Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2290351334
Éditeur : Librio (2005)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 130 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La séduction : un art subtil, un rite mis à l'honneur pendant la Renaissance avec les cours d'amour, mais déjà chanté par Ovide.
La femme étant libre de ses sens et de ses sentiments, comment la conquérir ? Où tendre ses filets ? Compliments, promesses, larmes, ... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (8)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Gwen21, le 06 mars 2014

    Gwen21
    Quand on se penche sur la littérature antique, on peut légitimement éprouver quelque frilosité à l'idée de se plonger dans des textes si anciens qu'on les taxerait un peu facilement de "poussiéreux".
    Or, s'il est un texte antique qui ne ressemble à aucun autre, c'est bien "L'art d'aimer" d'Ovide. Ce traité frappe par sa modernité et parfois même son humour. Nonobstant une misogynie qui s'explique parfaitement par le contexte historique et culturel, les conseils et préconisations d'Ovide sur l'art de séduire, d'aimer puis d'être heureux dans son foyer et son couple révèlent une philosophie que nombre de mes contemporains voudraient faire leur.
    Le texte est disponible en ligne en suivant le lien ci-dessous. Je ne saurais trop encourager les curieux et les amants de tout temps à y jeter un œil ; certes, ils ne se le rinceront pas mais ils pourraient bien s'en trouver plus large de vue !

    Lien : http://bcs.fltr.ucl.ac.be/OVID/AAi.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          7 48         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par ahasverus, le 28 juin 2013

    ahasverus
    Sur les conseils d'une amie, je suis allé à la bibliothèque Nucéra, à Nice, chercher cet ouvrage d'Ovide. J'ai eu la surprise de voir que les SDF avait investi les lieux, comme dans "à la recherche de Franck Burns" que j'ai vu récemment. J'ai noté qu'une bibliothécaire, croisant un SDF, touchait son bras d'un air complice, j'ai trouvé ça gentil et ça rachetait beaucoup de saloperies, et j'ai pensé qu'ils étaient sûrement là depuis longtemps, ces SDF, peut-être depuis toujours, et que c'est moi qui ne les voyait pas. Je me suis souvenu aussi qu'on était tous faits de la même boue et je suis retourné à mes préoccupations.
    J'ai fouiné dans le rayon Littérature latine et j'ai déniché "L'art d'aimer". Cet exemplaire provient des éditions Complexe, collection "La Plume et le Pinceau", une boite belge. Il s'ouvre par une préface de Jacques Lacarrière et est parsemé d'aquarelles de Gabriel Lefebvre. C'est un bien bel objet, tracé sur un papier granuleux, très agréable au toucher et j'étais content de l'ouvrir.
    Il s'agit d'une adaptation plus que d'une traduction. C'est là tout mon problème ! Ce postulat est si ardemment défendu dans la préface de Lacarrière et la postface de Carl Deroux que la puce qui squatte le lobe de mon oreille aurait dû crier gare et est actuellement en train d'expliquer sa défaillance dans le bureau de mon DRH.
    Les vagabondages de Michel Grodent m'ont laissé perplexe : Avais-je affaire à du Ovide ou à du Grodent ? "Ô vous qui aspirez à un amour durable, quittez toute arrogance !". Voici Béatrice et Dante qui débarquent main dans la main au milieu du théâtre antique. Ce n'est un exemple parmi d'autres de ce qui sapait ma concentration.
    Côté traduction, les choix de Grodent ne sont pas plus heureux : "L'existence des dieux est un avantage et puisque c'est un avantage, croyons à leur existence !" me semble faible au regard d'une version citée par Carl Deroux : """Il est utile que les dieux existent, et, comme c'est utile, croyons qu'ils existent''. J'arrête la démonstration pour ne pas surcharger mon propos mais il ne s'agit, là encore, que d'un exemple.
    Même si j'ai trouvé cette lecture agréable et parsemée de pépites , mon plaisir,vous l'aurez compris, a été partiellement gâché par le traitement de Grodent qui parvenait même à glisser l'anachronique "vacherie" au détour d'une phrase, crevant la bulle que le texte installait dans mon imaginaire.
    J'ai cependant compris l'essentiel du propos qui m'invite, pour me décoincer, à un séjour au Cap-d'Agde où je devrais argumenter aux plus réticentes "Que vous soyez possédées par un homme ou par mille, qu'à cela ne tienne, la chose dont je parle résiste mieux à l'usure que le fer ou la pierre". J'y viendrai avec mon ex-ami D. M., qui me proposait, la dernière fois qu'on s'est vus, d'aller un soir dans un club échangiste en m'expliquant qu'on pouvait juste y dîner dans une ambiance sympathique, des tas de gens font ça.
    Le pragmatisme ironique d'Ovide, pas si éloigné des Stoïciens finalement, souligne cette obsession du mâle pour le sexe et les masques qu'il emprunte pour arriver à ses fins dans cette comédie permanente qu'est la vie. Çà me renvoie à la question d'un autre Belge, Philippe Geluck, qui se demandait : quand l'homme a découvert que la vache donnait du lait, que cherchait il exactement à faire ce jour là ?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par livr0ns-n0us, le 28 décembre 2011

