> Jeanne Peyras (Traducteur)

ISBN : 2020541750
Éditeur : Editions du Seuil (2002)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 52 notes) Ajouter à mes livres
Un professionnel ne mélange jamais le travail et les sentiments.
Il exécute des contrats pour un chèque à six zéros, net d'impôts sans s'interroger sur les raisons de son commanditaire. Mais comment peut réagir un tueur qu'une belle Française laisse tomber?
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 10 octobre 2010

    Bunee
    Voici un savoureux petit recueil de nouvelles que j'ai vraiment apprécié, plein d'humour et de charme, tendre et cocasse.
    Trois nouvelles de cet auteur qui m'a fait parfois penser a Marquez par certains côtés, et par d'autres m'a remémoré les aventures de san Antonio, notamment via l'emploi de personnages rudes et hauts en couleurs.
    Trois nouvelles, donc:
    * Journal d'un tueur sentimental. Ici on suit un tueur à gage qui vient de se faire cocufier et quitter par sa "petite française". Il tente de remplir un contrat qui vient de lui être confié, mais se rend compte qu'il est à la masse, perd son sang froid et son objectivité, en plus de son sérieux penchant pour les bouteilles et les prostituées afin de se soustraire à sa peine.
    Parfois il tente de se ressaisir, sermonné par son reflet dans le miroir et par son contact. "Parceque même cocu, un professionnel est toujours un professionnel". Ce dernier se rend compte que le tueur est en fin de carrière, et lui suggère de prendre sa retraite. S'en suit alors une course poursuite à travers l'Europe et l'Amérique du sud entre le tueur, la cible et les services secrets, et on se rend compte qu'à la fin "le monde est sacrément petit".

    * Hotline. Un imprudent inspecteur de la police rurale, mapuche de surcroît, est spécialisé depuis 15 ans le vol de bétail. Il patauge à longueur de journée dans la bouse et ses seuls horizons sont les plaines et les montagnes. Seulement, en arrêtant et en "explosant le cul du fils d'un général" qui convoyait des betes volées à la frontière, il a acquis la réputation d'avoir "la gachette facile", ainsi que de nouveaux ennemis. Il a donc été muté d'office à Santiago, ville surpeuplée et polluée, au sein du bureau dédié aux crimes sexuels. Un bureau composé intégralement d'agents féminins. Parqué dans le couloir et condamné à l'ennui, il recueille par hasard des témoignages relatifs à une mystérieuse affaire de téléphone rose: deux acteurs qui gèrent une entreprise de téléphone rose recoivent des appels infames, avec bruits de torture à la clef. Notre indien se met à enquêter et va faire de drôles de rencontre. Ici l'humour s'assombrit.

    * Yacaré. le patron d'une firme italienne spécialisée dans les cuirs et les fourrures meurt subitement. Un chilien exilé en suisse est chargé par son employeur, la compagnie auprès de laquelle le défunt avait contracté une assurance vie, de vérifier le dossier et de préférence démontrer que cette mort est en fait le fruit d'un assassinat. Curieusement il va s'apercevoir que beaucoup de proches collaborateurs du patron sont mort de la même façon, jusqu'à ce que l'inspecteur se lance sur la piste d'un sorcier amazonien. Il découvre que la firme se livrait à un trafic de peaux de Yakaré, un reptile de la survie duquel dépendait toute une tribu...
    Des aventures trépidantes, des personnages drôles et attachants, un humour omniprésent mais plein de tact même lorsque les sujets abordés deviennent graves, une écriture dynamique et vivante, j'ai vraiment aimé ce moment de lecture. A découvrir!
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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 24 août 2008

    Bunee
    Voici un savoureux petit recueil de nouvelles que j'ai vraiment apprécié, plein d'humour et de charme, tendre et cocasse.
    Trois nouvelles de cet auteur qui m'a fait parfois penser a Marquez par certains côtés, et par d'autres m'a remémoré les aventures de san Antonio, notamment via l'emploi de personnages rudes et hauts en couleurs.
    Trois nouvelles, donc:
    Journal d'un tueur sentimental. Ici on suit un tueur à gage qui vient de se faire cocufier et quitter par sa "petite française". Il tente de remplir un contrat qui vient de lui être confié, mais se rend compte qu'il est à la masse, perd son sang froid et son objectivité, en plus de son sérieux penchant pour les bouteilles et les prostituées afin de se soustraire à sa peine.
    Parfois il tente de se ressaisir, sermonné par son reflet dans le miroir et par son contact. "Parceque même cocu, un professionnel est toujours un professionnel". Ce dernier se rend compte que le tueur est en fin de carrière, et lui suggère de prendre sa retraite. S'en suit alors une course poursuite à travers l'Europe et l'Amérique du sud entre le tueur, la cible et les services secrets, et on se rend compte qu'à la fin "le monde est sacrément petit".

