ISBN : 2266179276
Éditeur : Pocket (2008)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.45/5 (sur 741 notes) Ajouter à mes livres
Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abomi... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Hahasiah, le 21 mai 2012

    Hahasiah
    A ma gauche : Jean Teulé, auteur français qui écrit best-seller sur best-seller. A ma droite : Hahasiah, incorrigible lectrice ayant un contentieux à régler avec son adversaire. La lecture de Charly 9 l'avait, en effet, fortement déçue au point de bouder (du moins pour un temps !) le papa du Montespan.
    Le gong retentit. Teulé attaque comme à son habitude avec une histoire d'une grande originalité. Prenez le fils spirituel de Charles Ingalls et de Carlos réunis et faites-en le cadet de la famille Tuvache qui n'a rien à envier au célèbre et étrange clan des Addams. Alan Tuvache, dernier de cette famille hors norme est un rayon de soleil à lui tout seul et surtout la honte des Tuvache. Il faut aussi se mettre à la place des parents du petit Alan ! Lucrèce et Mishima Tuvache tiennent, en effet, une boutique dans laquelle les suicidaires peuvent trouver matière à leur apporter la « paix éternelle ». Tandis qu'ils tentent de dispenser la funeste parole et de soulager les pauvres hères désireux de s'abandonner aux bras de Thanatos, Alan passe son temps à sourire, fredonner (des airs gais en plus !) et à vouloir faire le bien. Les Tuvache vont-ils réussir à poursuivre leurs activités malgré la joie communicative du sémillant petit Alan ? La bonne humeur de cet enfant ne va-t-elle pas fondre tel un ouragan dévastateur sur le reste de la famille ? Telles sont les questions auxquelles je ne répondrai pas !
    Jusque là, Hahasiah tient le choc et réussit à esquiver les coups (elle bouge bien, la bougresse !) et reste en retrait.
    Soudain Teulé sort ce truc en plus qui le caractérise, sa marque de fabrique, sa botte secrète, son arme fatale (prière de chasser toutes idées coquines de vos esprits mal tournés !), bref Teulé fait appel au pouvoir inaltérable de l'humour noir ! Hahasiah sourit ! Crochet du gauche ! Crochet du droit ! Teulé n'a de cesse d'étaler le génie de sa prose au fil des pages. Sourires et Emotions s'échappent de ses poings devenus rapides et précis. La pauvre Hahasiah dévore déjà le roman et ne va pas tarder à mordre la poussière. Elle est émue par le personnage d'Alan et pose sur lui un regard tendre et amusé.
    C'est la fin ! Hahasiah est au tapis, sonnée par l'écriture jubilatoire de Mister T. Elle se relève péniblement et voit Teulé partir non pas sous un teulé (pardon...un tollé) de la foule mais une tempête d'applaudissements. L'écrivain lui fait un clin d'œil et elle lui adresse, essoufflée mais souriante, un : « I'll be back, John ! »
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    Critique de qualité ? (36 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 04 août 2011

