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ISBN : 2266179276
Éditeur : Pocket (2008)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.52/5 (sur 1493 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abomi... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Hahasiah, le 21 mai 2012

    Hahasiah
    A ma gauche : Jean Teulé, auteur français qui écrit best-seller sur best-seller. A ma droite : Hahasiah, incorrigible lectrice ayant un contentieux à régler avec son adversaire. La lecture de Charly 9 l'avait, en effet, fortement déçue au point de bouder (du moins pour un temps !) le papa du Montespan.
    Le gong retentit. Teulé attaque comme à son habitude avec une histoire d'une grande originalité. Prenez le fils spirituel de Charles Ingalls et de Carlos réunis et faites-en le cadet de la famille Tuvache qui n'a rien à envier au célèbre et étrange clan des Addams. Alan Tuvache, dernier de cette famille hors norme est un rayon de soleil à lui tout seul et surtout la honte des Tuvache. Il faut aussi se mettre à la place des parents du petit Alan ! Lucrèce et Mishima Tuvache tiennent, en effet, une boutique dans laquelle les suicidaires peuvent trouver matière à leur apporter la « paix éternelle ». Tandis qu'ils tentent de dispenser la funeste parole et de soulager les pauvres hères désireux de s'abandonner aux bras de Thanatos, Alan passe son temps à sourire, fredonner (des airs gais en plus !) et à vouloir faire le bien. Les Tuvache vont-ils réussir à poursuivre leurs activités malgré la joie communicative du sémillant petit Alan ? La bonne humeur de cet enfant ne va-t-elle pas fondre tel un ouragan dévastateur sur le reste de la famille ? Telles sont les questions auxquelles je ne répondrai pas !
    Jusque là, Hahasiah tient le choc et réussit à esquiver les coups (elle bouge bien, la bougresse !) et reste en retrait.
    Soudain Teulé sort ce truc en plus qui le caractérise, sa marque de fabrique, sa botte secrète, son arme fatale (prière de chasser toutes idées coquines de vos esprits mal tournés !), bref Teulé fait appel au pouvoir inaltérable de l'humour noir ! Hahasiah sourit ! Crochet du gauche ! Crochet du droit ! Teulé n'a de cesse d'étaler le génie de sa prose au fil des pages. Sourires et Emotions s'échappent de ses poings devenus rapides et précis. La pauvre Hahasiah dévore déjà le roman et ne va pas tarder à mordre la poussière. Elle est émue par le personnage d'Alan et pose sur lui un regard tendre et amusé.
    C'est la fin ! Hahasiah est au tapis, sonnée par l'écriture jubilatoire de Mister T. Elle se relève péniblement et voit Teulé partir non pas sous un teulé (pardon...un tollé) de la foule mais une tempête d'applaudissements. L'écrivain lui fait un clin d'œil et elle lui adresse, essoufflée mais souriante, un : « I'll be back, John ! »
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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 04 août 2011

    LiliGalipette
    « Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort. »
    Le monde est maussade, sombre, sinistré, triste et désespéré. Les humains ne pensent qu'à mourir et les morts volontaires se multiplient. Dans une rue de Paris, Le magasin des Suicides prospère : « c'est un petit magazin où n'entre jamais un rayon rose et gai. » (p. 7) Géré depuis des générations par les Tuvache, cette boutique est la fierté de la famille. Dans les rayonnages, on trouve tout ce qu'il faut pour passer ad patres : cordes, armes blanches, armes à feu, poisons et autres originalités macabres. « Nos suicides sont garantis. Mort ou remboursé ! » (p. 24) Pour Lucrèce et Mishima, les parents Tuvache, ce métier est presque un sacerdoce. C'est en tout cas une mission d'intérêt public : « On est là juste pour rendre service en vendant des produits de qualité. » (p. 24)
    Les enfants Tuvache, Vincent et Marilyn, sont acquis à la morosité mondiale et au commerce de leurs parents. Si la vie les écœure, ils sont prêts à aider les autres à mourir. Et ils ne manquent pas d'inventivité. Mais voilà que le petit dernier, Alan, sourit, tout le temps, à tout le monde. Or, « personne n'a jamais souri dans la famille Tuvache. » (p. 8) Devant l'indéboulonnable optimisme du bambin, les parents Tuvache craignent pour leurs affaires. Que faire d'un enfant qui dit « au revoir » au lieu de « adieu » aux clients ? Lutter contre la joie de vivre semble la seule solution, mais insidieusement, un rayon rose et gai entre dans Le magasin des Suicides. Et c'est à mourir de rire…
    Loufoque et bouffon, ce texte est un roman noir servi à la sauce guimauve. Ou le contraire. Alan qui est d'abord le vilain petit canard devient finalement le fils prodigue. L'enfant est définitivement installé du côté des verres à moitié pleins et des lendemains qui chantent. Alan, c'est la graine qui germe doucement avant d'imposer une ramure magnifique. Il faut longtemps aux Tuvache pour reconnaître l'importance du trésor que renferme Alan. Mais finalement… « Lucrèce, Marilyn, Mishima, Vincent… À tous, il leur manque Alan comme il manque un sens à l'existence. » (p. 105)
    Humour noir et sarcasme sont au rendez-vous et les situations tragi-comiques s'accumulent. Faire de la mort un marché, c'est culotté. Capitaliser sur le malheur des autres, c'est carrément ignoble, mais quand c'est fait avec éthique… Férocement drôle, ce court roman se lit rapidement et avec jubilation. Voilà un texte qui ne laisse aucune prise à la morosité. Vous avez un coup de blues ? Lisez-le ! Vous ne verrez plus un nœud coulant de la même façon…
    L'écriture et la narration de ce roman se prêtent à la mise en scène et à la représentation. Je suis curieuse de découvrir l'adaptation qu'en propose Patrice Leconte, sous la forme d'un film d'animation très prometteur. Sur les écrans au printemps 2012.
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    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 12 février 2012

