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ISBN : 2260017231
Éditeur : Julliard (2008)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.63/5 (sur 697 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quatrième de couverture
Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortun... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 19 juin 2012

    lehane-fan
    LHPG - rien à voir avec une série américaine , on se calme - , enfin Louis-Henri de Pardaillan de Gondrin , marquis de Montespan , est amoureux ! Oh oui , de cet amour qui vous nourrit , vous transcende , vous remplit . L'heureuse élue ? Françoise de Rochechouart de Mortemart , voluptueuse gourgandine décomplexée devenue La Montespan en moins de temps qu'il n'en faut pour se défaire de ses jupons qu'elle retirait savamment à l'envi .
    Mariés pour le meilleur et pour le pire ? le meilleur fut de courte durée mais intense ! Au programme , galipettes , jeux d'argent , galipettes , faire bombance et ripailler , galipettes , fiers rejetons , gali...Tres vite désargenté , ce mari éperdu ne verra d'autres solutions que de taper dans l'oeil du roi Louis XIV , guerroyant en son nom afin de s'attirer ses faveurs pécunieres . Aussi compétent en stratégie qu'en gestion ( et budgetfacile.com , c'est pour les gueux ? ) , il récidivera cependant et échouera lamentablement , perdant et sa crédibilité , et sa frivole épouse un tantinet vénale et opportuniste devenue alors la favorite de ce souverain polygame .
    Voici venu le temps des souffrances , le temps de la lutte ! A une époque ou devenir la favorite était fort prisé car gage d'aisance financiere, Le Montespan , lui , personnage romanesque et à contre courant s'il en est , ne l'entend pas de cette oreille - contrairement à Beethoven ( non , pas le chien ) soupir - . Revolutionnaire avant l'heure , il se fait fort de récuperer sa belle par tous les moyens possibles et inimaginaux , tel un Don Quichotte se lançant à l'assaut d'une forteresse Royale que l'on devine imprenable !
    Ben moi , j'aime bien Teulé ! Je suis pas un fan de la premiere heure mais je sais qu'en ouvrant l'un de ses bouquins , les sourires devraient suivre dans la foulée ! Teulé est un conteur incontestable . Il le prouve une nouvelle fois avec ce Montespan , sujet révé pour cet écrivain amateur de personnages atypiques . le ton est enlevé , paillard , caustique , absurde et ravit aussi bien les yeux que l'ame ! Vérité romancée ou roman vérité , peu importe ! L'on se délecte des tentatives maladroites et grotesques ( mention spéciale au passage sur les prostituées afin de choper le plus de maladies possibles et ainsi penser aller contaminer le roi en allant violer sa femme ! Ingénieux le bougre:) de ce marquis rebelle faisant fi de son rang pour aller faire la nique à l'ordre établi ! Cocu magnifique , souvent malhabile , toujours droit dans ses bottes et ses sentiments , Le Montespan ne peut qu'attirer une sympathie bien légitime matinée d'un respect bienveillant .
    Au-delà de cette quete chevaleresque, Teulé dresse le portrait d'une époque , d'un monde perverti ou les courtisans débauchés et corrompus , vulgaires et bétifiants , n'avaient d'autres passe-temps que de hurler avec les loups , pensant ainsi s'arroger les faveurs d'un monarque à la triste figure ! Véritable récit frondeur , Le Montespan interpelle par son imagination débridée, sa ténacité , son courage et , hélas , son aveuglement ! Multipliant les tentatives plus ingénues qu'ingénieuses pour récuperer une moitié qui ne le méritait certainement pas , ce Marquis insoumis , déchu et moqué de tous , procure au lecteur un contentement indéniable !
    Le Montespan : preuve éclatante que l'amour rend aveugle... ! Qui a osé rajouter : " et con " , profitant lachement de mon empressement à refaire les lacets de mes tongs ?! C'est moche cette attitude...
    3.5 / 5
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 23 janvier 2013

