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ISBN : 225314293X
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.47/5 (sur 144 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un grattement timide à la porte; le bruit d'un objet posé sur le plancher, une voix furtive: " Il est cinq heures et demie! Le premier coup de la messe vient de sonner...
" Maigret fit grincer le sommier du lit en se soulevant sur les coudes et tandis qu'il regar... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 02 octobre 2014

    Woland
    Pour ceux qui l'ignorent, le père du commissaire Maigret était le régisseur du comte de Saint-Fiacre et c'est dans cette propriété que le petit Jules non seulement est né mais a aussi passé toute son enfance - il y a a même été enfant de choeur. Epoque heureuse, époque bénie, que Maigret évoque toujours avec la douceur que l'on devine et qui, bien sûr, n'a pas été sans laisser de nombreuses marques sur sa personnalité. Par exemple, il vénérait la comtesse, une jolie femme longue et fine, toujours habillée de fourrures et de soie, qu'il revoit aux côtés de son époux, dans l'un de ces tous nouveaux modes de locomotion qu'on commençait à appeler "automobiles", tout cela avant la Grande guerre, bien évidemment. Et il n'a jamais oublié la façon respectueuse mais non servile dont son père leur confiait, à lui et à sa mère, quand il rentrait, le soir, dans la chaude petite maison réservée au régisseur du domaine : "Aujourd'hui, M. le comte m'a appelé pour travailler avec lui dans son bureau." Un bureau-bibliothèque comme on n'en fait plus, tapissé de haut en bas de boiseries aristocratiques, elles-mêmes recouvertes pour l'essentiel d'étagères débordantes de livres, avec un beau feu, l'hiver, brûlant joyeusement dans l'énorme cheminée.
    Pour ceux qui seraient durs de la comprenette, j'ajouterai donc que, aux yeux de Maigret, tout ce qui entoure le nom de Saint-Fiacre est sacré.
    On jugera donc de l'étendue de sa stupeur, puis de son inquiétude et enfin de sa colère en découvrant, traînant de bureau en bureau au 36, Quai des Orfèvres, une feuille quadrillée transmise par la Police municipale de Moulins "à toutes fins utiles" et portant ces mots : "Je vous annonce qu'un crime sera commis à l'église de Saint-Fiacre pendant la première messe du Jour des Morts." S'étant assuré qu'il s'agit bien de son Saint-Fiacre à lui, le commissaire se précipite. Un crime, dans l'église de Saint-Fiacre, pendant la messe, et la première encore du Jour des Morts ! Autant dire, une profanation pour la jeunesse de Jules Maigret ! Et il est là sur les lieux, plus droit qu'un "i" qui passerait en revue tout l'alphabet et plus énigmatique qu'un gisant étendu dans son éternité, lorsque, encore agenouillée dans la stalle familiale après la communion, la comtesse de Saint-Fiacre, bien vieillie certes mais toujours alerte, décède d'un arrêt du coeur, un peu avant la sortie de la première messe du Jour des Morts.
    Un petit intermède, le temps de retrouver le missel de la morte, disparu en un premier temps à l'église et réapparu entre les mains d'Ernest, l'enfant de choeur qui rêvait, tout comme Maigret au même âge, d'en posséder un jour un aussi beau, et le crime est établi. le volume contenait en effet une imitation d'article de journal annonçant la mort de Maurice de Saint-Fiacre, qui se serait suicidé. le coeur vaillant mais affaibli de la comtesse n'a pas résisté : la Nature a fait ce dont le meurtrier inconnu n'avait pas voulu se souiller les mains ...
    La ronde des personnages, villageois et notables, se met en branle. Peu à peu reconnu comme "le fils du régisseur", Maigret se fait plus elliptique que jamais quand il ne paraît pas, quelquefois, envisager de se refermer comme une huître géante. Si la mort de la comtesse le touche, le portrait qu'en brossent désormais ceux qui lui ont survécu lui serre le coeur : après la mort de son époux et le départ de son fils, Maurice, qui menait plus ou moins une vie de bâton de chaises, la pauvre femme, en quête de tendresse plus que de sexe, avait eu des complaisances pour des jeunes gens qui tenaient auprès d'elle le rôle de "secrétaires." L'actuel tenant du titre, Jean Métayer, arrive largement en tête pour prétendre