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ISBN : 2260017231
Éditeur : Julliard (2008)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.66/5 (sur 1200 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C'était mal connaître Louis-... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 19 juin 2012

    lehane-fan
    LHPG - rien à voir avec une série américaine , on se calme - , enfin Louis-Henri de Pardaillan de Gondrin , marquis de Montespan , est amoureux ! Oh oui , de cet amour qui vous nourrit , vous transcende , vous remplit . L'heureuse élue ? Françoise de Rochechouart de Mortemart , voluptueuse gourgandine décomplexée devenue La Montespan en moins de temps qu'il n'en faut pour se défaire de ses jupons qu'elle retirait savamment à l'envi .
    Mariés pour le meilleur et pour le pire ? le meilleur fut de courte durée mais intense ! Au programme , galipettes , jeux d'argent , galipettes , faire bombance et ripailler , galipettes , fiers rejetons , gali...Tres vite désargenté , ce mari éperdu ne verra d'autres solutions que de taper dans l'oeil du roi Louis XIV , guerroyant en son nom afin de s'attirer ses faveurs pécunieres . Aussi compétent en stratégie qu'en gestion ( et budgetfacile.com , c'est pour les gueux ? ) , il récidivera cependant et échouera lamentablement , perdant et sa crédibilité , et sa frivole épouse un tantinet vénale et opportuniste devenue alors la favorite de ce souverain polygame .
    Voici venu le temps des souffrances , le temps de la lutte ! A une époque ou devenir la favorite était fort prisé car gage d'aisance financiere, Le Montespan , lui , personnage romanesque et à contre courant s'il en est , ne l'entend pas de cette oreille - contrairement à Beethoven ( non , pas le chien ) soupir - . Revolutionnaire avant l'heure , il se fait fort de récuperer sa belle par tous les moyens possibles et inimaginaux , tel un Don Quichotte se lançant à l'assaut d'une forteresse Royale que l'on devine imprenable !
    Ben moi , j'aime bien Teulé ! Je suis pas un fan de la premiere heure mais je sais qu'en ouvrant l'un de ses bouquins , les sourires devraient suivre dans la foulée ! Teulé est un conteur incontestable . Il le prouve une nouvelle fois avec ce Montespan , sujet révé pour cet écrivain amateur de personnages atypiques . le ton est enlevé , paillard , caustique , absurde et ravit aussi bien les yeux que l'ame ! Vérité romancée ou roman vérité , peu importe ! L'on se délecte des tentatives maladroites et grotesques ( mention spéciale au passage sur les prostituées afin de choper le plus de maladies possibles et ainsi penser aller contaminer le roi en allant violer sa femme ! Ingénieux le bougre:) de ce marquis rebelle faisant fi de son rang pour aller faire la nique à l'ordre établi ! Cocu magnifique , souvent malhabile , toujours droit dans ses bottes et ses sentiments , Le Montespan ne peut qu'attirer une sympathie bien légitime matinée d'un respect bienveillant .
    Au-delà de cette quete chevaleresque, Teulé dresse le portrait d'une époque , d'un monde perverti ou les courtisans débauchés et corrompus , vulgaires et bétifiants , n'avaient d'autres passe-temps que de hurler avec les loups , pensant ainsi s'arroger les faveurs d'un monarque à la triste figure ! Véritable récit frondeur , Le Montespan interpelle par son imagination débridée, sa ténacité , son courage et , hélas , son aveuglement ! Multipliant les tentatives plus ingénues qu'ingénieuses pour récuperer une moitié qui ne le méritait certainement pas , ce Marquis insoumis , déchu et moqué de tous , procure au lecteur un contentement indéniable !
    Le Montespan : preuve éclatante que l'amour rend aveugle... ! Qui a osé rajouter : " et con " , profitant lachement de mon empressement à refaire les lacets de mes tongs ?! C'est moche cette attitude...
    3.5 / 5
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 23 janvier 2013