    LiliGalipette
    « Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort. »
    Le monde est maussade, sombre, sinistré, triste et désespéré. Les humains ne pensent qu'à mourir et les morts volontaires se multiplient. Dans une rue de Paris, Le magasin des Suicides prospère : « c'est un petit magazin où n'entre jamais un rayon rose et gai. » (p. 7) Géré depuis des générations par les Tuvache, cette boutique est la fierté de la famille. Dans les rayonnages, on trouve tout ce qu'il faut pour passer ad patres : cordes, armes blanches, armes à feu, poisons et autres originalités macabres. « Nos suicides sont garantis. Mort ou remboursé ! » (p. 24) Pour Lucrèce et Mishima, les parents Tuvache, ce métier est presque un sacerdoce. C'est en tout cas une mission d'intérêt public : « On est là juste pour rendre service en vendant des produits de qualité. » (p. 24)
    Les enfants Tuvache, Vincent et Marilyn, sont acquis à la morosité mondiale et au commerce de leurs parents. Si la vie les écœure, ils sont prêts à aider les autres à mourir. Et ils ne manquent pas d'inventivité. Mais voilà que le petit dernier, Alan, sourit, tout le temps, à tout le monde. Or, « personne n'a jamais souri dans la famille Tuvache. » (p. 8) Devant l'indéboulonnable optimisme du bambin, les parents Tuvache craignent pour leurs affaires. Que faire d'un enfant qui dit « au revoir » au lieu de « adieu » aux clients ? Lutter contre la joie de vivre semble la seule solution, mais insidieusement, un rayon rose et gai entre dans Le magasin des Suicides. Et c'est à mourir de rire…
    Loufoque et bouffon, ce texte est un roman noir servi à la sauce guimauve. Ou le contraire. Alan qui est d'abord le vilain petit canard devient finalement le fils prodigue. L'enfant est définitivement installé du côté des verres à moitié pleins et des lendemains qui chantent. Alan, c'est la graine qui germe doucement avant d'imposer une ramure magnifique. Il faut longtemps aux Tuvache pour reconnaître l'importance du trésor que renferme Alan. Mais finalement… « Lucrèce, Marilyn, Mishima, Vincent… À tous, il leur manque Alan comme il manque un sens à l'existence. » (p. 105)
    Humour noir et sarcasme sont au rendez-vous et les situations tragi-comiques s'accumulent. Faire de la mort un marché, c'est culotté. Capitaliser sur le malheur des autres, c'est carrément ignoble, mais quand c'est fait avec éthique… Férocement drôle, ce court roman se lit rapidement et avec jubilation. Voilà un texte qui ne laisse aucune prise à la morosité. Vous avez un coup de blues ? Lisez-le ! Vous ne verrez plus un nœud coulant de la même façon…
    L'écriture et la narration de ce roman se prêtent à la mise en scène et à la représentation. Je suis curieuse de découvrir l'adaptation qu'en propose Patrice Leconte, sous la forme d'un film d'animation très prometteur. Sur les écrans au printemps 2012.
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    Critique de qualité ? (28 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 12 février 2012

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    La famille Tuvache est une famille un peu particulière. Depuis plusieurs générations, ils tiennent un magasin où la carte de fidélité n'a pas sa place. Pourtant, leur magasin tourne bien, ils ont des clients chaque jour. Mais ces clients ne viennent qu'une fois dans leur vie. En effet, les Tuvache tiennent le « Magasin des suicides ». Ils promettent de vous aider à réussir votre mort là où vous avez raté votre vie.
    Et bien sûr, cette famille est à l'image du magasin. Evidemment, il y a un certain standing à tenir devant la clientèle. Mishima et Lucrèce, les parents ; sont tristes et souvent de bien mauvaise humeur. Toutefois, ils sont très fiers de leurs deux premiers enfants : Vincent et Marilyn. Adolescents renfermés, déprimés, torturés. C'est-à-dire des enfants tout à fait adorables aux yeux de leurs parents. Mais le petit dernier, Alan, quelle tristesse ! Ou plutôt quelle joie de vivre !
    Ce gamin, c'est une vraie boule d'énergie, de bonheur. Au grand désespoir de ses parents, qui craignent qu'il redonne le goût de vivre aux clients qui viennent pour mourir. Toujours joyeux, jamais énervant. Car il faut avouer que les gens pleins d'optimiste nous agacent un peu parfois.
    Mais Alan, c'est naturel. Il insuffle du bonheur, que ce soit volontairement ou non.
    Alors il va s'en passer des choses, des retournements de situations. C'est parfois un peu loufoque mais toujours drôle. J'aime ces romans où l'absurde nous semble presque normal. C'est un livre que l'on traverse tranquillement, avec le sourire. Certes, il est à prendre au second degré. Bien que malgré le thème, ce soit un livre plutôt joyeux.
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    Critique de qualité ? (32 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ATOS, le 27 mai 2012

    ATOS
    Un bijou .
    Un livre qui vous rend forcément différent. Jean Teulé nous invite à pousser la porte de ce magasin. Nous entrons dans ce monde plein d'humour et de poésie.
    Je l'ai fait lire à de nombreuses personnes autour de moi, et toutes m'ont remerciée d'avoir mis ce livre entre leurs mains.
    Poussez la porte de ce magasin. Entrez !...N'ayez pas peur !!!
    La vie vous surprendra !!!
    Patrice Lecomte a réalisé l'adaptation du Magasin des suicides pour le cinéma.
    ( film d'animation 3D -sortie prévue 2012 )
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
  • Par marysedepe81, le 26 mai 2012

