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ISBN : 2266101544
Éditeur : Pocket (1999)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 960 notes)
Résumé :
Vampire impie, qui ne croit ni en Dieu ni au diable, ivre d'amour et de sensualité, résolu à découvrir les mystérieuses origines de ses semblables, Lestat se lance dans une quête effrénée qui va nous transporter du Paris de Louis XV à l'Égypte ancienne pour nous amener aujourd'hui à San Francisco où, devenu chanteur de rock, il lance un défi suprême aux "puissances des ténèbres".
Fresque épique, mélodrame flamboyant et superbe roman de terreur, riche de l'hér... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
greg320i
25 janvier 2016
  • 5/ 5
Lestat le Vent, , pire !
Echo d'une parodie critique ( et sans doute critiquable )
Je suiiis Lèche-tâââ ,, dont ma voix caverneuse et rugueuse de nombreux siècles d'existence à errer de gorge en gorge s'est déjà fossilisée, et rendue à un rang âpre et pierreux de goût cendreux
Keuh , KEUH ! Excuser du peu si je suis un imam mortel , ma prière s'étant volatilisée dans l'espoir que quelqu'un comprendra mes voeux à rester pieux à ma religion .
Celle qui me guide vers des orifices ouvert,saignant et régulant quelques humidité au passage.
De ces passages étroit parfois compliqué d'accès sans avoir au préalable raconté quelques boniments à de jeunes vierges effarouchées, enfin,, je veux dire de fraîches filles un peu froissées ..
Voilà pourquoi,ne pouvant rester au soleil sans exubérer une paire de Ray-Ban à l'allure frimeuse , je préfère les frileuses au corps encore tiédasses de mes caresses qui les enlacent .
De cette chaleur nous propulsant vers le feu de l'action peut naître quelques fois un geyser de sentiment intense pour ma part . Où, au hasard d'un certain doigté, -dont je tairais la technique- mes prouesses font symbole de noblesse , ou peu s'en faut,, ou peu s'en foutent plutôt. .
Bref ma vie n'est pas qu'un long fleuve tranquille comme disait le film, quoi qu'en dise ma narratrice : J'ai les canines qui se débinent ,quand l'estomac bien trop bas, je souffre de cette aura qui me pousse vers ce choix :
Du sang, vivant, du frais, du vrai, du bon, du bio .
Attendez,,ne croyez pas que les rhésus que je suce ne sont que ceux de rat ou de pauvres ratés déplorables des trottoirs ; non mâdaâme , moi Lèchtââââ je suis monarchique, aristocratique, de ce milieu bourgeois d'autrefois où se côtoie le baise mains entre deux gouttes de sanguin plasma.

AH, le côté chic de l'époque choc , l'absolutisme total , le bocal tombant lors de décapitage nettement plus extasiant que dorénavant cette époque 2.0 qui ne m'invoque que lubie à me vautrer sur des victimes désoeuvrés blanchissantes devant l'instant où je me découvre en tant que tel .
C'est à dire un grand romantique au fond. Préférant l'opéra à l'apéro ,Rigoletto quitte à rigoler plus tard. Saignant le cou avant de tirer mon coup,able !
A table, à Table ! Des matières à la manière dont je me vautre , le plaisir n'en reste rien.
Il faut que je recommence chaque nuit à l'avance, toujours plus pour nettement moins d'entrain.
Ainsi croyez-vous sans doute que la chose est aisé désormais ? Tous ces jeunes freluquets émanant du Burger King d'en face, le visage suant et transpirant l'ail et l'oignon ; portant des signes cabalistique tellement mal tatoués à leur personne que sonne pour moi le symbole déchu à mes yeux déçu de la croix ?
Je ne crois pas que vous comprendrez ma peine .

Celle qui m'amène aujourd'hui à écrire une autobiographie titré " entretien de vampire " dont le Tome deux " avec forfait complet,révision + réglage de veine jugulaire " est sur le point (mort) de sortir . Problème de livraison de l'éditeur me dit-on !
Grr, pas de stock en vue , parait-il que le mot Grève viens remplacer celui de crève.
Et donc, ben, famine ,et donc rien à se mettre sous la dent.
Voilà pourquoi je croque des pommes d'Adam !
Et oui mon gars,on s'amuse comme on peut mon vieux , désolé de n'être pas net sans internet dans la tête .