au rôle de l'assassin qui, de l'ombre, dirige tout. Mais les apparences sont souvent trompeuses. Bien que plein de mépris pour l'individu, le commissaire le sait bien. Alors ne serait-ce pas plutôt l'héritier des lieux qui aurait eu tout intérêt à presser un peu les choses dans l'espoir de récupérer du domaine ce qui peut encore échapper aux créanciers ? Et puis, il y a cet abbé, jeune mais rigoriste, qui aurait tant souhaité que Mme de Saint-Fiacre mourût en état de grâce. Ayant reçu la communion ce matin-là après avoir été absoute de ses péchés par sa confession hebdomadaire, c'est bel et bien purifiée qu'elle a quitté sa faible enveloppe de chair ...
    Pendant que tout le monde jase et cancane, on a un peu l'impression que les évènements, pour une fois, échappent à notre héros. Comme si son passé personnel l'empêchait de prendre la haute main sur l'affaire, de décider et de trancher, de réfléchir même comme à son habitude. Bien qu'elle soit désormais dans une autre dimension, Maigret ne paraît pas se résoudre à effleurer l'ombre de la femme qu'il a tant admirée pour sa grâce, son élégance et sa noblesse innée. On le dirait comme impuissant ... A moins qu'il n'estime plus "juste" que quelqu'un d'autre que lui règle l'affaire. Maigret, nous le savons depuis "Pietr-le-Letton" et nous l'avons constaté à nouveau dans "Le Pendu de Saint-Pholien" comme nous le constaterons dans "Chez les Flamands", aime parfois à laisser le Destin accomplir sa besogne.
    Et c'est justement cette tendance, depuis toujours honnie par la Morale stricte (honte et réprobation largement accrues par l'apparition chez nous des films et des séries d'outre-Atlantique, presque tous à deux-cent mille lieues en général au-dessous de l'univers de l'écrivain belge), qui confère au personnage du commissaire cette humanité particulière qui ne ressemble qu'à lui-même, qui lui fait don de ce "plus" qui nous permet, alors que Maigret n'est plus très loin d'atteindre son siècle d'existence, de nous passionner, encore et toujours, pour une intrigue, une atmosphère, des méthodes policières et la reconstitution de mondes qui, de nos jours, ne trouveraient pas leur place dans la logique aseptisée des thrillers ou simples policiers actuels, lesquels ne se sentent (ou ne se croient) vraiment palpiter que s'ils possèdent, entre leurs pages pléthoriques, au moins un tueur en série aussi barbouillé de sang que d'invraisemblances.
    Reconnaissons-le sans honte : si Simenon nous séduit encore, si dans le métro, coincés et sacrant entre un Musso et un Lévy, on croise encore deux de ses Maigret entre les mains de lecteurs mal assis mais résignés, si le cinéma et la télévision n'ont pas fini d'exploiter un personnage en apparence si banal et par ailleurs si peu expansif qu'il en devient souvent décourageant, voire carrément incompréhensible dans ses raisonnements et ses réactions, c'est parce que chacun d'entre nous possède, tout au fond de lui-même et parfois sans le comprendre avant un âge certain, une parcelle de cet univers tiède, pluvieux, écrasé de brumes et rêvant d'une bonne blanquette de veau "à l'ancienne", de cet univers qui mêle les demis et le parfum du tabac à pipe et qui fait s'adosser en file indienne, au mur de notre imaginaire, tout un peuple de figures plus vraies que nature et qui nous apostrophent sans gêne aucune. Elles ont vieilli ? Oui. Elles ne sont plus à la mode ? Vous avez raison. Elles font tache, même, pour certaines d'entre elles ? Sans aucun doute. Et puis, pour beaucoup, disons-le crûment, sans prendre de gants, elles sont incroyables et nul auteur de policier digne de ce nom n'oserait leur confier aujourd'hui le moindre rôle, en tous cas pas sans un peu plus d'hémoglobine ? pas sans un peu plus de perversité dans l'allure et les pensées ?
    C'est vrai. Mais le monde est incroyable. La preuve ? Il aura oublié depuis belle lurette l'énorme majorité des cadavres tailladés inventés par les auteurs de thrillers actuels qu'il se plongera encore avec tendresse, nostalgie - et un délicieux frisson indéfini mais fulgurant - dans les Morgues hantées par Maigret et les siens. ;o)
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    • Livres 3.00/5
    Par fran6h, le 20 novembre 2013