    Hotline. Un imprudent inspecteur de la police rurale, mapuche de surcroît, est spécialisé depuis 15 ans le vol de bétail. Il patauge à longueur de journée dans la bouse et ses seuls horizons sont les plaines et les montagnes. Seulement, en arrêtant et en "explosant le cul du fils d'un général" qui convoyait des betes volées à la frontière, il a acquis la réputation d'avoir "la gachette facile", ainsi que de nouveaux ennemis. Il a donc été muté d'office à Santiago, ville surpeuplée et polluée, au sein du bureau dédié aux crimes sexuels. Un bureau composé intégralement d'agents féminins. Parqué dans le couloir et condamné à l'ennui, il recueille par hasard des témoignages relatifs à une mystérieuse affaire de téléphone rose: deux acteurs qui gèrent une entreprise de téléphone rose recoivent des appels infames, avec bruits de torture à la clef. Notre indien se met à enquêter et va faire de drôles de rencontre. Ici l'humour s'assombrit.
    Yacaré. le patron d'une firme italienne spécialisée dans les cuirs et les fourrures meurt subitement. Un chilien exilé en suisse est chargé par son employeur, la compagnie auprès de laquelle le défunt avait contracté une assurance vie, de vérifier le dossier et de préférence démontrer que cette mort est en fait le fruit d'un assassinat. Curieusement il va s'apercevoir que beaucoup de proches collaborateurs du patron sont mort de la même façon, jusqu'à ce que l'inspecteur se lance sur la piste d'un sorcier amazonien. Il découvre que la firme se livrait à un trafic de peaux de Yakaré, un reptile de la survie duquel dépendait toute une tribu...
    Des aventures trépidantes, des personnages drôles et attachants, un humour omniprésent mais plein de tact même lorsque les sujets abordés deviennent graves, une écriture dynamique et vivante, j'ai vraiment aimé ce moment de lecture. A découvrir!
    http://lelabo.blogspot.com/2008/08/luis-sepulveda-journal-dun-tueur.html
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    • Livres 5.00/5
    Par majolyonnaise, le 28 mai 2008

    majolyonnaise
    Journal d'un tueur sentimental nous peint le dernier contrat d'un tueur à gages, qui vient de se faire plaquer par sa compagne. Sa cible n'est autre qu'un trafiquant de drogues mexicain qui tente de casser le marché nord-américain en introduisant de la drogue asiatique très bon marché. Mais quand le moment arrive de coincer sa victime, l'on se rend compte que le monde n'est fait que d'embrouilles et de coïncidences. Les dialogues totalement schizo du tueur avec son reflet dans le miroir sont un délice.
    Dans Hot line, un inspecteur de police se retrouve mis "au placard" suite à une intervention honnête dont la victime est un fils de général. Nous sommes au Chili d'après la dictature, et les généraux restent encore tout-puissants. Nommé à la brigade des crimes sexuels, il tombera sur une drôle d'affaire sur les lignes "chaudes". Encore une fois, tout est lié, mais ça, on ne le découvre qu'à la fin...
    Dans Yacaré, il est question d'une maroquinerie milanaise, de corruption, de curare, de Pantanal, de meurtres très bien organisés. On sent l'humour poindre à chaque ligne, comme pour les deux autres: derrière le suspense, la parodie n'est jamais loin...
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    • Livres 3.00/5
    Par le-mange-livres, le 16 mars 2011