    brigittelascombe
    "Je vais aller me cacher derrière un nuage pour attendre Louis XIV avec un gourdin" confie, avec humour alors qu'il agonise, Louis-Henri de Pardaillan marquis de Montespan à la petite fille de sa cuisinière.
    C'est l'esprit de vengeance d'un cocu aux longues cornes, si longues qu'il en décora son carrosse,mais c'est aussi l'amour obsessionnel d'un "époux séparé mais inséparable" pour son épouse infidèle qui est "LA beauté" et devient la favorite de Louis XIV qui nous sont contés, d' une verve toute pétillante par Jean Teulé dans Le Montespan.
    La bande dessinée Le Montespan de Philippe Bertrand (supervisée par Jean Teulé et adaptée de son roman) donne déjà une bonne approche de ce pan d'histoire du XVII° siècle où la volonté du Roi Soleil était inébranlable, où les courtisans serviles se pliaient à ses envies et où les jolies femmes remarquées se battaient pour subir ses assauts ponctuels et répétitifs, même s'il ne se lavait qu'une fois l'an. Dans Le Montespan de Jean Teulé cette atmosphère hypocrite de cour (même Molière se moque publiquement du célèbre cocu), de frivolité ("mode à la hurluberlu"),de rivalités sournoises est fort bien décrite.L'affaire des poisons, cette énigme historique (traitée dans moult romans par Jean-Christian Petitfils, Arlette Lebigre, Paul Giniewski, Arthur Ténor, Claude Quétal....) est abordée ici et montre la métamorphose de la douce Françoise "vorace de plaisirs" en une Athanaïs ambitieuse puis en une démone n'hésitant pas à sacrifier enfants ou rivales embarrassantes.
    Jean Teulé campe dans son roman de beaux portraits psychologiques: La Montespan mauvaise mère,lubrique,fine d'esprit,prête à tout pour réussir,odieuse,exhibitionniste,superstitieuse,infidèle,manipulatrice,méprisante,
    amorale,impatiente,repentante....malheureuse.
    Le Montespan: amoureux,naïf au départ ("Vive le roi") car dans le déni,déconfit,désespéré,téméraire,extravagant,pitoyable,excessif,fidèle en amour et en amitié...noble coeur dont "la grandeur est pathétique".
    Les décors, presque théâtraux, rendent fort bien l'ambiance de l'époque.D'ailleurs quelques illustrations en noir et blanc de ci de là viennent compléter le récit de l'auteur.
    Enfin,"vertubleu!",malgré le côté un peu trop vert de certaines formules imagées,c'est dans la truculence du langage employé que Jean Teulé (ex: "La Frette crache le beurre rance de ses chicots pourris au visage de Chalais",, "humain-oiseau au long plumage et oeil crevé par la contamination des putes dans les bordels", "se rôtir le balai dans ma fille"..),transmet au lecteur ce petit chef d'oeuvre qu'est Le Montespan qui montre que l'amour peut-être éternel mais que la pourriture l'est aussi.
    Petit rappel: Jean Teulé, auteur connu et reconnu à l'ironie mordante (dont le sanglant Charly 9 est irrévérencieux), a reçu pour Le Montespan le prix des Maisons de la Presse 2008. Un prix largement mérité!
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    • Livres 4.00/5
    Par MachaLoubrun, le 27 novembre 2012

    MachaLoubrun
    L'humour caustique et la plume enjouée de Jean Teulé font merveille dans cette biographie romancée de Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan, aristocrate désargenté. Il tombe amoureux de la belle Françoise de Rochechouart qui devait épouser son frère tué en duel mais il va bientôt connaître les affres de la passion.
    Le couple roucoule quelques temps mais bien vite, le belle Françoise s'ennuie, veut briller en société, mener grand train. Elle a beaucoup d'esprit et son sens de la répartie fait mouche à Versailles. Bien vite, elle devient dame de compagnie à la cour puis la favorite de Louis XIV.
    Rongé par la douleur, Louis-Henri va toute sa vie durant, tenter de récupérer sa femme et n'acceptera aucune compromission. Comment ne pas tomber sous le charme de ce personnage haut en couleurs, toujours droit dans ses bottes et fidèle à l'amour de sa vie !
    Il est impossible de s'ennuyer en suivant son épopée amoureuse, les chapitres sont courts, le ton enlevé et plein de malice, un brin coquin.
    C'est l'histoire par le petit bout de la lorgnette racontée avec drôlerie mais sans cacher la dureté des mœurs l'époque. A chaque page, on découvre de nouvelles petites perfidies à la cour, on imagine les odeurs pestilentielles, on fronce le nez de dégout, on sourit…
    La Montespan avait bien du tempérament mais son mari aussi.
    Un livre irrésistible.
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    • Livres 5.00/5
    Par jimetdalva, le 26 août 2012

