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> Armand Lanoux (Autre)

ISBN : 2253002852
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1971)


Note moyenne : 4.01/5 (sur 436 notes) Ajouter à mes livres
Qu'est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd'hui encore? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d'Or version ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Andrew, le 21 octobre 2010

    Andrew
    Le plus beau, le plus terrible, c'est qu'on y croit jusqu'au bout. "Allez Gervaise! " veut-on crier. On veut qu'elle s'en sorte, on veut qu'elle y arrive, elle le mérite tellement !
    Et puis c'est la dégringolade. Elle tombe. Et c'est fini.
    Probablement un des Zola les mieux construits si l'on prend en compte la mise en place progressive de l'action, le parfait équilibre entre des descriptions très pointues et des scènes d'action, de l'étude psychologie des personnages. On ressent de vrais sentiments pour toutes ces personnes, que ce soit de la sympathie ou du mépris, de l'irritation ou de la peine.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 01 février 2011

    ivredelivres
    Ce septième roman de la saga des Rougon est le plus dur, le plus noir, le plus désespéré.
    Gervaise est l'héroïne de ce roman, arrivée de Plassans depuis quelques mois elle a échoué dans une chambre sordide du quartier de la Goutte d'Or, elle vit là avec ses deux fils Claude et Etienne.
    Son compagnon, Auguste Lantier chapelier de son état est plus occupé à « courir la gueuse » qu'à faire bouillir la marmite. Gervaise abandonnée par Lantier trouve du travail comme blanchisseuse. Courtisée par Coupeau un ouvrier couvreur elle finit par accepter de l'épouser. La noce est mémorable, Coupeau a du travail, bientôt arrive une enfant surnommée Nana, il ne manque plus à Gervaise pour réaliser son rêve que pouvoir ouvrir sa propre blanchisserie.
    Mais la fatalité frappe les petits plus durement que les grands et lorsque Coupeau tombe d'un toit c'est la dégringolade. le chômage, la fonte des économies, les dettes.
    Coupeau passe désormais ses journées à L'assomoir et devient ami avec Lantier. La vie devient impossible entre ces deux hommes et Gervaise trouve elle aussi refuge dans l'alcool.
    Les enfants s'enfuient : Claude vers sa vie d'artiste raté, Etienne part travailler dans le nord, Nana devient fleuriste mais pour combien de temps ?
    Zola voulait frapper avec ce roman, il voulait que son livre soit « le premier roman sur le peuple, qui ne mente pas et qui ait l'odeur du peuple ». C'est réussi et cela provoque le scandale.
    C'est la première fois que l'on ose faire une peinture aussi réaliste de la déchéance humaine, de la pauvreté sordide, de la misère, de la crasse. Cette description choque, elle choquait à l'époque et elle choque encore aujourd'hui.
    Un roman dénonçant la pauvreté, les terribles ravages de l'alcoolisme : Les scènes du délirium de Coupeau sont particulièrement fortes et reflètent bien le travail préparatoire énorme de Zola dans ses fameux Carnets d'enquête.


    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2010/11/14/l-assommo..
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    • Livres 4.00/5
    Par Sarah_DD, le 09 juin 2008

    Sarah_DD
    Ce roman m'a vraiment touchée. Comment le destin pourrait-il s'acharner ainsi sur une famille. Ce qui est terrible c'est de vivre la lente déchéance de Gervaise, alors qu'elle avait tant de courage. Jusqu'à un certain point on croit qu'elle pourra encore faire face, puis on sent qu'elle passe un point de non-retour et elle se laisse couler avec son mari. Très peu de lumière et encore moins d'espoir dans ce volume, c'est pour moi un des plus tristes.
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 03 juin 2011

