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ISBN : 2266003763
Éditeur : Pocket (1998)


Note moyenne : 3.31/5 (sur 55 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'attention du commissaire Maigret, venu en mission à Bruxelles, est attirée par un individu suspect. Celui-ci est pauvrement vêtu, cependant, il glisse dans une enveloppe une forte somme d'argent liquide. Intrigué, Maigret le prend en filature. L'homme achète une valis... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 19 janvier 2013

    LydiaB
    Un homme est pris en filature par le Commissaire Maigret. Les agissements suspects de celui-ci le tourmentent. Dès qu'il le peut, il substitue sa valise avec celle de cet anonyme. Lorsque ce dernier s'en rend compte, il se suicide. Maigret découvre dans la valise un costume taché de sang...

    Ce n'est un secret pour personne, je suis friande des polars, notamment ce que j'appelle les classiques : Conan Doyle, Agatha Christie, Charles Exbrayat, Georges Simenon. Oui, je suis éclectique dans mes lectures et je le revendique ! Pourquoi Simenon pour ce billet ? Eh bien, la générosité du Papa Noël étant sans égal, j'ai reçu au pied du sapin (bon d'accord, sur ma table basse) les oeuvres de cet auteur en Pléiade. Tout n'y est pas encore (d'ailleurs ce titre n'en fait pas partie), l'auteur étant prolixe, mais cela m'a permis de compléter mes vieux livres de poche et m'a rappelé que je n'avais jamais fait de critique de celui-ci. Bref, voilà pour le contexte (qui a dit :"OUF" ???)

    Le Pendu de Saint-Pholien est un roman qu'il faut lire absolument car il défie les règles du genre. En premier lieu, Simenon se base sur des choses réelles. le groupe d'étudiants et d'artistes que l'on croise dans le roman, Les Compagnons de l'Apocalypse, ne sont pas sans faire référence au groupe auquel appartenait l'auteur. de plus, il y a réellement eu un pendu à Saint-Pholien, église de Liège. Voilà qui confirme la "patte" de Simenon et lui confère un style tout particulier. Vient s'ajouter à ceci le rôle du Commissaire Maigret ici. En effet, habituellement, il y a une victime, un ou plusieurs coupables et ce n'est qu'à partir de là que le policier entre en scène. Or, ce n'est pas le cas dans ce roman puisque c'est Maigret lui-même qui va tout déclencher: un premier suicide puis un second... et l'affaire devient complexe...

    Si vous êtes, comme moi, férus de policiers en tout genre, n'hésitez plus !

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
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    • Livres 3.00/5
    Par Christw, le 02 juin 2012

    Christw
    Encore Simenon ? Commenter une fois encore du Maigret ? Pour évoquer les détails insolites de temps révolus regrettés ? Car je n'ai pas été enthousiasmé plus que de coutume par cette enquête des débuts du romancier liégeois. Et d'ailleurs je ne suis pas un féru du genre, je l'ai déjà affirmé à maintes reprises. Alors ?
    Venez voir, je vous invite ! Au moins trois considérations loin d'être anecdotiques méritent que je vous entretienne du Pendu de Saint-Phollien.

