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ISBN : 2226220690
Éditeur : Albin Michel (2012)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.6/5 (sur 507 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par zorazur, le 26 juin 2012

    zorazur
    Tout çà pour çà, ai-je tendance à dire après avoir refermé cette presque brochure, soit moins de 120 pages en très gros caractères pour myopes incurables et paragraphes très aérés pour faciliter la lecture.
    Bon, comme je l'ai lu en un aller-retour de transports en commun, cela ne m'a pas fait perdre trop de temps.
    Certes, l'histoire de cette dame pipi du fin fonds d'un joli hôtel de luxe de la Chine nouvelle à un enfant par couple et en surproduction de jouets pour gamins de pays riches à familles nombreuses pouvait paraître pittoresque. Ses dix enfants ont de jolis prénoms et elle raconte sur eux de jolies anecdotes. C'est plein de jolies citations plus ou moins tirées de Confucius, genre «Choisissez un travail qui vous passionne et vous n'aurez pas travaillé un seul jour de votre vie.», (bon, le travail de dame pipi, c'est sûr que vu par le prisme de madame Ming, çà permet de lier conversation, de faire connaissance et de parler de ses dix enfants), ou encore «L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la tient.»
    Mais tout çà ne fait pas un livre, surtout quand la chute est aussi prévisible et laisse sur sa faim le lecteur qui a fait tout ce qu'il a pu pour se laisser prendre à un jeu qui n'en est pas un. Aucune construction, aucune inventivité, et le plein de lieux communs d'une banalité regrettable.
    Je suppose que si c'était moi qui avait présenté le manuscrit à un éditeur, je me serais attiré dans le meilleur des cas un éclat de rire.
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    • Livres 4.00/5
    Par missmolko1, le 31 mai 2015

    missmolko1
    Voici un conte philosophique qui m'a bien plu même s'il ne s'agit pas la du meilleur écrit de l'auteur. Eric-Emmanuel Schmitt nous emmène en Chine : " La Chine, c'est un secret plus qu'un pays. Madame Ming, l'oeil pointu, le chignon moiré, le dos raidi sur son tabouret, me lança un jour, a moi l'européen de passage.- Nous naissons frères par la nature et devenons distinct par l'éducation.Elle avait raison... Même si je la parcourais, la Chine m'échappait. A chacun de mes voyages, son sol s'étendait, son histoire s'évaporait, je perdais mes jalons sans en gagner de nouveaux, malgré mes progrès en cantonnais, en dépit de mes lectures, quoique je multipliasse les contrats commerciaux avec ses habitants, la Chine reculait a mesure que j'avançais, tel l'horizon.- Au lieu de se plaindre de l'obscurité, mieux vaut allumer la lumière, affirma madame Ming.Comment ? Quel individu choisir pour fouiller ce sol énigmatique ? Quelle proie harponner ? La Chine contenait autant de sujets que la Méditerranée de poissons.- La planète porte un milliard de Chinois et cinq milliards d'étrangers, murmura madame Ming en ravaudant une paire de bas."
    Madame Ming est vraiment un personnage attachant. Elle m'a beaucoup fait sourire car elle a réponse a tout, toujours un proverbe de circonstance. Mais son sujet de conversation favori est bien sur ses enfants :
    "- J'ai dix enfants.Sur le coup, je crus que ma maîtrise du cantonnais chancelait... Par sécurité, je répétai le chiffre "dix" en mandarin, en anglais ; a chaque fois, elle confirma de la tête.Incrédule, je déployai mes doigts en éventail.- Dix ?Pour me tranquilliser, elle énuméra les prénoms :- Ting Ting, Ho, Da-Xia, Kun, Kong, Li Mei, Wang, Ru, Zhou, Shuang.L'amour que ces vocales éveillaient en elle, illuminant ses yeux, gonflant ses traits, rendit son visage un instant juvénile." Forcement avec ce titre, on se doute qu'il y a une entourloupe, surtout dans un pays comme la Chine est pourtant on écoute son récit avec intérêt. "La vérité, c'est juste le mensonge qui nous plaît le plus, non ?"
    L'écriture de l'auteur est comme toujours agréable a lire et on se lasse pas une minute de ce court récit. J'ai beaucoup aimé la fin ou notre narrateur, a beaucoup appris auprès de notre dame pipi et qui prends une décision qui va changer sa vie.

    Lien : http://missmolko1.blogspot.ie/2015/05/les-dix-enfants-que-madame-min..
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    • Livres 5.00/5
    Par LecottagedeMyrtille, le 16 mai 2012

    LecottagedeMyrtille
    Les Dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus appartient au cycle de l'invisible d'Eric-Emmanuel Schmitt, cycle qui s'attache à évoquer les religions et leur influence sur notre quotidien. Ici, l'auteur, toujours par le biais de la fiction, distille les pensées de Confucius, célèbre philosophe de l'antiquité chinoise.
    J'ai dévoré ce court roman en une soirée et suis sortie de cette lecture reposée, remotivée et plus légère, comme souvent après la lecture de cet auteur qui privilégie les messages positifs et encourageants.

