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ISBN : 2226220690
Éditeur : Albin Michel (2012)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.56/5 (sur 348 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par marina53, le 06 novembre 2012

    marina53
    A la hauteur de ce roman, ma critique sera courte. Même si l'on sait que la quantité ne fait pas la qualité, je suis restée un peu sur ma faim...
    Les dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus raconte la rencontre improbable entre une dame-pipi, madame Ming, d'un grand hôtel dans la province de Guangdong, et un riche homme d'affaires français, venus négocier des contrats dans cet hôtel. Au fur et à mesure de leurs rencontres, Madame Ming lui parlera de ses dix enfants, tous possédant un don assez remarquable. Mais cet homme d'affaires a bien du mal à croire à toutes ces histoires, dans ce pays où justement on applique la politique de l'enfant unique....
    Certes, ce roman est agréable à lire, les personnages sont hauts en couleur et attachants, on se pose nous-mêmes des questions quant à la véracité des propos de madame Ming... Malgré tout, ce conte illustrant la pensée de Confucius m'a laissée perplexe.
    E-E Schmitt ne m'a pas fait voyager jusqu'en Chine...
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  • Par zorazur, le 26 juin 2012

    zorazur
    Tout çà pour çà, ai-je tendance à dire après avoir refermé cette presque brochure, soit moins de 120 pages en très gros caractères pour myopes incurables et paragraphes très aérés pour faciliter la lecture.
    Bon, comme je l'ai lu en un aller-retour de transports en commun, cela ne m'a pas fait perdre trop de temps.
    Certes, l'histoire de cette dame pipi du fin fonds d'un joli hôtel de luxe de la Chine nouvelle à un enfant par couple et en surproduction de jouets pour gamins de pays riches à familles nombreuses pouvait paraître pittoresque. Ses dix enfants ont de jolis prénoms et elle raconte sur eux de jolies anecdotes. C'est plein de jolies citations plus ou moins tirées de Confucius, genre «Choisissez un travail qui vous passionne et vous n'aurez pas travaillé un seul jour de votre vie.», (bon, le travail de dame pipi, c'est sûr que vu par le prisme de madame Ming, çà permet de lier conversation, de faire connaissance et de parler de ses dix enfants), ou encore «L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la tient.»
    Mais tout çà ne fait pas un livre, surtout quand la chute est aussi prévisible et laisse sur sa faim le lecteur qui a fait tout ce qu'il a pu pour se laisser prendre à un jeu qui n'en est pas un. Aucune construction, aucune inventivité, et le plein de lieux communs d'une banalité regrettable.
    Je suppose que si c'était moi qui avait présenté le manuscrit à un éditeur, je me serais attiré dans le meilleur des cas un éclat de rire.
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  • Par PiertyM, le 22 janvier 2014

    PiertyM
    Eric-Emmanuel Schmitt nous plonge dans le monde de la chine où le principe de la famille est régi par la loi wan xi shao: c'est la politique d'un enfant unique. Un foyer ne peut avoir plus d'un enfant. Cette politique de réduction démographique a été mise en application de manière stricte en 1979. Les dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus nous fait vivre le côté drastique de cette politique de manière individuelle. le rêve d'un foyer ou d'un individu est implement sapé au profit d'un intérêt collectif mais à quel prix. Madame Ming qui aurait voulu voir des enfants courir autour d'elle, dévoilant chacun une qualité assez particulière, se crée une illusion de dix enfants dont elle serait la mère. Elle repartit chaque enfant dans sa psychologie. Il faut se la raconter pour être vrai. Aussi trouve-t-elle satisfaction à raconter l'histoire de ses dix enfants à monsieur notre narrateur qui l'écoute bien tout en sachant que cela n'a rien de véridique. Mais la plus grande surprise est de constater à la que sa fille unique a aidé sa mère à rendre réels ces dix enfants. En plus cette histoire de madame a servi de thérapie à ceux qui ne veulent pas avoir d'enfants, d'ailleurs le narrateur n'en restera pas en marge...il prendra lui aussi sa dose de thérapie.
    Un livre simple à lire, plein de sagesse à travers le personnage de madame Ming et de ses enfants. le langage est vivant et très agréable!
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    • Livres 4.00/5
    Par pictura, le 17 janvier 2013