    le-mange-livres
    Encore des nouvelles lues dans le tram, décidément, c'est vraiment la bonne formule ! On a le temps de lire une nouvelle soit à l'aller, soit à l'échelle de la journée, avec l'aller et le retour, et en fait de compte, tout cela revalorise à mes yeux le genre de la nouvelle dont je n'étais pas, jusque là, particulièrement férue. Parfaite aussi la nouvelle, quand on attend chez le médecin, à la banque, à la gare etc. (j'ai testé). Et puis, si l'on doit interrompre la lecture, on n'est pas aussi frustré que lorsqu'il faut laisser en plan un gros roman. Dernier avantage : dans le sac, c'est généralement plus léger !
    Mais revenons-en plutôt à Journal d'un tueur sentimental. Il s'agit en réalité d'un mini-recueil regroupant en fait trois nouvelles.
    Journal d'un tueur sentimental. On y suit, à la première personne, le ... journal d'un tueur (à gages) sentimental. "La journée avait mal commencé. Ce n'est pas que je sois superstitieux mais je crois qu'il y a des jours comme ça où il vaut mieux ne pas accepter de contrat" (p. 9). En effet, tout s'enchaîne assez mal dans cette mission. Et pour ne rien arranger, sa copine est plus ou moins en train de le quitter. le voilà donc qui oublie toutes les règles du métier. Il se met à se questionner sur le pourquoi du comment du contrat qui lui a été confié. Et malgré la pratique du "yoga de l'assassin", tout va de mal en pis ...
    Hot line. Un contexte tout à fait différent. George Washington Caucaman, un Indien Mapuche (tout ceci se passe au Chili) inspecteur rural officiant dans les montagnes andines, est mutée, suite à une "bavure", à la capitale. En perte de repères, il est affecté à la section des crimes sexuels, où ne travaillent que des femmes. Il est lancé sur la piste d'une hot line d'un genre particulier, tout en étant poursuivi par ses vieux démons.
    Yacaré. Un riche industriel milanais est assassiné. Sa compagnie d'assurances-vie détache sur place l'un de ses détectives. Avec le commissaire en charge de l'enquête, ils remontent la piste encore chaude des yacarés, des crocodiles amazoniens impliquant des sorciers indiens dans l'affaire (mais chut ! on ne peut pas en dire plus).
    Mini-enquêtes enlevées et drôles, centrées sur des personnages au final attachant (même le tueur !) les nouvelles de Journal d'un tueur sentimental détournent avec succès les codes du roman noir. Derrière la joie et le plaisir évident de l'auteur, ces contes un peu cruels sont aussi - et surtout - prétexte à dénoncer les dysfonctionnements des sociétés sud-américaines.

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.com/2010/10/journal-dun-tueur-sentim..
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    • Livres 3.00/5
    Par ignatus-reilly, le 12 mai 2011

    ignatus-reilly
    Un tueur à gages atypique. Il est amoureux. Il s'interroge sur sa dernière cible. Sa conscience le travaille. Il n'est pas aussi performant que d'habitude.
    Il projetait de s'installer en Bretagne et d'y couler des jours paisibles avec sa Belle Française. Malheureusement ce n'est pas si simple.
    Une histoire courte très drôle.
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Citations et extraits

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  • Par majolyonnaise, le 28 mai 2008

    - George Washington Caucaman, tu as fait sauter le cul du fils du général Canteras!

    - Je regrette Chef. Je sais que le général est une grosse légume, mais le dossier oublie de mentionner que ce jeune homme commandait un groupe de malfaiteurs qui conduisait un troupeau de quarante vaches Holstein en direction de l'Argentine. Des vaches volées à l'estancia El Rosario. Et il ne mentionne pas non plus qu'il a essayé de nous mitrailler avec une Uzi.
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  • Par kathel, le 13 septembre 2010

    La journée avait mal commencé, ce n'est pas que je sois superstitieux mais je crois qu'il y a des jours comme ça où il vaut mieux ne pas accepter de contrat, même contre un chèque à six zéros, net d'impôts. La journée avait mal commencé et tard, j'avais atterri à Madrid à 6h30, il faisait très chaud et sur le chemin de l'hôtel Palace le taxi s'était obstiné à me faire une conférence sur la Coupe d'Europe de football. J'avais eu envie de lui poser le canon d'un 45 sur la nuque pour qu'il ferme sa gueule, mais je n'avais pas ça sur moi et un professionnel ne fait pas d'histoires avec un crétin, même un taxi.
    A la réception de l'hôtel on m'a donné les clefs et une enveloppe que j'ai ouverte dans l'ascenseur. Elle contenait la photo d'un type qui ne m'a pas plu : jeune, dans les 35 ans, mince, pas mal, assis à une tribune avec cinq autres types qui lui ressemblaient. Il y avait sur la table une pancarte qui disait « Troisième rencontre des Organisations non gouvernementales ». Je n'ai jamais aimé les philanthropes et ce type puait la philanthropie moderne. Une éthique professionnelle minima interdit de demander ce qu'on fait les types que l'on doit liquider, mais en regardant la photo j'ai ressenti de la curiosité et ça m'a été désagréable.
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  • Par ignatus-reilly, le 12 mai 2011

    C'était un travail propre, même si je déteste me servir de balles explosives parce qu'elles abîment les rayures du canon.
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  • Par ignatus-reilly, le 12 mai 2011

    J'étais un tueur, et les professionnels ne mélangent pas le travail et les sentiments.
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Anne-Marie Métailié, Dernières nouvelles du sud
www.passion-bouquins.com Blog littéraire alternatif Anne-Marie Métailié, directrice des Editions Métailié publie le nouveau livre de Luis Sepulveda et de Daniel Mordzinski Dernières nouvelles du sud. A cette occasion elle accorde une interview exclusive pour Passion Bouquins et nous confie ses secrets de fabrication. Cette rencontre a été filmée à la Librairie Bisey, place de la Réunion à Mulhouse.











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