ISBN : 2262021120
Éditeur : Perrin (2006)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres

Vienne, 1908. Isaac Rabinovitch, étudiant en médecine, croise le chemin de Sigmund Freud. Le grand professeur, déjà célèbre, s'attache à ce jeune Candide et lui parle librement : ses amours, ses rancœurs, ses jalousies,... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par Sando, le 17 janvier 2012

    Sando
    Léopold Caro, psychanalyste de renom, vit au Burundi, où l'insécurité et la violence règnent en maître. Là-bas, qui dit blanc dit nécessairement riche, et la corruption fait loi. Par une étrange coïncidence, il fait la rencontre de Jack Bean, un trafiquant d'armes, qui lui remet un document inédit et d'une valeur inestimable : les carnets intimes de son grand-père, Isaac Rabinovitch, membre de la société psychanalytique de Vienne dans les années 1910-20, et ami intime de Sigmund Freud. Il ne faut pas longtemps à Léopold Caro pour se plonger dans le journal personnel de cet homme oublié et dont le rôle dans la vie du célèbre professeur n'a pourtant pas été des moindres. Ainsi, plus le récit avance et plus l'on bascule dans l'intimité d'une société bourgeoise et bien-pensante, dans laquelle se côtoient les hommes de lettres, hommes de sciences et politiciens. On découvre un monde faste, aux mœurs libérées et dans lequel la psychanalyse fait ses débuts avec succès. Sigmund Freud est un maître à penser tantôt idolâtré, respecté, tantôt envié et critiqué par ses pairs. Homme sévère, mais sensible à la critique, il trouve en Isaac Rabinovitch un confident, mais aussi un adversaire. Les carnets permettent de dévoiler une intimité méconnue et néanmoins passionnante !
    C'est avec beaucoup d'habileté que Tobie Nathan met en relation deux périodes qui, a priori, n'ont rien en commun. La plus récente se passe sur 2003-2004, au Burundi, et se consacre à déjouer le complot visant à récupérer les carnets entrés en possession de Léopold Caro. En revanche, la plus antérieure s'étale sur une période de 30 ans, allant de 1908 à 1938 et se déroule sur plusieurs lieux : Vienne, Ascona, Munich, Weimar, Zurich, Berlin, Paris, pour finir à Bukavu, dans la République Démocratique du Congo. On y découvre un milieu riche et intellectuel, avide de nouvelles expériences et de plaisirs. La drogue et le sexe y tiennent une place centrale et pervertissent les esprits les plus affutés. Pour autant, cette période faste sera fortement marquée par la première guerre mondiale et ne résistera pas à la seconde… L'auteur nous offre un ouvrage passionnant sur l'apogée du monde psychanalytique. Il y fait vivre les plus grands intellectuels du début du XXème siècle et nous ouvre les portes de l'intimité de l'un des grands maîtres de la psychanalyse. Que l'on ait des notions dans le domaine ou non, le texte est tout à fait abordable et se lit avec le plus grand plaisir. Une très bonne découverte !
    Merci aux éditions Points et à Libfly de s'être associés et de m'avoir permis de découvrir cet excellent auteur !
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    • Livres 5.00/5
    Par athena1, le 08 avril 2012

    athena1
    Et si demain vous rencontriez un homme possédant un trésor . Si ce trésor n'était autre que le récit d'un étudiant en médecine. Et si cet étudiant avait été le plus proche confident de l'illustre psychanalyste Sigmund Freud.
    Vous l'aurez bien compris, notre roman est composé en alternance de deux époques. D'abord 2003, Leopold Caro, oeuvrant au Burundi dans la coopération universitaire en tant que psychanalyste, rencontre à l'aéroport de Lagos un homme se présentant comme étant Jack Bean. Ce dernier donnera à notre protagoniste une copie d'un document d'une valeur rare pour Leopold, il s'agit des carnets du grand père de monsieur Bean, qui fut le confident de Sigmund Freud. Autant vous dire que ce genre de document met notre psychanalyste dans une euphorie sans précédent. D'ailleurs par la suite il n'aura de cesse de trouver des moments de calme afin de poursuivre la lecture de ces carnets. D'où la seconde phase de notre roman, relatant la vie de Jack Bean, de 1908 à 1939. Mais ces carnets sont-ils aussi innocents qu'ils peuvent le paraître et ne renferment-ils pas autre chose que de simples éléments biographiques sur l'illustre psychanalyste.
    Avec ce roman Tobie Nathan aborde de façon tout à fait romanesque et palpitante l'oeuvre de Freud, notamment les théories développées sur le transfert, la place de la sexualité dans nos traumatismes, et bien évidemment le complexe d'Oedipe. L'auteur met en lumière d'autres sujets chers à Freud tel que la Bigamie et dévoile quelques pans de sa vie privée en la matière. Enfin Tobie Nathan nous dévoile un Freud peu amène, un homme au centre d'une société psychanalytique, peu enclin à la critique, très centré sur ses propres malheurs, colérique, et souvent déçu par ses pairs.
    Outre l'aspect psychanalytique, notre auteur aborde pour la période 2003-2004 les problèmes d'un continent africain gangréné par la violence, la corruption, la famine. Mais ne croyez pas, l'époque narrée dans les carnets de monsieur Bean est aussi victime de sursauts notoires. D'abord la révolution russe en 1917, mais surtout la montée du nazisme.
    En bref, monsieur Nathan nous livre une intrigue policière sur fond de données psychanalytiques.

