait de femme de pouvoir, ce qui est finalement assez rare dans la littérature. Victoria est une femme de talent qui va jusqu'au bout de ses capacités, même si cela l'entraîne finalement bien au-delà de ce qui est souhaitable.
    C'est le premier livre de Eric Reinhardt que je lis et je dois dire que j'ai été impressionnée par la qualité du portrait des personnages et de ce tableau saisissant du monde d'aujourd'hui qui apparaît au travers de ce qui pourrait n'être qu'une banale histoire d'adultère.
    Un roman politique, un roman social, un roman psychologique..on pourrait donner encore plein d'autres étiquettes.
    C'est un livre sans certitude mais qui pose de vraies questions, un livre fascinant car le point de vue se déplace sans cesse et sans cesse nous sommes pris dans ce balancement entre l'intime et le politique, le sensible et le social, l'imaginaire et l'économique..
    Un grand moment de lecture..
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Isaloredan, le 22 août 2011

    Isaloredan
    Ce roman pourrait être le récit convenu d'une relation adultère, ou un polar décrivant l'enquête entourant la mort mystérieuse de Victoria, mais non. Il est bien plus que cela. Récit d'une histoire d'amour passionnel entre un homme plein de doute sur lui-même et une femme de pouvoir, il se fait aussi le témoin des excès d'un libéralisme débridé.
    Le point récurrent du livre, c'est le sexe. Bien que ça ne soit pas un roman érotique, celui-ci y est constamment présent, avec des pages d'une force époustouflante. C'est le sexe qui réuni David et Victoria, c'est également lui qui contribuera à causer leur perte, mais pas seul.
    Le "système" de vie construit par Victoria, aussi parfait qu'il semble paraître, se lézarde pour finir par la détruire. L'auteur a-t-il voulu mettre ce système en parallèle avec les lézardes qui fissurent le système économique mondial aujourd'hui ? C'est sur ce point précis (et sur bien d'autres choses) qu'Éric Reinhardt répond dans une longue interview accordée au journal Libération.
    Ce roman est un pavé de 522 pages, mais qui se dévore, tant il est prenant. Quant au style, il est brillant, travaillé. On ne peut rester insensible devant la beauté de certaines phrases.
    "Le système Victoria" est un grand livre, qui, une fois terminé, laisse le regret de ne pas pouvoir le découvrir à nouveau.
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    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 16 septembre 2011

    brigittelascombe
    Lorsqu'un livre me plait, j'en ouvre les portes, y pénètre et le visite comme une maison créée par son auteur. Décor,ambiance, paysages, alentours, personnages principaux et annexes. J'en détaille le moindre recoin.
    Les mots d' Eric Reinhardt ont une telle puissance évocatrice que je n'ai pas encore quitté Le système Victoria.
    La trame psychologique est habilement montée et on y croit à son histoire d'adultère qui tourne mal.
    Lui,David est architecte, enfin, directeur de chantiers,de grands chantiers, il a eu un prix jadis pour du plus artistique, là, en quelque sorte "il solutionne les problèmes où ils surgissent".Marié à Sylvie,père de deux fillettes,sa vie familiale lui convient.Une petite incartade par ci par là,mais rien de compromettant ni d'assidu, il a "la discrétion d'un chat".
    Elle,Victoria, au "rayonnement de reine",dégage "une autorité" du haut de son mètre quatre-vingt et possède un visage qui à son contact,"presqu'à son insu produit un éclair d'approbation"(lorsque leurs regards se croisent pour la première fois).
    Subjugué par son charme, dans une galerie marchande,alors qu'il achète une peluche pour l'anniversaire de Vivienne,cinq ans(qu'il va zapper complètement),il suit cette femme mystérieuse dont tout lui plait, jusqu'aux lectures bilingues et intellectuelles laissant présager des échanges bien plus que physiques.
    De galerie marchande en boowling, d'inconnue en guerrière, il l'aborde et une liaison torride entre Londres où son travail l'appelle, elle, et Paris, où ils habitent tous deux, s'en suivra.
    Souvenirs,passé, il revit sa vie amoureuse.
    Confidences.Il vit son présent.
    Alors que Sylvie, "hussard espiègle"(c'est un doux ce David à tous les coups! qui a besoin de peps) déambule sur les "tomettes de sa mansarde", Victoria est vécue "comme une profonde forêt nocturne".
    Tout s'enclenche en une spirale.Addiction.Ivresse.Energie.Il a besoin d'elle pour mener à bien son projet de tour au top niveau.Mais la connait-il bien?
    Question désir,on pense à La vie est brêve et le désir sans fin de Patrick Lapeyre, mais Victoria n'a rien d'une infantile Nora!
    Est-elle une "salope" facilement abordable?Une célibataire, la quarantaine, désirant un enfant?Une femme mariée avec enfants? Un "paysage qu'il essaye de conquérir lisse et sans encoche"?
    Une dirigeante qui lui envoie ses "comptes rendus de réunion" par internet?
    Conclusion:sait-on jamais qui l'on fréquente et ce qu'il adviendra d'une rencontre au départ sans lendemain?
    Le système Victoria d' Eric Reinhardt, auteur contemporain français de quatre autres romans antérieurs, a été sélectionné pour le prix Goncourt 2011.
    De forts bons crus pour l'instant, celui ci en est un!
    Le sujet choisi fera-t-il la différence? L'amour plaira-t-il aux jurés?
    A moins que ce ne soit un système infaillible dont la faille intérieure s'avère fatale face à l'imprévisible!!!!
    A suivre!
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par TRIEB, le 27 octobre 2011

