Par Jean Teulé

Note moyenne : 3.54/5 (sur 68 notes)
Julliard 2008
ISBN : 2260017231  
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Présentation de l'éditeur En 1663, Louis-Henri de Montespan, jeune marquis désargenté, épouse la somptueuse Françoise « Athénaïs » de Rochechouart. Lorsque cette dernière accède à la charge de dame de compagnie de la reine, ses charmes ne tardent pas à éblouir le monarque à qui nulle femme ne saurait résister. D époux comblé, le Montespan devient alors la risée des courtisans. Désormais, et jusqu à la fin de ses jours, il n aura de cesse de braver l autorité de Louis XIV et d exiger de lui qu il lui rende sa femme. Lorsqu il apprend son infortune conjugale, le marquis fait repeindre son carrosse en noir et orner le toit du véhicule d énormes ramures de cerf. La provocation fait scandale mais ne s arrête pas là. Le roi lui a pris sa femme, qu à cela ne tienne : il séduira la sienne. Une fois introduit dans la chambre de la reine, seule la laideur repoussante de celle-ci le fera renoncer à ses plans. À force d impertinences répétées, l atypique, facétieux et très amoureux marquis échappera de justesse à une tentative d assassinat, puis sera exilé sur ses terres jusqu à sa mort. En ayant porté haut son indignation, y compris auprès du pape, le marquis de Montespan fut l une des premières figures historiques à oser contester la légitimité de la monarchie absolue de droit divin. Il incarne à lui seul l esprit révolutionnaire qui renversera un siècle plus tard l Ancien Régime. Après avoir si brillamment dépeint le Moyen Âge dans Je, François Villon, Teulé, qui a le don de brosser l atmosphère d une époque, restitue le temps des précieuses ridicules et des salons mondains, comme celui des chansons paillardes et des crasseuses garnisons du roi. Son style emprunte aussi bien à la verve des fabulistes dont Mme de Montespan fut la protectrice, qu à la grivoiserie populaire. Et nous fait reprendre goût, par son humour irrésistible, à la saveur d une langue piquante et imagée...

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Critiques et avis sur Le Montespan


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    • Livres 0.00/5
    Par violaine2711, 2009-05-16 19:09:28

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    Je n'ai pas non plus été séduite , loin s'en faut!! D'une le personnage du Montespan est sans doute trop insignifiant historiquement parlant pour en faire un roman , mais avec du style dans l'écriture cela aurait pu passer! Le probleme c'est que l'auteur a étalé dans un style douteux les détails des coucheries du marquis, qui au demeurant n'intéresse personne! Rien ne nous ai appris concernant le personnage et l'époque que nous ne savions déjà, excepté le fait qu'au du roi soleil, toute la cour était scatophile! 200 pages pour en arriver à cette conclusion, la déception est immense....................!
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    • Livres 1.00/5
    Par Sand94, 2009-02-15 22:07:57

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    Je n'ai pas du tout était séduite non par l'histoire mais par le style de Teulé... Cette complaisance dans la salissure, l'ordure etc. n'apporte rien à mon goût. Les personnages sont creux, on ignore ce qu'ils ressentent vraiment, le temps n'agit pas sur eux, qu'ils aient 20 ans ou 50 il semble qu'ils n'aient pas changé!

    L'idée était cependant bonne que cette histoire du plus célèbre cocu de l'histoire de France, mais décidément le traitement qu'en fait Teulé ne m'a pas emballée et j'étais heureuse de refermer ce livre!
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    • Livres 2.00/5
    Par GDupas, 2009-02-22 19:07:14

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    Je n'ai pas été convaincue par ce roman. L'insistance sur les détails sordides, saleté excréments m'ont un peu dérangé. Je regrette que le point de vue de sa femme n'ait pas été un peu abordé. La révolte de ce "cocu" même si elle est très courageuse est assez vaine.
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    • Livres 2.00/5
    Par beeshop, 2008-12-19 13:45:43

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    Le Montespan de Teulé m’a déçu. L’histoire de cet homme qui s’accroche à son amour comme un fou, qui est prêt à tout perdre pour retrouver sa femme, qui se morfond d’un statut qui aurait flatté tout autre gentilhomme du royaume aurait pu être prétexte à une véritable histoire dramatique, à un roman grand, flamboyant, captivant mais Teulé en fait un bougon gaffeur, un pauvre ridicule, le Montespan nous fait pitié alors que nous devrions admirer sa bataille !