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    La famille Tuvache est une famille un peu particulière. Depuis plusieurs générations, ils tiennent un magasin où la carte de fidélité n'a pas sa place. Pourtant, leur magasin tourne bien, ils ont des clients chaque jour. Mais ces clients ne viennent qu'une fois dans leur vie. En effet, les Tuvache tiennent le « Magasin des suicides ». Ils promettent de vous aider à réussir votre mort là où vous avez raté votre vie.
    Et bien sûr, cette famille est à l'image du magasin. Evidemment, il y a un certain standing à tenir devant la clientèle. Mishima et Lucrèce, les parents ; sont tristes et souvent de bien mauvaise humeur. Toutefois, ils sont très fiers de leurs deux premiers enfants : Vincent et Marilyn. Adolescents renfermés, déprimés, torturés. C'est-à-dire des enfants tout à fait adorables aux yeux de leurs parents. Mais le petit dernier, Alan, quelle tristesse ! Ou plutôt quelle joie de vivre !
    Ce gamin, c'est une vraie boule d'énergie, de bonheur. Au grand désespoir de ses parents, qui craignent qu'il redonne le goût de vivre aux clients qui viennent pour mourir. Toujours joyeux, jamais énervant. Car il faut avouer que les gens pleins d'optimiste nous agacent un peu parfois.
    Mais Alan, c'est naturel. Il insuffle du bonheur, que ce soit volontairement ou non.
    Alors il va s'en passer des choses, des retournements de situations. C'est parfois un peu loufoque mais toujours drôle. J'aime ces romans où l'absurde nous semble presque normal. C'est un livre que l'on traverse tranquillement, avec le sourire. Certes, il est à prendre au second degré. Bien que malgré le thème, ce soit un livre plutôt joyeux.
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    • Livres 4.00/5
    Par Under_The_Moon, le 12 septembre 2012

    Under_The_Moon
    J'ai relu ce livre pour être sûre de bien apprécier comme il se doit l'adaptation cinématographique qui sort en salle sous peu. J'avais beaucoup apprécié à la 1ère lecture, et à la 2nde aussi!
    Un bijou d'humour décalé, de dérision et d'ironie, le tout dans une famille déjantée version famille Adams du 21ème siècle (ou bien lus tard).
    On est bien loin des différentes visions que la littérature offre de la mort, que ce soit la dimension fataliste des tragédies grecques, la mort comme métaphore de jouissance chez Shakespeare ou la vision romantique et nostalgique des poètes du 19ème.
    Rien de tout cela dans le récit de Jean Teulé ! Ce court roman nous livre en filigrane l'idée selon laquelle il faut vivre avec soi-même et accepter ce que la Vie nous donne. L'auteur nous montre aussi , à travers la figure prophétique d'Alan (le perturbateur qui ose montrer la voie de la joie de vivre!) que le meilleur remède à la vie - et à la mort - c'est le rire.
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    • Livres 1.00/5
    Par sandrine57, le 10 octobre 2012