    brigittelascombe
    "Je vais aller me cacher derrière un nuage pour attendre Louis XIV avec un gourdin" confie, avec humour alors qu'il agonise, Louis-Henri de Pardaillan marquis de Montespan à la petite fille de sa cuisinière.
    C'est l'esprit de vengeance d'un cocu aux longues cornes, si longues qu'il en décora son carrosse,mais c'est aussi l'amour obsessionnel d'un "époux séparé mais inséparable" pour son épouse infidèle qui est "LA beauté" et devient la favorite de Louis XIV qui nous sont contés, d' une verve toute pétillante par Jean Teulé dans Le Montespan.
    La bande dessinée Le Montespan de Philippe Bertrand (supervisée par Jean Teulé et adaptée de son roman) donne déjà une bonne approche de ce pan d'histoire du XVII° siècle où la volonté du Roi Soleil était inébranlable, où les courtisans serviles se pliaient à ses envies et où les jolies femmes remarquées se battaient pour subir ses assauts ponctuels et répétitifs, même s'il ne se lavait qu'une fois l'an. Dans Le Montespan de Jean Teulé cette atmosphère hypocrite de cour (même Molière se moque publiquement du célèbre cocu), de frivolité ("mode à la hurluberlu"),de rivalités sournoises est fort bien décrite.L'affaire des poisons, cette énigme historique (traitée dans moult romans par Jean-Christian Petitfils, Arlette Lebigre, Paul Giniewski, Arthur Ténor, Claude Quétal....) est abordée ici et montre la métamorphose de la douce Françoise "vorace de plaisirs" en une Athanaïs ambitieuse puis en une démone n'hésitant pas à sacrifier enfants ou rivales embarrassantes.
    Jean Teulé campe dans son roman de beaux portraits psychologiques: La Montespan mauvaise mère,lubrique,fine d'esprit,prête à tout pour réussir,odieuse,exhibitionniste,superstitieuse,infidèle,manipulatrice,méprisante,
    amorale,impatiente,repentante....malheureuse.
    Le Montespan: amoureux,naïf au départ ("Vive le roi") car dans le déni,déconfit,désespéré,téméraire,extravagant,pitoyable,excessif,fidèle en amour et en amitié...noble coeur dont "la grandeur est pathétique".
    Les décors, presque théâtraux, rendent fort bien l'ambiance de l'époque.D'ailleurs quelques illustrations en noir et blanc de ci de là viennent compléter le récit de l'auteur.
    Enfin,"vertubleu!",malgré le côté un peu trop vert de certaines formules imagées,c'est dans la truculence du langage employé que Jean Teulé (ex: "La Frette crache le beurre rance de ses chicots pourris au visage de Chalais",, "humain-oiseau au long plumage et oeil crevé par la contamination des putes dans les bordels", "se rôtir le balai dans ma fille"..),transmet au lecteur ce petit chef d'oeuvre qu'est Le Montespan qui montre que l'amour peut-être éternel mais que la pourriture l'est aussi.
    Petit rappel: Jean Teulé, auteur connu et reconnu à l'ironie mordante (dont le sanglant Charly 9 est irrévérencieux), a reçu pour Le Montespan le prix des Maisons de la Presse 2008. Un prix largement mérité!
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    • Livres 4.00/5
    Par MachaLoubrun, le 27 novembre 2012

    MachaLoubrun
    L'humour caustique et la plume enjouée de Jean Teulé font merveille dans cette biographie romancée de Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan, aristocrate désargenté. Il tombe amoureux de la belle Françoise de Rochechouart qui devait épouser son frère tué en duel mais il va bientôt connaître les affres de la passion.
    Le couple roucoule quelques temps mais bien vite, le belle Françoise s'ennuie, veut briller en société, mener grand train. Elle a beaucoup d'esprit et son sens de la répartie fait mouche à Versailles. Bien vite, elle devient dame de compagnie à la cour puis la favorite de Louis XIV.
    Rongé par la douleur, Louis-Henri va toute sa vie durant, tenter de récupérer sa femme et n'acceptera aucune compromission. Comment ne pas tomber sous le charme de ce personnage haut en couleurs, toujours droit dans ses bottes et fidèle à l'amour de sa vie !
    Il est impossible de s'ennuyer en suivant son épopée amoureuse, les chapitres sont courts, le ton enlevé et plein de malice, un brin coquin.
    C'est l'histoire par le petit bout de la lorgnette racontée avec drôlerie mais sans cacher la dureté des mœurs l'époque. A chaque page, on découvre de nouvelles petites perfidies à la cour, on imagine les odeurs pestilentielles, on fronce le nez de dégout, on sourit…
    La Montespan avait bien du tempérament mais son mari aussi.
    Un livre irrésistible.
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    • Livres 2.00/5
    Par missmolko1, le 04 août 2013

