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ISBN : 2226220690
Éditeur : Albin Michel (2012)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.63/5 (sur 634 notes)
Résumé :
Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la
Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.
Dans la veine d’Oscar et la dame rose, de Monsieur Ibrahim et les fleu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (135) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
jeunejane30 mars 2016
  • Livres 5.00/5
Un homme d'affaires français fait couramment des voyages en Chine.
Pendant ses tractations, il laisse ses clients réfléchir et descend au sous-sol de l'hôtel où il rencontre Madame Ming.
Celle-ci est responsable des toilettes de l'hôtel.
Il engage la conversation avec elle après avoir laissé tomber la photo de ses deux enfants, fait-il croire à la dame.
Et elle commence à lui raconter l'histoire de ses 10 enfants.
L'homme croit à une supercherie car en Chine, on ne peut avoir qu'un enfant.
Les histoires de Madame Ming sont amusantes et sont chaque fois enrichies d'une pensée de Confucius.
C'est ainsi que l'auteur nous familiarise avec la spiritualité chinoise.
C'est un petit livre que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt et de plaisir.
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livrevie
livrevie24 novembre 2015
  • Livres 2.00/5
J'ai continué le Cycle de l'invisible d'Eric-Emmanuel Schmitt avec Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus, et si les autres volumes avaient bercé mon coeur, il est malheureusement resté hermétique à celui-ci.
L'idée de départ est intéressante, touchante même. le narrateur, un homme d'affaires français, rencontre une dame-pipi dans un grand hôtel de la province de Guangdong. Cette rencontre qui aurait pu en rester aux politesses d'usage, « Bonjour », le bruit d'une monnaie jetée dans une assiette, « Merci », « Au revoir », atteint d'autres paliers.
En effet, madame Ming n'est pas qu'une simple dame-pipi. Madame Ming est une personnalité fascinante qui peut se vanter d'avoir eu dix enfants dans une Chine pourtant sous le joug de la politique de l'enfant unique. Dix enfants ! Et tous extraordinaires !
Alors mensonge ? Vérité ? Folie ? Ce sera au narrateur de le découvrir.
La plume est allègre, travaillée comme toujours chez cet auteur, et le récit nous fait frôler du bout des doigts les préceptes de Confucius. Madame Ming est attachante et pousse le narrateur à voir le monde qui l'entoure autrement, il évolue à son contact pour accéder au bonheur, mais il m'a manqué un petit quelque chose pour me faire basculer dans l'enthousiasme qui a caractérisé les autres récits du Cycle de l'invisible. Est-ce parce que je ne suis pas familière de Confucius ou parce que l'histoire aurait gagné à être développée davantage pour éviter cette sensation de survol ? Honnêtement, je ne sais pas. J'ai beaucoup apprécié le personnage de Madame Ming, me suis retrouvée dans celui du narrateur, mais la sauce n'a pas pris totalement.
Il ne me reste que le sumo qui ne voulait pas grossir pour conclure le Cycle, et malgré cette légère déception, j'ai hâte !

Lien : http://lelivrevie.blogspot.f..
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missmolko1
missmolko131 mai 2015
  • Livres 4.00/5
Voici un conte philosophique qui m'a bien plu même s'il ne s'agit pas la du meilleur écrit de l'auteur. Eric-Emmanuel Schmitt nous emmène en Chine : " La Chine, c'est un secret plus qu'un pays. Madame Ming, l'oeil pointu, le chignon moiré, le dos raidi sur son tabouret, me lança un jour, a moi l'européen de passage.- Nous naissons frères par la nature et devenons distinct par l'éducation.Elle avait raison... Même si je la parcourais, la Chine m'échappait. A chacun de mes voyages, son sol s'étendait, son histoire s'évaporait, je perdais mes jalons sans en gagner de nouveaux, malgré mes progrès en cantonnais, en dépit de mes lectures, quoique je multipliasse les contrats commerciaux avec ses habitants, la Chine reculait a mesure que j'avançais, tel l'horizon.- Au lieu de se plaindre de l'obscurité, mieux vaut allumer la lumière, affirma madame Ming.Comment ? Quel individu choisir pour fouiller ce sol énigmatique ? Quelle proie harponner ? La Chine contenait autant de sujets que la Méditerranée de poissons.- La planète porte un milliard de Chinois et cinq milliards d'étrangers, murmura madame Ming en ravaudant une paire de bas."
