> François Gaudry (Traducteur)

ISBN : 2020332906
Éditeur : Editions du Seuil (1998)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
De tous les récits de Coloane, c'est ce court roman d'apprentissage qui a conquis en Amérique latine le plus large public (y compris celui des adolescents, qui ont pu le lire dans des collections pour la jeunesse) : phénomène qui a permis à Alvaro Mutis, introducteur ch... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par manu17, le 06 mai 2012

    manu17

    Voilà, ça y est, je suis marin !
    Je suis entré à pas feutré dans ce livre, sans faire de bruit, histoire de passer incognito, surtout ne pas se faire remarquer. Embarquement immédiat à bord de la corvette Génréral Baquedano pour son tout dernier voyage. Avec trois cents hommes à bord, un de plus ou un de moins…
    En parlant de ça, il y en avait bien un de plus, le jeune Alejandro Silva Caceres, passager embarqué clandestinement. Un brave gamin, la tête sur les épaules, avec deux objectifs bien précis, retrouver son frère et devenir marin. Après le passage devant le commandant, les quelques railleries d'usages, il se fit très rapidement à sa nouvelle condition et devint Le dernier mousse.
    De concert, nous avons observé, écouté et appris. Et il y en a des termes techniques à connaître, mât de trinquette, trinquet, hune du trinquet, mât de misaine, focs, perroquets, coutelas, bossoirs et j'en passe. Heureusement, il a mieux retenu tout ça que moi.
    Et son premier tour de garde à la vigie, comme on a ri ! Puis, on a tressailli en écoutant le récit de la malédiction de la «Léonora », une captivante histoire à vous glacer le sang. Et cette tempête, avec la mer déchainée, nous projetant d'un bord à l'autre comme de misérables microbes, prête à tout pulvériser, je pensais ne jamais m'en relever. Mon estomac s'en souvient encore…
    Que de souvenirs gravés à jamais ! Que d'images mémorables ! Les baleines, la mer de glace, les indiens Alakaluf, les indiens Yaghan, que de rencontres surprenantes et nous n'étions pas au bout de nos surprises…
    Une aventure mémorable à bord de laquelle je ne regrette pas d'avoir embarqué. Enfin, je devrai plutôt écrire, un livre que je ne regrette pas d'avoir dévoré, sans bottes ni ciré, transporté par l'écriture de Francisco Coloane.
    Ben oui, moi, je suis presque marin, presque !...


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2012/05/le-dernier-m..
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    Critique de qualité ? (24 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 16 mars 2012

    le_Bison
    « Le dernier mousse » raconte l'histoire d'un gamin de quinze ans, embarqué clandestinement à bord de la goélette « La Baquedano », dernière expédition dans les Mers du Sud avant son désarmement définitive.
    Une histoire simple, dans le genre classique « roman d'initiation », où le gamin quitte l'influence maternelle pour partir à la recherche d'un frère sans nouvelle à l'autre bout du pays. Classique dans la littérature mais éternelle et intemporelle. Car quand il s'agit d'émotion, le temps ne compte plus, et quand la plume est de Francisco Coloane, le voyage au large de la Terre de Feu, dans les méandres des Magellanes devient éblouissant. Qu'il s'agisse d'essuyer les tempêtes, de décimer les icebergs au canon, de croiser la route des indiens ou des chasseurs de baleines, ou tout simplement de regarder le souffle moqueur d'une baleine, les mots sur ces pages deviennent aussitôt images dans mon esprit.
    Dès le début de l'aventure, je me suis revu faire le quart sur la passerelle (souvenirs de jeunesse d'un bison). de ma couchette ou sur ma moleskine rouge, j'ai ressenti le roulis (non, je n'ai pas envie de vomir… non, non, non) quand la goélette chevauchait les vagues. Je m'imaginais dans la soute, sur le pont, à veiller, à tirer les cordes sans m'arracher les mains, prêt à chavirer…
    Un roman en deux parties : une première sur mer, une seconde sur terre. Mon âme étant plus marine, j'ai gardé au fond de moi une préférence pour les pérégrinations du gamin sur La Baquedano. L'aventure me semblait plus grande, les rapports humains plus profonds car la solidarité entre marins est forte et poignante, le souvenir aux anciens, disparus noyés en mission toujours émouvant ; La mer, une âme impitoyable. La rencontre avec les Indiens peut paraître une aventure tout aussi forte et tout aussi importante dans le cœur du gamin. Il y croisera le destin de son frère et deviendra un homme lui aussi en ayant réussi sa mission : partir et retrouver son frère…


