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ISBN : 2879299772
Éditeur : Editions de l'Olivier (2012)


Note moyenne : 3.11/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Ma mère n'avait pas d'opinions nuancées. Il y avait ses amis et ses ennemis.
Ses ennemis étaient: le Diable (sous toutes ses formes), les Voisins d'à côté, le sexe (sous toutes ses formes), les limaces.
Ses amis étaient: Dieu, notre chienne, tante Madge, ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 3.00/5
    Par mademoisellechristelle, le 08 février 2013

    mademoisellechristelle
    Quand j'ai sorti mon carnet pour y prendre des notes à la lecture des premières pages, je me suis dit que c'était plutôt bon signe. Et je ne me suis pas trompée, loin de là !
    Mais avant de vous confier mon avis sur le livre, lassez moi faire un rappel sur ce que sont les missionnaires chrétiens.
    Un missionnaire chrétien est une personne de foi chrétienne qui décide de faire connaître Jésus-Christ et son message, soit par la prédication directe de la « Bonne nouvelle » des évangiles, soit par des œuvres caritatives, éducatives ou autres.
    Cette mission est d'initiative personnelle ou, plus souvent, soutenue et mandatée par un groupe religieux (congrégation religieuse) ou Église chrétienne. L'« annonce de l'Évangile » s'adresse à des personnes, des groupes sociaux, ou des pays, où le Christ est inconnu ou méconnu (Source : Wikipedia).
    Alors imaginez un peu la confusion qui a pu régner chez ses adorateurs de Jésus lorsqu'ils ont découvert une lesbienne parmi eux !
    Homosexualité et religion : en voilà un sujet qui fâche ! Surtout en ces temps où le mariage homosexuel et l'homoparentalité déchirent la France en deux.. Déjà à l'époque où elle a envoyé son manuscrit aux maisons d'éditions (le livre est sorti en 1985), l'auteur raconte que ces dernières étaient plutôt frileuses à l'idée de publier son livre.
    Alors, par où commencer ce billet ?
    A travers son roman, Jeanette Winterson nous ouvre les portes de la vie en communauté religieuse, et plus particulièrement chez les missionnaires chrétiens.
    La communauté de Jeanette vit dans un monde où toute passion est proscrite et où règnent la raison et la volonté de Dieu. L'amour passionnel n'y a pas sa place : aussi bien celui d'une mère pour sa fille, que celui d'une femme pour son mari ou pire, celui d'une femme pour une autre femme.
    On peut remarquer que les femmes tiennent une place prédominante au sein de la communauté et donc, pendant toute l'enfance de Jeanette. Ce sont elles qui gèrent le foyer et la famille, les hommes sont quasi absents. Ce sont elles également qui organisent la vie de la communauté : elles préparent les diverses manifestations et les évènements auxquels participe la communauté et les animent.
    Bref, Jeanette a vécu constamment entourée par des femmes fortes et a toujours connu des hommes plutôt lâches et observateurs de leur propre existence. D'ailleurs, hommes et femmes ne se côtoient pas : chacun reste à sa place.
    Même si Jeanette a grandi dans un monde à part, on sent qu'elle n'a pourtant pas eu une enfance malheureuse. Elle a simplement connu d'autres joies et fait d'autres découvertes que les autres enfants de son âge.
    Jeanette est une petite fille plutôt curieuse qui cherche à comprendre comment fonctionne les choses. C'est d'ailleurs sans doute cela qui aura causé sa perte au sein de la communauté.
    Le titre qu'elle a donné au livre, « Les Oranges ne sont pas les seuls fruits » vient du fait que le seul fruit que sa mère lui donnait à manger étaient des oranges. Visiblement, sa fille a choisi un autre chemin..
    Le livre est divisé en huit chapitres qui reprennent les huit premiers livres de la Bible. Sa lecture a vraiment été très agréable et je me suis très vite attachée au personnage de Jeanette dont j'ai aimé les réflexions et la force de caractère.
    Enfin, je dois vous confesser que, tout au long du livre, j'avais cru à une réelle autobiographie tellement l'écriture semblait sincère et « sentait le vécu ». Puis lorsque je l'ai refermé pour la dernière fois, j'ai lu la quatrième de couverture : « Tout semble vrai dans ce récit personnel mais tout est inventé, réécrit, passé au tamis de la poésie et de l'humour ».
    Mince alors, j'y avais vraiment cru.