    fran6h
    Un des premiers romans de Simenon, et pourtant un des plus connus. Il met en scène le commissaire Maigret pour un retour aux sources dans son village natal de Saint-Fiacre.
    "Je vous annonce qu'un crime sera commis à l'église de Saint-Fiacre pendant la première messe du Jour des Morts". c'est par ces mots que le commissaire est prévenu la veille. Il se rend donc sur place pour assister au meurtre de la comtesse de Saint-Fiacre.
    Lire Simenon aujourd'hui, c'est se retrouver dans une atmosphère désuète, dans un village du Bourbonnais à proximité de Moulins, dans cette France paysanne où la fracture sociale est évidente entre les châtelains, propriétaires, riches et oisifs, et les métayers, travailleurs, respectueux mais envieux. Tout se passe lentement, comme dans un univers immuable et ordonné à tout jamais, entre messes, petits commerces, soleil gris dans la brume de Toussaint et cette auberge où cuit et recuit un éternel café.
    Pour Maigret il s'agit d'un retour dans le village de son enfance, et les souvenirs qui reviennent à la moindre occasion influent sur l'enquête qu'il mène. Personnellement atteint par le drame, les souvenirs perturbent même le commissaire au point qu'il en arrive à une certaine passivité. Un lâcher prise qui n'empêche pas un final de haute volée, à la Walter Scott.

    Lien : http://animallecteur.canalblog.com/archives/2013/11/20/28471634.html
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    • Livres 4.00/5
    Par chapochapi, le 20 janvier 2012

    chapochapi
    Je ne répète pas les informations fournies par Les autres lecteurs (donc pas de résumé).
    Ce Maigret reprend les thèmes habituels de l'auteur comme cela a été dit, alors où est la nouveauté ?
    Elle tient dans le fait que le commissaire se retrouve sur les lieux de son enfance, et cela semble lui brouiller les esprits ! Elle tient dans le fait qu'il "assiste" impuissant au meurtre puisqu'il était présent à la première messe, parmi les rares personnes présentes, et n'a rien vu de la mort de la comtesse de Saint Fiacre.
    Pour une fois, ce n'est pas Maigret qui a les cartes en main, il observe les événements et Les autres personnages, pour laisser l'un d'entre eux tirer les conclusions à sa place. S'il se montre toujours aussi observateur, il ne semble pas capable, cette fois, d'associer les idées afin d'en tirer les conclusions qui s'imposent. Tout occupé à remâcher les souvenirs d'enfance, il peine à trouver la piste dans le morne domaine, pourtant si plein d'éclats dans sa jeunesse.
    Simenon fouille la conscience humaine, sans manichéisme, et sans jamais juger.
    Plus Cluedo que jamais, cette enquête est un régal.
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    • Livres 4.00/5
    Par yo, le 22 septembre 2008

