ISBN : 2221114329
Éditeur : Robert Laffont (2011)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres

Long Island, fin des années 1930. Fils d'un officier en retraite et d'une mère neurasthénique, le très séduisant Evan Shepard n'a pas dix-huit ans quand il se marie avec Mary, une lycéenne " provocante ", tombée enceinte peu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par pile, le 15 octobre 2011

    pile
    Richard Yates, fidèle à sa réputation de peintre de la middle class américaine, s'est cette fois intéressé dans Un été à Cold Spring à deux familles réunies par le hasard dans une petite ville de l'État de New York pendant la Seconde guerre mondiale.
    Dans la famille Drake nous avons la mère Gloria Drake (une femme un peu folle, sale et alcoolique, élevant seule ses deux enfants depuis son divorce), la fille Rachel Drake (une jolie jeune fille de 19 ans) et le fils Phil Drake (un garçon de 15 ans sur le point d'entrer en pension). Dans la famille Shepard nous avons le père Charles Shepard (un officier mis d'office à la retraite à cause d'une vue défaillante), la mère Grace Shepard (une femme dépressive et alcoolique qui ne sort presque jamais de sa chambre) et le fils Evan Shepard (un joli garçon passionné de mécanique, âgé de 17 ans au début du roman).
    Quand les deux familles se rencontrent par hasard à l'occasion d'une panne de voiture, nous sommes en 1941. Evan Shepard a alors 23 ans, déjà un divorce derrière lui et une petite fille de six ans qu'il voit un samedi sur deux. Il est ouvrier d'usine, est revenu vivre chez ses parents, et a le vague projet de reprendre ses études pour devenir ingénieur. Mais sa rencontre avec Rachel Drake va l'amener à changer ses plans. Rachel n'a encore que dix-neuf ans quand ils décident de se marier…
    C'est à une satire de l'Amérique puritaine des années 40 que se livre Richard Yates dans Un été à Cold Spring. Il ironise sur ces mariages survenus trop tôt, simplement parce que toute relation en dehors du mariage était quasiment impossible. Evan et Rachel sont eux-mêmes les victimes de la faillite des mariages de leurs parents, mais quand leur tour arrive, ils ne parviennent qu'à reproduire les mêmes erreurs. Alors que la vie de couple d'Evan et Rachel commence à peine, on anticipe son échec et on imagine déjà la pauvre Rachel prenant le chemin de sa mère vers la folie et l'alcoolisme.
    Ce qui j'ai beaucoup apprécié dans ce roman est la place accordée à chacun des personnages, chacun devenant tour à tout le personnage principal dont on adopte alors le point de vue. C'est un roman très pessimiste, mais où l'on sourit souvent. Certains personnages semblent tout de même s'en sortir mieux que d'autres : Phil Drake, un adolescent intelligent que la pension entraîne loin d'un climat familial qui pourrait lui être néfaste, et Mary Shepard, la première épouse d'Evan à qui le divorce a semble-t-il donné accès à une vie plus libre. Dommage que la fin du roman m'ait paru bâclée, car cela a un peu gâché le plaisir que j'ai pris à cette lecture.
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    • Livres 3.00/5
    Par morgane1491, le 22 avril 2012