J'ai tout oublié de ce passé révolu et révolutionnaire, je ne suis désormais qu'une créature de la nuit . Un mètre quatre vingt sur talonnette pour paraître moins las et courbé que mon corps foutu et fourbu qui s'effrite sous l'invite de tas d'artifices pour être 'à la page' le jour .
Cape noire, collant moulant , mitaines et autres misère ' à la mode' , ça fait rire les passants, ça attire les homos gothiques. .
Quand je me pointe en ville tout fout le camp ,surtout l'été avant la tété nocturne... mais le soir à la tombée, quand tombent les canines pointues tous foutent le camp . Hahaha.

"Il faut regarder le néant en face pour savoir en triompher." . Louis Aragon.
Pour parapher ce dernier trait d'esprit , je serez moi aussi poète pour rester dans les anales :
" Les années s'envolent les cris restent " . Chronique d'un mordu .

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Kenehan
25 mai 2012
  • 5/ 5
Louis nous avait dépeint un être presque diabolique, tentant de conserver une emprise constante sur ceux qu'il engendre. C'est un vampire sombre et inquiétant, manipulateur, capable de survivre à deux tentatives de meurtre violentes dont on apprenait à se méfier dans "Entretien avec un vampire" (1976).
"Lestat, le vampire" (1985), c'est une nouvelle histoire, une nouvelle perspective beaucoup moins tranchée et surtout échappant au regard particulier de Louis : c'est le point de vue de Lestat lui-même qui se révèle dans ce second tome.
Au travers de son histoire, de sa vie d'humain à nos jours, Anne Rice fait le portrait d'un homme puis d'un vampire complètement différent de ce que Louis avait pu nous raconter. Un homme agréable en quête de succès aux côtés de son meilleur ami Nicolas de Lenfent, un fils attentionné et aimant à l'égard de sa mère Gabrielle, un vampire passionné et charismatique après avoir croisé la route de Magnus. Notre regard change complètement et il devient difficile de ne pas aimer ce vampire.
Son existence est particulièrement riche en événement marquant, tout est travaillé que ce soit au niveau du contexte, de la psychologie des personnages ou encore de l'histoire et des événements. Son amour intense voire fusionnel pour sa mère et son meilleur ami, ses désillusions, ses espoirs, ses envies nous saisissent et nous emportent aux côtés de ce personnage depuis longtemps devenu emblématique. Lestat se met ici totalement à nu et va même jusqu'à partager le secret de l'origine des vampires.
Anne Rice maitrise son sujet, elle sait où elle va et produit ici un segment supplémentaire pour son univers sans jamais tomber dans le piège des suites ratées. L'histoire est originale, solide et logique, bien loin des structures figées, de ces moules préfabriqués dans lesquels beaucoup d'auteurs et d'auteures produisent leur romans vampiriques actuellement. La plume d'Anne Rice est tout simplement sublime, c'est un régal et on en redemande. Je reste un fan inconditionnel de cette auteure dont les écrits m'auront certainement marqué à vie.
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Magicetincelle
04 septembre 2012
  • 5/ 5
J'ai découvert l'univers d'Anne Rice grâce au film Entretien avec un vampire. J'étais en 3ème, dans ma période “trop fan des acteurs beaux gosses”. Oui, j'assume car je suis sûre que presque tout le monde est passé par là. Bref, un film avec Tom Cruise et Brad Pitt ? Je fonce !
Et là, plus que la belle gueule des acteurs, ce que j'ai retenu c'est un univers vampirique très “cliché” mais tellement cool. Et j'ai surtout aimé le personnage de Lestat, qui représente le vampire parfait à mes yeux : charismatique, séducteur et libertin pour mieux appâter ses proies et s'en délecter sans remords. le gentil Louis est un petit joueur à côté… et ne parlons pas d'un certain Edward qui fait fantasmer les filles de 3ème à présent (que voulez-vous, chacun son temps mais nous n'avons pas les mêmes valeurs…).
Bref, j'ai adoré le film et l'ambiance et je me suis jurée de lire Lestat le Vampire un jour pour en apprendre plus sur ce personnage hors pair. D'autant plus que plusieurs personnes me l'avaient conseillé si je voulais lire une histoire vraiment bien avec de “vrais” vampires. C'est à présent fait et je ne suis pas déçue.
