> Eugène de Saint-Denis (Traducteur)
> Jean-Pierre Néraudau (Éditeur scientifique)

ISBN : 2251799125
Éditeur : Les Belles Lettres (2002)


Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
De doux paysages, des dieux et des Nymphes, des bergères coquettes, et des bergers qui chantent l'amour et la poésie, voilà l'Arcadie, pays de rêve où l'instant poétique devient éternité.
Mais, aux alentours de ce paradis imaginaire, rôdent les menaces des guerre... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par Couperine, le 26 octobre 2010

    Couperine
    Ses poèmes mettent en scène des personnages composant une société étrange, par certains côtés, vraisemblable, imaginable même, et par d'autres, irréelle et floue. Ils portent des noms grecs, en référence à ceux des Idylles de Théocrite. Les précisions qu'en donne Virgile ne suffisent pas à dessiner une image claire de la société des Bucoliques. Ce dernier a surtout voulu mettre en place un monde dans lequel les hommes et les dieux vivent en bonne entente.
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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 18 juin 2010

    Mélibée.

    En reposant, Tityre, à l’ombrage couvert
    De ce hêtre au feuillage épanchement ouvert,
    Tu mets sur le pipeau d’une avène légère
    L’air de mainte chanson doucement bocagère.
    Et nous, pauvres chétifs, nous laissons loin de nous,
    Les fins de notre terre et nos villages doux :
    Nous fuyons notre terre, en saison si mauvaise.
    Toi cependant, Tityre, en l’ombrage à ton aise,
    Tu apprends aux forêts à rebruire en chansons
    La belle Amaryllide au rebat de tes sons.

    Tityre.

    C’est un dieu, Mélibée, qui nous a fait la grâce
    De vivre en repos : aussi toujours sera-ce
    Mon Dieu que celui-là, et de mes parcs souvent
    Maint agnelet ira ses autels abreuvant.
    Il permet à mes bœufs comme tu vois de paître,
    Et à moi de jouer d’un chalumeau champêtre
    Tout ce que je voudrai.
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  • Par Couperine, le 26 octobre 2010

    La ville que l’on nomme Rome, Mélibée, moi je me la figurais

    Pareille à la nôtre, dans ma grande naïveté, où nous avons souvent pour coutume,

    Nous autres les bergers, d’amener les tendres agneaux à nos brebis arrachés.

    Ainsi je savais les chiots semblables aux chiennes, les chevreaux à leurs mères pareils m’apparaissaient,

    Comparer les grandes choses aux petites : cette habitude était mienne.

    Mais elle, entre toutes les villes, sa tête, elle l’a dressée,

    A l’image des cyprès parmi les souples viornes.
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