Ouvrage pessimiste, roman noir où se déploient dans leur hideur un univers cruel, une jungle hantée par des fauves inquiétants, Le Cousin Pons nous présente un monde criminel, en haut comme en bas, du salon à la loge de concierge.
Au beau milieu de ce siècle sord... > voir plus
« Le Cousin Pons » est une œuvre tiré des « scènes de la vie parisienne » section « parents pauvres ». Ce livre va de pair avec la « cousine Bette ; l'un est bon et l'autre mauvais. Pons et sont amis sont pauvres, ils ne rêvent que d'un bon repas. Pourquoi pas chez sa riche famille anoblit depuis peu. Celle-là, hélas ne l'aime pas lui et sa collection d'objets. Jusqu'au jours ou tout bascule, la précieuse collection vaut chère. La bonté une fois de plus sera écrasée par l'envie et la cupidité. Ce livre typiquement Balzacien est un chef d'œuvre de petits détails et dénote une fine observation et connaissance du monde.
Livre très sympa dans lequel Balzac décrit avec brio la mesquinerie humaine.Livre très rythmé où l'on ne s'ennuit pas, au contraire on rit bien volontiers. Lemeilleur livre de La comédie humaine lu jusqu'à présent.
Pons n'avait jamais vu de femmes lui sourire. Beaucoup d'hommes ont cette fatale destinée. Pons était monstre-né ; son père et sa mère l'avaient obtenu dans leur vieillesse, et il portait les stigmates de cette naissance hors de saison sur son teint cadavéreux qui semblait avoir été contracté dans le bocal d'esprit-de-vin où la sagesse conserve certains fœtus extraordinaires. Cet artiste, doué d'une âme tendre, rêveuse, délicate, forcé d'accepter le caractère que lui imposait sa figure, désespéra d'être jamais aimé. Le célibat fut donc chez lui moins un goût qu'une nécessité.
Ici commence le drame, ou, si vous voulez, la comédie terrible de la mort d'un célibataire livré par la force des choses à la rapacité des natures cupides qui se groupent à son lit, et qui, dans ce cas, eurent pour auxiliaires la passion la plus vive, celle d'un tableaumane, l' avidité du sieur Fraisier, qui, vu dans sa caverne, va vous faire frémir et la soif d'un Auvergnat capable de tout, même d'un crime, pour se faire un capital.