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ISBN : 2879299772
Éditeur : Editions de l'Olivier (2012)

Note moyenne : 3.12/5 (sur 68 notes)
Résumé :
"Ma mère n'avait pas d'opinions nuancées. Il y avait ses amis et ses ennemis.
Ses ennemis étaient: le Diable (sous toutes ses formes), les Voisins d'à côté, le sexe (sous toutes ses formes), les limaces.
Ses amis étaient: Dieu, notre chienne, tante Madge, les romans de Charlotte Brontë, les granulés antilimaces, et moi, au début."

Les oranges ne sont pas les seuls fruits recrée sur le mode de la fable l'enfance de Jeanette, double fictio... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
mademoisellechristelle
mademoisellechristelle08 février 2013
  • Livres 3.00/5
Quand j'ai sorti mon carnet pour y prendre des notes à la lecture des premières pages, je me suis dit que c'était plutôt bon signe. Et je ne me suis pas trompée, loin de là !
Mais avant de vous confier mon avis sur le livre, lassez moi faire un rappel sur ce que sont les missionnaires chrétiens.
Un missionnaire chrétien est une personne de foi chrétienne qui décide de faire connaître Jésus-Christ et son message, soit par la prédication directe de la « Bonne nouvelle » des évangiles, soit par des oeuvres caritatives, éducatives ou autres.
Cette mission est d'initiative personnelle ou, plus souvent, soutenue et mandatée par un groupe religieux (congrégation religieuse) ou Église chrétienne. L'« annonce de l'Évangile » s'adresse à des personnes, des groupes sociaux, ou des pays, où le Christ est inconnu ou méconnu (Source : Wikipedia).
Alors imaginez un peu la confusion qui a pu régner chez ses adorateurs de Jésus lorsqu'ils ont découvert une lesbienne parmi eux !
Homosexualité et religion : en voilà un sujet qui fâche ! Surtout en ces temps où le mariage homosexuel et l'homoparentalité déchirent la France en deux.. Déjà à l'époque où elle a envoyé son manuscrit aux maisons d'éditions (le livre est sorti en 1985), l'auteur raconte que ces dernières étaient plutôt frileuses à l'idée de publier son livre.
Alors, par où commencer ce billet ?
A travers son roman, Jeanette Winterson nous ouvre les portes de la vie en communauté religieuse, et plus particulièrement chez les missionnaires chrétiens.
La communauté de Jeanette vit dans un monde où toute passion est proscrite et où règnent la raison et la volonté de Dieu. L'amour passionnel n'y a pas sa place : aussi bien celui d'une mère pour sa fille, que celui d'une femme pour son mari ou pire, celui d'une femme pour une autre femme.
On peut remarquer que les femmes tiennent une place prédominante au sein de la communauté et donc, pendant toute l'enfance de Jeanette. Ce sont elles qui gèrent le foyer et la famille, les hommes sont quasi absents. Ce sont elles également qui organisent la vie de la communauté : elles préparent les diverses manifestations et les évènements auxquels participe la communauté et les animent.
Bref, Jeanette a vécu constamment entourée par des femmes fortes et a toujours connu des hommes plutôt lâches et observateurs de leur propre existence. D'ailleurs, hommes et femmes ne se côtoient pas : chacun reste à sa place.
Même si Jeanette a grandi dans un monde à part, on sent qu'elle n'a pourtant pas eu une enfance malheureuse. Elle a simplement connu d'autres joies et fait d'autres découvertes que les autres enfants de son âge.
Jeanette est une petite fille plutôt curieuse qui cherche à comprendre comment fonctionne les choses. C'est d'ailleurs sans doute cela qui aura causé sa perte au sein de la communauté.
Le titre qu'elle a donné au livre, « les oranges ne sont pas les seuls fruits » vient du fait que le seul fruit que sa mère lui donnait à manger étaient des oranges. Visiblement, sa fille a choisi un autre chemin..
Le livre est divisé en huit chapitres qui reprennent les huit premiers livres de la Bible. Sa lecture a vraiment été très agréable et je me suis très vite attachée au personnage de Jeanette dont j'ai aimé les réflexions et la force de caractère.
Enfin, je dois vous confesser que, tout au long du livre, j'avais cru à une réelle autobiographie tellement l'écriture semblait sincère et « sentait le vécu ». Puis lorsque je l'ai refermé pour la dernière fois, j'ai lu la quatrième de couverture : « Tout semble vrai dans ce récit personnel mais tout est inventé, réécrit, passé au tamis de la poésie et de l'humour ».
Mince alors, j'y avais vraiment cru.

Lien : http://mademoisellechristell..
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Bibliotekana
Bibliotekana17 mars 2015
Il y avait longtemps que j'avais entendu parler de l'auteur et de ce livre, primé et devenu un symbole outre-Manche. Travaillant en ce moment sur la littérature anglaise, j'ai donc eu l'occasion de le lire.