    cicou45
    On retrouve ici le personnage de Gervaise, petite-fille d'Adélaïde Fouque qui tente tant bien que mal de subvenir aux besoins de ses enfants, Claude et Étienne Lantier, après que le père de ces derniers, homme volage et extrêmement fainéant, l'a abandonné pour une autre. Elle reprend donc son ancien travail de blanchisseuse et fait la connaissance d'un ouvrier-zingueur du nom de Coupeau qu'elle accepte d'épouser.
    Cependant, Coupeau, victime d'un accident de travail est contraint d'abandonner son poste et alors que Lantier refait irruption dans sa vie, Gervaise se voit contrainte de subvenir aux besoins de toute sa famille qui s'est agrandie avec l'arrivée dans sa vie d'Anna Coupeau, dite Nana,sa dernière-née.
    , et de Lantier qui a refait irruption dans sa vie. Roman admirable d'Émile Zola aux couleurs ouvrières et à celle du peuple de Paris. Roman qui sent la sueur tellement il est empreint de vérité !
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    • Livres 1.00/5
    Par melidu67140, le 15 décembre 2010

    melidu67140
    peut-être est'ce dû au fait que je l'étudie en classe, et donc que l'on décortique morceau après morceau chaque chapitres, ce qui enlève tout le charme et la magie d'un livre, mais je n'ai pas vraiment aprécié ce livre (je n'en ai lu que les 58 premières pages, je n'ai pas eu la force de continuer) et si s'est pour savoir que Gervaise sombre dans l'alcoolisme (ce qui est affreux quand l'entourage le vit, je sais ce que c'est) et qu'elle meurt à la fin .... enfin bref je n'ai pas trop aimé ce roman.
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Citations et extraits

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  • Par ahasverus, le 06 février 2012

    Et, au fond de la chapelle perdue, dans la poussière d'un coup de balai donné par le bedeau, le prêtre à l'air maussade promenait vivement ses mains sèches sur les têtes inclinées de Gervaise et de Coupeau, et semblait les unir au milieu d'un déménagement, pendant une absence du Bon Dieu, entre deux messes sérieuses.
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  • Par ahasverus, le 06 février 2012

    Les hommes, souvent, se marient pour une nuit, la première, et puis les nuits se suivent, les jours s'allongent, toute la vie, et ils sont joliment embêtés...
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  • Par Couperine, le 09 mai 2010

    Gervaise avait attendu Lantier jusqu’à deux heures du matin. Puis, toute frissonnante d’être restée en camisole à l’air vif de la fenêtre, elle s’était assoupie, jetée en travers du lit, fiévreuse, les joues trempées de larmes. Depuis huit jours, au sortir du Veau à deux têtes, où ils mangeaient, il l’envoyait se coucher avec les enfants et ne reparaissait que tard dans la nuit, en racontant qu’il cherchait du travail. Ce soir-là, pendant qu’elle guettait son retour, elle croyait l’avoir vu entrer au bal du Grand-Balcon, dont les dix fenêtres flambantes éclairaient d’une nappe d’incendie la coulée noire des boulevards extérieurs ; et, derrière lui, elle avait aperçu la petite Adèle, une brunisseuse qui dînait à leur restaurant, marchant à cinq ou six pas, les mains ballantes, comme si elle venait de lui quitter le bras pour ne pas passer ensemble sous la clarté crue des globes de la porte.

    Quand Gervaise s’éveilla, vers cinq heures, raidie, les reins brisés, elle éclata en sanglots. Lantier n’était pas rentré. Pour la première fois, il découchait.
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  • Par letteratura, le 21 avril 2011

    Il l'avait empoignée, il ne la lâchait pas. Elle s'abandonnait, étourdie par le léger vertige qui lui venait du tas de linge, sans dégoût pour l'haleine vineuse de Coupeau. Et le gros baiser qu'ils échangèrent à pleine bouche, au milieu des saletés du métier, était comme une première chute, dans le lent avachissement de leur vie
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  • Par Rabanet, le 27 août 2010

    Chaque soir, Nana recevait sa raclée. Quand le père était las de la battre, la mère lui envoyait des torgnoles, pour lui apprendre à bien se conduire.
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