ISBN : 2260018246
Éditeur : Julliard (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.17/5 (sur 187 notes) Ajouter à mes livres

Charles IX fut de tous nos rois de France l'un des plus calamiteux. A 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélemy qui épouvanta l'Europe entière. Abasourdi par l'énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par coquelicot5602, le 16 décembre 2011

    coquelicot5602
    Merci Jean Teulé pour ce cours d'Histoire de France!
    Charles IX, appelé ici Charly IX, a 10 ans lorsqu'il monte sur le trône de France! C'est sa mère, Catherine de Médicis qui assure la régence pendant les plus jeunes années de son fils. Néanmoins, elle gardera toujours sur lui une forte emprise, jusqu'à le convaincre de signer l'autorisation du massacre de la Saint-Barthélémy...
    Le 24 août 1572, donc, le massacre des protestants s'étend dans la France entière. Charles IX, fragile aussi bien physiquement que psychologiquement, ne s'en remettra jamais, du haut de ses 22ans. Dès lors, commence pour ce malheureux jeune garçon une véritable descente dans les méandres de la folies. On le voit organiser des chasse à courre à l'intérieur du Louvre, essayer les selles des chevaux sur son dos, pleurer comme un enfant sur son trône.
    Il est impossible de complètement rester insensible au sort de ce jeune homme qui n'était pas fait pour être roi, surtout à une époque où la France connaissait des années si sombres! Pour essayer de se faire aimer de son peuple, il décide d'offrir du muguet pour le 1er mai (Charles IX nous aura laissé cela!). Mais c'était sans prévoir que le peuple, affamé, le mangerait et mourrait empoisonné!
    Quant à la tradition du poisson d'avril, il en est également (malgré lui!) à l'origine.
    Charles IX est mort à 23ans, suant le sang par tous les pores...
    L'écriture de Jean Teulé, moderne et très crue, confère au livre une dimension tantôt comique tantôt pathétique. le cocasse côtoie l'horreur des massacres, de la violence. Teulé excelle dans le roman historique, il nous instruit en nous faisant rire!
    On retrouve également Ronsard, complètement sourd, le futur Henri IV (époux de la soeur de Charles IX, Marguerite, dite Margot) qui incommode tout son entourage car il ne se lave jamais...
    Pour terminer, je conseillerais ce livre à tous ceux qui veulent en apprendre davantage sur la France du XVIème siècle, mais aussi, pour faire simple, à tous ceux qui veulent passer un bon moment!
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Couperine, le 11 septembre 2011

    Couperine
    Pauvre Charles IX ! Accéder au trône de France lorsque l'on est âgé de dix ans, voilà qui a de quoi traumatiser. Même si la régence est confiée à sa mère, Catherine de Médicis, celle-ci ne va pas le ménager. Charles devient l'héritier de la couronne dans une période troublée : les guerres entre protestants et catholiques font rage. Catherine tentera de signer une paix entre les deux partis en faisant épouser sa fille Marguerite, avec un protestant, le futur Henri IV. Cependant, les huguenots sont encore trop violents et trop importants à ses yeux. Après l'attentat de ces derniers contre Coligny, elle tente de convaincre Charles IX, âgé alors de 22 ans de les éradiquer. Teulé met en relief l'atmosphère tendue.
    Catherine va pousser son fils dans ses retranchements jusqu'à temps qu'il accepte et ordonne le massacre, cette boucherie dont il ne se remettra jamais. On sent bien l'être fragile qui souffrira de la préférence de sa mère envers le futur Henri III qu'elle appelle « ses chers yeux ». Catherine apparaît ici comme une maîtresse-femme qui sait ce qu'elle veut. Puissant stratège, elle fait fi de tout lien maternel. La couronne avant tout. Peut-on / doit-on lui en vouloir ? le fait est qu'elle détruira ce fils qui n'avait besoin que d'une chose : être considéré. On le voit bien d'ailleurs dans ses relations avec les femmes. Il sera à la recherche de cet amour maternel qui lui a tant fait défaut.
    Avec brio, Jean Teulé va faire rentrer le lecteur dans ce siècle et, surtout, dans cette période où il ne fait pas bon vivre et lui faire partager les sentiments et ressentiments des personnages. La lecture est aisée et agréable. On apprend énormément. Et même si, quelquefois, le sourire l'emporte, notamment en imaginant ce pauvre Charles, devenu fou, faire sa chasse à courre dans le palais, on plaint le plus souvent ce pauvre être naît à une mauvaise période.