N'appartenant à aucune religion, je connais très peu la religion catholique. J'ai donc manqué, je pense, d'éléments pour maîtriser parfaitement l'ouvrage. En effet, chaque chapitre porte le nom des huit premiers livres de l'Ancien Testament, et j'ignore donc à quoi ils renvoient exactement (mis à part le premier, intitulé « Genèse »).
La religion est omniprésente dans cette autobiographie romancée de la vie de Jeannette. Sa mère, fervente fidèle, fera de Jeannette une missionnaire. Mais tout ne va pas se passer comme prévu, car la mère va découvrir que sa fille a une relation avec une autre fille et donc, qu'elle est possédée par le démon. Jeannette va être exorcisée.
C'est la jeune fille la narratrice, et on la suit découvrant son attirance pour les filles, sans vraiment comprendre pourquoi c'est mal. Elle ne renoncera jamais à cet amour « contre-nature », puisqu'elle aura d'autres amantes. Heureusement, quelques personnes l'aideront à surmonter les regards fuyants des autres fidèles qui ne veulent pas s'approcher du démon.
Le ton est parfois ironique, on sent que l'auteur a pris du recul sur son enfance. Mais le poids de la religion est tel que Jeannette ne peut jamais vraiment s'en affranchir. Une scène très forte dans l'église où sa mère déclame tout haut qu'elle fréquente une autre fille m'a particulièrement touché, j'étais comme à la place de la pauvre Jeannette, humiliée, honteuse, ne sachant où se mettre quand toute l'église l'accusait d'être possédée par le démon…
Si cela se passe dans l'Angleterre des années 60, je pense que cette histoire peut encore trouver une résonance aujourd'hui – il n'y a qu'à voir les débats autour de l'ouverture du mariage aux homosexuels, certains propos ressemblent fortement à ceux de la mère de la narratrice….
Une plongée dans l'adolescence, la découverte du désir et des interdits religieux. Et pour creuser sur l'histoire de Jeannette Winterson, lisez « Comment être heureux quand on peut être normal » !
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maylibel
maylibel03 juillet 2012
  • Livres 3.00/5
Dans cet ouvrage, Jeanette Winterson recrée son enfance dans une famille anglaise très pieuse à la manière d'une fable. le roman est ainsi découpé en huit chapitres qui reprennent les titres des huit premiers livres de la Bible, de la Genèse au livre de Ruth. Elle s'inspire également de contes, des légendes arthuriennes, que ce soient les aventures de Lancelot ou de Perceval… Elle parvient donc à renouveler le genre du récit initiatique, en faisant preuve de beaucoup d'humour et de finesse sur des sujets délicats : Jeanette enfant est rejetée par ses camarades de classe pour son attitude trop pieuse, puis par sa communauté une fois adolescente parce qu'elle est homosexuelle… le personnage de Jeanette s'affirme ainsi peu à peu comme une figure féministe fascinante et très charismatique. "Les Oranges ne sont pas les seuls fruits" constitue donc un roman pas toujours facile d'accès mais passionnant et rédigé dans un style remarquable. A découvrir.
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MarieKey
MarieKey04 mai 2016
  • Livres 3.00/5
Un roman autobiographique ? Non, pas tout à fait, pourtant, on l'aurait presque cru. Les oranges ne sont pas les seuls fruits reprend les souvenirs d'enfance de Jeanette Winterson et nous les propose au sein d'un récit réaménagé, retravaillé. C'est clairement le titre qui a attiré mon attention, j'étais loin d'imaginer tomber sur une histoire basée sur des faits réels, mélangeant religion et homosexualité, qui plus est.
Les missionnaires chrétiens sont au coeur de ce roman. Élevée par une mère très pieuse au sein d'une communauté religieuse très active, Jeanette est destinée à devenir une missionnaire. On découvre leurs rôles de prêcheurs, leurs activités. Pour ceux qui l'ignorent (comme c'était mon cas avant ma lecture) le but des missionnaires est de diffuser le message du Christ, de faire des prédications pour toucher le plus de personnes possible ou alors d'organiser des oeuvres caritatives ou des activités. L'objectif étant d'amener les gens à se convertir.
Chez Jeanette, toute passion est un péché (c'est sa mère qui le lui a dit). L'attachement ne se montre pas, qu'il soit amoureux, maritale ou filiale. Les rapports entre Jeannette et sa mère sont très distants, quant à la relation de couple de la mère et du père, elle est inexistante. D'ailleurs, les hommes sont très peu présents dans le roman. C'est dans ce milieu religieux où les femmes sont omniprésentes que Jeannette grandit. Les oeuvres sont gérées par les femmes, les hommes sont très peu actifs.
Le style est agréable lorsque l'auteur évoque sa jeunesse, parfois sur le ton de l'humour, d'autre fois plus sérieux. Il se dégage une certaine curiosité face à cette famille plutôt atypique. le père effacé, dont on a l'impression qu'il n'est là que pour faire figure de patriarche. La mère forte et très pieuse ayant adopté Jeanette car elle serait l'Élue.
En revanche, les histoires et mythes religieux ou même médiévaux insérés dans le récit ne m'ont pas toujours semblé pertinents. Sous ses aires de fable morale, on a parfois du mal à s'y retrouver.