Madame Ming est vraiment un personnage attachant. Elle m'a beaucoup fait sourire car elle a réponse a tout, toujours un proverbe de circonstance. Mais son sujet de conversation favori est bien sur ses enfants :
"- J'ai dix enfants.Sur le coup, je crus que ma maîtrise du cantonnais chancelait... Par sécurité, je répétai le chiffre "dix" en mandarin, en anglais ; a chaque fois, elle confirma de la tête.Incrédule, je déployai mes doigts en éventail.- Dix ?Pour me tranquilliser, elle énuméra les prénoms :- Ting Ting, Ho, Da-Xia, Kun, Kong, Li Mei, Wang, Ru, Zhou, Shuang.L'amour que ces vocales éveillaient en elle, illuminant ses yeux, gonflant ses traits, rendit son visage un instant juvénile." Forcement avec ce titre, on se doute qu'il y a une entourloupe, surtout dans un pays comme la Chine est pourtant on écoute son récit avec intérêt. "La vérité, c'est juste le mensonge qui nous plaît le plus, non ?"
L'écriture de l'auteur est comme toujours agréable a lire et on se lasse pas une minute de ce court récit. J'ai beaucoup aimé la fin ou notre narrateur, a beaucoup appris auprès de notre dame pipi et qui prends une décision qui va changer sa vie.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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zorazur
zorazur26 juin 2012
Tout çà pour çà, ai-je tendance à dire après avoir refermé cette presque brochure, soit moins de 120 pages en très gros caractères pour myopes incurables et paragraphes très aérés pour faciliter la lecture.
Bon, comme je l'ai lu en un aller-retour de transports en commun, cela ne m'a pas fait perdre trop de temps.
Certes, l'histoire de cette dame pipi du fin fonds d'un joli hôtel de luxe de la Chine nouvelle à un enfant par couple et en surproduction de jouets pour gamins de pays riches à familles nombreuses pouvait paraître pittoresque. Ses dix enfants ont de jolis prénoms et elle raconte sur eux de jolies anecdotes. C'est plein de jolies citations plus ou moins tirées de Confucius, genre «Choisissez un travail qui vous passionne et vous n'aurez pas travaillé un seul jour de votre vie.», (bon, le travail de dame pipi, c'est sûr que vu par le prisme de madame Ming, çà permet de lier conversation, de faire connaissance et de parler de ses dix enfants), ou encore «L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la tient.»
Mais tout çà ne fait pas un livre, surtout quand la chute est aussi prévisible et laisse sur sa faim le lecteur qui a fait tout ce qu'il a pu pour se laisser prendre à un jeu qui n'en est pas un. Aucune construction, aucune inventivité, et le plein de lieux communs d'une banalité regrettable.
Je suppose que si c'était moi qui avait présenté le manuscrit à un éditeur, je me serais attiré dans le meilleur des cas un éclat de rire.
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marina53
marina5306 novembre 2012
  • Livres 3.00/5
A la hauteur de ce roman, ma critique sera courte. Même si l'on sait que la quantité ne fait pas la qualité, je suis restée un peu sur ma faim...
Les dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus raconte la rencontre improbable entre une dame-pipi, madame Ming, d'un grand hôtel dans la province de Guangdong, et un riche homme d'affaires français, venus négocier des contrats dans cet hôtel. Au fur et à mesure de leurs rencontres, Madame Ming lui parlera de ses dix enfants, tous possédant un don assez remarquable. Mais cet homme d'affaires a bien du mal à croire à toutes ces histoires, dans ce pays où justement on applique la politique de l'enfant unique....
Certes, ce roman est agréable à lire, les personnages sont hauts en couleur et attachants, on se pose nous-mêmes des questions quant à la véracité des propos de madame Ming... Malgré tout, ce conte illustrant la pensée de Confucius m'a laissée perplexe.
E-E Schmitt ne m'a pas fait voyager jusqu'en Chine...
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Les critiques presse (3)
LeFigaro11 avril 2012
Au bout du compte, c'est une jolie leçon de vie que nous offre Schmitt. Son héroïne sait nous séduire grâce à son imagination si poétique. Ainsi, par exemple, le lecteur savoure la description que Mme Ming fait de Wang, l'un de ses fistons, horticulteur à succès spécialisé dans la création de «jardins de mots.»