Je dois avouer qu'au tout début j'étais assez sceptique, même en connaissant la personnalité de Lestat : le livre s'ouvre le “réveil” de Lestat, en 1984, après presque 1 siècle de sommeil à la Nouvelle Orléans où notre jeune héros tombe amoureux de la musique rock et fonde un groupe avec les humains rockeurs du coin. Je me suis dit “Ah non, une histoire de vampire qui se déroule de nos jours, ça ne m'intéresse pas ! On en a déjà assez. Je veux du raffinement, des bals, des dentelles, des courbettes, bref un autre siècle plus romantique !” Heureusement ce n'est qu'un prologue car le reste du roman nous conte les premières années de Lestat le vampire au 18ème siècle, jusqu'à son départ pour la Louisiane (le roman Entretien avec un vampire est résumé dans l'épilogue).
Donc nous découvrons un Lestat qui se différencie déjà de sa fratrie lorsqu'il est encore humain : il est raffiné, entreprenant, sort des sentiers battus en devenant comédien à Paris et ne croit déjà ni en Dieu au Diable. On retrouve donc certains aspect de sa personnalité qui m'avait tant séduite dans le film mais nous en découvrons aussi d'autres : Lestat est incroyablement “humain” dans ce premier tome, un peu comme je m'imaginais Louis. Cela a été ma seule petite déception : je voulais retrouver le vampire malin et sournois du film. Ceci dit, il ne se laisse ni marcher sur les pieds et ni impressionner par des vampires bien plus âgés que lui et défend ses idées qu'il croit les plus justes : ne tuer que des criminels, vivre parmi les humains incognito ou même entrer dans la Maison de Dieu, lui qui est un être du Diable. En tout cas c'est ce que croient dur comme fer les autres vampires de Paris, qui se terrent dans les cimetière et vivent cachés, sous les ordres d'un vampire que ceux qui ont ont vu le film connaissent : Armand ! Pour ma part, je suis tombe sous le charme de ce vampire qui peut être aussi calme que rapide et sans pitié. J'ai beaucoup aimé son instabilité et son côté ange/démon très prononcé, loin de l'interprétation d'Antonio Banderas (WTF ?! Armand a 17 ans physiquement et est roux !), bien pâlichonne. Je lirais le roman qui lui est consacré avec plaisir.
Mais revenons à notre vampire blond. Il est impétueux mais souvent tendre quand même. Car si vous ne l'aviez pas encore compris, Lestat est un séducteur au coeur d'artichaut mais qui se soucie néanmoins de ceux qu'il aime (homme ou femme d'ailleurs). La relation qu'il entretient avec les autres personnage est d'ailleurs un des points les plus intéressant du livre. Quand il aime c'est passionnément, mais malheureusement pour lui, c'est souvent à sens unique ou impossible pour d'autres raisons que je vous laisse découvrir…
A côté de ça, Lestat met un point d'honneur à faire tout aussi passionnément les quêtes qu'il entreprend. Et notamment en savoir plus les vampires et leurs origines. Là encore beaucoup d'imagination de la part de l'auteur et de belles surprises. Les origines et les aventures de vampires plus âgés nous sont contées au fur et à mesure que Lestat rencontre ces personnages d'exception. Et il faut bien avouer que c'est passionnant. L'histoire autant que la personnalité des-dits vampires.
Un très bon roman que je conseille chaudement aux amateurs de bit-lit et surtout, SURTOUT aux non amateurs : voici un roman qui a l'odeur des vieilles légendes vampiriques avec une touche de d'extravagance venue de Paris, de Venise et du Caire du 18ème siècle.
Si vous avez toujours voulu lire un livre avec des vampires romanesques à l'ancienne, et pas cucul comme on nous en sert à lire-larigot, je vous le conseille !
J'ai été captivée par ces vampires et le conte de leur origine. J'ai envie de lire les autres tomes de la série, et je pense que vous en feriez autant si vous lisez Lestat le Vampire.
Lien : http://lecturesduneguenon.wo..
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grm-uzik
22 octobre 2016
  • 5/ 5
A l'age de 21 ans, Lestat est le dernier né d'un famille d'aristocrates, vivant au fin fond de l'Auvergne, là ou les titres ne sont que les garants de traditions ne reflètent pas la réalité d'une vie souvent ennuyeuse. Nous sommes à quelques années de la révolution française, mais pour le moment, la principale préoccupation que ce soit pour les riches ou pour les pauvres, est de se nourrir chaque jour. Lestat est le chasseur de la famille et c'est grâce à lui que ses frères et ses parents peuvent trouver leurs assiettes pleines à chaque repas.