    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par urbanbike, le 04 janvier 2009

    urbanbike
    Près de 115 pages qui se dévorent d'une traite en une trop brève petite heure, superbe roman qui contient en filigrane nombre d'histoires que j'ai lu ensuite de lui, notamment, celle de l'indien Yaghan devenu un iceberg. Si vous n'avez jamais encore ouvert Coloane, je vous le conseille comme premier ouvrage, prise de contact, au choix d'ailleurs avec Le Passant du bout du monde — son dernier ouvrage qui est aussi sa fantastique autobiographie.
    J'ai découvert cet auteur en suivant le conseil de la libraire de l'usage du monde. Sauf que j'ai commencé par Cap Horn, une série de nouvelles très dures, lugubres, rien à voir avec celles que l'on retrouve dans Tierra del Fuego.

    Lien : http://www.urbanbike.com/index.php/site/le-dernier-mousse-francisco-..
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Liyah, le 13 janvier 2010

    Liyah
    Ça se lit très facilement et c'est très agréable. Malheureusement j'ai trouve que les sentiments des personnages n'étaient pas assez approfondis.
    Il y a des passages que j'ai beaucoup aime comme "Le fantôme de la Leonora" ou encore celui de la tempête, on a vraiment l'impression d'y être !
    C'était la première fois que je lisais un livre d'auteur chilien et je dois dire qu'au départ l'histoire ne m'attirait pas vraiment. Je l'ai surtout lu pour mon défi ! Mais au final, je ne regrette pas du tout ma lecture, bien qu'elle ne soit pas non plus indispensable !
    Note : 14 /20

    Lien : http://lecturesdeliyah.over-blog.com/
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par LN, le 14 septembre 2010

    LN
    Un court roman d'aventures bien mené et qui donne envie de se replonger dans la lecture des nouvelles de l'auteur...

    Lien : http://lecturissime.over-blog.com/article-le-dernier-mousse-de-franc..
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Citations et extraits

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  • Par manu17, le 06 mai 2012

    Il essaya à l'aide d'une grosse corde de grimper le long du câble, mais une vague immense inclina dangereusement le bateau, un coup de vent fit tourner la voile et, fouetté par les cordages, l'homme fut arraché comme une ombre et disparut happé par la nuit et les flots en furie.
    Il était inutile de crier "Un homme à la mer!", inutile de jeter une bouée à l'eau...
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  • Par le_Bison, le 22 mars 2012

    En mer, quand la mort s’approche, il faut ouvrir grands les yeux et la regarder en face; alors elle fait moins peur, c’est comme tu allais descendre à quai. C’est pour ça qu’un naufrage est moins dur sur une barque que sur un navire. Sur une barque
    on regarde la mort dans les yeux, on a envie de se lever et de marcher á son bras au milieu des vagues, mais sur un navire tout est trop grand, il y a trop de bruit,d’appels, la mort s’annonce de façon si terrifiante, que lorsqu’elle arrive on est comme fou.
    Plus grand est le bateau, plus dur est le naufrage.
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  • Par manu17, le 06 mai 2012

    Les flots redoublaient de furie; ce n'était plus l'océan mais un univers de folles montagnes liquides qui dansaient en se fracassant les unes contre les autres. Le vent hurlait, mugissait, des torrents de pluie s'abattaient comme une mer se déversant d'en haut. De temps en temps on entendait des cris lacérants, plaintifs, des appels retentissants jaillissaient des flots et du vent. C'était la voix de la tempête.
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  • Par manu17, le 06 mai 2012

    Plus grand est le bateau, plus dur est le naufrage.
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  • Par le_Bison, le 22 mars 2012

    Le vent continuait de hurler dans les cordages et un coup de tambour colossal interrompait parfois la symphonie de cette nuit déchaînée lorsqu'un foc mal bordé claquait en ondoyant.
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