    La première est personnelle, car je vis depuis ma naissance à Liège, où se déroule une bonne partie de l'histoire. J'ai toujours manifesté un intérêt marqué pour les vieilles photos de ma ville. Les comparer aux sites actuels provoque chez moi un vertige, celui du temps peut-être, quelque chose qui me remue, qui relève de la nostalgie et de la méditation. Comme quand on regarde une photo de soi enfant. J'ai été cela ? Ma ville était cela ?
    De plus, quand je lis un roman qui s'y déroule, une magie habite les pages. Les lieux connus acquièrent une dimension supplémentaire, une existence parallèle intemporelle. J'ai connu cela en lisant Pedigree (ce n'est pas de la fiction pourtant), La Danseuse Du Gai-Moulin et cette fois plus que jamais puisque le centre de Liège est parcouru depuis la gare des Guillemins jusqu'au fond de la rue Hors-Château, en passant par la Haute-Sauvenière. Et le quartier Saint-Pholien en Outremeuse, où on voit le 15 août fêter Marie avec une messe en wallon et un folklore arrosé bien liégeois. La scène finale, longue du quart du roman se situe dans un étage sordide d'une cour très discrète derrière l'église Saint-Phollien. Je me suis promené hier rue des Écoliers pour y retrouver l'impasse (désormais fermée) qui mène à ce lieu, dit la Caque, fréquenté occasionnellement par Simenon, où se retrouvaient dans les années 20 des jeunes gens, artistes et intellectuels partageant beuveries et exaltations farfelues.
    Cette dernière scène, qui constitue un roman à elle seule, voit les aveux des chevaliers de l'Apocalypse qui sont une transposition romancée de la Caque. le suicide par pendaison d'un des ses membres, Joseph Kleine, le plus pauvre et toujours ivre, fut source d'inspiration pour l'auteur. Remarquez que ni la réalité ni la fiction n'ont vu le pendu suspendu aussi haut que sur la couverture du livre d'époque (le médiatique dépasse toujours facilement la mesure...).

    Seconde raison pour insister sur ce livre : il s'agit d'un écrit charnière dans l'œuvre de l'écrivain. Je n'ai pas eu l'impression de lire une enquête policière, ni un Maigret. Celui-ci attend d'ailleurs la prescription des faits avec indulgence pour n'arrêter personne au terme des aveux. La réalisme psychologique y est à l'œuvre et annonce ses livres plus littéraires, ses romans "durs" (terme choisi par l'auteur pour les qualifier).
    Dans une lecture en postface aux éditions Labor, Jean Fabre, Maître de conférences à l'Université Paul valery de Monptellier, décrit cela dans une remarquable analyse qui dépasse largement mon ressenti intuitif. Il souligne chez Simenon l'existence de deux mondes distincts et opposés venus de la personnalité de ses parents : l'un paternel, préposé à la sécurité, qui éclaircit tout et l'autre maternel, angoissant, angoissé et déséquilibré à l'image de sa mère aigrie et contrainte dans un catholicisme sans épanouissement. Ce dernier est celui des romans-romans, sombres et troublés tandis que l'autre, celui du roman policier avec le robuste commissaire, est porteur d'une lumière apaisante qui compense et exorcise l'autre. Les deux genres ont été indispensables à Simenon. Le pendu de Saint-Pholien annonce la série de ces romans nobles que Le relais d'Alsace inaugure la même année 1931.
    ...
    Décidément ce pendu m'aura mené sur d'insoupçonnables beaux chemins de la connaissance !
    (Chronique complète et photos sur le blog)
    Lu en format ePub sur Sony T1

    Lien : http://marque-pages.over-blog.net/article-le-pendu-de-saint-pholien-..
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 21 septembre 2014