C'est après avoir abattu, à lui seul, une meute de loups qui terrorisait le village que Lestat rencontre Nicolas, fils de commerçant venu le remercier pour cette action héroïque. Les deux jeunes hommes vont se lier d'amitié et se rendre compte qu'ils partagent tous les deux les mêmes rêves d'une autre vie et de gloire. Nicolas aimerait devenir violoniste, car il a découvert cet instrument en faisant ses études à Paris. Mais il est fils de commerçant, et on ne saurait lui permettre de devenir un saltimbanque.
Lestat, quant à lui, aimerait devenir comédien, mais le sens du devoir durement acquis l'empêche de quitter le château. Pourtant, ils s'enfuient tous les deux à Paris. Bientôt, Lestat est engagé dans un petit théâtre, d'abord comme homme à tout faire. Puis on lui donne sa chance, et il monte sur les planches où il remporte un franc succès. Nicolas apprend le violon, difficilement, car il a commencé son apprentissage bien tard.
Alors que le moral de Lestat est au beau fixe et que son talent s'affirme, Nicolas se rembrunit, se sentant vite limité dans l'art exigeant de la musique. C'est ce moment que choisit Magnus, un vieux vampire, pour s'emparer de Lestat et faire de lui son successeur. A peine l'a-t-il transformé qu'il décide de se détruire par le feu, laissant Lestat seul avec sa nouvelle nature et ses questions. Ainsi est né Lestat le vampire...
Cet ouvrage est donc l'autobiographie de Lestat. Il a décidé de raconté au monde entier l'univers vampirique, ses origines et ses secrets, bravant ainsi le plus grand des interdits.
Alors que Louis, dans son entretien, ne faisait qu'effleurer les mystères au travers de ses interrogations, Lestat nous racontent des évènements antérieurs qui fournissent beaucoup de réponses. On y découvre de nombreux personnages, et on voit que l'auteure met en place des éléments de sa fresque vampirique qui est loin d'être achevée à la fin de ce roman.
Au travers du récit de Lestat, on découvre l'évolution des croyances et des superstitions chez les hommes. Par un système d'analogie, Anne Rice nous fait voyager dans le temps pour livrer au lecteur les origines des vampires et leurs coutumes souvent aussi barbares que celles des mortels. Encore une fois, le souci du détail est bien réel, et l'auteure distille savamment des informations pour nous faire entrer dans son univers sans devenir ennuyeux.
Le thème de l'art est de nouveau repris, mais alors qu'il était surtout une consolation pour Louis, il est une sources d'émerveillement pour Lestat. En fait, ce dernier est fasciné par les progrès de la race humaine au travers des siècles. Lestat décide de publier son autobiographie à la fin du 20ème siècle, et au travers de ses mots, l'auteure fait le constat de notre société mais sans pour autant porter de jugement. Anne Rice se contente de donner au lecteurs des éléments de réflexion, lui laissant le soin de la mener ou non.
Lestat est un vampire rebelle, défiant ses semblables, et prenant l'apparence d'une rock-star pour nous livrer ses secrets. Ceci entraîne donc un suspens qui accrochera le lecteur jusqu'aux dernières pages de ce roman, le rendant peut-être un peut plus attrayant que le précédent. Anne Rice en profite au passage pour se moquer des croyances satanistes accolées à la musique rock, ce qui n'est pas pour me déplaire.
Bref, si vous chers lecteurs, chères lectrices, aimez les films fantastiques, les vieilles légendes, le romantisme, la poésie de ce cher Baudelaire, alors je vous conseille fortement cette petite perle et que celle-ci colore vos nuits. Une oeuvre initiatique et gothique, une pure merveille que je vous recommande sans retenue.
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Philemont
11 janvier 2013
  • 4/ 5
Lestat le vampire s'éveille en 1984, à La Nouvelle-Orléans, après un sommeil de 55 ans. Son caractère et son esprit rebelle le fait devenir très vite chanteur de rock, activité dans laquelle il connaît un succès planétaire. Sa provocation n'est toutefois pas uniquement à destination des mortels, mais également à destination des vampires, puisqu'il révèle aux premiers l'existence des seconds dans les paroles de ses chansons, ce qui est formellement proscrit par les commandements que doivent suivre tous les vampires. Pour couronner le tout, et à l'instar de Louis qui a confié l'histoire de sa vie à un journaliste, il décide d'écrire sa propre histoire…
Avec Lestat le vampire, Anne RICE s'intéresse donc au personnage le plus charismatique d'Entretien avec un vampire. Elle reprend aussi le principe de ce premier roman, celui de l'autobiographie. C'est donc Lestat lui-même qui relate les étapes de sa vie, de sa jeunesse humaine dans la campagne auvergnate au San Francisco contemporain, en passant par le Paris de Louis XV, l'Italie et l'Egypte. On y apprend bien sûr comment il fut fait vampire, comment il le vécut, et comment il mena sa vie d'immortel. On y est également témoin de ses rencontres et de la manière dont il est perçu par ses congénères. C'est finalement l'ensemble de sa personnalité qui est mise à nue, en particulier ses obsessions, la première d'entre elle étant la connaissance de l'origine des vampires.
