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ISBN : 2260018246
Éditeur : Julliard (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.19/5 (sur 686 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Charles IX fut de tous nos rois de France l'un des plus calamiteux. A 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélemy qui épouvanta l'Europe entière. Abasourdi par l'énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par MllePeregrine, le 16 décembre 2011

    MllePeregrine
    Merci Jean Teulé pour ce cours d'Histoire de France!
    Charles IX, appelé ici Charly IX, a 10 ans lorsqu'il monte sur le trône de France! C'est sa mère, Catherine de Médicis qui assure la régence pendant les plus jeunes années de son fils. Néanmoins, elle gardera toujours sur lui une forte emprise, jusqu'à le convaincre de signer l'autorisation du massacre de la Saint-Barthélémy...
    Le 24 août 1572, donc, le massacre des protestants s'étend dans la France entière. Charles IX, fragile aussi bien physiquement que psychologiquement, ne s'en remettra jamais, du haut de ses 22ans. Dès lors, commence pour ce malheureux jeune garçon une véritable descente dans les méandres de la folies. On le voit organiser des chasse à courre à l'intérieur du Louvre, essayer les selles des chevaux sur son dos, pleurer comme un enfant sur son trône.
    Il est impossible de complètement rester insensible au sort de ce jeune homme qui n'était pas fait pour être roi, surtout à une époque où la France connaissait des années si sombres! Pour essayer de se faire aimer de son peuple, il décide d'offrir du muguet pour le 1er mai (Charles IX nous aura laissé cela!). Mais c'était sans prévoir que le peuple, affamé, le mangerait et mourrait empoisonné!
    Quant à la tradition du poisson d'avril, il en est également (malgré lui!) à l'origine.
    Charles IX est mort à 23ans, suant le sang par tous les pores...
    L'écriture de Jean Teulé, moderne et très crue, confère au livre une dimension tantôt comique tantôt pathétique. le cocasse côtoie l'horreur des massacres, de la violence. Teulé excelle dans le roman historique, il nous instruit en nous faisant rire!
    On retrouve également Ronsard, complètement sourd, le futur Henri IV (époux de la soeur de Charles IX, Marguerite, dite Margot) qui incommode tout son entourage car il ne se lave jamais...
    Pour terminer, je conseillerais ce livre à tous ceux qui veulent en apprendre davantage sur la France du XVIème siècle, mais aussi, pour faire simple, à tous ceux qui veulent passer un bon moment!
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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 11 septembre 2011

    LydiaB
    Pauvre Charles IX ! Accéder au trône de France lorsque l'on est âgé de dix ans, voilà qui a de quoi traumatiser. Même si la régence est confiée à sa mère, Catherine de Médicis, celle-ci ne va pas le ménager. Charles devient l'héritier de la couronne dans une période troublée : les guerres entre protestants et catholiques font rage. Catherine tentera de signer une paix entre les deux partis en faisant épouser sa fille Marguerite, avec un protestant, le futur Henri IV. Cependant, les huguenots sont encore trop violents et trop importants à ses yeux. Après l'attentat de ces derniers contre Coligny, elle tente de convaincre Charles IX, âgé alors de 22 ans de les éradiquer. Teulé met en relief l'atmosphère tendue.
    Catherine va pousser son fils dans ses retranchements jusqu'à temps qu'il accepte et ordonne le massacre, cette boucherie dont il ne se remettra jamais. On sent bien l'être fragile qui souffrira de la préférence de sa mère envers le futur Henri III qu'elle appelle « ses chers yeux ». Catherine apparaît ici comme une maîtresse-femme qui sait ce qu'elle veut. Puissant stratège, elle fait fi de tout lien maternel. La couronne avant tout. Peut-on / doit-on lui en vouloir ? le fait est qu'elle détruira ce fils qui n'avait besoin que d'une chose : être considéré. On le voit bien d'ailleurs dans ses relations avec les femmes. Il sera à la recherche de cet amour maternel qui lui a tant fait défaut.
    Avec brio, Jean Teulé va faire rentrer le lecteur dans ce siècle et, surtout, dans cette période où il ne fait pas bon vivre et lui faire partager les sentiments et ressentiments des personnages. La lecture est aisée et agréable. On apprend énormément. Et même si, quelquefois, le sourire l'emporte, notamment en imaginant ce pauvre Charles, devenu fou, faire sa chasse à courre dans le palais, on plaint le plus souvent ce pauvre être naît à une mauvaise période.

