ISBN : 226001772X
Éditeur : Julliard (2009)


Note moyenne : 3.49/5 (sur 187 notes) Ajouter à mes livres
Nul n'est à l'abri de l'abominable.
Nous sommes tous capables du pire!
Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune Périgourdin intelligent et aimable, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin.
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Couperine, le 26 août 2011

    Couperine
    Âmes sensibles s'abstenir ! Ce roman est d'une violence... il donne presque la nausée. Mais attention, ce n'est pas la faute de l'auteur. Non, c'est surtout de penser que cette histoire est réelle. le village de Hautefaye a, en effet, été le lieu d'une innommable barbarie. A l'heure actuelle, il y a encore une certaine honte. Une stèle commémorative ne sera d'ailleurs installée qu'en 1977, soit plus de cent ans après les faits...
    Mais revenons un peu sur le déroulement : Nous sommes le 16 août 1870, un mois après la déclaration de guerre de la France à la Prusse. Les villageois, en ce jour de foire annuelle, commencent à apprendre que des défaites françaises ont eu lieu. Un des leurs vient de perdre son fils, mort glorieusement pour la Patrie. le jeune Alain de Monéys, aristocrate en charge d'un domaine, se rend à la foire. Il trouve son cousin, Camille de Maillard, résume et commente les nouvelles, allant jusqu'à lâcher : « L'empereur est foutu. Il n'a plus de cartouches. » Son ton arrogant ne plaît pas. Il effraie la population. Aussi, on l'accuse d'avoir crié « Vive la Prusse ! » le voyant poursuivi, Alain demande ce qu'il se passe et veut le défendre. Mal lui en prend :
    - Eh bien, mes amis, que se passe-t-il ?...
    - C'est votre cousin, explique un colporteur. Il a crié : « Vive la Prusse ! »
    - Quoi ? Mais non ! Allons donc, j'étais auprès et ce n'est pas du tout ce que j'ai entendu. Et puis je connais assez de Maillard pour être bien sûr qu'il est impossible qu'un tel cri sorte de sa bouche : « Vive la Prusse »... Pourquoi pas « À bas la France ! » ?
    - Qu'est-ce que vous venez de dire, vous ?
    - Quoi ?
    - Vous avez dit « À bas la France »...
    - Hein ? Mais non !
    - Si, vous l'avez dit ! Vous avez dit « À bas la France ».
    Voici donc le point de départ du calvaire que va endurer par la suite Alain. Les villageois, rendus fous furieux par une haine insatiable vont le pourchasser et lui faire subir les pires tortures. Seuls trois ou quatre amis vont essayer de faire entendre raison, en vain, à cette horde déchaînée. On ne le reconnaît plus, lui qui était pourtant membre du conseil municipal et premier adjoint. On ne voit en lui qu'un Prussien, LE Prussien, celui qui va devoir payer pour le sang versé par leurs fils ou leurs pères. Teulé prend la peine, à chaque début de chapitre, de faire un croquis afin de nous montrer, suivant le déroulement des actes, où se trouve Alain. Ceci ressemble presque aux stations du Christ. Mais le pauvre homme ne finira pas sur la croix mais sur le bûcher, jeté à demi-mort dessus pour une ultime épreuve. Comble de la barbarie, les villageois feront couler sa graisse sur des tartines de pain et vont s'en délecter sauvagement et avidement. La femme de l'instituteur ira jusqu'à manger les parties intimes du supplicié, ce qu'elle appellera « les bonbons du baptême ». Quant au titre, « Mangez-le si vous voulez », il vient de la phrase qu'aurait prononcé le maire.
    Bizarrement, tout retombe soudain comme un soufflé (si j'ose employer cette métaphore culinaire). le corps carbonisé du pauvre homme est mis entre deux draps dans l'Église. le lendemain, les villageois semblent sortir de leur torpeur, comme s'ils se réveillaient d'un mauvais rêve. Mais toute une journée d'inhumanité, de barbarie sans nom laisse des traces. Bien entendu, ils seront jugés. Mais il est difficile d'instruire l'affaire... comment condamner tout un village ? On prend alors les cas les plus importants, les meneurs. Quatre seront condamnés à mort, neuf aux travaux forcés (dont un à perpétuité), six à la prison et un, âgé de 14 ans, à la maison de correction jusqu'à ses 21 ans.
    Les esprits chagrins et chafouins (cela va de pair en général) m'argueront qu'un tel sujet ne pouvait que plaire à Jean Teulé, qui se complait souvent, par son style cru et enlevé, dans les descriptions des pires abominations. Certes. Mais en attendant, j'ai appris ce fait réel grâce à son livre. On ne l'enseigne pas (ou plus ?) dans les manuels d'Histoire, et pour cause....