    livr0ns-n0us
    J'ai découvert ce petit livre sur insistance de mon grand-père qui désirait que je mette au moins un classique antique dans la liste de mon challenge ABC 2011 proposé par Nanet. Je n'étais pas enchantée plus que ça... non pas que je n'aime pas les classiques, mais je trouvais que ce titre détonait vraiment de mes autres lectures, et je n'étais donc pas sûre de m'adapter vraiment au changement de registre, de style, d'époque... Lorsque que j'ai vu que ce texte était en réalité très court, je me suis dit que si cela ne me plaisait pas, je n'aurais pas eu à perdre mon temps longtemps.
    J'ai d'ailleurs conservé cette idée longtemps puisque j'ai été totalement perdue les premières pages par le style si différent des textes contemporains et le nombre de références antiques que je ne me maîtrise pas, bien que je sois assez branchée par la mythologie grecque. le texte est parfois encadré par des notes explicatives du traducteur mais qui, loin de me renseigner, n'ont fait qu'accentuer ma perplexité. "Inspiré du distique élégiaque"... euh... okay ?
    Bref, cela se présentait mal ; le courant entre Ovide et moi ne passait pas vraiment... Mais j'ai tant bien que mal continué ma lecture et suis rentrée petit à petit dans l'atmosphère, dans l'esprit de l'époque, pour découvrir finalement un texte particulièrement instructif... et hérissant ! Ovide se fait le chantre de l'amour et de ses procédés. Au programme : tromperie, mensonge, manipulation, machisme (terme anachronique, peut-être) et duplicité. Qu'il est beau, l'amour ! Les propos tenus réveilleraient en chaque femme un instinct féministe particulièrement vindicatif. le texte, en trois parties, dont deux s'adressant aux hommes, s'attache à donner les clés de la séduction et les moyens d'entretenir la flamme. A travers ces quelques pages, la femme apparaît davantage comme une proie (le mot est d'ailleurs utilisé plusieurs fois) que comme une personne digne de respect, bien qu'elle soit au centre de toutes les attentions. Ovide ne lésine ni sur la comparaison agricole, ni sur la métaphore animalière pour désigner la "femelle". Voici quelques extraits irrésistibles que je n'ai pu m'empêcher de vous faire partager :
    "Il te faut jouer l'amant, et, dans tes paroles, te donner les apparences d'être blessé d'amour ; ne néglige aucun moyen pour le persuader. Et il n'est pas difficile d'être cru : toute femme se juge digne d'être aimée ; si laide soit-elle, il n'en est pas qui ne se trouve bien."
    "Les larmes également sont utiles : avec des larmes tu amollirais le diamant. Tâche que ta bien-aimée voie, si tu peux, tes joues humides. Si les larmes te font défaut (car elles ne viennent pas toujours à commandement), mouille-toi les yeux avec la main."
    Cependant, j'ai d'abord considéré ce texte pour sa valeur documentaire, son rôle de témoignage des mœurs romaines du Ier siècle avant J.C. J'ai très vite mis de la distance entre la valeur du texte et ce qu'il raconte pour me concentrer sur l'intérêt historique d'un tel document. En cela, j'ai été émerveillée par L'art d'aimer, récit particulièrement intéressant. Tantôt quasi-insoutenable par la bêtise des propos ou les images utilisées, tantôt hilarant sans le faire exprès, ce texte, toujours lucide, est un reportage savoureux, une véritable plongée dans L Histoire.
    L'art d'aimer est donc un texte que j'ai beaucoup de mal à évaluer car il m'a autant révolté qu'enchanté, selon le point de vue où je me place.
    Et pour finir sur une note charmante :
    "Je hais les embrassements, où l'un et l'autre ne se donnent pas (voilà pourquoi je trouve moins d'attrait à aimer des petits garçons)."
    C'est dit !

    Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot.com
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par mathilde08, le 11 juin 2011

    mathilde08
    J'ai dû le lire cette année pour le bac et franchement c'est pas un regret ! C'est un livre bien sympathique, avec bien sûr quelques remarques légèrement misogynes ! Mais j'ai quand même apprécié étudier ce livre cette année ! C'est un recueil très intéressant qui comporte un bon lot de références mythologiques tout en prodiguant des conseils à ses apprentis séducteurs ! Qu'est-ce que t'en pense Elwings ? ;D !!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la critique

  • Par luna75013, le 24 février 2012

    luna75013
    Ovide a écrit un best seller ! L'art d'aimer, c'est tellement actuel ! Une partie homme, une partie femme, sur l'art de se mettre en valeur et de séduire. Avec beaucoup d'humour Ovide nous raconte toutes ses astuces pour séduire au forum... le tout dans une langue très délicate (pour dire parfois des choses assez crues) et légère ! Certes, certains passages sont macho, mais c'est parfois tellement grossier que c'est comique. J'ai trouvé certains passages particulièrement drôles tant c'est exagéré ! Une prise de distance efficace sur la séduction et pour moi, cela reste un livre d'Ovide plus accessible que d'autres.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

> voir toutes (43)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Seiren, le 03 octobre 2012

    La beauté est un bien fragile: tout ce qui s'ajoute aux années la diminue ; elle se flétrit par sa durée même ; ni les violettes, ni les lis à la corolle ouverte ne sont toujours en fleurs, et, la rose tombée, l'épine se dresse seule. Toi aussi, bel adolescent, tu connaîtras bientôt les cheveux blancs ; tu connaîtras bientôt les rides, qui sillonnent le corps. Forme-toi maintenant l'esprit, bien durable, qui sera l'appui de ta beauté: seul il subsiste jusqu'au bûcher funèbre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 21         Page de la citation

  • Par LydiaB, le 29 novembre 2010

    L'amour est de nature peu traitable; souvent même il me résiste; mais c'est un enfant; cet âge est souple et facile à diriger. Chiron éleva le jeune Achille aux sons de la lyre, et, par cet art paisible, dompta son naturel sauvage : celui qui tant de fois fit trembler ses ennemis, qui tant de fois effraya même ses compagnons d'armes, on le vit, dit-on, craintif devant un faible vieillard et docile à la voix de son maître, tendre au châtiment des mains dont Hector devait sentir le poids. Chiron fut le précepteur du fils de Pélée; moi je suis celui de l'amour; tous deux enfants redoutables, tous deux fils d'une déesse. Mais on soumet au joug le front du fier taureau; le coursier généreux broie en vain sous sa dent le frein qui l'asservit : moi aussi, je réduirai l'Amour, bien que son arc blesse mon cœur, et qu'il secoue sur moi sa torche enflammée. Plus ses traits sont aigus, plus ses feux sont brillants, plus ils m'excitent à venger mes blessures. Je ne chercherai point, Phébus, à faire croire que je tiens de toi l'art que j'enseigne : ce n'est point le chant des oiseaux qui me l'a révélé; Clio et ses sœurs ne me sont point apparues, comme à Hésiode, lorsqu'il paissait son troupeau dans les vallons d'Accra. L'expérience est mon guide; obéissez au poète qui possède à fond son sujet. La vérité préside à mes chants; toi, mère des amours, seconde mes efforts !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par hupomnemata, le 04 janvier 2011