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress11 avril 2012
Privilégiant un style onirique, développant l'idée très romanesque selon laquelle "la vérité, c'est juste le mensonge qui nous plaît le plus", Eric-Emmanuel Schmitt signe un émouvant récit métaphorique en même temps qu'un hymne à la liberté de création.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro05 avril 2012
Au bout du compte, c'est une jolie leçon de vie que nous offre Schmitt. Son héroïne sait nous séduire grâce à son imagination si poétique.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (214) Voir plus Ajouter une citation
c.brijsc.brijs10 avril 2012
A la différence des Européens qui conservent des ruines gallo-romaines au coeur de leurs métropoles mais oublient Sénèque, qui visitent des cathédrales en délaissant le christianisme, les Chinois ne logent pas leur culture dans les pierres. Ici, le passé constituait le présent de l'esprit, pas une empreinte sur la roche. Le monument demeurait secondaire, d'abord comptait le coeur spirituel, gardé, transmis, vivant, incessamment jeune, plus solide que tout édifice. La sagesse résidait dans l'invisible, l'invisible qui s'avère éternel à travers ses infinies métamorphoses, tandis que le minéral s'effrite.
+ Lire la suite
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PachyPachy10 septembre 2012
Pourquoi les hommes ne supportent-ils pas la vérité ? Premièrement parce que la vérité les déçoit. Deuxièmement parce que la vérité manque souvent d’intérêt. Troisièmement parce que la vérité n'a guère l'allure du vrai. Quatrièmement parce que la vérité blesse.
Je ne veux pas que tu mènes la guerre en croyant propager la paix.
Que faire ? Mentir?
Non, se taire. Le silence est un ami qui ne trahit jamais
(p.91)

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"La vérité m'a toujours fait regretter l'incertitude"
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MetaphoreMetaphore23 août 2012
Pourquoi les hommes ne supporte-ils pas la vérité ? Premièrement parce que la vérité les déçoit. Deuxièmement, parce que la vérité manque souvent d’intérêt. Troisièmement, parce que la vérité n’a guère l’allure du vrai – la plupart des faussetés sont mieux troussées. Quatrièmement, parce que la vérité blesse. Je ne veux pas que tu mènes la guerre en croyant propager la paix.
Commenter  J’apprécie          210
YukoYuko18 septembre 2013
Pendant le bulletin, un officiel se félicita justement que, grâce à cette loi de l'enfant unique, 400 millions de chinois n'étaient pas nés. La remarque m'abasourdit : comment pouvait-on se réjouir de 400 millions de fantômes ? Autrement dit, 400 millions d'absents...Pourquoi investir sur le néant plutôt que sur l'être ?
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MeroMero14 décembre 2012
Si en leçon de biologie, l’enseignant racontait que le lézard se nourrit d’insectes, elle s’indignait en refusant d’écouter la suite ; en cours d’histoire, elle pleurait dès qu’on évoquait la mort d’un empereur ; en math, elle riait aux éclats lorsque les lettres x ou y se mêlaient aux nombres, et gloussait d’excitation si on lui annonçait qu’une ligne droite s’apprêtait à toucher une courbe. Moi j’expliquais ses errements par un excès de sensibilité ; mon époux, lui, se reprochait d’avoir engendré une simple d’esprit. « Où allons-nous fourguer cette morveuse qui ne voit pas ce que chacun voit mais voit ce que personne ne voit ? »
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Le 8 septembre 2016, François Busnel reçoit : Salman Rushdie pour Deux ans, huit mois et vingt huit nuits (Actes Sud) Eric Emmanuel Schmitt pour L?homme qui voyait à travers les visages (Albin Michel) Trinh Xuan Thuan pour La plénitude du vide (Albin Michel) Tobie Nathan pour Les secrets de vos rêves (Odile Jacob) Leïla Slimani pour Chanson douce (Gallimard)
François Busnel propose en direct chaque jeudi à 20h35 sur France 5, un magazine qui suit de près l'actualité littéraire avec pour seul mot d'ordre, le plaisir.
Retrouvez toutes les informations sur les invités et leur actualité sur notre site : http://www.france5.fr/la-grande-librairie https://www.facebook.com/pages/La-Grande-Librairie/512305502130115 https://twitter.com/GrandeLibrairie Et réagissez en direct pendant l?émission avec le hashtag #LGLf5.
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