    morgane1491
    Ce livre n'a rien de spécial, Richard Yates nous fait tout simplement le portrait de deux familles américaines, qui vont, par le pur hasard (Et cela Gloria nous le rappelle constamment), se rencontrer.
    Bizarrement, j'ai beaucoup apprécié cette lecture, qui pourtant n'a pas d'intrigue, seulement des personnages attachants.
    J'ai beaucoup aimé la première femme d'Evan et vraiment pas apprécié la seconde ! Je la trouvais trop capricieuse, et "coincée".
    Quand à la mère de la seconde femme d'Evan, encore plus insupportable que la fille !
    Le petit dernier en revanche Phil, m'a inspiré beaucoup de compassion, je l'ai trouvé soumis à sa mère, mis à l'écart par sa famille, j'évoquais beaucoup de tristesse face à lui.
    L'impression que ce garçon avait deux "côtés", le côté enfant face à sa famille (même si c'est surtout sa famille qui le percevait comme cela) et son côté adulte qui me plaisait beaucoup !
    Avec ce livre, je ne me suis vraiment pas ennuyé !
    Evan m'a paru très soumis à sa belle famille, et cela m'a peiné.
    L'auteur, nous laisse ressentir les personnages, il ne nous pousse pas à en aimer un plutot qu'un autre.
    La famille d'Evan m'a beaucoup plu ! Cette famille américaine, je l'ai trouvé très courageuse, notamment le père qui reste présent pour sa femme.
    Malgré mon affection face à Evan, je l'ai quand même parfois trouvé lache !
    Bref, il n'y a pas grand chose à raconter de ce livre, si ce n'est que l'auteur Richard Yates nous dresse un joli portrait de ces deux familles modeses, vivant aux Etats Unis.
    C'est donc une jolie découverte et c'est avec plaisir que je relirais des ouvrages de cet auteur.

    Lien : http://coupdecoeur-morgane.over-blog.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par isathomasgutt, le 27 novembre 2011

    isathomasgutt
    Portrait de l'Amérique désenchantée des années '40: alors que Pearl Harbor vient d'être attaquée, l'été 1942 à Cold Spring est à l'image de la société, dépourvu de toute illusion. Evan Shepard est le fils rebelle d'un militaire dont la carrière déjà peu glorieuse a été coupée net par une vue déclinante, et de la "plus jolie fille du club de danse" devenue dépressive et alcoolique. Comment s'en sort-on dans ces conditions? On hésite entre laisser les choses suivre leur cours et prendre sa vie en main: c'est de celà qu'il s'agit. Après un premier mariage raté, Evan fait la rencontre de Rachel, fille de parents divorcés, et dont la mère, Gloria, en manque cruel d'amour et de reconnaissance sociale, s'avère encombrante. Tant pour Rachel que pour Gloria, ce mariage doit symboliser une certaine élévation sociale. Sauf que l'herbe n'est pas plus verte ailleurs, même à Cold Spring. Dommage que ce roman mineur de Richard Yates n'ait pas plus d'ambition: on voudrait être touché par l'émotion, mais le courant ne passe pas. Seul le personnage de Philipp, le jeune frère de Rachel, touche par sa jeunesse à la fois candide et réaliste.
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    • Livres 3.00/5
    Par mimipinson, le 19 décembre 2011

    mimipinson
    Paru en 1986, cet ouvrage est traduit et publié pour la première fois en France en 2011.Richard Yates s'attarde davantage sur ses personnages que sur l'action en elle-même qui peut paraître superficielle.
    Nous sommes en 1942, L'Amérique vient de rentrer en guerre, Evan, jeune homme se retrouve mari et père trop tôt…et on ne veut pas de lui à l'armée.
    Il s'agit d'un roman le sentiment de désarroi domine. Les personnages sont désabusés. Appartenant à la middle class, pas assez pour être visibles, ni trop pour être remarquables, ils sont disséqués au scalpel.
    L'été 42, ils le passeront tous ensemble, bien malgré eux. Aucun n'ose étaler au grand jour ses frustrations, et ses désirs. Entre les destins contrariés, les ambitions manquantes, regain de flamme amoureuse, des femmes pas encore émancipées qui se réfugient dans des paradis plus qu'incertains, le lecteur navigue évolue au milieu de personnages un peu falots qui n'ont pas d'autre horizon que cette maison humide, avec une mère pas très propre sur elle. Seul le fils Donovan semble échapper à sa condition ; même humilié par plus riche que lui, il aura la volonté de fuir un milieu qui l'étouffe.
    Malgré la désillusion permanente de cette histoire, la lecture de ce livre n'en est pas moins agréable. le style est direct, sans trop de décorum, et se laisse lire facilement.


