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ISBN : 2266159216
Éditeur : Pocket (2006)


Note moyenne : 3.72/5 (sur 1166 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
À vingt-sept ans, en 1867, Émile Zola ne s’est pas encore attaqué aux Rougon-Macquart, son œuvre géante. Comment s’imposer "quand on a le malheur d’être né au confluent de Hugo et de Balzac"? Comment récrire La Comédie humaine après ce dernier? Les grands créateurs sont... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Symphonie, le 12 avril 2013

    Symphonie
    Un roman d'une force exceptionnelle, Un classique d'Emile Zola certes, mais quel ouvrage !
    Madama Raquin se dévoue corps et âme pour son unique fils Camille, qu'elle marie avec sa cousine Thérèse, élevée dans le même cocon familial. Si Thérèse n'aime pas particulièrement cet homme fragilisé par les débordements de soins et d'amour de sa mère, elle accepte son sort, résignée, traînant son ennui derrière le comptoir d'un commerce quelque peu sordide, fréquenté une soirée par semaine de quelques personnes ennuyeuses, jusqu'à sa rencontre avec Laurent, un peintre raté, vivant dans l'oisiveté totale. La passion de ces deux être dépravés, dépourvus de toute moralité va les mener à noyer le mari gênant, lors d'une promenade en barque. Cette complicité diabolique se retournera contre eux. Au lieu de s'aimer librement, une haine farouche va s'initier entre-eux. Thérèse, hantée par le souvenir de Camille, ayant perdu alors son exaltation pour Laurent, la passion des amants se trouve désormais altérée. Chaque jour deviendra le cauchemar de l'autre, se rejetant mutuellement la faute, les menant dans une guerre perpétuelle, jusqu'à une folie sans nom.
    Une Oeuvre bien campée, la relation des deux amants est décrite efficacement et nous montre combien l'amour peut parfois devenir destructeur .
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    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake, le 05 février 2014

    Kittiwake
    Le crime ne paie pas . C'est ce que vont comprendre nos deux amants maudits, Thérèse et Laurent.
    Tout avait mal commencé pour Thérèse : confiée à sa tante par son père, elle est élevée en compagnie de son frêle cousin, dix fois sauvé de la mort par sa mère, qui entend bien marier ces deux-la et y parvient. Mais l'irruption de Laurent, parasite et benêt notoire, dans la vie réglée de la famille Raquin, sème le trouble. Thérèse aspire a plus de passion que ne peut lui en proposer son chétif époux. Laurent et Thérèse fautent. Mais cela devient bien vite insuffisant : une seule issue, se débarrasser de l'avorton. Une sortie en barque leur en donne l'occasion, Camille bascule dans l'eau, non sans s'être débattu, mordant profondément son meurtrier au cou . Les amants vont-ils enfin atteindre la félicité? Que nenni! Cauchemars et hallucinations hantent leurs nuits. Il leur semble que le mariage pourraient les délivrer de leurs angoisses. Il faut attendre la fin du veuvage et présenter prudemment l'affaire, sans éveiller les soupçons. La naïveté et la bêtise de leur entourage leur vient en aide. Plutôt que de les apaiser, leurs angoisses unies décuplent et fait de leur vie un enfer.
    Zola analyse et interprète les processus psycho-pathologiques qui conduisent les personnages au passage à l'acte, dans la tradition du roman naturaliste. Certes les théories sont hasardeuses et les descriptions cliniques très subjectives, mais l'ensemble garde une certaine logique et correspond aux connaissances de l'époque; il me semble pourtant que Zola a fait beaucoup mieux lorsqu'il décrit dans L' Assommoir un épisode de delirium tremens.
    Il s'en dégage une impression de destinée funeste, à laquelle aucun des personnages ne peut échapper : chaque tentative accentue la descente aux enfers. Il semble que pour Thérèse en particulier, tout était écrit d'avance. Quant à Laurent, incapable d'anticiper les conséquences de ses actes, il se laisse guider par ses instincts les plus vils. Zola dans sa préface, rendue nécessaire par l'accueil défavorable de la critique, avoue chercher en ses personnages la bête. Il les jette dans un drame et se veut explorateur scientifique de leurs réactions, conformément à leur nature « sanguine » pour Laurent et « nerveuse » pour Thérèse. Il se lance dans une « étude du tempérament et des modifications profondes de l'organisme sous l'influence des milieux et des circonstances ».
    Le thriller psychologique est-il l'héritier du roman naturaliste?


