> Carine Chichereau (Traducteur)

ISBN : 2266181246
Éditeur : Pocket (2009)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 48 notes) Ajouter à mes livres
1909. Freud, accompagné de Ferenczi et Jung, ses disciples, débarque dans l'effervescente New York. Venu donner une série de conférences, il est accueilli par Younger, jeune médecin qui lui fait découvrir la ville en pleine construction, les bas-fonds de Chinatown et le... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (17)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par athena1, le 30 janvier 2011

    athena1
    L'interprétation des meurtres est une heureuse rencontre !
    Le contexte est le suivant. En 1909 Sigmund Freud accompagné de ses disciples, Ferenczi et Jung, se rend aux Etats Unis. Notre célèbre psychanalyste est convié pour une série de conférences sur ces travaux. Et, c'est Younger, un jeune médecin, féru des théories du maître qui les accueillent tous les trois.
    Le corps d'une jeune fille, miss Riverford, est découvert. Cette dernière, assassinée par strangulation, a été victime de multiples sévices, comme l'attestent les lésions dans son dos. Lésions étant le fruit de coups de fouet. Quelques temps plus tard, c'est une jeune fille du nom de Nora Acton qui subira ces sévices, toutefois la jeune fille réussira, par quelques miracles, à échapper à la mort. Mais suite à cette agression, notre victime perd l'usage de la voix et est sous le coup d'une amnésie partielle. Nora deviendra la patiente de Younger, ce dernier à l'aide de la psychanalyse et du soutien de Freud tentera de lever le voile sur cette agression. D'ailleurs les symptômes de la victime ne trouvent-ils pas leur source dans des évènements ayant eu lieu bien avant les faits, notamment au cours de son enfance?
    Mais un autre mystère plane, quel personne tente par tous les moyens de faire échouer les conférences de Freud ? En effet, ce dernier fait l'objet d'une campagne calomnieuse l'accusant d'inceste ou encore de profiter charnellement du transfert dont sont victimes ses patientes.
    Un polar qui m'a coupé le souffle. D'abord l'auteur nous livre en guise de toile de fond, une Amérique faisant sortir de terre ces monstres d'architecture que sont les buildings. Une Amérique dont la préoccupation majeure est sa politique urbaine. Outre le paysage, Rubenfeld nous livre des personnages illustres. Nous observons avec délice les réflexions en cascade de notre cher Freud. Ses théories sur le transfert ou encore le complexe d'Oedipe. Mais outre Freud, le personnage qui m'a peut-être le plus marqué est Jung. L'auteur nous fait partager ses délires mégalo, sa croyance, selon laquelle il est un danger pour Freud. C'est à travers cette relation que, dans le bouquin, le complexe d'Oedipe est certainement le mieux exposé. Enfin le complexe d'Oedipe tel qu'il est envisagé par Freud, bien entendu.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par caro64, le 15 avril 2009

    caro64
    Quel plaisir de se plonger dans ce genre de livre qui sait mener à merveille intrigue et faits historiques ! Ce roman policier est très bien ficelé, agrémenté d'un cocktail d'ingrédients bien dosés: une plongée dans le New York du début du XXème siècle (société, un zest d'architecture), les débuts de la psychanalyse, une galerie de personnages complexes et une intrigue très travaillée.
    Choisir comme détective Sigmund Freud himself, il fallait oser !
    Une fois pris par ce livre, impossible de le lâcher ! Il faut également souligner l'impressionnante recherche documentaire réalisée par l'auteur. Chapeau pour un premier roman !!!
    Assurément un excellent premier roman. Vivement la suite.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par tessgeffroy, le 15 janvier 2009

    tessgeffroy
    je crois n'avoir jamais lu un livre aussi riche en diversités ! UN VRAI BIJOU !!!!!!
    de plus il est très original puisqu'il met en scène différents personnages ayant existés tel que Freud (qui mène l'enquête), Jung, Ferenczi, tous trois pionniers de la psychanalyse.
    Il y a des meurtres, un peu d'histoire sur l'Amérique, sur l'art, sur les début de la psychanalyse aux usa, jalousies, rivalités, amours...on est en 1909....
    Bref un livre tellement riche qu'il est difficile de le décrire, j'ai ADORE ce moment intense de lecture, et le recommande vivement !
    il fait parti du prix de télégramme 2008
    28/05/2008 : rencontre a Brest a la librairie "dialogue", avec JED RUBENFELD, d'entrer c'est un ecrivain très sympathique, heureusement pour moi il était accompagné de son interprète ! (hi ! hi ! hi ! :nulle en anglais !)....
    Il a su nous décortiquer son livre de tel sorte que j'ai de nouveau envie de le relire ! tout son roman est truffés de faits et dires qu'il a lui même collecté dans diffférents documents...il a répété plusieurs fois qu'il n'avait aucune imagination ???? que la waner bross s'occupait déja d'en faire un film, et qu'il a commencé a réalisé que son roman marchait, lorsque cette demande, ainsi qu'a celle de faire traduire son livre dans différents pays, s'est concrétisé.
    étant avant tout prof en droit, il nous a quand même laissé entendre qu'il avait commencé un 2eme roman, avec des chapitres courts, nombreux, dans un secteur bien précis.....mais nous n'en sauront pas plus...
    sans compter qu'il a commencé son débat en français, qu'il est très séduisant, plein de talent, d'humour, on a pas vu le temps passer !
    encore un moment qui restera gravé dans ma mémoire !
    avec les différents apports qu'il nous donné je pense que je relirais son livre différemment, je n'ose même pas imaginer la quantité de travail fournit rien qu'au niveau documentaires ! je pense que c'est un homme très humble.....
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par joedi, le 01 novembre 2011