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
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    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 17 janvier 2011

    Cath36
    C'est une histoire à vous couper l'appétit à défaut du souffle : celle d'un jeune aristocrate intelligent, bon, sensible qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment. Pris à partie par une foule en furie, il finira lynché et même dévoré par celle-ci. le préfet, sorte de Ponce Pilate du XIXe, qui était censé intervenir pour le sauver, aura ces mots funestes et prémonitoires qui condamneront à une mort certaine un innocent : Mangez-le si vous voulez.
    le lecteur a l'impression d'une descente en enfer qui ne s'arrête que lorsque l'épouvantable est commis, et que la foule semble se réveiller de sa démence.Effroyable mais vrai.
    .
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    Critique de qualité ? (22 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par bacoltrane, le 24 novembre 2010

    bacoltrane
    Nul n'est à l'abri de l'abominable. le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune aristocrate périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C'est un jeune homme plaisant, intelligent, aimable et bon. Il arrive à quatorze heures à l'entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l'aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur est-elle possible ?

    C'est sur ces accusations infondées que sera massacré le jeune Alain par au moins deux cents personnes qui, tout en allant boire le vin du curé, revenaient rouer de coups le jeune homme qui ne cessera de crier tout au long de son supplice : « Vive l'Empereur ! ». Rien n'y fera. Même le courage du curé et des métayers de monsieur de Monéys, ne permettront pas de le soustraire à une foule en liesse, avide de sang, désireuse de commettre un sacrifice pour calmer sa fureur, née de la peur de l'envahisseur. Après avoir été frappé, sanglé et torturé sur un travail à ferrer, avoir pris des coups de gourdins, de fourches, de boules d'un crochet de fer, il sera finalement, alors qu'on assemble à la va-vite du bois brûlé vif sur la place dite du « Lac desséché » par ses principaux concitoyens, dont l'âge allait de quatorze à soixante ans.
    En décembre 1870, lors du procès qui se tient à Périgueux, on comptera dix-neuf condamnés, dont quatre à la peine capitale, lesquels seront exécutés sur la place d'Hautefaye.
    Le village dut à ce massacre son surnom de « village des Cannibales » car, durant la crémation d'Alain de Monéys, certains auraient pris au pied de la lettre le maire qui ne l'a pas protégé – ce qui lui valut d'être destitué par le préfet – déclarant « Mangez-le si vous voulez », et auraient étalé sa graisse encore bouillante sur des tartines de pain qui circulèrent.
    En 1953 mourut à Hautefaye Noémie Lavaud, 92 ans, « dernier témoin direct du drame ».
    Le 16 aout 1970, à l'initiative d'un des habitants du village, fut dite dans l'église du bourg une « messe du pardon » en présence des descendants de la famille d'Alain de Moneys et des ceux de ses assassins.
    Le nom du village fut un temps condamné à disparaître et ses habitants frappés d'infamie.
    Le journaliste républicain Charles Ponsac fit le compte-rendu du procès, puis le drame a été plus tard raconté et analysé par l'écrivain Georges Marbeck en 1982, l'historien Alain Corbin en 1990, l'écrivain Violaine Massenet en 2008, l'écrivain Jean Teulé en 2009 et d'autres encore, et serait également en cours d'adaptation pour le cinéma.
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    • Livres 3.00/5
    Par chocobogirl, le 05 avril 2011