    Woland
    ISBN : 978-2258073401
    L'intrigue de ce "Pendu de Saint-Pholien" n'aurait pu prospérer sans la décision impulsive du commissaire Maigret d'échanger la valise d'un passager qu'il suspecte d'escroquerie, voire de nihilisme (ou de ce qui y ressemble le plus dans les années trente) contre une autre, tout à fait semblable, mais bourrée de vieux journaux. Poussé par son instinct, le commissaire suit sa proie éventuelle à Brême, descend dans le même petit hôtel et là, avant d'avoir eu le temps d'intervenir, il voit l'homme, qui vient tout juste de découvrir les vieux journaux dans la valise, sortir un revolver de sa poche et se tirer carrément une balle dans la bouche. Mort immédiate, cela va sans dire.
    Pour le coup, le commissaire est secoué. le titre du premier chapitre est d'ailleurs suffisamment éloquent puisqu'il nous annonce "Le Crime de Maigret." Mais soyons honnêtes : comment Maigret aurait-il pu se douter - et le lecteur avec lui - que la découverte de vieux journaux en lieu et place d'un banal costume bien usé et qui n'était même pas à sa taille amènerait l'inconnu de Brême à se suicider de manière aussi abrupte ? En vain le commissaire retourne-t-il en tous sens le costume en question : vieux, usagé, troué même, avec de nombreuses taches qui laissent supposer que le tissu a été en contact avec du sang. Pas de quoi fouetter un chat. Ou alors, où est le chat ?
    Maigret découvre tout de même que l'homme voyageait avec un faux passeport au nom de Louis Jeunet. Mais c'est bien là, avec le fameux costume et la valise - l'une de ces valises qu'on achète dans n'importe quel magasin moyen - la seule chose dont il puisse tirer parti dans l'enquête qui s'annonce. Heureusement, têtu, patient et bien décidé à comprendre parce qu'il sait, qu'il sent, qu'il y a quelque chose à comprendre, il a la bonne idée de guetter à la Morgue de Brême pour voir si, par hasard, quelqu'un ne se présentera pas pour identifier le défunt. Et bingo ! Se présente un certain Joseph van Damme. Oh ! il prétend bien n'avoir aucune idée de qui est le mort mais comme il avait lu, dans les journaux, qu'un Français s'était suicidé et que lui-même était d'origine française, n'est-ce pas ? ...
    "Le Pendu de Saint-Pholien" est vraiment le roman du Hasard - ou du Destin, comme vous voudrez. On ne peut nier que le Destin apparaisse dans toutes les aventures de Maigret mais dans celui-ci, on peut dire, sans exagération aucune, qu'il règne en maître. En effet, le livre repose dans son intégralité sur une succession de "si" et une véritable avalanche de grains de sable qui, implacables, détraquent la mécanique somme toute classique d'une pseudo-"conjuration" comme on en forme quand on est jeune et étudiant, au point de la transformer en un lancinant cauchemar pour tous ceux qui y participèrent.
    Ainsi, si X ... n'avait pas été si riche, si arrogant et si Y ... n'en avait pas pris un tel ombrage ... Si Y ... avait pu étouffer sa culpabilité ... Si Z ... à son tour avait pu oublier ... Si Maigret de son côté n'avait pas interverti la valise ... Si ... Si ... Si ... Telle une gigantesque chauve-souris ankylosée mais toujours battante, tout un drame défripe ici ses ailes poussiéreuses et prend son envol d'abord paresseux, puis vif et de plus en plus décidé à travers les brumes des rues nocturnes, à Liège et à Paris. Un battement d'ailes et Maigret risque bien d'être mis hors service par un coup de feu tiré par on ne sait qui. Un autre battement et les "conjurés" de jadis se regroupent tous devant le commissaire, sur les lieux mêmes du meurtre sans lequel il n'y aurait jamais eu de "Pendu de Saint-Pholien", et craquent un à un.
    Reste à Maigret à prendre la décision finale car, à un mois près, il y avait prescription.
    Vous qui connaissez l'humanité bougonne mais bien réelle de Maigret et de son créateur, avez-vous deviné quelle sera cette décision ? Si vous doutez encore, lisez "Le Pendu de Saint-Pholien", roman qui commence par une espèce de farce tout à fait anodine et qui révèle au fil des pages que le Destin, lui, n'arrête pas de nous faire, à tous, des farces bien plus discutables et bien plus terribles dans leurs conséquences que l'interversion de deux valises jumelles dans un hall de gare.;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 26 mai 2011