    missmolko1
    L'idée de départ est vraiment bonne et originale : faire parler le marquis de Montespan. On est plutôt habitué a entendre parler de sa célèbre femme mais lui est plutôt peu connu. Et puis c'est une période de l'histoire que j'aime alors j'étais impatiente de découvrir ce roman.
    Et j'en ressors déçue.... J'avais beaucoup aimé l'humour, l'ironie et ce second degré dans "Le Magasin des Suicides" mais que ce soit avec ce roman ou encore "Charly 9", je n'y arrive pas. Pour moi, l'histoire est un sujet important, sérieux et passionnant et j'ai du mal a voir les choses tournées de ce manière : tous est caricaturé, le ton est cru voir vulgaire a certains passages.
    je pense qu'il faut vraiment être adepte du second degré pour aimer le ton de Jean Teulé et peut-être qu'avec cette écriture il rend l'Histoire de France accessible a un plus grand public mais pour ma part, je n'adhère pas....
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    • Livres 4.00/5
    Par boudicca, le 11 avril 2015

    boudicca
    Qui ignore aujourd'hui qui était Françoise Athénaïs de Montespan, plus connue sous le nom de Madame de Montespan, maîtresse du roi Louis XIV dont elle restera la favorite pendant plus de vingt ans ? Personne. Celui que l'on connaît beaucoup moins, c'est Louis-Henri de Pardaillan, le mari cocu de la belle marquise. Tout commence comme un conte de fée : les deux époux se rencontrent par hasard lors d'une tragique affaire qu'ils vont transformer en heureux événement en décidant peu de temps après de se marier. Elle est belle, drôle, possède une langue acérée et des envies irrépressibles de luxe. Lui, homme sans rien de remarquable mais néanmoins bien de sa personne, vénère son épouse dont il ne peut se passer plus de quelques jours et pour laquelle il est près à tous les sacrifices. La demoiselle a cependant de plus hautes ambitions, aussi lorsque le roi s'éprend d'elle et la propulse au rang de favorite, la marquise plie bagage en vitesse et s'en va résider au château de Versailles, près du roi. « Un honneur ! », assure tout le monde au mari cocu. Rendez-vous compte, avoir sa femme dans le lit du roi, c'est à coup sûr obtenir plus de terres, de fortune et de titres qu'on osait en rêver ! le pauvre Henri-Louis ne voit cependant pas les choses de la même façon. Véritablement épris de son épouse, il n'aura de cesse jusqu'à la fin de sa vie de s'opposer par tous les moyens à la volonté royale et à clamer haut et fort le tort qui lui est fait par le Roi Soleil.
    Jean Teulé relate à merveille cette histoire mi-drôle, mi-tragique en ce focalisant uniquement sur le point du vu du pauvre mais néanmoins courageux et inventif marquis. Ajouter des cornes à ses armoiries, accuser en public Louis XIV de lui avoir volé sa femme, refuser tous les pots-de-vin et tous les honneurs, organiser des funérailles en grande pompe pour son amour perdu... : Louis-Henri ne recule devant rien pour continuer à clamer son amour pour son épouse et défier son royal amant. Jean Teulé passe sur tous ces épisodes avec ce qu'il faut d'humour et d'empathie pour que l'on se prenne rapidement d'affection pour le marquis qui supplante pour une fois son épouse sur le devant de la scène. On sent bien que l'auteur s'amuse, et, malgré le tragique de la situation, on ne peut s'empêcher nous aussi de trouver cette histoire particulièrement divertissante malgré la cruauté de certains passages. L'auteur a de toute évidence effectué beaucoup de recherches afin de se montrer le plus réaliste possible, non seulement au niveau de l'histoire du marquis mais aussi et surtout en ce qui concerne la vie à la cour de Versailles au XVIIe siècle. Jean Teulé semble notamment très friand de détails scatologiques qui ajoutent une pointe d'humour supplémentaire au récit tout en nous donnant la vision de courtisans et courtisanes totalement corrompus, pourris et laids jusqu'à l'intérieur. L'auteur fait également preuve de beaucoup de talent en ce qui concerne les dialogues, habiles mélange de langage soutenu et de vulgarité moderne. Un cocktail détonnant !
    Jean Teulé rend hommage avec « Le Montespan » à ce marquis cocu doté d'un sacré courage et se moquant de son malheur avec dignité et humour. Un roman qui se lit avec beaucoup d'intérêt tant grâce au travail de reconstitution historique effectué, qu'à l'empathie éprouvé pour le malchanceux marquis, ou encore à l'humour sous-jacent qui imprègne chaque page du récit. Une belle découverte que j'entends poursuivre avec les autres roman de l'auteur, apparemment inspiré par les faits divers historiques.
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Citations et extraits