    Le narrateur, un homme d'affaires européen de passage en Chine, fait la connaissance de Madame Ming, dame pipi au Grand Hôtel à Yunhai. Il est aussitôt frappé par l'aura qui émane de cette dame qui semble deviner chacun au premier regard. « L'endroit se muait en un laboratoire d'expérimentation métaphysique et morale où chaque mortel abandonnait l'illusion de la puissance » p.12. Lorsqu'il engage la conversation avec elle, il découvre avec stupéfaction qu'elle a dix enfants ; il suspecte tout de suite la supercherie au pays de l'enfant unique, où la transgression de la règle coûte cher. D'abord méfiant puis moqueur, il ne peut s'empêcher de revenir à elle pour qu'elle continue à décrire ses enfants, personnages hauts en couleurs, originaux, très différents les uns des autres, contrairement aux poupons que Madame Ming a fabriqués à la chaîne pendant des années. « Dans le destin des jouets, je repérais celui des hommes : seule l'imagination, produisant des fictions et forgeant des lieux rêvés, crée des originaux ; sans elle, nous serions proches, trop proches, analogues, aplatis les uns sur les autres dans les bennes de la réalité. » p. 44 le récit enthousiaste de Madame Ming fait écho aux interrogations profondes du narrateur, jusque-là volage et solitaire : pourquoi ne pas fonder une famille ?
    Tout est dit dans le titre, et pourtant, on ne peut s'empêcher de s'interroger sur l'existence de ces enfants, si précisément évoqués par Madame Ming. Cela m'a fait penser au film de Tim Burton, Big Fish, dans lequel un jeune homme tourne le dos à son père parce qu'il ne croit pas un mot de toutes les aventures fabuleuses, dignes des contes de fées, qu'il dit avoir vécues. On se rend finalement compte qu'il s'agissait de deux manières d'appréhender la réalité, deux regards différents sur le monde.
    C'est un roman qui, me semble-t-il, appelle une deuxième lecture, une lecture plus attentive à la recherche des symboles qui ponctuent le récit.
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    • Livres 3.00/5
    Par marina53, le 06 novembre 2012

    marina53
    A la hauteur de ce roman, ma critique sera courte. Même si l'on sait que la quantité ne fait pas la qualité, je suis restée un peu sur ma faim...
    Les dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus raconte la rencontre improbable entre une dame-pipi, madame Ming, d'un grand hôtel dans la province de Guangdong, et un riche homme d'affaires français, venus négocier des contrats dans cet hôtel. Au fur et à mesure de leurs rencontres, Madame Ming lui parlera de ses dix enfants, tous possédant un don assez remarquable. Mais cet homme d'affaires a bien du mal à croire à toutes ces histoires, dans ce pays où justement on applique la politique de l'enfant unique....
    Certes, ce roman est agréable à lire, les personnages sont hauts en couleur et attachants, on se pose nous-mêmes des questions quant à la véracité des propos de madame Ming... Malgré tout, ce conte illustrant la pensée de Confucius m'a laissée perplexe.
    E-E Schmitt ne m'a pas fait voyager jusqu'en Chine...
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  • Par PiertyM, le 22 janvier 2014

    PiertyM
    Eric-Emmanuel Schmitt nous plonge dans le monde de la chine où le principe de la famille est régi par la loi wan xi shao: c'est la politique d'un enfant unique. Un foyer ne peut avoir plus d'un enfant. Cette politique de réduction démographique a été mise en application de manière stricte en 1979. Les dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus nous fait vivre le côté drastique de cette politique de manière individuelle. le rêve d'un foyer ou d'un individu est implement sapé au profit d'un intérêt collectif mais à quel prix. Madame Ming qui aurait voulu voir des enfants courir autour d'elle, dévoilant chacun une qualité assez particulière, se crée une illusion de dix enfants dont elle serait la mère. Elle repartit chaque enfant dans sa psychologie. Il faut se la raconter pour être vrai. Aussi trouve-t-elle satisfaction à raconter l'histoire de ses dix enfants à monsieur notre narrateur qui l'écoute bien tout en sachant que cela n'a rien de véridique. Mais la plus grande surprise est de constater à la que sa fille unique a aidé sa mère à rendre réels ces dix enfants. En plus cette histoire de madame a servi de thérapie à ceux qui ne veulent pas avoir d'enfants, d'ailleurs le narrateur n'en restera pas en marge...il prendra lui aussi sa dose de thérapie.
    Un livre simple à lire, plein de sagesse à travers le personnage de madame Ming et de ses enfants. le langage est vivant et très agréable!
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Critiques presse (3)


