Ce septième roman de la saga des Rougon est le plus dur, le plus noir, le plus désespéré.
Gervaise est l'héroïne de ce roman, arrivée de Plassans depuis quelques mois elle a échoué dans une chambre sordide du quartier de la Goutte d'Or, elle vit là avec ses deux fils Claude et Etienne.
Son compagnon, Auguste Lantier chapelier de son état est plus occupé à « courir la gueuse » qu'à faire bouillir la marmite. Gervaise abandonnée par Lantier trouve du travail comme blanchisseuse. Courtisée par Coupeau un ouvrier couvreur elle finit par accepter de l'épouser. La noce est mémorable, Coupeau a du travail, bientôt arrive une enfant surnommée
Nana, il ne manque plus à Gervaise pour réaliser son rêve que pouvoir ouvrir sa propre blanchisserie.
Mais la fatalité frappe les petits plus durement que les grands et lorsque Coupeau tombe d'un toit c'est la dégringolade. le chômage, la fonte des économies, les dettes.
Coupeau passe désormais ses journées à
L'assomoir et devient ami avec Lantier. La vie devient impossible entre ces deux hommes et Gervaise trouve elle aussi refuge dans l'alcool.
Les enfants s'enfuient : Claude vers sa vie d'artiste raté, Etienne part travailler dans le nord,
Nana devient fleuriste mais pour combien de temps ?
Zola voulait frapper avec ce roman, il voulait que son livre soit « le premier roman sur le peuple, qui ne mente pas et qui ait l'odeur du peuple ». C'est réussi et cela provoque le scandale.
C'est la première fois que l'on ose faire une peinture aussi réaliste de la déchéance humaine, de la pauvreté sordide, de la misère, de la crasse. Cette description choque, elle choquait à l'époque et elle choque encore aujourd'hui.
Un roman dénonçant la pauvreté, les terribles ravages de l'alcoolisme : Les scènes du délirium de Coupeau sont particulièrement fortes et reflètent bien le travail préparatoire énorme de
Zola dans ses fameux Carnets d'enquête.
Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2010/11/14/l-assommo..