Cependant, j'ai beaucoup apprécié le point de vue du roman. le regard intérieur de Jeanette qui garde sa foi chrétienne quoiqu'il arrive, analyse tout avec sa curiosité d'enfant, se pose des questions. L'évolution de sa pensée, de son orientation sexuelle également. Elle accepte à la fois Dieu et son attirance pour les femmes, sans jamais voir en quoi cela pourrait être une mauvaise chose. Elle se heurte à sa mère, à son église pour qui le pêché est de haut niveau. Elle sera d'ailleurs blâmée, rejetée, exorcisée même pour l'amour qu'elle porte à Mélanie, jeune fille rencontrée à l'église.
Jeanette ne comprend pas forcément sa mère, ni en quoi son amour est un péché et le regard posé sur ses croyances et la prétendue incompatibilité avec ce qu'elle ressent est intéressant.
Il est certain que le roman a de l'intérêt, les deux grands sujets qu'il aborde (religion et homosexualité) et confronte en font un récit initiatique pertinent que le ton souvent mordant de l'héroïne rend plaisant à découvrir. Malgré tout, le livre m'a semblé très court et j'aurais aimé que certains aspects soient plus approfondis. Intéressant donc, mais pas forcément mémorable en ce qui me concerne.
Lien : http://desmotsenvrac.blogspo..
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val-m-les-livres
val-m-les-livres02 octobre 2011
  • Livres 2.00/5
Je cherchais un roman iniatique à travailler avec mes élèves de premières littéraires, il en fallait donc un court et plutôt facile à comprendre. C'est sur Wikipedia que j'ai trouvé des infos sur ce roman en partie autobiographique (la pauvre!) qui fut un grand succès en Grande-Bretagne. Ce premier roman reçut le prix Whitbread et fut adaptée par la BBC.
La narratrice, comme Jeanette Winterson, est une enfant adoptée bébé et qui, portée par la foi de sa mère décide de devenir missionnaire pour son église, l'"Elim Pentecostal Chruch". Mais lorsque sa communauté découvre son homosexualité, elle sera tour à tour exorcisée, puis rejettée, même par sa mère.
Je me suis vite rendue compte que je ne pourrai pas étudier ce roman en classe de première. Jeanette Wonterson le définit comme un roman à spirale et en effet, la vie de la narratrice se mêle à des fables et c'est assez compliqué à suivre. de plus, même si le milieu religieux décrit est très intéressant et le destin de le Jeannette, notre narratrice, touchant (enfant, elle était rejetée par les autres élèves car sa spiritualité gênait), l'ensemble est assez ennuyeux. Ce roman déjà un classique souvent étudié en terminale en Grande-Bretagne. Dans la préface de l'auteure, on la sent engagée dans un combat contre les grandes maisons d'édition jugées trop frileuses.

Lien : http://vallit.canalblog.com/..
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Les critiques presse (1)
Telerama29 mai 2013
L'écriture savoureuse, l'invention littéraire, la force symbolique ont fait de ce livre un classique contemporain et un symbole du féminisme.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
mademoisellechristellemademoisellechristelle08 février 2013
« Vous singez les hommes », avait dit ma mère avec dégoût. Or c’est justement si j’avais singé les hommes qu’elle aurait eu tout le loisir d’être dégoutée. Les hommes, pour moi, ça trainait à la maison, ça n’avait pas d’intérêt, mais c’était tout à fait inoffensif. Je n’avais jamais éprouvé le moindre sentiment pour eux et, mis à part le fait que je ne portais jamais de jupe, je ne voyais rien d’autre en commun entre eux et moi
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maylibelmaylibel02 juillet 2012
Il en va ainsi avec les histoires ; nous en faisons ce que nous voulons. C'est une façon d'expliquer le monde tout en laissant le monde inexpliqué, une façon de le garder en vie, de ne pas le forcer à entrer dans le temps. Chaque narrateur raconte son histoire différemment, juste pour nous rappeler que chacun la voit différemment. (p. 127)
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joedijoedi05 mars 2013
Elle priait toujours debout, à cause de ses genoux, tout comme Bonaparte donnait toujours ses ordres à cheval, à cause de sa taille.
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BibliotekanaBibliotekana12 mars 2015
Chaque fois qu'on lisait une histoire à propos d'un bâtard ou de quelqu'un qui avait eu les testicules écrasés, ma mère tournait la page et disait : "Laissons cela au Seigneur" ; mais quand elle était partie, je jetais un coup d’œil. J'étais contente de ne pas avoir de testicules. Ç’avait l'air de ressembler à des intestins, sauf que c'était à l'extérieur.
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BibliotekanaBibliotekana12 mars 2015
J'ai pensé à la chienne et soudain je me suis sentie très triste ; triste à cause de sa mort, de ma mort, de toutes ces morts inévitables qu'entraîne le changement. Il n'est aucun choix qui ne soit lié à une perte.
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Videos de Jeanette Winterson (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jeanette Winterson
Foundation Day Lecture 2014 Professor Jeanette Winterson
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