    yo
    Plongée dans un classique de la littérature policière, avec un bon Maigret de derrière les fagots. Et le charme désuet du personnage de Simenon n'est pas sans me plaire.
    Le commissaire Maigret, averti par un courrier anonyme, apprend qu'un crime sera commis dans la ville où il a grandi. Il décide donc, de manière officieuse, de se rendre dans le village qu'il a connu enfant pour tirer au clair le contenu de cette lettre. Il retrouve des habitudes qu'il avait perdues, des personnes qu'il avait oubliées, comme Marie l'aubergiste. Et il décide de se rendre à l'église pour assister à la première messe de la journée. C'est à ce moment-là que le crime est commis : on retrouve à la sortie de l'office le corps sans vie de la comtesse de Saint-Fiacre. le comble, pour Maigret, est qu'il connaît très bien la comtesse et son entourage, car son père était l'ancien régisseur du domaine. Maigret se trouve donc plongé dans une enquête sur un crime sans arme, et dans une ambiance où il doit distinguer l'affectif du professionnel…
    Ce qui est notable dans cet ouvrage, c'est l'ambiance que réussit à mettre en place Simenon : on sent l'humidité qui prend les personnages dès qu'ils passent le pas de La Porte, le froid de la chambre de l'auberge où loge Maigret. Il y a une atmosphère très provinciale (l'action se situe dans l'Allier), où on sent l'humus et les chaussures crottées.
    La suite ici : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-21928047.html
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  • Par dido600, le 08 janvier 2013

    dido600
    L'arme du crime un morceau de journal grand de sept centimètre sur cinq glissé dans le missel de la comtesse de st fiacre .Le charade autrement dit énigme sera résolu par le principal suspect le compte de st fiacre .Ce roman est spécifique pour plusieurs mobiles le commissaire Maigret revient a' son patelin natal saint fiacre .L'investigation menée par le principal équivoque j'unique fils de la défunte comtesse d'une manière spontanée
    Le responsable du crime sera dévoilé lors du dernier diner avant la veille des funérailles de la comtesse sous le signe de Walter Scott
    Enfin de compte le rôle du commissaire Maigret sous le coup des souvenirs d'enfance était limité à apporter le dernier chainon qui bouclait parfaitement le raisonnement.
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Citations et extraits

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  • Par Woland, le 02 octobre 2014

    [...] ... La scène qui suivit fut confuse. Partout il se passait quelque chose et, après coup, chacun n'eût pu raconter que la petite partie des événements qu'il avait vue personnellement.

    Il ne restait que cinq bougies pour éclairer la salle-à-manger. D'énormes pans demeuraient dans l'ombre et les gens, en s'agitant, y entraient ou en sortaient comme des coulisses d'un théâtre.

    Celui qui avait tiré, c'était un des voisins de Maigret : Emile Gautier. Et, le coup à peine parti, il tendait les deux poignées vers le commissaire, en un geste un peu théâtral.

    Maigret était debout. Gautier se leva. Son père aussi. Et tous trois formèrent un groupe d'un côté de la table tandis qu'un autre groupe se constituait autour de la victime.

    Le comte de Saint-Fiacre avait toujours le front sur le bras du prêtre. Le médecin s'était penché, avait regardé autour de lui d'un air sombre.

    - "Mort ? ..." questionnait la voix de l'avocat grassouillet.

    Pas de réponse. On eût dit que, dans ce camp-là, les choses se passaient mollement, entre mauvais acteurs.

    Il n'y avait que Jean Métayer à n'être ni d'un groupe, ni de l'autre. Il était resté près de sa chaise, inquiet, en proie à un tremblement, et il ne savait de quel côté regarder.

    Pendant les minutes qui avaient précédé son geste, Emile Gautier avait dû préparer son attitude car à peine avait-il remis l'arme sur la table qu'il faisait littéralement une déclaration, en regardant Maigret dans les yeux.

    - "C'est lui-même qui l'a annoncé, n'est-ce pas ? ... L'assassin devait mourir ... Et, puisqu'il était trop lâche pour se faire justice lui-même ..."

    Son assurance était extraordinaire.

    - "J'ai fait ce que je considérais comme mon devoir ..."

    Est-ce que les autres, de l'autre côté de la table, entendaient ? Il y avait des pas dans le couloir. C'étaient les domestiques. Et le docteur alla à la porte pour les empêcher d'entrer. Maigret n'entendit pas ce qu'il leur dit pour les éloigner.