    marysedepe81
    ‘'Vous avez raté votre vie ? Avec nous vous réussirez votre mort !''
    « Le Magasin des suicides » : un titre pour le moins surprenant, et un slogan en quatrième de couverture également surréaliste
    Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.
    Avec une ambiance à la famille Adams, au climat digne des 'Noces funèbres' de Tim Burton, Teulé donne l'envie de passer la porte de son 'Magasin des suicides' et nous fait passer celle de nous suicider.
    Dès ses premières lignes, Le Magasin des suicides annonce ce qu'il va être : une petite merveille d'humour noir, d'inventivité macabre et paradoxalement réjouissante. On reste souvent mort de rire devant les descriptions folles de Teulé, qui construit son texte autour du quotidien macabre de la famille. Se débarrassant dans un premier temps des notions de lieu et d'époque, on suit sans lâcher le livre cette fable morbide que peu d'écrivains français auraient osé écrire et qui surprend un lecteur habitué à un auteur plus « sérieux »
    On a aimé ; pour son humour très noir, pour ses personnages très décalés, pour le thème très surréaliste de ce roman .
    On n'a pas aimé ; pour la fin très rose d'une histoire très noire.
    Ou alors c'est encore plus noir... les avis sont partagés.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Jalam, le 14 mai 2012

    La famille Adams en plus soft. Agréable mais pas le meilleur de l'auteur...
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  • Par missmolko1, le 19 janvier 2011

    - Allô ? Ah, c'est vous, monsieur Tchang ! Bien sûr que je me souviens de vous : la corde, ce matin, c'est ça?... Vous ?... Vous vouliez nous ?... Je n'entends pas (le client doit appeler d'un portable). Nous inviter à votre enterrement ? Oh, c'est gentil ! Mais vous allez faire ça quand ? Ah, vous avez déjà la corde au cou ? Alors, aujourd'hui mardi, demain mercredi... donc la cérémonie aura lieu jeudi. Ne quittez pas, je demande à mon mari...
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  • Par x-Kah-mi, le 21 décembre 2010

    - Et puis cesse de chantonner (elle l'imite):
    "Bon-zou-our!..." quand des gens arrivent. Il faut dire d'un air lugubre : "Mauvais jour, madame..." ou: "Je vous souhaite le grand soir, monsieur." Et surtout, ne souris plus! Tu veux faire fuir la clientèle ?...
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  • Par Orphea, le 12 août 2009

    -Trop de gens agissent en amateurs...Vous savez que sur cent cinquante mille personnes qui font la tentative, cent trente-huit mille se ratent. Ces personnes se retrouvent souvent handicapées sur des chaises roulantes, défigurées à vie, tandis qu'avec nous...Nos suicides sont garantis. Mort ou remboursé !
    Citation de qualité ? (30 votes positifs)
  • Par Plumeline, le 10 octobre 2011

    « - C’est cher ? se renseigne l’enseignant.
    - Le tout, trois cent euros-yens.
    - Ah quand même ! Est-ce qu’on peut payer …
    - A crédit ? demande le commerçant. Chez nous ? Vous plaisantez, pourquoi pas une carte de fidélité !
    - C’est que c’est un investissement.
    - Ah bien sûr, c’est plus onéreux qu’un bidon de napalm mais, après tout, ce sera votre dernière dépense… Sans compter que c’est l’aristocratie du suicide, le seppuku. Et je ne dis pas ça seulement parce que mes parents m’ont prénommé Mishima.
    Le client hésite.
    - J’ai peur de ne pas avoir le courage … avoue le prof dépressif en soupesant le tanto. Vous ne faites pas de service à domicile ?
    - Oh non !! s’indigne M. Tuvache. On n’est pas des assassins, tout de même. Vous rendez-vous compte, c’est interdit. Nous, on fournit ce qu’il faut mais les gens se débrouillent. C’est leur histoire. On est là juste pour rendre service en vendant des produits de qualité, poursuit le commerçant qui conduit le client vers la caisse.
    Et, pliant soigneusement le kimono qu’il glisse avec le sabre dans un sac d’emballage, il se justifie :
    - Trop de gens agissent en amateurs… Vous savez que sur cent cinquante mille personnes qui font la tentative, cent trente huit mille se ratent. Ces personnes se retrouvent souvent handicapées sur des chaises roulantes, défigurées à vie tandis qu’avec nous… Nos suicides sont garantis. Mort ou remboursé ! Allez, allez, vous ne regretterez pas cet achat, un athlète comme vous !… Vous respirez un bon coup et hop là ! Et puis, comme je dis toujours on ne meurt qu’une fois, alors autant que ce soit un moment inoubliable. »
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