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
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    • Livres 4.00/5
    Par Erveine2014, le 14 janvier 2014

    Erveine2014
    Nous sommes en compagnie de Jean Teulé qui nous conte avec brio cette partie de notre histoire de France.
    Il nous suffit de suivre sa plume délicate qui oscille entre humour et ironie, comme pour tempérer l’austérité du climat de l’époque, dans lequel toutefois nous pénétrons tout naturellement.
    Depuis le massacre de la Saint Barthélémy qu'il ordonnât pourtant sous la pression de sa mère, la redoutable Catherine de Médicis, il semble bien que Charles IX ne s’en fut jamais remis.
    Nous le voyons qui déambule dans de sombres couloirs, toujours à l'affût de quelques proies, fut-ce des oiseaux, des chiens et tout ce qui bouge, finalement. Il faut qu'il tue, qu'il tue encore et encore.
    Peut-être cherche-t-il quelque part, mais en vain, une espèce d'acte ultime, un acte réparateur pour marquer le mot fin et laver toute cette odeur de chairs putréfiées. Oui ! Bannir toute cette atmosphère de fin du monde qui littéralement l’a envahi au plus profond de lui-même.
    Du sang ! Du sang ! Il y en aura encore pour ce roi, une sudation de sang qu’expulsent tous les pores de sa peau, comme une sève restituée coulant des corps suppliciés à la gloire des rancœurs, des règlements de comptes et des guerres de religion. Une offrande à quelque non-dieu, un dieu tyrannique...
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    • Livres 4.00/5
    Par Shenandoah, le 02 février 2014

    Shenandoah
    Quel étrange roman !
    C'est le premier roman de Jean Teulé que je lis, et je ne sais pas si ce style d'écriture déjanté est habituel chez lui, mais je dois bien admettre que ça surprend ! D'un autre côté, le titre laissait déjà présager un récit bien différent de celui d'un livre d'histoire.
    Jean Teulé nous raconte ici la vie de Charles IX, le roi à l'origine de la Saint Barthélémy, et sa plongée vers la folie après ce massacre, jusqu'à sa mort étrange.
    J'avoue très mal connaître cette période de l'histoire, et avoir découvert avec ce livre qui était Charles IX. Cependant, après de rapides recherches sur internet, je pense pouvoir dire que la plupart des événements relatés dans ce roman, tout invraisemblables qu'ils puissent paraître, ont une réalité historique. Bon point donc, puisque l'on apprend beaucoup de choses sur l'histoire de France, et le ton humoristique du livre permet de les mémoriser facilement.
    Le ton, parlons-en. Peut-être est-ce pour nous immerger dans la personnalité délirante de Charles IX que l'auteur a décidé d'écrire ce livre comme une farce, mais le mélange de genres est détonnant. le contraste entre les événements tragiques et le ton burlesque avec lequel ils sont contés provoque bien souvent un fou rire un peu honteux (l'atroce histoire du muguet m'a fait mourir de rire). Les dialogues entre les personnages sont très drôles, que ce soit lorsqu'ils parlent entre eux de l'état de Charles IX ou bien qu'ils tentent de discuter avec le monarque dérangé. On imagine bien le malaise qui devait régner à la Cour de France avec un souverain dans un tel état.
    Je n'ai pas grand-chose de plus à dire sur ce livre, si ce n'est qu'après mon étonnement du départ, j'ai passé un très bon moment de lecture. Je pense que ce livre va diviser, entre ceux qui adhèrent au ton de Teulé et les autres, mais c'est certain qu'il ne laissera personne indifférent.
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    • Livres 4.00/5
    Par Dosamuse, le 07 février 2014

    Dosamuse
    Merci Jean Teulé ! Si l'Histoire avait été enseignée avec un peu plus d'humour et d'humanité comme dans ce livre peut-être que j'aurais été un peu plus attentive en cours.
    Au lieu d'une succession de faits, le règne de Charles IX entaché du sang de la Saint Barthélémy est abordé à travers la psychologie des personnages, leurs préoccupations au quotidien.
    On y découvre des anecdotes telles que le premier Poisson d'avril, le sale caractère de Ronsard...
    C'est peut-être très romancé mais qu'importe vu que c'est très agréable à lire.
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Critiques presse (4)