    DONNER DES PREUVES DE DÉVOUEMENT.

    Souvent, aux approches de l'automne, lorsque l'année est dans sa plus belle période, et que le raisin gonflé d'un jus vermeil est presque rouge, lorsque nous éprouvons tour à tour un froid qui nous resserre ou une chaleur qui nous détend, cette inconstance de la température fatigue les corps. Puisse ton amie rester bien portante! Mais si quelque indisposition la force à garder le lit, si, malade, elle ressent la maligne influence du ciel, qu'elle voie bien alors ton amour et ton dévouement! Alors sème le grain que, plus tard, tu moissonneras à pleine faux. Ne te laisse point rebuter par les exigences de la malade; que tes mains lui rendent tout les services qu'elle autorisera; qu'elle te voie pleurer; qu'aucune répugnance ne te fasse repousser son baiser et que ses lèvres désséchées boivent tes larmes!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par hupomnemata, le 02 janvier 2011

    A ce spectacle assisteront pleins de joie et pêle-mêle jeunes hommes et jeunes femmes, tous le coeur dilaté par ce jour où tu triompheras; si l'une d'elles demande le nom des rois, ou bien quels sont ces lieux, ces montagnes, ces rivières dont on porte la représentation, réponds toujours; n'attends pas les questions; même quand tu ne sais pas, parle comme si tu connaissais la chose à fond. Voici l'Euphrate, le front ceint de roseaux; celui qui porte cette longue chevelure bleu sombre, c'est le tigre; ceux qui viennent, dis que ce sont les Arméniens; cette femme est la perse, dont le premier roi fut petit-fils de Danaé; voici une ville qui exista dans les vallées des Archéménides. Ce captif ou cet autre étaient des généraux; et tu trouveras des noms à mettre sur leur visage, exacts, si tu peux, du moins vraisemblables.

    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par hupomnemata, le 11 janvier 2011

    A ce spectacle assisteront pleins de joie et pêle-mêle jeunes hommes et jeunes femmes, tous le coeur dilaté par ce jour où tu triompheras; si l'une d'elles demande le nom des rois, ou bien quels sont ces lieux, ces montagnes, ces rivières dont on porte la représentation, réponds toujours; n'attends pas les questions; même quand tu ne sais pas, parle comme si tu connaissais la chose à fond. Voici l'Euphrate, le front ceint de roseaux; celui qui porte cette longue chevelure bleu sombre, c'est le tigre; ceux qui viennent, dis que ce sont les Arméniens; cette femme est la perse, dont le premier roi fut petit-fils de Danaé; voici une ville qui exista dans les vallées des Archéménides. Ce captif ou cet autre étaient des généraux; et tu trouveras des noms à mettre sur leur visage, exacts, si tu peux, du moins vraisemblables.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

> voir toutes (1)

Video de Ovide

>Ajouter une vidéo

Michel PICCOLI "L'art d'aimer"
Sur le plateau de l'émission "Restez-donc avec nous le lundi", Michel PICCOLI chante "L'art d'aimer", paroles constituées à partir de textes d'Ovide. interprétation annoncée par Ariane GIL.











Sur Amazon
à partir de :
1,89 € (neuf)
0,29 € (occasion)

   

Faire découvrir L'art d'aimer par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (338)

> voir plus

Quiz