    Lien : http://www.athena1-lire.blogspot.com
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  • Par Kittiwake, le 20 juin 2011

    Kittiwake
    Avec ce roman de Tobie Nathan , l'on voyage dans le temps et l'espace, entre l'Afrique contemporaine, engluée dans ses guerres fratricides et son administration corrompue loin des clichés de la musique de percussions et des cris d'animaux sauvages, et la Vienne du début du vingtième siècle, au temps où le professeur Sigmund Freud régnait sur la société savante locale, échafaudant sa théorie de l'inconscient.
    Le narrateur, Léopold Caro, professeur de psychologie, en mission au Burundi, fait la connaissance, lors d'un transit à l'aéroport de Kigali, de Jack Bean, qui tente de se rendre en Israël pour l'enterrement de sa mère. Celui-ci lui remet le journal rédigé par son père Zack Bean, de son vrai nom Isaak Rabinovitch, journal qui relate les relations proches qu'il entretenait avec Sigmund Freud.
    Les choses se compliquent lorsque le narrateur apprend l'assassinat de Jack Bean. Que contiennent ces documents, mis à l'abri sur une clé USB, et qui vont également mettre en danger la vie de leur détenteur?
    Le suspense est bien mené, et rend le roman très attractif. Intéressant cette incursion dans les domaines de prédilection de l'auteur : l'Afrique et la psychanalyse.
    Il en devient difficile de faire la part de la fiction et de la réalité
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    • Livres 5.00/5
    Par wendling.f, le 14 décembre 2011

    wendling.f
    Ce roman place le père de la psychanalyse dans son contexte de l'époque et donne de lui une image moins conventionnelle de sa personnalité. Une double histoire dans ce livre vous tiendra dans un intérêt constant. Ecrit par un ethno-psychiatre, il incite au recul sur certaines méthodes psychanalytiques.
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Citations et extraits

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  • Par Kittiwake, le 20 juin 2011

    Or, on le sait maintenant, la cocaïne ne protège pas des autres drogues, mais elle les appelle, donnant l'envie de boire, de fumer, réclamant la morphine comme son alliée, sa compagne naturelle; de plus, la cocaïne rend fou. Le professeur Sigmund Freud, qui a écrit plusieurs articles vers 1885, la présentait à cette époque comme la panacée. Il disait qu'elle distribuait sans compter aux Indiens des Andes l'énergie leur permettant de traverser les montagnes à pied, sans dormir ni manger pendant des jours. il prétendait qu'elle guérissait de la neurasthénie et des pensées morbides. Il l'avait abondamment essayée sur lui même .
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  • Par Kittiwake, le 20 juin 2011

    Et pour la première fois, ce jour-là, j'ai senti que Freud doutait. Non de ce doute de circonstance qu'il exhibait parfois pour avoir l'air de cultiver quelque sagesse antique, non! Il doutait vraiment...Je l'ai vu! il s$doutait du bien fondé de la psychanalyse comme technique thérapeutique
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  • Par athena1, le 08 avril 2012

    En Afrique, on dit que chacun de nous a un double de l'autre sexe, tapi derrière lui, sur son côté gauche. On dit aussi que nous épouserons ce double le jour de notre mort... Moi qui connais l'identité de cet être, je n'ai jamais eu peur de mourir.
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  • Par Kittiwake, le 20 juin 2011

    Je savais pertinemment qu'il faut attacher la plus grande importance aux paroles des fous et des inconnus, à ces paroles qui surgissent de nulle part.Elles portent souvent les réponses aux questions que l'on ne se pose pas encore
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  • Par athena1, le 08 avril 2012

    Sans rire, parler français me fait mal à la mâchoire.
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