    argali
    Personne ne s'aperçut de ce qui se passait. Personne ne se douta que c'était un drame qui se jouait dans la salle d'attente de la petite gare où six voyageurs seulement attendaient, l'air morne, dans une odeur de café, de bière et de limonade. Il était cinq heures de l'après-midi et la nuit tombait. Les lampes avaient été allumées mais, à travers les vitres, on distinguait encore dans la grisaille du quai les fonctionnaires allemands et hollandais, de la douane et du chemin de fer, qui battaient la semelle. Car la gare de Neuschanz est plantée à l'extrême nord de la Hollande, sur la frontière allemande. Une gare sans importance. Neuschanz est à peine un village. Aucune grande ligne ne passe par là. Il n'y a guère de trains que le matin et le soir, pour les ouvriers allemands qui, attirés par les gros salaires, travaillent dans les usines des Pays-Bas
    Mon avis :
    L'histoire débute à la frontière hollandaise et l'enquête emmène Maigret à Brême, Reims… et Liège. Ville natale de Simenon.
    On y découvre un Maigret pris de remords devant le suicide d'un jeune homme et cherchant à en comprendre les raisons. On le sent plus humain, plus impliqué dans ce récit que dans d'autres. Au fil de l'enquête minutieuse qu'il mène, il finira par faire resurgir une histoire ancienne qui nous éclairera sur la personnalité de la victime et des personnages du roman. Mais pour bien en saisir tous les aspects, Maigret doit se rendre à Liège où tout a commencé.
    C'est pour l'auteur l'occasion de décrire avec le talent qu'on lui connait, la vie de bohème de ces années-là et quelques rues de la cité ardente à l'ambiance particulière. On se perd dans les impasses et les venelles grouillant d'odeurs et de sensations diverses. On découvre des rues et des magasins aujourd'hui disparus que Simenon prend plaisir à décrire. On le sent chez lui et on se laisse guider.
    Ce roman prend naissance au cœur d'un fait divers réel.
    En 1922, Joseph Kleine, un jeune peintre âgé de 20 ans, s'est pendu avec son écharpe à la poignée du portail d'entrée de l'église Saint-Pholien, alors qu'il était sous l'emprise de la boisson. Cette nuit-là, le jeune Georges Simenon l'avait soutenu dans les rues de Liège. Ils fréquentaient alors un club d'artistes, « La Claque » situé derrière l'église St-Pholien, dans l'impasse de la Houppe, au-dessus d'un atelier de menuiserie.
    La place de L'Yser, cœur d'Outremeuse, s'étend entre l'église Saint-Nicolas (celle de Simenon) et l'église Saint-Pholien. A l'époque, une forte rivalité opposait les deux paroisses au point que si un jeune de Saint-Nicolas osait s'aventurer près de Saint-Pholien, il risquait d'être pris à partie voire tabassé.
    Un bon Maigret à l'écriture fine et précise ; un style qui, dans la deuxième partie du roman, est plus intimiste, teinté de souvenirs et d'émotion.
    Un récit qui oscille entre le policier et le roman dramatique.
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    • Livres 4.00/5
    Par SpaceshipGraphics, le 31 mars 2013

    SpaceshipGraphics
    Au début de cette année, je me suis donné un petit défi personnel, lire plus, mais aussi, lire plus d'auteurs belges! Faut dire que mes années scolaires m'ont, à mon souvenir, fait découvrir que Amélie Nothomb et Éric-Emmanuel Schmitt (naturalisé). Un peu dommage, mais rien d'irréparable! Et pour commencer, fierté liégeoise oblige, je m'attaque à l'écrivain belge le plus lu au monde, Georges Simenon.
    Avant de parler plus du livre, quelques petites précisions sur Georges Simenon: Né à Liège , il débute sa carrière dans un journal local, la Gazette de Liège, alors qu'il est adolescent. Il part s'installer à Paris à même pas 20 ans où débute réellement sa carrière d'écrivain. Sous son nom, mais aussi sous plus de 27 pseudonymes (!), il publiera plus de 300 romans, pas loin de 200 nouvelles, ainsi que des milliers d'articles, de reportages et de contes pour la presse. Une carrière très riche donc, d'où on peut distinguer deux « courant, d'une part ses romans policiers dont les plus connus avec la série sur le Commissaire Maigret (78 romans), d'autre part, ses romans « durs » (Il les a appelé lui-même ainsi), beaucoup plus sombres. Finalement, je choisis de découvrir Georges Simenon avec Le Pendu de Saint-Pholien, car il s'agit de l'un de ses premiers romans publiés, et du deuxième roman de la série des Maigret.