    chocobogirl
    L'impertinent Jean Teulé nous avait déjà ravi avec ses précédents romans et il revient ici avec un texte fort et violent qui en dégouté plus d'un sur la blogosphère !
    On en a déjà tout dit mais bon, je m'y met à mon tour !
    Nous sommes en 1870, à Hautefaye, petit village de Dordogne sans histoire. Nous allons suivre Alain de Moneys, jeune homme de bonne famille, qui vient d'être élu conseiller municipal. Il est en route pour la foire et semble apprécier et connaitre tous les habitants qui ont chacun droit à un petit mot sympathique.
    La France est en pleine guerre contre la Prusse et l'issue plutôt mauvaise que laisse présager les nouvelles du front exacerbe la tension chez les habitants.
    C'est pourquoi, quand le cousin d'Alain de Moneys en pleine altercation politique s'enfuit en criant "Vive la République", les villageois prennent à partie Alain qui dément les tendances politiques de son cousin. Hélas, il prononce le mot "prussien", un quiproquo s'ensuit et voilà notre jeune homme accusé lui-même d'être un prussien !
    Il n'en fallait pas plus pour faire exploser la foule qui reprend l'insulte de prussien et commence à malmener Alain de Moneys. S'ensuit alors une véritable descente aux enfers pour Alain qui sera poursuivi, battu, insulté et torturé. Quelques proches amis essaient de faire entendre raison à la foule en rappelant à tous qu'il s'agit d'Alain de Moneys, connu pour son engagement et qui, de plus, était en passe de partir pour la guerre contre les prussiens. Hélas ! Les villageois se déchainent et perdent complètement les pédales.
    Le maire préfère se planquer dans sa maison et se lave les mains de toute l'histoire, condammant ainsi le jeune conseiller municipal à la vindicte de ses bourreaux.
    "- Mangez-le si vous voulez."
    Vous le savez tous, l'histoire finira mal, très mal... puisqu'Alain sera brûlé vif et que certains se délecteront même de sa chair et de sa graisse.
    A l'issue de ce meurtre collectif, un procès s'ouvrira et on découvrira alors des villageois abasourdis devant le lynchage qu'ils ont commis et incapables de comprendre leur geste.
    Si je vous dévoile l'histoire, c'est qu'elle est connue : on en a beaucoup parlé et la quatrième de couverture ne cache pas l'issue de cette violence.
    De plus, et c'est là le plus terrifiant, cette histoire est vraie ! le village de Hautefaye a effectivement connu ce drame et c'est tout l'art de Jean Teulé d'avoir su saisir le "romanesque" de ce fait divers.
    Teulé nous raconte le déroulement de cette journée tragique en n'épargnant aucun détail. Les descriptions des sévices sont crues et s'accumulent mais je n'ai pas trouvé comme certains que Teulé se complaisait dans le glauque des descriptions. Je dirais même qu'il apporte une certaine dose d'humour (noir) pour dédramatiser les situations. Par exemple, il fait dire à Alain, noyé sous les coups : "Il faudrait dire à ma mère que je rentrerais plus tard". Plus loin, une scène de torture s'accompagne d'une partie de jambes en l'air, tentative réussie de détourner son agresseur.
    Le récit est ponctué par les pensées du pauvre Alain qui n'en continue pas moins de s'interroger sur la raison de ce déchainement. Teulé donne un portrait très étonnant du jeune homme qui malgré la violence subie continue d'avoir un regard extrêmement réaliste sur ses contemporains. Son esprit et son corps sensible semblent presque dissociés.
    La narration est simple, l'écriture dépouillée. Chaque chapitre correspond à une "étape" sur le chemin de la mort. Et en écrivant ceci, je m'interroge même sur un possible parallèle avec la figure de Jesus... mais je m'égare peut-être !
    A la suite de ce périple meurtrier, la chute et le procès n'en sont que plus durs. On essaie de décrypter les raisons d'une violence collective innatendue. On comprend les mécanismes de la foule qui s'auto-encourage.
    Et on finit par s'interroger : Comment des gens apparemment normaux finissent par provoquer de tels crimes ? La violence est-elle inhérente à la nature humaine ?
    Plus que la violence physique, c'est la violence morale et cette tendance à se comporter comme des moutons sans se poser de questions qui m'a le plus interpellé.
    Un roman plus fort qu'il n'en a l'air et qui mérite qu'on ne s'arrête pas aux seules descriptions de tortures.
    IL est important de ne pas oublier qu'il s'agit donc d'un ROMAN et que même si Teulé s'appuie sur des données historiques, il a tout de même laissé libre cours à son imagination.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-mangez-le-si-vous-voul..
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    • Livres 5.00/5
    Par malo64, le 17 octobre 2011

    malo64
    Je l'ai enfin lu, ce fameux livre qui me tentait et faisait peur à la fois, je dois dire que je suis restée tétanisée face à tant de cruauté, cet effet de foule où chacun rejette sa colère sur un innocent, où tous les coups sont permis.
    Ma peur et mon effroi ne viennent pas du récit en lui-même, mais du fait de la réalité des évènements qui peuvent se reproduire.
    Après un quiproquo, Alain, un jeune homme de bonne famille, apprécié de tous, va se trouver malencontreusement pris à parti d'une foule hystérique et sera leur cible, cette foule va se déchainer sur lui, sans aucune limite, es violences vont monter crescendo.
    La folie devient contagieuse, bientôt on va assister à un lynchage suivi de tortures au delà de ce que l'on peu imaginer.
    Comment peut-on en arriver là !!!
    Les auteurs de cette barbarie ne le savent pas eux-mêmes. quant au lendemain de cette atroce journée, ils sont arrêtés, ils ne nient pas leur geste, mais ne savent pas l'expliquer non plus. Alain était leur voisin, leur ami d'enfance et un "gentil gars" disent-ils...
    J'ai aimé ce livre que Jean Teulé a su rendre touchant malgré l'horreur décrite.
    Que dire de plus, sinon merci à Monsieur Jean Teulé pour ce livre qui doit nous rappeler à l'ordre et nous dire : restons humains....
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Citations et extraits

