ISBN : 225314293X
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 40 notes) Ajouter à mes livres
Un grattement timide à la porte ; le bruit d'un objet posé sur le plancher : une voix furtive : " Il est cinq heures et demie ! Le premier coup de la messe vient de sonner...
" Maigret fit grincer le sommier du lit en se soulevant sur les coudes et tandis qu'il r... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par yo, le 22 septembre 2008

    yo
    Plongée dans un classique de la littérature policière, avec un bon Maigret de derrière les fagots. Et le charme désuet du personnage de Simenon n'est pas sans me plaire.
    Le commissaire Maigret, averti par un courrier anonyme, apprend qu'un crime sera commis dans la ville où il a grandi. Il décide donc, de manière officieuse, de se rendre dans le village qu'il a connu enfant pour tirer au clair le contenu de cette lettre. Il retrouve des habitudes qu'il avait perdues, des personnes qu'il avait oubliées, comme Marie l'aubergiste. Et il décide de se rendre à l'église pour assister à la première messe de la journée. C'est à ce moment-là que le crime est commis : on retrouve à la sortie de l'office le corps sans vie de la comtesse de Saint-Fiacre. le comble, pour Maigret, est qu'il connaît très bien la comtesse et son entourage, car son père était l'ancien régisseur du domaine. Maigret se trouve donc plongé dans une enquête sur un crime sans arme, et dans une ambiance où il doit distinguer l'affectif du professionnel…
    Ce qui est notable dans cet ouvrage, c'est l'ambiance que réussit à mettre en place Simenon : on sent l'humidité qui prend les personnages dès qu'ils passent le pas de La Porte, le froid de la chambre de l'auberge où loge Maigret. Il y a une atmosphère très provinciale (l'action se situe dans l'Allier), où on sent l'humus et les chaussures crottées.
    La suite ici : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-21928047.html
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    • Livres 4.00/5
    Par chapochapi, le 20 janvier 2012

    chapochapi
    Je ne répète pas les informations fournies par Les autres lecteurs (donc pas de résumé).
    Ce Maigret reprend les thèmes habituels de l'auteur comme cela a été dit, alors où est la nouveauté ?
    Elle tient dans le fait que le commissaire se retrouve sur les lieux de son enfance, et cela semble lui brouiller les esprits ! Elle tient dans le fait qu'il "assiste" impuissant au meurtre puisqu'il était présent à la première messe, parmi les rares personnes présentes, et n'a rien vu de la mort de la comtesse de Saint Fiacre.
    Pour une fois, ce n'est pas Maigret qui a les cartes en main, il observe les événements et Les autres personnages, pour laisser l'un d'entre eux tirer les conclusions à sa place. S'il se montre toujours aussi observateur, il ne semble pas capable, cette fois, d'associer les idées afin d'en tirer les conclusions qui s'imposent. Tout occupé à remâché les souvenirs d'enfance, il peine à trouver la piste dans le morne domaine, pourtant si plein d'éclats dans sa jeunesse.
    Simenon fouille la conscience humaine, sans manichéisme, et sans jamais juger.
    Plus Cluedo que jamais, cette enquête est un régal.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Aela, le 17 février 2011

    Aela
    Comme toujours chez Simenon, les enquêtes du commissaire Maigret reposent moins sur la recherche d'indices que sur la plongée dans un milieu, une atmosphère particulière.
    Réalisme quotidien, banalité des lieux, solitude des êtres, quelques-uns des thèmes qui reviennent...
    Entre le quai des Orfèvres et son appartement du Boulevard Richard-Lenoir, Maigret s'installe dans une enquête comme on s'installe dans un fauteuil.
    Rythme volontairement lent, simplicité du style, importance des gestes quotidiens, tout cela fait que l'on s'installe dans la lecture de ces enquêtes avec confort malgré le malaise lent et continu qui se déploie dans chacun de ses livres...
    Ici l'histoire se passe dans un village de l'Allier, près de Moulins. La comtesse de Saint-Fiacre a succombé à une crise cardiaque due à une émotion violente. Maigret, averti qu'il s'agit d'un meurtre, mène l'enquête. Celle-ci va le ramener sur les lieux de son enfance, son père ayant été régisseur du château.
    Une des enquêtes les plus connues, et les plus réussies du célèbre inspecteur, une des plus adaptées à la télévision aussi...
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  • Par Aela, le 17 février 2011

    Aela
    Comme toujours chez Simenon, les enquêtes du commissaire Maigret reposent moins sur la recherche d'indices que sur la plongée dans un milieu, une atmosphère particulière.
    Réalisme quotidien, banalité des lieux, solitude des êtres, quelques-uns des thèmes qui reviennent...
    Entre le quai des Orfèvres et son appartement du Boulevard Richard-Lenoir, Maigret s'installe dans une enquête comme on s'installe dans un fauteuil.
    Rythme volontairement lent, simplicité du style, importance des gestes quotidiens, tout cela fait que l'on s'installe dans la lecture de ces enquêtes avec confort malgré le malaise lent et continu qui se déploie dans chacun de ses livres...
    Ici l'histoire se passe dans un village de l'Allier, près de Moulins. La comtesse de Saint-Fiacre a succombé à une crise cardiaque due à une émotion violente. Maigret, averti qu'il s'agit d'un meurtre, mène l'enquête. Celle-ci va le ramener sur les lieux de son enfance, son père ayant été régisseur du château.
    Une des enquêtes les plus connues, et les plus réussies du célèbre inspecteur, une des plus adaptées à la télévision aussi...
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    • Livres 5.00/5
    Par lauravanelcoytte, le 27 juin 2010

    lauravanelcoytte
    Les origines du polar: l'erreur est humaine
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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 17 février 2011

    Le château était vaste. Du dehors, il ne manquait pas d'allure. Mais l'intérieur avait un aspect aussi miteux que le pyjama du jeune homme. Partout de la poussière, des vieilles choses sans beauté, un amas d'objets inutiles. Les tentures étaient fanées.
    Et sur les murs,on voyait des traces plus claires qui prouvaient que des meubles avaient été enlevés.
    Les plus beaux, évidemment! Ceux qui avaient quelque valeur!
    "- Vous êtes devenu l'amant de la comtesse..
    - Chacun est libre d'aimer qui..
    - Imbécile! " gronda Maigret en tournant le dos à son interlocuteur.

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  • Par Aela, le 17 février 2011

    Le château était vaste. Du dehors, il ne manquait pas d'allure. Mais l'intérieur avait un aspect aussi miteux que le pyjama du jeune homme. Partout de la poussière, des vieilles choses sans beauté, un amas d'objets inutiles. Les tentures étaient fanées.
    Et sur les murs,on voyait des traces plus claires qui prouvaient que des meubles avaient été enlevés.
    Les plus beaux, évidemment! Ceux qui avaient quelque valeur!
    "- Vous êtes devenu l'amant de la comtesse..
    - Chacun est libre d'aimer qui..
    - Imbécile! " gronda Maigret en tournant le dos à son interlocuteur.
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