    pictura
    Les 10 enfants que madame Ming n'a jamais eus est un roman court, c'est plutôt une « bonne grosse » nouvelle, 107 pages, en lettres taille 14. Voilà pour mes considérations physiques. Je rajoute le prix tant qu'à faire : 12 €.
    En pleine Chine où le pouvoir politique limite les naissances, Ming, une madame pipi annonce à un type, un français qui travaille là-bas, qu'elle a 10 enfants. L'histoire est somme toute assez simple mais encore une fois l'auteur y met tout son talent. Schmitt y parle de ce grand pays asiatique au travers d'une femme au métier tout ordinaire. Est-ce par excès de modestie ?
    En tout cas, la rencontre occident-Extrême-Orient fonctionne assez bien. L'histoire de Madame Ming, l'histoire d'une femme du peuple est assez bien décrite, sans fioriture, sans jugement. On y parlera à coups sûrs de grossesse non désirée / désirée, ce dilemme, cette différence entre nos deux peuples, aussi de ce point de détail du livre qui retient ma mémoire : la Chine garde le passé au travers des âmes, non au travers des monuments. Bon, d'accord, Schmitt en parle mieux que moi…
    L'auteur a sa façon unique de décrire le monde, avec discernement, avec de belles phrases, avec classe quoi !
    Ah mais oui, il y a quand même autre chose qui n'est pas terrible dans le roman ; ce sont les proverbes, les citations, les maximes … Ouh là là ! Il y en a un plein. Confucius a bien inspiré Schmitt. (L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la tient – La joie se cache en tout, il faut réussir à l'extraire – Avoir de défauts et ne pas s'en corriger, là réside la tare….n'ayez crainte, il en reste des dizaines ) On dirait qu'il manque juste la caricature du chinois jaune avec son chapeau triangulaire qui dit : ‘ Bienvenue honorable étranger ‘.
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    • Livres 5.00/5
    Par LecottagedeMyrtille, le 16 mai 2012

    LecottagedeMyrtille
    Les dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus appartient au cycle de l'invisible d'Eric-Emmanuel Schmitt, cycle qui s'attache à évoquer les religions et leur influence sur notre quotidien. Ici, l'auteur, toujours par le biais de la fiction, distille les pensées de Confucius, célèbre philosophe de l'antiquité chinoise.
    J'ai dévoré ce court roman en une soirée et suis sortie de cette lecture reposée, remotivée et plus légère, comme souvent après la lecture de cet auteur qui privilégie les messages positifs et encourageants.

    Le narrateur, un homme d'affaires européen de passage en Chine, fait la connaissance de Madame Ming, dame pipi au Grand Hôtel à Yunhai. Il est aussitôt frappé par l'aura qui émane de cette dame qui semble deviner chacun au premier regard. « L'endroit se muait en un laboratoire d'expérimentation métaphysique et morale où chaque mortel abandonnait l'illusion de la puissance » p.12. Lorsqu'il engage la conversation avec elle, il découvre avec stupéfaction qu'elle a dix enfants ; il suspecte tout de suite la supercherie au pays de l'enfant unique, où la transgression de la règle coûte cher. D'abord méfiant puis moqueur, il ne peut s'empêcher de revenir à elle pour qu'elle continue à décrire ses enfants, personnages hauts en couleurs, originaux, très différents les uns des autres, contrairement aux poupons que Madame Ming a fabriqués à la chaîne pendant des années. « Dans le destin des jouets, je repérais celui des hommes : seule l'imagination, produisant des fictions et forgeant des lieux rêvés, crée des originaux ; sans elle, nous serions proches, trop proches, analogues, aplatis les uns sur les autres dans les bennes de la réalité. » p. 44 le récit enthousiaste de Madame Ming fait écho aux interrogations profondes du narrateur, jusque-là volage et solitaire : pourquoi ne pas fonder une famille ?
    Tout est dit dans le titre, et pourtant, on ne peut s'empêcher de s'interroger sur l'existence de ces enfants, si précisément évoqués par Madame Ming. Cela m'a fait penser au film de Tim Burton, Big Fish, dans lequel un jeune homme tourne le dos à son père parce qu'il ne croit pas un mot de toutes les aventures fabuleuses, dignes des contes de fées, qu'il dit avoir vécues. On se rend finalement compte qu'il s'agissait de deux manières d'appréhender la réalité, deux regards différents sur le monde.
    C'est un roman qui, me semble-t-il, appelle une deuxième lecture, une lecture plus attentive à la recherche des symboles qui ponctuent le récit.
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Critiques presse (3)