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  • Par carre, le 20 novembre 2012

    -Si la lettre est pour votre femme, jointe à mon tableau, inutile de fermer l'enveloppe. Au palais, le service de contrôle du courrier-le "cabinet noir du roi"-interceptera vos mots.
    -Ah, vous avez raison, reconnait Louis-Henri.
    Alors le marquis, d'une insolence et d'une morgue inversement proportionnelles à sa petite fortune, écrit sur le verso de l'enveloppe :
    Aux salauds et salopes qui entourent Sa Majesté et trouvent à se divertir dans ma correspondance !
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  • Par lehane-fan, le 15 juin 2012

    - Ah , je sais , homme peu considéré , j'ai du crédit comme un chien à la boucherie . Je suis plus pauvre que jamais mais j'ai ton cou , tes bras lestes et frivoles et la caresse , nuit et jour , de ta parole . Je suis riche de tes yeux . Je ne vis qu'en ton essence . Je suis riche de tes baisers sans nombre , la seule opulence , crois-moi , et que me fait que le temps soit sombre s'il fait soleil en nous .
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  • Par MachaLoubrun, le 25 novembre 2012

    Par exemple à Versailles, circule une parodie de notre Père, encore inimaginable il y a quelques mois qui se termine par : « Délivre-nous de la Montespan. » Ceux qui la portaient aux nues hier, la trainent plus bas que terre aujourd’hui. Même Racine qui lui doit tout la bafoue publiquement dans son Esther – comédie qui raconte la chute de la Montespan et la montée de la Maintenon. Encore un bel exemple d’ingratitude ! Mais les gens disent que le roi, depuis l’opération de sa fistule anale, a maintenant plus besoin d’une infirmière que d’une pute. Sourde et perfide comme une eau souterraine la Maintenon est surnommée « Madame de Maintenant ». La faveur de la veuve Scarron croît et celle de votre épouse, monsieur le marquis diminue à vue d’œil. Un matin, la Maintenon a croisé la Montespan dans l’escalier : Quoi, vous descendez madame, moi, je monte. »
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  • Par boudicca, le 14 mars 2015

    La fiancée abandonnée pose familièrement sa tête sur l'épaule du marquis. Lui, qui fréquente assidûment les cercles de lansquenet et les tables de reversi des hôtels particuliers du Marais, pense avoir le plus beau jeu du monde. Abasourdi et perdu sur une place envahie de charrettes et d'ecclésiastiques, il se gratte le postiche :
    -N'est-ce pas le Paradis ici ?
    -Ah non, Monsieur, il n'y aurait pas tant d'évêques !
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  • Par BoulieBouffeTout, le 27 août 2010

    "L'intendant se délecte : "Racontez..."
    - Le concierge était ici en robe de mariée ouverte dans le dos, les fesses en l'air, et derrière, le marquis à la culotte baissée voulait... vous savez, comme le chevalier de Lorraine avec Mr le frère du roi...
    - Aller à Naples sans passer par les ponts ?
    - C'est ça !"
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