    jimetdalva
    Madame de Montespan a laissé plus de traces dans l'histoire française que son mari, alors que c'est lui le véritable héros du couple. Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan , est un jeune noble désargenté et amoureux fou de sa femme ,si belle, aux formes si généreuses et si parfaites qu'elle fait tourner la tête du plus humble, les apprentis de la rue, au plus distingué, le roi Louis XIV.
    Le problème de ce genre de récit, qui mêle histoire et fiction ,est le questionnement du lecteur face à la liberté de l'auteur. Où est la vérité, où est l'exagération, où est la fiction ?
    Mais ici, cela n'a en fait aucune importance tant le lecteur est emporté par le personnage hors norme du Montespan, qui ne pouvant rivaliser avec le Roi , choisit d'afficher ouvertement son statut de cocu en ajoutant sur son carrosse une paire de cornes. le personnage est truculent, entier , intègre, passionné, la langue est verte, parfois vulgaire, parfois savante. Les odeurs de Paris vous chatouilleront le nez, le froid du château en ruine vous glacera;Jean Teulé a su faire renaître cette époque pour le plaisir du lecteur !
    La fin est extraordinaire car Le Montespan restera jusqu'au bout l'homme qui a le plus aimé la Montespan. Qui ne rêverait pas d'un tel amour? Peut-être que ce titre touchera plus les femmes que les hommes... le mot touchant définit parfaitement ce personnage.
    Cette édition est agrémentée de quelques reproductions qui vous plongeront dans l'époque.
    Depuis que je l'ai lu, je l'ai déjà offert trois fois , tant j'avais envie de faire partager ma découverte de ce personnage!

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    • Livres 4.00/5
    Par Ellen-R, le 01 septembre 2012

    Ellen-R
    Comme Don Quichotte, rêveur idéaliste, le marquis Louis-Henri de Montespan croit indéfiniment qu'il pourra sortir sa femme, l'exquise et spirituelle Athénaïs de Montespan, des griffes avides de son royal amant, Louis XIV.
    C'est le thème récurrent de ce récit alerte, d'une ironie noire qui restitue avec détails effervescents l'envers de toute une époque qui a fait la gloire de la France. Mu par son amour éperdu de mari fidèle, le voilà, se mettant au service, risquant sa vie, courant les batailles aux quatre coins du monde pour espérer satisfaire les désirs soudains d'apparat et de luxe de sa belle. Obtiendra-t-il enfin, par son courage … et sa naïve franchise, quelque pension honorable et les pistoles nécessaires pour recouvrir les dettes innombrables du couple si épris à ses débuts ? Hélas rien n'y fait. Il s'épuise lamentablement cependant que la belle a trouvé des voies plus perfides pour arriver à combler ses appétits de grandeur.
    On adore la vivacité et une certaine familiarité de ton. Les descriptions picaresques et amoureuses sont hautes en couleur, livrées dans le langage fleuri de l'époque et présentées avec verve parfois. La moquerie vis-à-vis des « riches » n'est pas déguisée.
    Plus le Gascon au sang chaud enrage, plus la bassesse des conspirations et des trahisons transpire et la veulerie des courtisans et de leur roi éclate sans ménagements. le marquis dépité refusera catégoriquement toute offre de négociation, menaçant même le roi de le faire excommunier. Son amour de mari bafoué « séparé mais inséparable » décuple ses forces, fait bouillir sa colère et sa révolte et il n'hésitera pas à marcher impudemment contre ce roi soleil, entouré de fidèles « talons rouges ».
    Personnage maudit, c'est un révolutionnaire avant la lettre, un antihéros qui nous éclaire sur cette époque à la fois si brillante et si noire. Lui consacrer un roman historique est du pur génie et un contrepied jubilatoire! Jean Teulé maîtrise parfaitement l'Histoire contée. On se délecte.
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Citations et extraits