  • Auracan , le 03 janvier 2014
    Voici 128 pages où l'horreur côtoie le burlesque et le cynisme de bien belle manière et devraient faire passer au lecteur un très agréable moment.
    Lire la critique sur le site : Auracan
  • BDGest , le 22 novembre 2013
    Une adaptation en tout point remarquable qui offre une initiation parodique et cultivée aux guerres de Religions.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • Lexpress , le 21 mars 2012
    Dans son dernier roman, Jean Teulé revisite l'Histoire de France pour mieux parler d'aujourd'hui.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Actualitte , le 07 juillet 2011
    Ce roi sanguinolent qui traduit avec force la vanité de l’existence et du pouvoir inonde de sang les dernières pages, dégage une odeur de putréfaction et de mort. A l’excès. Mais cela reste une affaire de goût !
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par LydiaB, le 11 septembre 2011

    - Les huguenots Navarre et Condé devront être protégés, reine Catherine, rappelle le garde des Sceaux, de par leur appartenance à la descendance de Saint Louis...

    - À condition que ces princes de sang abjurent leur religion hérétique ! exige la reine mère. Et ce sera à toi, Charles, de les en sommer. Dague sous leur gorge, tu devras demander : « Mort ou messe ? »

    - Et s'ils préfèrent les prêches ?

    - Tu les tues.

    - Ventre-de-loup ! jure le roi que cette perspective n'enchante pas du tout. C'est une chose que je ne pourrai faire.

    La langue de Catherine claque, intransigeante, entre ses dents :

    - Un roi peut ce qu'il veut ! Et maintenant tout est suspendu à ton ordre : on le fait ou on ne le fait pas ?

    Charles IX ressent dans les oreilles un bourdonnement d'abeilles.

    - Agis comme tu veux, mamma. C'est ta décision...

    - Ma décision doit être légalisée par toi pour être applicable. C'est donc sur ton ordre seul qu'on peut agir. Dis : « Je le veux. »

    Le roi se défend de plus en plus faiblement :

    - Bon, bon... Ah non, jamais... oui, non, bon, oui, non...

    Il cède en disant qu'il ne cèdera pas.

    - Allez, Majesté ! l'encourage Nevers. Et puis comme on dit, hein : « Au hasard de la fortune de Mars ! »

    - Dis : « Je le veux », répète la mère, sinon moi, dès cette nuit, je trousse mon paquet et fuis vers l'Italie avec Mes Chers Yeux et toi, tu te débrouilles en France où tu n'auras même plus un village pour te retirer ! C'est ce que tu veux ?

    - Non, mamma... pleurniche son fils fragile.

    Catherine se lève devant le flambeau qui brûle derrière elle. Il faut la voir, à contre-jour en ce lustre ! Le jeune roi se trouve rejeté dans l'ombre gigantesque de sa mère, descendante de Laurent le Magnifique, qui lui lance :

    - Alors dis : « Je le veux » si tu souhaites que je reste.

    - Je le veux... murmure Charles d'une voix à peine audible.
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  • Par Ciryaher, le 12 octobre 2013

    Le monarque découvre une infinité de corbeaux appuyés contre les pavillons du Louvre en chantier. Il y en a si grand nombre que c’est un épouvantement. Charles en saute sur place. C’est une tourbe grouillante, un immense tas confus, et tout le palais semble une masse ondulante de plumes noires. Les oiseaux perchés sur les toits, les échafaudages, les rebords des étages et des fenêtres, les cariatides qui illustrent les façades. On dirait que ces statues respirent. La nauséeuse vision flottante soulève le cœur. Quand les corbeaux s’envolent en bancs énormes à la verticales du château, leurs ombres tourbillonnent en cyclone dans l’extase aboyant de cris : "Croa ! Croa !", de plaintes : "Côaaa ?" Ces silhouettes croassantes se heurtent, vocifèrent et tout cela ne forme qu’une voix où il y a du mugissement d’océan… Les corbeaux se reposent en nuée sur les toits du Louvre entourant la cour carrée. De là, ils plongent par vagues et l’on a le sentiment chaque fois que c’est un bâtiment qui se désagrège.
    Les charognards courent aux morts vers un pavage qu’on ne distingue pas depuis la chambre de la tour du roi. Ils doivent s’égayer dans tant d’hémoglobine et se jouer de tellement de proies qu’ils remontent, tous, emportant des bouts de chairs écarlates. Le ciel fume alors de sang et d’âmes. Et ça gueule, ces becs qui avalent des lambeaux de peaux humaines secoués avec avidité :
    - Croa ! Croa ! Croa !
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  • Par Zinaida, le 15 août 2014