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
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    Critique de qualité ? (23 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par valdemosa38, le 20 mai 2012

    valdemosa38
    Fallait il que Jean Teulé usa son fond de culotte pour écrire un tel livre?
    Son fond de culotte et son talent. Car Jean Teulé reste pour moi un auteur de talent.. Il sait à merveille se glisser ds ses personnages, son style est la personne, Jean Teulé n'existe pas, seul existe son personnage.
    Mais le problème est là. Faire de Charles IX un personnage intéressant, même avec tout son talent, pour moi c'était une erreur de casting ....
    Jean Teulé aurait pu nous faire un beau livre sur Ambroise Paré qui vécut à la même époque que Charles IX et risquer deux mots sur ce malheureux roi qui déclencha la Saint Barthélémy, ça m'aurait suffi largement.
    Bref, on s'ennuie ferme malgré le verbe haut, imagé et odorant de l'auteur, Charles IX est à oublier vite fait.
    Ce que je fis car à la fin de cette lecture, subissant une relative frustration, je me suis rappelée avec quel délice j'avais lu le Balzac de Stefan Sweig.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Sallyrose, le 11 mai 2012

    Sallyrose
    De Jean Teulé, je ne connaissais que Le Montespan qui m'avait beaucoup plu.
    Ici, il s'agit de Charles IX, fils ainé de Catherine de Médicis qui régna très peu de temps au 16ème siècle.
    On se souvient de lui surtout pour avoir ordonné le massacre de la Saint-Barthélémy.
    Dans un langage très cru qui fini par agacer un peu, Jean Teulé décrit comment petit à petit ce monarque sombre dans la folie, épouvanté par l'horreur de ce qu'il a commis.
    Loin des livres d'Histoire et de leur austère chronologie, les pensées, les faits et gestes du Roi nous sont présentés comme si le narrateur les avait vécus en spectateur. Jean Teulé nous donne ici une savoureuse leçon d'Histoire dont je me souviendrai des détails dans réviser davantage !
    Bon roman
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par litolff, le 23 mai 2011

    litolff
    En s'emparant d'une des périodes les plus sanglantes de l'Histoire de France, Jean Teulé livre ici avec un humour cynique décalé une véritable allégorie de la folie et une libre interprétation de la vie de Charles IX et de la famille royale
    le roi Charles IX, pathétique pantin manipulé par sa mère, Catherine de Médicis, ressasse avec désespoir le massacre de la Saint-Barthélémy et en vient à sombrer dans une folie meurtrière et dévastatrice. Ce règne est décrit par Jean Teulé comme une incroyable tragédie dont Charles IX serait le bouffon, ponctuée par les vers de Ronsard, la truculence de l'époque et les jurons très blasphématoires du roi. Marguerite de Valois (la reine Margot) semble sortir tout droit de Sainte Anne, Catherine de Médicis est effroyable en mauvaise mère machiavélique, quant à Charles IX à qui Jean-Hugues Anglade avait prêté ses traits dans La Reine Margot, il apparaît ici comme un gentil garçon écrasé et pas aimé par sa mère, et qui, soucieux du bien-être de son peuple a aussi fait fabriquer de la fausse monnaie, avant de mourir d'une horrible maladie.
    Seule la reine, épouse de Charles IX, semble avoir été épargnée par la folie ambiante...
    Intéressant et très facile à lire mais on peut aussi être agacé par ce style délibérément grossier et théatral...
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)

Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 21 mars 2012
    Dans son dernier roman, Jean Teulé revisite l'Histoire de France pour mieux parler d'aujourd'hui.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Actualitte , le 07 juillet 2011
    Ce roi sanguinolent qui traduit avec force la vanité de l’existence et du pouvoir inonde de sang les dernières pages, dégage une odeur de putréfaction et de mort. A l’excès. Mais cela reste une affaire de goût !
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 11 septembre 2011

    - Les huguenots Navarre et Condé devront être protégés, reine Catherine, rappelle le garde des Sceaux, de par leur appartenance à la descendance de Saint Louis...

    - À condition que ces princes de sang abjurent leur religion hérétique ! exige la reine mère. Et ce sera à toi, Charles, de les en sommer. Dague sous leur gorge, tu devras demander : « Mort ou messe ? »

    - Et s'ils préfèrent les prêches ?

    - Tu les tues.

    - Ventre-de-loup ! jure le roi que cette perspective n'enchante pas du tout. C'est une chose que je ne pourrai faire.

    La langue de Catherine claque, intransigeante, entre ses dents :

    - Un roi peut ce qu'il veut ! Et maintenant tout est suspendu à ton ordre : on le fait ou on ne le fait pas ?

    Charles IX ressent dans les oreilles un bourdonnement d'abeilles.

    - Agis comme tu veux, mamma. C'est ta décision...

    - Ma décision doit être légalisée par toi pour être applicable. C'est donc sur ton ordre seul qu'on peut agir. Dis : « Je le veux. »

    Le roi se défend de plus en plus faiblement :

    - Bon, bon... Ah non, jamais... oui, non, bon, oui, non...

    Il cède en disant qu'il ne cèdera pas.