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2014/02/therese-raquin.html
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    • Livres 5.00/5
    Par fredho, le 17 avril 2013

    fredho
    Thérèse Raquin, fille d'une femme africaine et d'un capitaine français, est recueillie par sa tante Mme Raquin, suite à la mort de sa mère. Mme Raquin vit à Vernon avec son fils Camille, un garçon chétif, de santé fragile, que sa mère couve d'un amour maternel excessif.
    Thérèse grandit au rythme de ce cousin malade, se soumet aux exigences de sa tante sans manifestation, mais sous l'apparence d'une petite fille sage et docile, se cache une personnalité sauvage.
    Les deux enfants vivent comme frère et sœur, ils savent que Mme Raquin a résolu de les marier ensemble, et cette pensée mûrit en eux comme une chose naturelle et familière.
    Les années s'écoulent, et à l'aube des 21 ans de Thérèse, Mme Raquin marie « ses deux enfants ». Quelques jours après le mariage, ils partent Tous les trois vivre à Paris, la tante s'acquitte d'un fonds de commerce, une mercerie qu'elle occupe avec sa nièce, et Camille trouve un poste dans l'administration aux chemins de fer d'Orléans.
    Pendant 3 ans, les jours se suivent et se ressemblent, Thérèse s'ennuie dans cette boutique, et tout en gardant une humeur égale, ses pensées flottent et se perdent dans ses journées vides, Thérèse rêve d'une autre vie.
    Un soir, Camille amène un jeune homme Laurent, ancien camarade d'école, employé aux chemins de fer, curieusement Thérèse éprouve un frisson en sa présence.
    Très vite, ils deviennent amants, la jeune femme s'épanouit dans les bras de Laurent, elle se transforme, se confie et raconte ses années d'abnégation auprès de la famille Raquin, lui, est ensorcelé par cette maîtresse féline et voluptueuse.
    Leur passion est alimentée et exacerbée par l'interdit, et les amants ne supportent plus de s'aimer dans l'ombre.
    Thérèse veut prendre une revanche sur sa vie gâchée auprès d'un mari médiocre, elle va donc pousser Laurent au crime, ce dernier finit par noyer Camille lors d'une balade en barque.
    Afin d'éviter les soupçons, les amants s'éloignent pendant de longs mois, puis finissent par se marier avec l'accord de Mme Raquin, leur plan réussi le couple peut s'aimer dans la lumière.
    Mais l'enfer commence au soir de leur nuit de noces, le fantôme de Camille vient les hanter. Obsédé par leur crime, le couple tombe dans la névrose, les nerfs dominent, les cauchemars secouent leur sommeil, la culpabilité les ronge et le remord les étouffe et les éloigne.
    Les amants meurtriers s'accusent mutuellement de la mort de Camille.
    Leur crime a tué leur passion et leur mariage va virer à la catastrophe...
    La fin du roman démontrera que les amants diaboliques n'ont finalement jamais cessé de s'aimer.
    Zola dépeint les héros de son roman Thérèse et Laurent comme « des brutes humaines », sans âme, au tempérament sanguin, deux désaxés dépourvus de toute moralité, poussés par le besoin irrésistible de se posséder au point de commettre un meurtre.
    La noirceur et la violence de cette œuvre fait de cette histoire d'amour sordide, une tragédie dramatique et envoûtante. Si l'immoralité de Thérèse et Laurent peut provoquer du dégoût, la puissance de leur amour se place à mes yeux, au même rang que les amours mythiques de la littérature.
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  • Par Aela, le 03 mai 2013