    On en vient parfois à se dire qu’après tout il est bien obtus cet homme que le roi est prêt à rendre riche pour cette femme qui le fit succomber, une femme qui supplanta la Vallière, qui par ses « bons » mots jetai le ridicule sur un courtisan ou une courtisane, un femme qui donna de nombreux enfants au roi et celui-ci les reconnu. Mais non ! On devrait détester ce Roi qui tel le lion à droit de cuissage sur l’ensemble de la gente féminine, mais la façon dont Teulé nous raconte le Montespan nous donnes envie de l’assimiler à Don Quichote se battant contre les moulins, un fou en quête d’un amour disparu mais dont la quête ressemblerait à une énorme farce. Et c’est bien dommage car le Montespan avait mit en place une véritable « stratégie de communication » (quelle expression affreuse !) pour discréditer le roi, et surtout il s’y est tenu jusqu’au bout, jamais il n’a jamais cédé et il l’a payé tout sa vie !



    Il fait repeindre son carrosse en noir et y fait apposer des bois de cerf, il organise l’enterrement de son amour, il refuse tout offre financière du roi alors qu’il est dans une situation financière catastrophique. Seul la fin du livre nous le rend honorable lorsque Mme de Montespan exilée au couvent lui envoi un message lui demandant de la pardonner, il refuse alors de la revoir. Il mourra s’en jamais la revoir.



    On navigue dans le tragi-comique, l’histoire foisonne de détail qui n’apporte pas grand-chose. Nous aimerions en savoir plus sur le fils qu’il a eu avec Athénais (leur premier fille meurt encore enfant), ce fils qui va devenir un courtisan sans beaucoup de scrupule.



    Je crois avoir placé trop d’espérance en ce roman, je m’attendais un grand livre, je suis tombée sur une petite histoire vite racontée. Un livre divertissant mais pas à la hauteur de son personnage.





    Lien : http://mespetitesidees.mabulle.com/index.php/2008/07/24/150683-le-mo..
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    • Livres 3.00/5
    Par wictoria, 2010-03-16 22:44:30

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    France, les années 1660. Louis XIV est le roi. Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan a épousé Françoise de Rochechouart de Mortemart (Mademoiselle de Tonnay-Charente). Ils sont jeunes, beaux et se plaisent l'un à l'autre, au moins durant quelques années car ensuite, le couple peu fortuné, malheureux aux jeux trouve une solution à leurs dettes lorsque Françoise devient la dame de compagnie de la Reine. Hélas, Versailles est un piège, Françoise s'y rue et s'y complait, ne tarde pas à être la favorite du roi, d'abandonner son infortuné mari qui, toujours amoureux, se retrouve obligé de vivre reclus dans ses terres, après être passé par la case "prison". Durant 35 ans il n'aura de cesse de protester contre le roi, refusant son argent, allant jusqu'à ajouter des cornes à ses armoiries, à son carosse, attendant désespérement le retour de son épouse.

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Citations et extraits de Le Montespan


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  • Par Mouna, 2008-12-12 14:19:32

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    Un aristocrate conseille un autre : 'Les caries sont dues à des vers dentaires qu'il faut tuer avec des emplâtres de poudre de corne de cerf mélangée à du miel.' Et ils trinquent en buvant une eau-de-vie de fenouil, demandent à Montespan: 'Qu'en pensez-vous?' Cravate fatiguée en dentelle, justaucorps râpé et chausses à tuyaux d'orgues avachies, Louis-Henri, sous les lambris d'or, tourne sa veste sale. Il ne se sent pas à l'aise parmi ces gens avec qui il faut toujours avoir la bouche ouverte pour rire ou parler.
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  • Par Myrinna, 2010-03-17 10:44:01

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    Du sang plein le visage et des débris de cervelle au front. C'est la déroute. Sur cette plage de cité légendaire et fief des pirates aux effluves d'épices, l'officier Montespan est à genoux dans la poudre en dessous des étoiles, près d'une construction dont l'angle est heurté par des tourbillons de lumière.
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  • Par Spilett, 2009-12-22 16:41:41

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    Je lègue mes biens à mon épouse à condition qu'elle se remarie. Ainsi il y aura tout de même un homme qui me regrettera !
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