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  • Par carre, le 20 novembre 2012

    -Si la lettre est pour votre femme, jointe à mon tableau, inutile de fermer l'enveloppe. Au palais, le service de contrôle du courrier-le "cabinet noir du roi"-interceptera vos mots.
    -Ah, vous avez raison, reconnait Louis-Henri.
    Alors le marquis, d'une insolence et d'une morgue inversement proportionnelles à sa petite fortune, écrit sur le verso de l'enveloppe :
    Aux salauds et salopes qui entourent Sa Majesté et trouvent à se divertir dans ma correspondance !
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  • Par lehane-fan, le 15 juin 2012

    - Ah , je sais , homme peu considéré , j'ai du crédit comme un chien à la boucherie . Je suis plus pauvre que jamais mais j'ai ton cou , tes bras lestes et frivoles et la caresse , nuit et jour , de ta parole . Je suis riche de tes yeux . Je ne vis qu'en ton essence . Je suis riche de tes baisers sans nombre , la seule opulence , crois-moi , et que me fait que le temps soit sombre s'il fait soleil en nous .
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  • Par MachaLoubrun, le 25 novembre 2012

    Par exemple à Versailles, circule une parodie de notre Père, encore inimaginable il y a quelques mois qui se termine par : « Délivre-nous de la Montespan. » Ceux qui la portaient aux nues hier, la trainent plus bas que terre aujourd’hui. Même Racine qui lui doit tout la bafoue publiquement dans son Esther – comédie qui raconte la chute de la Montespan et la montée de la Maintenon. Encore un bel exemple d’ingratitude ! Mais les gens disent que le roi, depuis l’opération de sa fistule anale, a maintenant plus besoin d’une infirmière que d’une pute. Sourde et perfide comme une eau souterraine la Maintenon est surnommée « Madame de Maintenant ». La faveur de la veuve Scarron croît et celle de votre épouse, monsieur le marquis diminue à vue d’œil. Un matin, la Maintenon a croisé la Montespan dans l’escalier : Quoi, vous descendez madame, moi, je monte. »
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  • Par BoulieBouffeTout, le 27 août 2010

    "L'intendant se délecte : "Racontez..."
    - Le concierge était ici en robe de mariée ouverte dans le dos, les fesses en l'air, et derrière, le marquis à la culotte baissée voulait... vous savez, comme le chevalier de Lorraine avec Mr le frère du roi...
    - Aller à Naples sans passer par les ponts ?
    - C'est ça !"
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  • Par carre, le 12 janvier 2012

    La hache d'un bourreau cagoulé s'abat d'un mouvement si net et rebondissant que la tête de Saint-Aignan reste sans tomber du billot.
    L'exécuteur croit avoir manqué son coup et qu'il faudra frapper une seconde fois lorsqu'elle s'effondre sur cinq autres couvrant le plancher de l'estrade. En tas comme des choux, on dirait qu'enfin réconciliées elles se font toutes des bises partout : sur le front, les oreilles, la bouche (elles auraient dû commencer par là, de leur vivant).
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Vidéo de Jean Teulé

Jean Teulé - Fleur de tonnerre .
À l'occasion du Salon du Livre de Paris 2013, Jean Teulé vous présente son ouvrage "Fleur de tonnerre" aux éditions Julliard. http://www.mollat.com/livres/jean-teule-fleur-tonnerre-9782260020424.html Notes de Musique : Kalasnjikov - Underground








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