    Lien : http://mademoisellechristelle.over-blog.com/article-les-oranges-ne-s..
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    • Livres 3.00/5
    Par maylibel, le 03 juillet 2012

    maylibel
    Dans cet ouvrage, Jeanette Winterson recrée son enfance dans une famille anglaise très pieuse à la manière d'une fable. le roman est ainsi découpé en huit chapitres qui reprennent les titres des huit premiers livres de la Bible, de la Genèse au livre de Ruth. Elle s'inspire également de contes, des légendes arthuriennes, que ce soient les aventures de Lancelot ou de Perceval… Elle parvient donc à renouveler le genre du récit initiatique, en faisant preuve de beaucoup d'humour et de finesse sur des sujets délicats : Jeanette enfant est rejetée par ses camarades de classe pour son attitude trop pieuse, puis par sa communauté une fois adolescente parce qu'elle est homosexuelle… le personnage de Jeanette s'affirme ainsi peu à peu comme une figure féministe fascinante et très charismatique. "Les Oranges ne sont pas les seuls fruits" constitue donc un roman pas toujours facile d'accès mais passionnant et rédigé dans un style remarquable. A découvrir.
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    • Livres 2.00/5
    Par val-m-les-livres, le 02 octobre 2011

    val-m-les-livres
    Je cherchais un roman iniatique à travailler avec mes élèves de premières littéraires, il en fallait donc un court et plutôt facile à comprendre. C'est sur Wikipedia que j'ai trouvé des infos sur ce roman en partie autobiographique (la pauvre!) qui fut un grand succès en Grande-Bretagne. Ce premier roman reçut le prix Whitbread et fut adaptée par la BBC.
    La narratrice, comme Jeanette Winterson, est une enfant adoptée bébé et qui, portée par la foi de sa mère décide de devenir missionnaire pour son église, l'"Elim Pentecostal Chruch". Mais lorsque sa communauté découvre son homosexualité, elle sera tour à tour exorcisée, puis rejettée, même par sa mère.
    Je me suis vite rendue compte que je ne pourrai pas étudier ce roman en classe de première. Jeanette Wonterson le définit comme un roman à spirale et en effet, la vie de la narratrice se mêle à des fables et c'est assez compliqué à suivre. de plus, même si le milieu religieux décrit est très intéressant et le destin de le Jeannette, notre narratrice, touchant (enfant, elle était rejetée par les autres élèves car sa spiritualité gênait), l'ensemble est assez ennuyeux. Ce roman déjà un classique souvent étudié en terminale en Grande-Bretagne. Dans la préface de l'auteure, on la sent engagée dans un combat contre les grandes maisons d'édition jugées trop frileuses.


    Lien : http://vallit.canalblog.com/archives/2011/09/28/21863373.html#comments
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    • Livres 5.00/5
    Par laxolotl, le 09 décembre 2013

    laxolotl
    Un des livres qui m'a le plus marquée pour sa justesse et sa beauté.

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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 29 mai 2013
    L'écriture savoureuse, l'invention littéraire, la force symbolique ont fait de ce livre un classique contemporain et un symbole du féminisme.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par mademoisellechristelle, le 08 février 2013

    « Vous singez les hommes », avait dit ma mère avec dégoût. Or c’est justement si j’avais singé les hommes qu’elle aurait eu tout le loisir d’être dégoutée. Les hommes, pour moi, ça trainait à la maison, ça n’avait pas d’intérêt, mais c’était tout à fait inoffensif. Je n’avais jamais éprouvé le moindre sentiment pour eux et, mis à part le fait que je ne portais jamais de jupe, je ne voyais rien d’autre en commun entre eux et moi
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  • Par maylibel, le 02 juillet 2012

    Il en va ainsi avec les histoires ; nous en faisons ce que nous voulons. C'est une façon d'expliquer le monde tout en laissant le monde inexpliqué, une façon de le garder en vie, de ne pas le forcer à entrer dans le temps. Chaque narrateur raconte son histoire différemment, juste pour nous rappeler que chacun la voit différemment. (p. 127)

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  • Par joedi, le 05 mars 2013

    Elle priait toujours debout, à cause de ses genoux, tout comme Bonaparte donnait toujours ses ordres à cheval, à cause de sa taille.

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  • Par Alice_, le 22 octobre 2012

    Ce qui mène à la folie n’est pas telle chose, ni telle autre, mais l’espace qui les sépare.

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