  • LeFigaro , le 11 avril 2012
    Au bout du compte, c'est une jolie leçon de vie que nous offre Schmitt. Son héroïne sait nous séduire grâce à son imagination si poétique. Ainsi, par exemple, le lecteur savoure la description que Mme Ming fait de Wang, l'un de ses fistons, horticulteur à succès spécialisé dans la création de «jardins de mots.»
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Lexpress , le 11 avril 2012
    Privilégiant un style onirique, développant l'idée très romanesque selon laquelle "la vérité, c'est juste le mensonge qui nous plaît le plus", Eric-Emmanuel Schmitt signe un émouvant récit métaphorique en même temps qu'un hymne à la liberté de création.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeFigaro , le 05 avril 2012
    Au bout du compte, c'est une jolie leçon de vie que nous offre Schmitt. Son héroïne sait nous séduire grâce à son imagination si poétique.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par c.brijs, le 10 avril 2012

    A la différence des Européens qui conservent des ruines gallo-romaines au coeur de leurs métropoles mais oublient Sénèque, qui visitent des cathédrales en délaissant le christianisme, les Chinois ne logent pas leur culture dans les pierres. Ici, le passé constituait le présent de l'esprit, pas une empreinte sur la roche. Le monument demeurait secondaire, d'abord comptait le coeur spirituel, gardé, transmis, vivant, incessamment jeune, plus solide que tout édifice. La sagesse résidait dans l'invisible, l'invisible qui s'avère éternel à travers ses infinies métamorphoses, tandis que le minéral s'effrite.
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  • Par Metaphore, le 23 août 2012

    Pourquoi les hommes ne supporte-ils pas la vérité ? Premièrement parce que la vérité les déçoit. Deuxièmement, parce que la vérité manque souvent d’intérêt. Troisièmement, parce que la vérité n’a guère l’allure du vrai – la plupart des faussetés sont mieux troussées. Quatrièmement, parce que la vérité blesse. Je ne veux pas que tu mènes la guerre en croyant propager la paix.

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  • Par Pachy, le 10 septembre 2012

    Pourquoi les hommes ne supportent-ils pas la vérité ? Premièrement parce que la vérité les déçoit. Deuxièmement parce que la vérité manque souvent d’intérêt. Troisièmement parce que la vérité n'a guère l'allure du vrai. Quatrièmement parce que la vérité blesse.
    Je ne veux pas que tu mènes la guerre en croyant propager la paix.
    Que faire ? Mentir?
    Non, se taire. Le silence est un ami qui ne trahit jamais
    (p.91)

    ----------------

    "La vérité m'a toujours fait regretter l'incertitude"
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  • Par Yuko, le 18 septembre 2013

    Pendant le bulletin, un officiel se félicita justement que, grâce à cette loi de l'enfant unique, 400 millions de chinois n'étaient pas nés. La remarque m'abasourdit : comment pouvait-on se réjouir de 400 millions de fantômes ? Autrement dit, 400 millions d'absents...Pourquoi investir sur le néant plutôt que sur l'être ?

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  • Par Mero, le 14 décembre 2012

    Si en leçon de biologie, l’enseignant racontait que le lézard se nourrit d’insectes, elle s’indignait en refusant d’écouter la suite ; en cours d’histoire, elle pleurait dès qu’on évoquait la mort d’un empereur ; en math, elle riait aux éclats lorsque les lettres x ou y se mêlaient aux nombres, et gloussait d’excitation si on lui annonçait qu’une ligne droite s’apprêtait à toucher une courbe. Moi j’expliquais ses errements par un excès de sensibilité ; mon époux, lui, se reprochait d’avoir engendré une simple d’esprit. « Où allons-nous fourguer cette morveuse qui ne voit pas ce que chacun voit mais voit ce que personne ne voit ? »
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Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt

"Je me suis endetté pour acheter le Théâtre Rive-Gauche" - Extrait - 25/05 .
Le 25 mai à 12h00, Eric-Emmanuel Schmitt est l'invité de l'émission "À Nous Deux" sur France Ô. Il évoque notamment son combat pour la pièce "Le Journal d'Anne Franck".








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