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  • Par Myrabelle, le 03 février 2012

    Pauvre coeur mal tombé, il devient victime d'un groupe de fantômes qui dansent comme des atomes dans la chaleur accablante dont les torréfie l'été. Anthony se retrouve à nouveau rejeté en arrière par la foule ainsi que les autres alliés. Alain est seul.
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  • Par diborde, le 08 décembre 2010

    Le premier magistrat de la commune s'avance d'un pas vers de Monéys et s'adresse à ceux qui le tirent par les chevilles :
    - Ôtez cet homme de là. Il gêne la circulation. Emmenez-le plus loin.
    Anthony, effondré, soupire. Buisson et Mazière demandent à Bernard Mathieu :
    - Pour en faire quoi, plus loin?...
    - Ce que vous voudrez! répond le maire totalement dépassé par les événements. Mangez-le si vous voulez.
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  • Par bacoltrane, le 19 septembre 2009

    - et bien mes amis, que se passe-t-il ?...
    - C'est votre cousin, explique un colporteur. Il a crié : "Vive la Prusse !"
    - Quoi ? Mais non ! Allons donc, j'étais auprès et ce n'est pas du tout ce que j'ai entendu. Et puis je connais assez de Maillard pour être bien sûr qu'il est impossible qu'un tel cri sorte de sa bouche : "Vive la Prusse"... Pourquoi pas "A bas la France !" ?
    - Qu'est-ce que vous venez de dire, vous ?
    - Quoi ?
    - Vous avez dit "A bas la France"...
    -Hen ? Mais non !
    -...
    Le colporteur demande aux gens près du muret :
    - Que ceux qui l'ont entendu crier "A bas la France" lèvent la main !
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  • Par Couperine, le 26 août 2011

    Tout le monde se tord de fou rire. C'est long à brûler, un homme. Le soleil couchant s'effondre et pleure du sang. C'est fatal et tout le reste. Et les cendres éparpillées de cet être calciné, là et puis là et aussi là-bas, vont au vent qui les envole. Elles se glissent également sous les semelles de ceux qui s'éloignent, essuyant leur bouche luisante d'un revers de manche et satisfaits :

    - Trop de Prussiens en Lorraine pour qu'on ait pu en supporter dans le bourg ! En voilà un qui brûle. Je crois que nous avons montré l'exemple.

    Un autre, à côté, déclare :

    - Je me fais gloire d'avoir lancé quatre coups de bâton dans les dents, et qui portaient bien, à ce de Monéys.

    - À qui ?

    - Au Prussien.

    - Ah oui, moi aussi, je ne l'ai pas loupé, le Prussien.

    À ceux qu'ils croisent, ils révèlent :

    - Vous vous êtes privé d'un fameux rôti ! Il avait du gras comme trois truies, le Prussien. Il nous aurait bien fait la semaine !

    Face à l'homme-ratier, au bord de la gerbe en les entendant donner des détails culinaires, les cannibales s'esclaffent :

    - Oh, fais pas ton sucré, toi ! Tu manges bien du rat et du vieux en plus !

    - Mais... c'était Monsieur de Monéys.

    - Hein ?...

    Le souffle de leurs haleines graisseuses, sur une épaule saupoudrée, projette un résidu de la combustion du fils de Magdeleine-Louise et Amédée de Monéys qui monte dans le ciel et file au sud. Ce soir, la lune est délétère. Des bagarres de feuilles en déroute tournoient sur le chemin qui mène à Bretanges. Un jeune homme, lanterne au poing, court vers la demeure encore loin. Une faible mère inquiète y est à la fenêtre ouverte du salon. Malgré la nuit, la chaleur reste égale. Elle rabat le couvercle du piano et découvre, au-dessus de Hautefaye, un filet de fumée qui moutonne dans la nuit étoilée. Le claquement des semelles de celui qui court – domestique Pascal – fait le bruit d'une averse sur la poussière. La mère s'en étonne :

    - Pourquoi va-t-il si vite alors qu'il fait tellement chaud ?

    - Madame de Monéys ! Madame de Monéys !

    Pascal entre en trombe dans la maison du XVIe siècle :

    - Alain, il a été...

    Un cri terrible déchire tout le paysage et la nuit.
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  • Par sandy73, le 09 novembre 2011

    - Alors le préfet de Ribérac a demandé au maire de Hautefaye : "Avez-vous des radicaux dans votre commune ?" L'autre lui a répondu : "Nous avons des radis roses, des radis noirs, mais pas de radis cots !"
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