Comme pour la première chronique des vampires, l'écriture d'Anne RICE est très belle, l'émotion étant bien plus privilégiée que l'action. Cela permet d'ailleurs au lecteur de prendre conscience des sentiments de Lestat, certes particuliers, mais qui étaient effacés par rapport à ceux, beaucoup plus humains, de Louis dans Entretien avec un vampire. Ce qui frappe aussi dans la prose de RICE c'est son souci du détail. Celui-ci est si poussé que le lecteur français, par exemple, peut vraiment avoir l'impression de se promener dans les rues de Paris à la fin du XVIIIème siècle quand Lestat y ère.
Ce travail de précision implique que le roman est long. Il implique aussi quelques longueurs, en particulier au milieu du récit. C'est toutefois le prix à payer pour apprécier l'atmosphère si particulière de ce roman. C'est aussi utile pour obtenir quelques réponses aux innombrables questions posées dans le premier tome. Mais d'autres questions restent en suspends une fois l'ultime page tournée, la fin appelant d'ailleurs inévitablement une suite.
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Citations & extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
Under_The_MoonUnder_The_Moon23 juillet 2012
Le monde n'est par lui-même ni bon ni mauvais. La nature, Dieu, ou quelque principe que ce soit à qui nous attribuont la direction de notre existence, n'apportent ni récompense ni châtiment. A nous de tirer leçon de nos expériences. Il n'est qu'une seule faute : l'ignorance. (...)
Le but d'une existence n'est pas la bonté. Le but d'une existence est la réalisation de soi-même. Le but d'une existence n'est pas d'être gentil, mais d'être sans cesse conscient. Le but d'une existence est d'abolir l'ignorance.
En Italie, durant les trente ans de règne des Borgia, le pays a connu la guerre, la terreur, le meurtre, l'empoisonnement et a produit Léonard de Vinci, Michel-Ange et tout le courant spirituel de la Renaissance. En Suisse, ils ont l'amour fraternel, cinq siècles de paix et de démocratie, et qu'est-ce qu'ils ont produit? Des monstres pour pouvoir mesurer précisément le temps de leur ennui sans fin.
Depuis la nuit des temps, le Bien lutte contre le Mal, le Beau contre le Laid, le Vrai contre le Faux, le Yang contre le Yin, et c'est de cette confrontation constante qu'ont toujours jailli le savoir et le progrès car les uns ne sont jamais allés sans les autres.
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florencemflorencem13 avril 2011
Tout ce que je vois en te regardant est absolument dépourvu de substance. Tu n'es qu'un assemblage de mouvements imperceptibles et de couleurs indéfinissables, un ensemble de chaleur et de lumière. Et moi, que suis-je à présent ? Tout éternel que je sois, je me racornis devant ton éclat.
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Malahide75Malahide7528 mai 2013
Finalement, las de cette complexité, nous rêvons de cet instant révolu où nous pouvions nous asseoir sur les genoux de notre mère et où chaque baiser était le parfait exaucement de notre désir. Que faire d'autre, sinon rechercher l'étreinte qui contenait à présent le ciel et l'enfer : notre fatal destin, encore, et encore, et toujours.
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florencemflorencem13 avril 2011
La beauté n'était pas la traîtresse qu'il s'imaginait, c'était plutôt un continent inconnu où l'on risquait de faire mille faux pas fatals, un paradis sauvage et indifférent où le Bien et le Mal n'étaient pas signalés.
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fleurdusoleilfleurdusoleil14 août 2009
Car je n' étais plus Lestat. J' étais un démon, un vampire puissant et avide, et pourtant il avait décelé la présence de son ancien compagnon, reconnu dans le monstre celui qu'il avait aimé.
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