    -Pourquoi luthériens et papistes ne parviennent-ils pas à danser ensemble ?

    - Les réformés ne prient pas Dieu comme les catholiques, rappelle Nevers.

    - Et alors ? Ne sont-ils point aussi des chrétiens ?

    - Leur façon de s'habiller et de manger est étrange, souligne Birague. Ils ne font pas maigre le vendredi.

    - Si c'est leur choix...

    Gondi s'enflamme en se signant :

    - Que périssent ces choix d'hérétiques ! Et que cette nuit, un roi béni du ciel ose enfin commander d'abattre sa foudre sur les ennemis.

    - Oui, mais qui sont ces ennemis ? s'agace Charles. Des Mongols, des Chinois... ? Nous sommes tous du même royaume que je sache. Par des mains de Français, des Français immolés ?

    - Dieu attend que vous fassiez la grande lessive, plaide le garde des Sceaux, et qu'à coups de dagues vous...

    - Arrêtez ! le coupe Charles. Loin de moi cet avenir horrible. Votre Dieu m'échauffe, me presse, il accable mes sens. J'en ai assez de ce XVIe siècle aux guerres de religion continuelles...
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  • Par MllePeregrine, le 16 décembre 2011

    -Sire, Sire! Il me faut tout de suite une signature au bas de cette dépêche et que vous y apposiez l'empreinte en très bonne forme du sceau de votre bague! La reine mère en ordonne l'expédition rapide!
    Mais le roi qui halète glisse entièrement sa tête dans le ventre ouvert du cerf comme si c'était du sable et crie d'une voie étouffée:
    -Je ne suis pas là! Je ne suis pas là!
    [...]
    -ça y est, il est parti? Il n'y a plus de problèmes?...
    Du ventre de la bête rousse, Charles IX ressort sa tête fumante. Un comte qui fait pivoter sa monture glose:
    -Voilà un fait divers qui donnera à penser pour jamais.
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  • Par sandy73, le 16 juillet 2011

    Le monarque découvre une infinité de corbeaux appuyés contre les pavillons du Louvre en chantier. Il y en a si grand nombre que c'est un épouvantement. Charles en saute sur place. C'est une tourbe grouillante, un immense tas confus, et tout le palais semble une masse ondulante de plumes noires. Les oiseaux perchés sur les toits, les échafaudages, les rebords des étages et des fenêtres, les cariatides qui illustrent les façades. On dirait que ces statues respirent. La nauséeuse vision flottante soulève le cœur. Quand les corbeaux s'envolent en bancs énormes à la verticales du château, leurs ombres tourbillonnent en cyclone dans l'extase aboyant de cris : "Croa ! Croa !", de plaintes : "Côaaa ?" Ces silhouettes croassantes se heurtent, vocifèrent et tout cela ne forme qu'une voix où il y a du mugissement d'océan... Les corbeaux se reposent en nuée sur les toits du Louvre entourant la cour carrée. De là, ils plongent par vagues et l'on a le sentiment chaque fois que c'est un bâtiment qui se désagrège.
    Les charognards courent aux morts vers un pavage qu'on ne distingue pas depuis la chambre de la tour du roi. Ils doivent s'égayer dans tant d'hémoglobine et se jouer de tellement de proies qu'ils remontent, tous, emportant des bouts de chairs écarlates. Le ciel fume alors de sang et d'âmes. Et ça gueule, ces becs qui avalent des lambeaux de peaux humaines secoués avec avidité :
    - Croa ! Croa ! Croa !
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