    - Allez, Majesté ! l'encourage Nevers. Et puis comme on dit, hein : « Au hasard de la fortune de Mars ! »

    - Dis : « Je le veux », répète la mère, sinon moi, dès cette nuit, je trousse mon paquet et fuis vers l'Italie avec Mes Chers Yeux et toi, tu te débrouilles en France où tu n'auras même plus un village pour te retirer ! C'est ce que tu veux ?

    - Non, mamma... pleurniche son fils fragile.

    Catherine se lève devant le flambeau qui brûle derrière elle. Il faut la voir, à contre-jour en ce lustre ! Le jeune roi se trouve rejeté dans l'ombre gigantesque de sa mère, descendante de Laurent le Magnifique, qui lui lance :

    - Alors dis : « Je le veux » si tu souhaites que je reste.

    - Je le veux... murmure Charles d'une voix à peine audible.
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  • Par sandy73, le 16 juillet 2011

    Le monarque découvre une infinité de corbeaux appuyés contre les pavillons du Louvre en chantier. Il y en a si grand nombre que c'est un épouvantement. Charles en saute sur place. C'est une tourbe grouillante, un immense tas confus, et tout le palais semble une masse ondulante de plumes noires. Les oiseaux perchés sur les toits, les échafaudages, les rebords des étages et des fenêtres, les cariatides qui illustrent les façades. On dirait que ces statues respirent. La nauséeuse vision flottante soulève le cœur. Quand les corbeaux s'envolent en bancs énormes à la verticales du château, leurs ombres tourbillonnent en cyclone dans l'extase aboyant de cris : "Croa ! Croa !", de plaintes : "Côaaa ?" Ces silhouettes croassantes se heurtent, vocifèrent et tout cela ne forme qu'une voix où il y a du mugissement d'océan... Les corbeaux se reposent en nuée sur les toits du Louvre entourant la cour carrée. De là, ils plongent par vagues et l'on a le sentiment chaque fois que c'est un bâtiment qui se désagrège.
    Les charognards courent aux morts vers un pavage qu'on ne distingue pas depuis la chambre de la tour du roi. Ils doivent s'égayer dans tant d'hémoglobine et se jouer de tellement de proies qu'ils remontent, tous, emportant des bouts de chairs écarlates. Le ciel fume alors de sang et d'âmes. Et ça gueule, ces becs qui avalent des lambeaux de peaux humaines secoués avec avidité :
    - Croa ! Croa ! Croa !
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  • Par coquelicot5602, le 16 décembre 2011

    -Sire, Sire! Il me faut tout de suite une signature au bas de cette dépêche et que vous y apposiez l'empreinte en très bonne forme du sceau de votre bague! La reine mère en ordonne l'expédition rapide!
    Mais le roi qui halète glisse entièrement sa tête dans le ventre ouvert du cerf comme si c'était du sable et crie d'une voie étouffée:
    -Je ne suis pas là! Je ne suis pas là!
    [...]
    -ça y est, il est parti? Il n'y a plus de problèmes?...
    Du ventre de la bête rousse, Charles IX ressort sa tête fumante. Un comte qui fait pivoter sa monture glose:
    -Voilà un fait divers qui donnera à penser pour jamais.
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  • Par sandy73, le 18 juillet 2011

    - Comment ça, toute la France rurale est maintenant malade et même, en partie, se meurt à cause de moi ?!

    - Ben oui, Sire, argumente un secrétaire assis devant la tapisserie au cerf dans le cabinet du monarque. Vous avez, l'automne dernier, exigé qu'on mette enfin en application l'édit de Roussillon qui change la date du début de l'année. Avant, c'était autour du 1er avril. Maintenant, c'est le 1er janvier.

    ...

    - ... Moi qui croyait bien faire... Dans le royaume, selon les provinces, le jour de l'an variait. A Vienne, c'était le 25 mars, à Nancy le jour de Pâques, à Toulouse et en beaucoup d'endroits le 1er avril. Il fallait bien finir par unifier cela, ...
    ... J'ai opté pour le premier du mois qui suit le 25 décembre, date de naissance du Christ. Il me semblait que c'était quand même plus logique qu'autour de Pâques et de sa résurrection ! Je pensais qu'on me remercierait...
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  • Par ides60, le 19 juillet 2011

    En guise de traduction, la comtesse vomit contre un mur de planches. Il faut dire que, par l'oculus, Paris n'est pas beau à voir. La ville est gaie comme un cimetière et la Seine rouge charrie plus de cadavres que de glaçons après le dégel. L'eau couverte d'humains paraît tenir davantage de sang que d'eau. Des enfants ont pour jeu un passe-temps étrange. Ils s'amusent à traverser le fleuve à pied, sautant de corps en corps sur les ventres gonflés. Des centaines de cadavres jonchent le quai. Une procession de prêtres traverse le champ de carnage aux cris de : "vive la messe ! mort aux parpaillots !..." A Elisabeth dont les yeux s'étonnent de voir les victimes sans habits, Charles explique :
    - ils dormaient lorsqu'ils furent assassinés et on a volé leurs vêtements.
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