    Aela
    "L'œil était dans la tombe et regardait Caïn."
    Tel est le sort qui attend Thérèse Raquin et son amant Laurent, une fois qu'ils ont commis le meurtre de Camille, mari de Thérèse.
    Et pourtant au départ rien ne prédisposait ces jeunes gens à devenir des meurtriers.
    Thérèse est la nièce et fille adoptive de Mme Raquin, mercière laborieuse et économe, venue s'installer à Paris pour y développer son commerce.
    Sa mercerie marche, elle souhaite un mariage entre son fils Camille et sa nièce Thérèse.
    Le mariage va avoir lieu, mariage sans grande passion. Thérèse va vite se sentir dépérir d'ennui auprès de son mari de santé fragile et de tempérament passif.
    Les invités sont nombreux dans la maison et Tous raffolent des parties de dominos du jeudi soir ,
    Malheureusement un jeune ami de la famille, Laurent, apprenti peintre au talent plus qu'incertain, va multiplier ses visites et ses assiduités auprès de la jeune Thérèse.
    Dès lors, tout va s'enchaîner très vite: liaison adultérine, meurtre.
    Les amants complices jouent la parfaite comédie de l'innocence à tel point que leur entourage et surtout les amis de longue date Michaud et Grivet, insistent pour marier les deux amants.
    Et le mariage se fait. Zola nous introduit alors dans la psychologie des deux amants devenus désormais mari et femme.
    Nous plongeons avec eux dans des abîmes de souffrances et de tourments.
    La description de l'état psychologique des héros est d'une précision extrême.
    Une véritable analyse au scalpel de leur descente aux enfers.
    Rien n'y fera; hypocrisie, comédie, remords, plongée dans le vice, rien ne soulagera la conscience des deux amants.
    Seules deux personnes vont découvrir assez vite le crime commis
    : la brave mercière mère du défunt et le chat, ici personnifié et répondant au prénom de François. Un chat qui a un sens particulier et qui a le "dos hérissé d'une colère sourde"..
    La fin sera implacable.
    Un magnifique récit d'une dimension humaine très forte.
    Nous sommes loin des conflits sociaux de Germinal mais la puissance dans les sentiments est d'une intensité incroyable.
    À lire et à relire...
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 14 juillet 2013

    lecassin
    Thérèse Raquin est le troisième roman de l'écrivain français Émile Zola publié en 1867. L'auteur en tirera lui-même une pièce de théâtre en 1873.
    Thérèse Raquin , fille d'une algérienne et d'un capitaine militaire francais, Degans, posté en Algérie, se verra confiée par son père aux « bons soins » de sa tante à la mort de sa mère ; son père qui ne tardera pas à tomber au combat, en Afrique…
    Thérèse grandit aux côtés de son cousin, Camille, un enfant souffreteux qui deviendra par l’insistance de sa mère le mari de Thérèse. Une installation du couple dans un petit commerce, et une rencontre : Laurent, ami d’enfance de Camille, peintre, beau, robuste…
    Publié en 1867, soit quatre ans avant le premier volume des « Rougon-Macquart », Thérèse Raquin est le troisième roman d’Emile Zola, et le premier d’importance, malgré son accueil pour le moins mitigé, par la critique …
    Pour ma part, il s’agit de ma première lecture de Zola, si on excepte les quelques extraits étudiés au collège. Une lecture qui dénote une certaine appréhension à s’attaquer au monument que sont « Les Rougon-Macquart » ; et qui entraînera la lecture de « La fortune des Rougon » quasiment immédiatement, tant le choc fut violent.
    Zola nous invite dans ce Paris du XIX ème siècle magistralement dépeint à nous interroger sur la dualité du corps et de l’esprit et des interactions de l’un sur l’autre qui peuvent tourner au drame.
    « Thérèse Raquin », ou le portrait de deux femmes au fort caractère : Mme Raquin, et Thérèse. Un ouvrage magistral, peut-être un peu moins connu et lu que les best-sellers des « Rougon ». Néanmoins à conseiller en introduction à « la grande œuvre de Zola », dans la mesure où tout le talent de l’auteur à venir se trouve concentré là…
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Citations et extraits