    TRIEB
    C'est au départ une rencontre provoquée par le croisement de regards un peu trop éloquents ou expressifs pour laisser les protagonistes de cet échange indifférents. David Kolski, conducteur de travaux dans le secteur du BTP rencontre Victoria de Winter, DRH d'une multinationale, dans une galerie marchande. La disparité des situations et des statuts sociaux des deux personnages est immédiatement soulignée dès les premiers épisodes de ce que l'on ose appeler par commodité une liaison.
    L'intérêt du roman déclinerait rapidement si l'auteur s'était limité à la description des phases successives de cette relation entre deux individus appartenant à des mondes si éloignés.
    Au-delà de cette exposition d'un tel événement, le roman souligne par exemple la puissance de l'imaginaire dans la vie amoureuse, qui est omniprésente dans le vécu de David et de Victoria. Après que Victoria a qualifié « d'étincelle » le premier contact, David se livre à une analyse de ses premières sensations : « Comme dans le cas d'un rêve, ce n'est pas ma mémoire qui se rappelle les détails de cette histoire mais mon imaginaire(…), sur un plan plus essentiel que celui du souvenir, plus intime et plus universel, avec le rayonnement d'un mythe. »
    Cette puissance donne à David un supplément de dynamisme et d'énergie pour accomplir sa mission, la construction d'une tour gigantesque à La Défense : « j'ai accompagné l'achèvement du gros œuvre comme on se représente que les compositeurs terminent leurs symphonies , en transe, emporté par un jaillissement insensé d'énergie, d'inspiration, de confiance, de puissance physique et de ferveur créatrice. »
    La description de leurs rapports amoureux, de plus en plus torrides, de plus en plus addictifs, n'efface pas la mise à nu du « système Victoria » , que David croit pouvoir résumer à l'issue de l'un de leurs rapports sexuels , toujours dévoreurs d'énergie : « Telle était le système qui fondait l'Existence de Victoria :ne jamais être à la même place, se segmenter dans un grand nombre d'activités et de projets, pour ne jamais se laisser enfermer dans aucune vérité-mais être à soi-même , dans le mouvement, sa propre vérité. »
    Victoria est cependant loin d'être un personnage caricatural : elle n'épouse pas le profil classique des gestionnaires, elle a suivi des études de philosophie dans sa jeunesse, marquée par le cosmopolitisme culturel, née à Barcelone d'une mère anglaise et d'un père allemand.
    Le roman est plein d'observations sur le mode de vie des « happy few » de la mondialisation heureuse, celui des cercles dirigeants au périmètre très circonscrit, sur la liberté de mouvement que donne l'argent, sur les compensations dont jouissent les milieux dirigeants aux contraintes de leurs fonctions.
    C'est aussi l'illustration de la toute puissance du désir comme moteur de conduite lorsque l'on dispose des moyens de le concrétiser .Ainsi David décrit-il cette porosité entre la femme de pouvoir et la femme privée : « ( …) il était à ce point difficile pour elle-même de distinguer la femme intime de la femme de pouvoir ;l'exercice de son métier nécessitait à ce point de mêler le mental au technique, la sincérité au calcul, la vérité de l'être au mensonge de l'entreprise que ces deux pôles qu'elle fusionnait ne formaient plus qu'une seule et même entité :l'entité Victoria de Winter ».
    Livre dérangeant, fascinant, complexe dans la restitution de la puissance de la séduction, de l'imaginaire, et du pouvoir. Cette mixture est peu fréquente en littérature.