    sandrine57
    Chez les Tuvache, la mort est un art de vivre. Depuis dix générations, la boutique familiale vend de quoi se suicider de toutes les manières possibles: corde, poison, sabre, etc. Ce n'est pas l'imagination qui manque quand il s'agit d'aider le client à mettre fin à une vie qui ne mérite plus d'être vécue. Sinistres à souhait, Mishima et Lucrèce sont au service des potentiels suicidaires et leurs enfants, Vincent et Marilyn, feront, un jour, de dignes héritiers. Tout irait pour le mieux dans la morosité et la tristesse s'il n'y avait Alan! le petit dernier de la famille est tel une pomme saine dans un panier de pommes pourries! Toujours souriant, il respire le bonheur et la joie de vivre et cette bonne humeur permanente risque bien de mettre en péril un commerce jusque là prospère...

    C'est une grande première mais je dois bien avouer que Jean TEULÉ m'a déçue...Le cynisme et l'humour ne me font pas peur, au contraire, j'aurais plutôt tendance à aimer ça. Mais là franchement ce n'est pas drôle! A vouloir trop bien faire, TEULÉ en fait des tonnes, en rajoute une couche, pour bien faire comprendre à son lecteur à quel point son ersatz de famille Addams est sinistre. Oui, oui, on a compris et maintenant quoi? On attend de la finesse pas de la caricature! Les gags sont tellement grossiers et répétitifs qu'ils tombent à plat, l'humour est lourdingue, l'histoire sans intérêt. Mais j'ai lu tant de bonnes critiques au sujet de ce livre, qualifié parfois de "bijou d'humour noir" que je me pose des questions... Quoi qu'il en soit, je suis complètement passée à côté...
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Citations et extraits

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  • Par isabelleisapure, le 15 mai 2013

    Chez les Tuvache, on ne peut pas se suicider parce que sinon qui tiendrait le magasin.

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  • Par missmolko1, le 19 janvier 2011

    - Allô ? Ah, c'est vous, monsieur Tchang ! Bien sûr que je me souviens de vous : la corde, ce matin, c'est ça?... Vous ?... Vous vouliez nous ?... Je n'entends pas (le client doit appeler d'un portable). Nous inviter à votre enterrement ? Oh, c'est gentil ! Mais vous allez faire ça quand ? Ah, vous avez déjà la corde au cou ? Alors, aujourd'hui mardi, demain mercredi... donc la cérémonie aura lieu jeudi. Ne quittez pas, je demande à mon mari...
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  • Par Orphea, le 12 août 2009

    — Trop de gens agissent en amateurs...Vous savez que sur cent cinquante mille personnes qui font la tentative, cent trente-huit mille se ratent. Ces personnes se retrouvent souvent handicapées sur des chaises roulantes, défigurées à vie, tandis qu'avec nous...Nos suicides sont garantis. Mort ou remboursé !

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  • Par x-Kah-mi, le 21 décembre 2010

    - Et puis cesse de chantonner (elle l'imite):
    "Bon-zou-our!..." quand des gens arrivent. Il faut dire d'un air lugubre : "Mauvais jour, madame..." ou: "Je vous souhaite le grand soir, monsieur." Et surtout, ne souris plus! Tu veux faire fuir la clientèle ?...

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  • Par Under_The_Moon, le 12 septembre 2012

    Je suis seule contre tous, incomprise dans un monde cruel, et ma mère est tellement nulle... Elle m'a confisqué mon téléphone satellite, tout ça parce que j'ai dépassé le forfait de quelques heures. Non mais, à quoi ça sert un téléphone si on ne peut pas appeler avec ? J'en ai marre. Si j'avais un forfait de cinquante heures, je ne l'aurais pas dépassé... En fait, elle est jalouse parce qu'elle n'a personne à appeler alors elle se venge sur sa fille : "Bla, bla, bli, bla, bla, bla ! ... Pourquoi tu passes des heures à appeler Nadège? Tu n'as qu'à aller la voir, elle habite en face." Alors moi, je n'aurais pas le droit de rester dans ma chambre, c'est ça? s'indigne l'adolescente. Pourquoi je devrais sortir ? Je ne veux pas voir le soleil, étoile à la con. ça sert à rien, le soleil... (...) Il fait trop chaud là-bas et personne ne pourrait y habiter.
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Jean Teulé - Fleur de tonnerre .
À l'occasion du Salon du Livre de Paris 2013, Jean Teulé vous présente son ouvrage "Fleur de tonnerre" aux éditions Julliard. http://www.mollat.com/livres/jean-teule-fleur-tonnerre-9782260020424.html Notes de Musique : Kalasnjikov - Underground








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