  • LeFigaro , le 11 avril 2012
    Au bout du compte, c'est une jolie leçon de vie que nous offre Schmitt. Son héroïne sait nous séduire grâce à son imagination si poétique. Ainsi, par exemple, le lecteur savoure la description que Mme Ming fait de Wang, l'un de ses fistons, horticulteur à succès spécialisé dans la création de «jardins de mots.»
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Lexpress , le 11 avril 2012
    Privilégiant un style onirique, développant l'idée très romanesque selon laquelle "la vérité, c'est juste le mensonge qui nous plaît le plus", Eric-Emmanuel Schmitt signe un émouvant récit métaphorique en même temps qu'un hymne à la liberté de création.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeFigaro , le 05 avril 2012
    Au bout du compte, c'est une jolie leçon de vie que nous offre Schmitt. Son héroïne sait nous séduire grâce à son imagination si poétique.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par c.brijs, le 10 avril 2012

    A la différence des Européens qui conservent des ruines gallo-romaines au coeur de leurs métropoles mais oublient Sénèque, qui visitent des cathédrales en délaissant le christianisme, les Chinois ne logent pas leur culture dans les pierres. Ici, le passé constituait le présent de l'esprit, pas une empreinte sur la roche. Le monument demeurait secondaire, d'abord comptait le coeur spirituel, gardé, transmis, vivant, incessamment jeune, plus solide que tout édifice. La sagesse résidait dans l'invisible, l'invisible qui s'avère éternel à travers ses infinies métamorphoses, tandis que le minéral s'effrite.
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  • Par Metaphore, le 23 août 2012

    Pourquoi les hommes ne supporte-ils pas la vérité ? Premièrement parce que la vérité les déçoit. Deuxièmement, parce que la vérité manque souvent d’intérêt. Troisièmement, parce que la vérité n’a guère l’allure du vrai – la plupart des faussetés sont mieux troussées. Quatrièmement, parce que la vérité blesse. Je ne veux pas que tu mènes la guerre en croyant propager la paix.

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  • Par Pachy, le 10 septembre 2012

    Pourquoi les hommes ne supportent-ils pas la vérité ? Premièrement parce que la vérité les déçoit. Deuxièmement parce que la vérité manque souvent d’intérêt. Troisièmement parce que la vérité n'a guère l'allure du vrai. Quatrièmement parce que la vérité blesse.
    Je ne veux pas que tu mènes la guerre en croyant propager la paix.
    Que faire ? Mentir?
    Non, se taire. Le silence est un ami qui ne trahit jamais
    (p.91)

    ----------------

    "La vérité m'a toujours fait regretter l'incertitude"
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  • Par Yuko, le 18 septembre 2013

    Pendant le bulletin, un officiel se félicita justement que, grâce à cette loi de l'enfant unique, 400 millions de chinois n'étaient pas nés. La remarque m'abasourdit : comment pouvait-on se réjouir de 400 millions de fantômes ? Autrement dit, 400 millions d'absents...Pourquoi investir sur le néant plutôt que sur l'être ?

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  • Par Mero, le 14 décembre 2012

    Si en leçon de biologie, l’enseignant racontait que le lézard se nourrit d’insectes, elle s’indignait en refusant d’écouter la suite ; en cours d’histoire, elle pleurait dès qu’on évoquait la mort d’un empereur ; en math, elle riait aux éclats lorsque les lettres x ou y se mêlaient aux nombres, et gloussait d’excitation si on lui annonçait qu’une ligne droite s’apprêtait à toucher une courbe. Moi j’expliquais ses errements par un excès de sensibilité ; mon époux, lui, se reprochait d’avoir engendré une simple d’esprit. « Où allons-nous fourguer cette morveuse qui ne voit pas ce que chacun voit mais voit ce que personne ne voit ? »
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La nuit de feu - Eric-Emmanuel Schmitt
http://www.livraddict.com/biblio/book.php?id=116682
Résumé :
« Je suis né deux fois, une fois à Lyon en 1960, une fois dans le Sahara en 1989. » Une nuit peut changer une vie. À vingt-huit ans, Éric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée à pied dans le Sahara en 1989. Parti athée, il en reviendra croyant, dix jours plus tard. Loin de ses repères, il découvre une vie réduite à la simplicité, noue des liens avec les Touareg. Mais il va se perdre dans les immenses étendues du Hoggar pendant une trentaine d?heures, sans rien à boire ou à manger, ignorant où il est et si on le retrouvera. Cette nuit-là, sous les étoiles si proches, alors qu?il s?attend à frissonner d?angoisse, une force immense fond sur lui, le rassure, l?éclaire et le conseille. Cette nuit de feu ? ainsi que Pascal nommait sa nuit mystique ? va le changer à jamais. Qu?est-il arrivé ? Qu?a-t-il entendu ? Que faire d?une irruption aussi brutale et surprenante quand on est un philosophe formé à l?agnosticisme ?Dans ce livre où l?aventure se double d?un immense voyage intérieur, Éric-Emmanuel Schmitt nous dévoile pour la première fois son intimité spirituelle et sentimentale, montrant comment sa vie entière, d?homme autant que d?écrivain, découle de cet instant miraculeux.
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