    joedi
    Pour son premier livre, Jed Rubenfel, fait fort ! Nous sommes en 1909, Freud accompagné de Ferenczi et Jung débarque à New York où il donnera une série de conférences à l'Université Clark. Ils sont accueillis par Younger, jeune médecin, qui leur fait découvrir la ville. Une campagne de dénigrement sur la psychanalyse et la personnalité de Freud met en péril les conférences prévues, auront-elles lieu ? le cadavre d'une jeune fille torturée et étranglée est découvert et disparaît de la morgue, une autre jeune fille de la bourgeoisie, Nora, a, quand à elle, été fouettée et étranglée mais a miraculeusement survécu. Freud charge le docteur Younger de la psychanalyse de Nora. Ce roman ne manque pas d'aventures, toutes plus étranges les unes que les autres, qu'un inspecteur tâchera de résoudre. 1909, c'est aussi la fin de la construction du pont de Brooklyn, fleuron d'architecture dont s'enorgueillit le maire de New York. A la fin du livre, l'histoire achevée, l'auteur renseigne le lecteur sur la part de fiction. L'histoire est fiction du début à la fin et, est bâtie sur de nombreux éléments inspirés de la réalité. On peut constater combien Jed Rubenfeld s'est bien documenté et nous livre un roman qui tient la route. Un livre que j'ai apprécié !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par jessd, le 03 mars 2012

    jessd
    Premier roman de Jed Rubbenfeld, professeur de droit à Yale et coup de maître. L'auteur frappe fort dès le départ et mêle habilement faits historiques et intrigue policière.
    La mise en scène est sophistiquée et l'esprit d'analyse de Freud utilisé pour explorer les tréfonds de New York et de l'âme humaine fait mouche. Ses théories sur le transfert ou le complexe d'Œdipe sont jubilatoires de même que le personnage de Jung que je ne connaissais pas très bien.
    L'écriture est agréable et l'intrigue finement ciselée. Une bonne découverte !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)

> voir toutes (15)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Guylaine, le 04 mai 2010

    "Il n'y a point de mystère au bonheur.
    Les malheureux se ressemblent tous. Une blessure d'autrefois, un désir jamais assouvi, un orgueil outragé, un amour naissant brisé par le mépris, ou pire, l'indifférence, autant de sentiments dont ils ne peuvent ou ne veulent se défaire, vivant ainsi chaque jour dans l'ombre du passé. L'homme heureux, lui, ne regarde pas en arrière. Il ne scrute pas l'avenir. Il vit dans le présent.
    C'est là l'écueil. Il est une chose que le présent ne peut apporter : le sens. Bonheur et sens ne peuvent cohabiter. Pour être heureux, il faut vivre dans l'instant présent ; pour l'instant présent. Si, en revanche, on est en quête de sens - sens de ses rêves, de ses secrets, de sa vie -,il faut réinvestir son passé, braver les ténèbres, et vivre pour l'avenir, fût-il incertain. Ainsi la nature exhibe-t-elle sous nos yeux le bonheur et le sens, nous obligeant à choisir."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Penelope, le 20 août 2008

    Il n'y a point de mystère au bonheur.
    Les malheureux se ressemblent tous. Une blessure d'autre-fois, un désir jamais assouvi, un orgueil outragé, un amour naissant brisé par le mépris, ou pire, l'indifférence, autant de sentiments dont ils ne peuvent ou ne veulent se défaire, vivant ainsi chaque jour dans l'ombre du passé. L'homme heureux, lui, ne regarde pas en arrière. Il ne scrute pas l'avenir. Il vit dans le présent.
    C'est là l'écueil. Il est une chose que le présent ne peut apporter: le sens.Bonheur et sens ne peuvent cohabiter. Pour être heureux, li faut vivre dans l'instant présent; pour l'instant présent.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par joedi, le 01 novembre 2011

    Je vais être honnête avec vous, mon garçon, dit-il, toujours rencogné sous son parapluie car la pluie tombait dru. Votre pays : je m'en méfie. Soyez prudent. Il fair ressortir ce qu'il y a de pire chez les gens : la grossièreté, l'ambition, la barbarie. Il y a trop d'argent. J'ai vu la célèbre pruderie de votre pays, mais elle est fragile. Elle sera emportée par le tourbillon de satisfaction qu'elle suscitera. L'Amérique, je le crains, n'est qu'une erreur. Gigantesque, certes, mais ce n'en est pas moins une erreur.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par joedi, le 27 octobre 2011

    Des bâtiments qui montent au ciel, des trains qui roulent sous terre, fit-il avec irritation. Nous sommes en plein Virgile, avec vous, les Américians : si vous ne pouvez mettre à bas les cieux, vous êtes prêts à ébranler les Enfers.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par athena1, le 28 janvier 2011

    - Vous n'êtes pas un homme religieux, docteur Freud ?
    (...)
    -Tout dépend de ce que l'on entend par religieux. Si par exemple cela signifie que l'on croit que Dieu est une immense illusion inspirée par un complexe d'Oedipe collectif, dans ce cas Freud est un homme très religieux.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (2)

Video de Jed Rubenfeld

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Jed Rubenfeld

The Death instinct (L'origine du silence) de Jed Rubenfeld








Acheter sur Amazon

Faire découvrir L'interprétation des meurtres par :

  • Mail
  • Blog

Autres livres de Jed
Rubenfeld(1) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (96)

> voir plus

Quiz