    Le Pendu de Saint-Pholien, c'est un roman policier qui tire parfois plus sur le roman que le policier. Les premières pages nous plongent directement dans l'histoire, le Commissaire Maigret, plein de regrets et bouleversé, tente de comprendre pourquoi un homme à l'apparence suspecte, et dont il a échangé la valise, se suicide devant ses yeux. le goût du mystère peut-être, l'envie de déculpabilisé sans doute, Maigret remonte l'histoire du suicidé à Brême, Paris, Reims et surtout, Liège dont le titre évoque une église du quartier d'Outremeuse. Car l'une des choses qui font la force de Simenon, ce sont ces faits qu'il emprunte à la vie réelle, par exemple, et pour ne pas vous gâcher le plaisir avec d'autres révélations, il y eut réellement un pendu dont il s'inspira. Il détaille aussi très bien la ville de Liège que l'on reconnaît, même 80 ans plus tard.

    Pourtant, ce n'est pas par fierté que j'ai aimé Le Pendu de Saint-Pholien.

    Immergé dès les premières pages par les mots de Simenon, l'intrigue, simple, ne manque toutefois pas d'un peu de surréalisme ou d'absurdité. L'écrivain crée des personnages forts, torturés, à la culpabilité ambigüe et plus complexe qu'il n'y paraît. D'action au final, il y en a peu, elle intervient parfois de façon un peu maladroite, un peu téléphoné aussi mais rien de préjudiciable à ce livre dont le suspense et l'intrigue tiennent plus à la psychologie des personnages qu'aux faits.

    Lien : http://blog.spaceshipgraphics.com/un_pied_dans_le_culturel/le-pendu-..
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Citations et extraits

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  • Par Woland, le 23 septembre 2014

    [...] ... Ainsi [Maigret] put-il assister à l'ouverture de la valise, qui ne contenait que de vieux journaux.

    Il vit le voyageur devenir livide à un point tel que cela faisait mal, tourner et retourner la valise entre ses mains tremblantes, éparpiller les journaux dans la chambre.

    Les petits pains se trouvaient sur la table, toujours enveloppés, mais le jeune homme, qui n'avait pas mangé depuis quatre heures de l'après-midi, ne leur accorda pas un regard.

    Il se précipita vers la gare en faisant des détours, en demandant dix fois son chemin, en répétant avec un accent qui déformait tellement le mot que ses interlocuteurs le comprenaient à peine :

    - "Bahnhof ! ..."

    Il était si nerveux que, pour mieux se faire entendre, il imitait le bruit du train !

    Il arriva à la gare. Il erra dans l'immense hall, aperçut quelque part des bagages en tas et s'approcha comme un voleur afin de s'assurer que sa valise n'y était pas.

    Et il tressaillait chaque fois que quelqu'un passait avec une valise du même genre.

    Son compagnon le suivait toujours, sans détourner son regard pesant.

    A minuit seulement, l'un derrière l'autre, ils rentrèrent à l'hôtel.

    La serrure découpa la silhouette du jeune homme, affalé sur une chaise, la tête entre les mains. Quand il se leva, il fit claquer ses doigts dans un geste à la fois rageur et fataliste.

    Et ce fut la fin. Il tira un revolver de sa poche, ouvrit la bouche toute grande et pressa la gâchette. ... [...]
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  • Par LydiaB, le 19 janvier 2013

    - Vous comprenez ! Moi, je ne suis installé ici que depuis six mois … Si j’avais fait ce costume là, on n’aurait pas eu le temps de l’user …
    - Et Morcel ?
    - A Robermont !
    - C’est loin d’ci ?
    Le tailleur rit, ravi de la méprise, expliqua : "Robermont, c’est le cimetière … M. Morcel est mort au début de l’année."
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  • Par fabricel, le 12 février 2014

    Les pauvres sont habitués à réfréner l'expression de leur désespoir, parce que la vie les attends, le travail, les nécessités de tous les jours, de toutes les heures.

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  • Par fabricel, le 11 février 2014

    La vie de la ville battait son plein dans un quadrilatère de rues qu'on appelle le Carré, où se trouvent les magasins de luxe, les grandes brasseries, les cinemas et les dancings.

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  • Par dido600, le 11 février 2013

    Vois-tu, vieux, dix affaires comme celle-ci et je donne ma démission… Parce que ce serait la preuve qu’il y a là-haut un grand bonhomme de Bon Dieu qui se charge de faire la police…

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