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ISBN : 2825112755
Éditeur : L'Age d'Homme

Note moyenne : 3.62/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Max Stirner (de son vrai nom Johann Caspar Schmidt), philosophe allemand (1806-1856), n'est en fait connu du public français que par son ouvrage principal, L'Unique et sa propriété. Ses autres écrits n'avaient jamais été traduits, alors qu'ils présentent un intérêt considérable, non seulement pour la compréhension profonde de L'Unique, mais pour leur valeur propre. Que ce soit la Réplique d'un membre de la communauté Berlinoise, qui s'en prend à la propagande religi... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
NMTB
19 décembre 2014
L'Unique et sa propriété est un livre énervant. Avec une vision de l'histoire de la civilisation européenne particulière, quelques dénonciations d'hypocrisies salutaires, des fulgurances. Un livre radical dans sa prise de position pour l'individu contre la collectivité, irréaliste dans ses attaques contre l'Idée et les idéologies, un livre de philosophie politique, polémique, théorique, impraticable, borné, déraisonnable, plein de sophismes, ignorant de toute histoire, de toute sociologie, de toute psychologie.
Stirner a été assez perspicace dans sa découverte de la bien-pensance moderne, celle qui est encore la nôtre et qui est l'héritage de la philosophie des lumières, c'est-à-dire l'humanisme libéral. Selon lui, bourgeois, communistes, nationalistes, socialistes, ont beau s'opposer les uns les autres, tous sont des héritiers du christianisme, même les athées. Tous sacrifient à un dogme, à une « Idée fixe », à une idéologie ; parce que c'est ça, la grande invention du christianisme : avoir délivré les hommes de la soumission au monde physique pour les soumettre au monde des Idées. le christianisme est l'inventeur de l'idéologie. Et l'humanisme libéral en est le dernier avatar.
Stirner refuse de soumettre son Moi à aucune Idée, que ce soit Dieu, l'Etat, l'Homme, la Liberté, l'Egalité ou quoi que ce soit d'autre. Comme il pense que le christianisme est à l'origine de tout cela, il s'attaque particulièrement à la valeur chrétienne par excellence : l'amour. La pitié, la charité, la compassion, l'oubli de soi, n'existent pas dans les relations humaines, ce sont des hypocrisies issues d'Idées fantômes. Il n'y a que l'intérêt personnel qui fasse agir les hommes. L'individu, l'égoïste, s'associera à d'autres individus s'ils peuvent l'aider à obtenir ce qu'il désire mais il ne se soumettra à aucune Idée, aucune idéologie, et rompra l'association dès qu'il n'y trouvera plus son intérêt. Un intérêt qui a pour but la jouissance, et des relations, donc, purement utilitaires, avec des rapports de force plutôt que d'amour. D'un certain point de vue Stirner effectue un retournement des valeurs. Mais d'un autre côté, on pourrait aussi penser qu'il ne fait que remplacer un mot par un autre, l'amour par l'égoïsme, pour désigner, finalement, le même sentiment mais débarrassé de l'idéalisme.
Toute cette argumentation est rabâchée pendant la majeure partie du livre, sans ordre véritable, et avec beaucoup de répétitions fastidieuses. Seules les dernières pages du livre, intitulées « Ma jouissance personnelle » vont un peu plus loin et deviennent vraiment intéressantes. Il écrit : « Quand il s'agit de Me faire comprendre et de communiquer, Je ne puis assurément faire usage que des moyens humains qui sont à ma disposition, parce que Je suis aussi homme. Et de fait, Je n'ai de pensée qu'en tant qu'homme. Comme Moi, Je suis aussi bien vide de pensées. Quiconque ne peut se débarrasser d'une pensée n'est dans cette mesure qu'homme, valet de la langue, cette institution des hommes, ce trésor de la pensée humaine. La langue ou « le mot » Nous tyrannise de la pire manière, parce qu'elle met en ligne contre Nous toute une armée d'idées fixes. »
Pourtant, il ne mène pas tout à fait jusqu'au bout cette réflexion sur la Raison et la communication (ce qu'on pourrait autrement nommer le Logos grec ou le Verbe chrétien, ou la Loi) et il refuse d'envisager l'Unique comme un concept de l'individualisme poussé à son extrême, une « idée fixe ». Dans une sorte de postface, il répond de manière quasiment mystique à des critiques faites sur son livre : « Ce que dit Stirner est un mot, une idée, un concept ; ce qu'il vise n'est ni mot, ni idée, ni concept. Ce qu'il dit ne correspond pas à ce qu'il vise et ce qu'il vise est indicible. »
Un livre pré-nietzschéen, écrit principalement en réaction à l'idéalisme allemand.
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Commenter  J’apprécie          20
BookShellFairy
25 février 2016
  • 2/ 5
Quelle déception ! de nombreuses idées intéressantes mais beaucoup de verbillage inutile. Pourtant j'étais partie confiante sur cette lecture, le thème de l'égoïsme, de la préservation du soi face aux autres et à l'écrasante force de l'Etat.
A voir si je retenterais plus tard... Auquel cas, je compléterais cette critique.
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Froniga
22 mars 2015
Magnifique ! Il faut lire ! Absolument !
Commenter  J’apprécie          10
Citations & extraits (1) Ajouter une citation
wellibus2wellibus222 mars 2015
Les pauvres sont coupables de l'existence des riches.
Commenter  J’apprécie          110
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