    Lien : http://bretstephan.over-blog.com
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 19 septembre 2011

    brigittelascombe
    Coup de foudre en galerie marchande.
    David, architecte qui rêvait d'un métier plus artistique, vu le prix jadis obtenu pour un projet "de maisons cinétiques" est subjugué par l'autorité qui se dégage de Victoria,femme de pouvoir.Charmé, il la suit, de café en bowling puis l'aborde.Une liaison torride s'en suit.
    Ce chef de grands chantiers, de projets collectifs et non individuels comme dans le passé, fantasme sur cette "guerrière" qui lui envoie "ses rapports de réunion" par internet.
    Père de deux fillettes, sa femme ayant été malade psychologiquement,son couple végète. Il voudrait rompre mais se retrouve en addiction et puise en Victoria l'énergie nécessaire à l'élaboration de la tour en cours.
    L'aime-t-il? L'aime-t-elle?Qui est-elle vraiment? Une femme,la quarantaine désirant un enfant? Une femme mariée avec enfants dont il ignore tout?
    Le système Victoria pur et dur, lisse et sans faille va dégénérer pour les entrainer tous deux dans une spirale infernale d'où l'on ne revient pas.
    Connait-on vraiment tout de l'autre? L'iceberg cache ses quatre-cinquième dans des profondeurs insoupçonnées!
    Proposé pour le prix Goncourt 2011, Le système Victoria d'Eric Reinhardt en a toutes les chances.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Bernard Quiriny pour le Magazine Littéraire

    C’est la rançon du succès : avoir publié un roman «événement» fait que le suivant est regardé d’un oeil différent, comme si l’auteur... > lire la suite

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Critiques presse (8)


  • Cyberpresse , le 17 octobre 2011
    Duplicité, pouvoir, désirs de grandeur, mensonges et trahison: les acteurs de ce «système Victoria» semblent d'abord caricaturaux, puis révèlent une complexité étonnante. Jusqu'à la révélation des dernières pages, Le système Victoria est un roman puissant, féroce et déstabilisant.
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  • Lexpress , le 03 octobre 2011
    On retrouve dans Le système Victoria sa capacité à greffer sur la chronique socio-économique, riche et subtile, de belles digressions romantiques (ou sexuelles) sur les rapports de causalité, la beauté féminine (masculine, aussi), le couple, l'obsession ou la culpabilité. Malgré des longueurs superflues et un abus de dialogues, Reinhardt fait encore mouche.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Actualitte , le 14 septembre 2011
    Un roman inclassable qui épouse plusieurs genres comme le policier, l’érotique ou le social, mais qui, à travers cette diversité, offre une portée intéressante.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • LeSoir , le 29 août 2011
    Roman de la plénitude du désir accompli, Le système Victoria est aussi le roman de la déception et du chaos qui s'installe à force de vouloir aller toujours plus loin.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • LesEchos , le 23 août 2011
    Sombre et cru, « Le système Victoria » d'Eric Reinhardt est l'un des chocs de la rentrée.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Bibliobs , le 23 août 2011
    En somme, Eric Reinhardt est notre nouvel Alexandre Dumas.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lexpress , le 22 août 2011
    Alliant une facture classique et une construction subtile, ce cinquième roman d'Eric Reinhardt tend un miroir implacable à notre époque. Quel livre fascinant !
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Telerama , le 18 août 2011
    Ambitieux, complexe, vibrant, il se dévore d'une traite, incroyablement intime et culotté dans ce qu'il révèle de l'auteur, formidablement aigu, une fois encore, dans ce qu'il dit des contradictions de l'époque.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par picaudelles, le 11 décembre 2011