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/12/un-ete-cold-spring.html
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    • Livres 3.00/5
    Par minilaure, le 26 janvier 2012

    minilaure
    La présentation du livre, et les critiques précédentes, résument bien l'histoire de ce récit, je ne recommence donc pas. Pour ma part, j'ai eu l'impression de "traverser" ce roman, sans jamais trop vouloir en savoir plus, ni franchement m'y intéresser. Les personnages sont ternes, plats et vivent tous en deçà de leurs capacités : le militaire qui n'a jamais fait la guerre et qui ne sera jamais plus qu'un petit capitaine, le mécanicien surdoué qui se voit ingénieur mais n'ira pas jusqu'au bout de son ambition, la mère de famille qui rêve d'appartenir à une classe sociale plus haute mais enchaîne les faux-pas quand elle en bonne compagnie etc.
    La lecture en est agréable... mais pour autant, je pense que c'est un livre dont il ne restera pas grand chose dans ma mémoire.
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Critiques presse (6)


  • LesEchos , le 06 décembre 2011
    D'une écriture brève et incisive, Richard Yates tire les fils, lucide et clairvoyant sur ces existences dénuées de sens. Personne ne peut trouver le salut.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Liberation , le 28 novembre 2011
    Yates se glisse en passant dans les points de vue, les consciences de chaque personnage, comme une ligne flottante attrape les poissons, pour quelques paragraphes et par la gueule. Ainsi voit-on chacun vu par les autres, et tels qu’il les voit, mais sans insister. C’est une manière de les rendre plus précis, plus incertain.
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • LeFigaro , le 21 octobre 2011
    On contemple, ravi et navré, l'étendue du désastre. «Il y avait toujours ce sentiment de profonde tristesse, voire d'inadéquation, sinon d'échec.» Le père d'Evan - c'est un leitmotiv- est myope. Yates, c'est le contraire. Il voit tout et c'est terrible.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Lexpress , le 18 octobre 2011
    Un roman fulgurant, réglé au fleuret, où Yates met en scène un être qui ne cesse de passer à côté de la vie. Et de rater tous ses rendez-vous avec le bonheur.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LaLibreBelgique , le 18 octobre 2011
    La plume alerte et minutieuse, Richard Yates cantonne au réalisme des existences vouées au désastre, sans autre horizon que celui d’une banlieue. Trop faibles face à leur épouse et à ce qu’elle représente, trop diminués pour être incorporés à l’armée, pas assez ambitieux pour gravir l’échelle sociale, les hommes voient leur destin leur échapper quand les femmes, prisonnières de leur rôle, portent en étendard leur mal-être. Du désarroi face à cette inéluctable absence de perspective, Richard Yates tire un roman délicat et crépusculaire.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Telerama , le 05 octobre 2011
    Un été à Cold Spring, qui paraît aujourd'hui, est de la même eau : strictement réaliste. Poignant, tendre à sa façon, trop désenchanté pour laisser même place à quelque trace de mélancolie.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par pile, le 15 octobre 2011

    Evan prit l’habitude de rouler sans but, le soir, et de ruminer dans le noir, le visage grave. C’était vraiment bien de vivre avec une jolie fille folle de vous, aucun doute là-dessus. Mais cela donnait aussi à réfléchir. Était-ce là tout ce qu’on pouvait attendre de la vie ? Il frappait le volant, encore et encore, n’arrivant pas à croire que son chemin était si bien tracé et qu’il n’y aurait pas moyen de le faire dévier alors qu’il n’avait pas encore dix-neuf ans.
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  • Par minilaure, le 26 janvier 2012

    En réalité, il n'y a jamais rien de risible chez une femme assoiffée d'amour. (p 40).
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La fenêtre panoramique adapté en film au cinéma sous le titre "Les noces rebelles"








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