    - "J'ai vu Saint-Fiacre qui rôdait autour du château la nuit du crime ... C'est ainsi que j'ai compris ..."

    Toute la scène était mal réglée. Et Gautier était cabotin en diable quand il déclara :

    - "Les juges diront si ..."

    On entendit la voix du docteur.

    - "Vous êtes sûr que c'est Saint-Fiacre qui a tué sa mère ?

    - Certain ! Aurais-je agi comme je l'ai fait si ..." ... [...]
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  • Par Woland, le 02 octobre 2014

    [...] ... Les doigts de la vieille dame se disjoignaient, découvraient le faciès tourmenté, ouvraient le missel.

    Encore quatre minutes ! Les oraisons. Le dernier Evangile ! Et ce serait la sortie ! Et il n'y aurait pas eu de crime !

    Car l'avertissement disait bien : la première messe ...

    La preuve que c'était fini, c'est que le bedeau se levait, pénétrait dans la sacristie ...

    La comtesse de Saint-Fiacre avait à nouveau la tête entre les mains. Elle ne bougeait pas. La plupart des autres vieilles étaient aussi rigides.

    Ite missa est ... La messe est dite ...

    Alors seulement Maigret sentit combien il avait été angoissé. Il s'en était à peine rendu compte. Il poussa un involontaire soupir. Il attendit avec impatience la fin du dernier Evangile, en pensant qu'il allait respirer l'air frais du dehors, voir les gens s'agiter, les entendre parler de choses et d'autres ...

    Les vieilles s'éveillaient toutes à la fois. Les pieds remuaient sur les froids carreaux bleus du temple. Une paysanne se dirigea vers la sortie, puis une autre. Le sacristain parut avec un éteignoir et un filet de fumée bleue remplaça la flamme des bougies.

    Le jour était né. Une lumière grise pénétrait dans la nef en même temps que des courants d'air.

    Il restait trois personnes ... Deux ... Une chaise remuait ... Il ne restait plus que la comtesse et les nerfs de Maigret se crispèrent d'impatience ...

    Le sacristain, qui avait terminé sa tâche, regarda Mme de Saint-Fiacre. Une hésitation passa sur son visage. Au même moment le commissaire s'avança.

    Ils furent tous deux tout près d'elle, à s'étonner de son immobilité, à chercher à voir le visage que cachaient les mains jointes.

    Maigret, impressionné, toucha l'épaule. Et le corps vacilla, comme si son équilibre n'eût tenu qu'à un rien, roula par terre, resta inerte.

    La comtesse de Saint-Fiacre était morte. ... [...]
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  • Par Aela, le 17 février 2011

    Le château était vaste. Du dehors, il ne manquait pas d'allure. Mais l'intérieur avait un aspect aussi miteux que le pyjama du jeune homme. Partout de la poussière, des vieilles choses sans beauté, un amas d'objets inutiles. Les tentures étaient fanées.
    Et sur les murs,on voyait des traces plus claires qui prouvaient que des meubles avaient été enlevés.
    Les plus beaux, évidemment! Ceux qui avaient quelque valeur!
    "- Vous êtes devenu l'amant de la comtesse..
    - Chacun est libre d'aimer qui..
    - Imbécile! " gronda Maigret en tournant le dos à son interlocuteur.

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  • Par dido600, le 08 janvier 2013

    — Il fut un temps où l’on n’entrait dans cette pièce qu’en retenant son souffle, parce que mon père, le maître, y travaillait… Il n’y avait pas de whisky dans les placards… Mais les rayons étaient chargés de livres comme les rayons d’une ruche sont saturés de miel…
    Et Maigret s’en souvenait, lui aussi !

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  • Par koalas, le 27 mai 2013

    Il n'y avait pas de whisky dans les placards ...Mais les rayons étaient chargés de livres comme les rayons d'une ruche sont saturés de miel....

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