    On ne ment d'une certaine manière, quand on n'est jamais à la même place. On dit une phrase à une personne et la seconde d'après on se change les idées de l'autre côté de la planète : on n'est plus là, dans les jours qui suivent pour voir le visage, le regard, la déception de la personne à qui l'on a menti. .................
    ......En bougeant, on peut biaiser, on est dans l'oubli, on efface dans son esprit le mal ou les promesses que l'on peur faire. Si ceux qui dirigent le monde n'étaient pas dans la vitesse; qu'elle soit géographique ou simplement mentale, la vérité de ce qu'ils font leur apparaîtrait d'une manière stridente : elle leur serait insupportable
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  • Par Aela, le 05 octobre 2011

    Je lui ai expliqué que nous allions trop loin, que nos relations avaient pris une dimension obsessionnelle qui risquait de nous mettre en péril, je lui ai dit qu'on ne pouvait pas continuer à s'envoyer tous les jours, d'une manière à ce point compulsive, une quantité aussi ahurissante de SMS, comme des toxicomanes en manque.
    Est-ce que ce n'est pas excessif, est-ce que c'est une vie raisonnable de devoir regarder son téléphone toutes les dix minutes pour voir si un message n'est pas arrivé, si un appel n'a pas été raté? Alors que je suis directeur de travaux sur la tour la plus élevée de France et toi DRH monde de Kiloffer? Alors qu'on est censés avoir des préoccupations autrement plus responsables que ces fixettes adolescentes?
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  • Par Aela, le 02 octobre 2011

    Quand j'ai rendu visite à Sylvie le lendemain à l'hôpital Sainte Anne, j'ai été conduit dans une salle où prostrée sur un tabouret, oblitérée par les neuroleptiques, dévastée par l'incendie dont son mental venait de réchapper, elle m'a donné le sentiment que je la revoyais après des mois d'éloignement, comme si elle revenait de ce très long voyage annoncé la veille à ma mère.
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  • Par Aela, le 05 octobre 2011

    Dans mes ruminations les plus toxiques, je me disais que Victoria appartenait à la même aristocratie de priviliégiés qui ne se remettent jamais en question, qui vivent au-delà de tout jugement, qui fonctionnent en réseaux pour maintenir le plus haut possible leurs normes de rémunération et les standards de leur mode de vie.
    Quand je lis que l'intéressement de tel patron peut se chiffrer sur une année normale à trois millions d'euros, je me demande au nom de quoi de telles largesses sont simplement envisageables - et la réponse est claire: c'est une norme internationale, un usage imposé au sein d'une classe particulière par ceux-là même qui la constituent, solidaires, mondialisés. En contrepartie, ils s'engagent à faire faire à l'entreprise qui leur accorde ces privilèges le maximum d'économies, à améliorer la productivité de son outil industriel, à augmenter les dividendes que recevront les actionnaires.
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  • Par Aela, le 02 octobre 2011

    Je me trouvais toujours en compagnie du médecin (que j'étais en train d'interroger sur la psychose maniaco-dépressive, maladie dont j'entendais parler pour la première fois) quand les parents de Sylvie ont fini par arriver. Au bout de quelques phrases prononcées par le médecin, la mère de Sylvie est intervenue en posant une main sonore sur le bureu: "Je vous arrête tout de suite, il n'y a pas de fou dans la famille, il n'y en a jamais eu, ça ne vient pas de nous."
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Vidéo de Eric Reinhardt

Interlignes - Eric Reinhardt - Lecture .
Eric Reinhardt lit, pour Interlignes, un extrait de son roman "Le système Victoria". Découvrez l'intégralité de l'entretien sur www.interlignes.tv








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