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  • Par Gwen21, le 22 octobre 2014

    Rien n’est plus douloureusement calme qu’un crépuscule d’automne. Les rayons pâlissent dans l’air frissonnant, les arbres vieillis jettent leurs feuilles. La campagne, brûlée par les rayons ardents de l’été, sent la mort venir avec les premiers vents froids. Et il y a, dans les cieux, des souffles plaintifs de désespérance. La nuit descend de haut, apportant des linceuls dans son ombre.

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  • Par Gwen21, le 22 octobre 2014

    Il s’étonnait beaucoup que Thérèse pût rester pensive et silencieuse pendant toute une soirée, sans être tentée de prendre un livre. Au fond, il s’avouait que sa femme était une pauvre intelligence.

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  • Par Gwen21, le 21 octobre 2014

    Quand Thérèse entra dans la boutique où elle allait vivre désormais, il lui sembla qu’elle descendait dans la terre grasse d’une fosse.

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  • Par Irisa, le 10 août 2009

    Une crainte venait de le prendre : il redoutait de ne pouvoir plus dessiner une tête, sans dessiner celle du noyé. Il voulut savoir tout de suite s'il était maître de sa main. Il posa une toile blanche sur son chevalet ; puis, avec un bout de fusain, il indiqua une figure en quelques traits. La figure ressemblait à Camille. Laurent effaça brusquement cette esquisse et en tenta une autre. Pendant une heure, il se débattit contre la fatalité qui poussait ses doigts. A chaque nouvel essai, il revenait à la tête du noyé. Il avait beau tendre sa vonlonté, éviter les lignes qu'il connaissait si bien ; malgré lui, il traçait ces lignes, il obéissait à ses muscles, à ses nerfs révoltés. Il avait d'abord jeté les croquis rapidement ; il s'appliqua ensuite à conduire son fusain avec lenteur. Le résultat fut le même : Camille, grimaçant et douloureux, apparaissait sans cesse sur la toile. L'artiste esquissa successivement les têtes les plus diverses, des têtes d'anges, de vierges avec des auréoles, de guerriers romains coiffés de leur casque, d'enfants blonds et roses, de vieux bandits couturés de cicatrices ; toujours, toujours le noyé renaissait, il était tour à tour ange, vierge, guerrier, enfant et bandit. [...]
    Il s'imaginait ce qu'aurait été son oeuvre ; il voyait sur les épaules de ses personnages, des hommes et des femmes, la face blafarde et épouvantée du noyé ; l'étrange spectacle qu'il évoquait ainsi lui parut d'un ridicule atroce et l'exaspéra.
    Ainsi il n'oserait plus travailler, il redouterait toujours de ressusciter sa victime au moindre coup de pinceau. S'il voulait vivre paisible dans son atelier, il devrait ne jamais y peindre. Cette pensée que ses doigts avaient la faculté fatale et inconsciente de reproduire sans cesse le portrait de Camille lui fit regarder sa main avec terreur. Il lui semblait que cette main ne lui appartenait plus.
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  • Par MarcBibliotheca, le 20 février 2010

    Au bout de la rue Guénégaud, lorsqu’on vient des quais, on trouve le passage du Pont-Neuf, une sorte de corridor étroit et sombre qui va de la rue Mazarine à la rue de Seine. Ce passage a trente pas de long et deux de large, au plus ; il est pavé de dalles jaunâtres, usées, descellées, suant toujours une humidité âcre ; le vitrage qui le couvre, coupé à angle droit, est noir de crasse.

    Par les beaux jours d’été, quand un lourd soleil brûle les rues, une clarté blanchâtre tombe des vitres sales et traîne misérablement dans le passage. Par les vilains jours d’hiver, par les matinées de brouillard, les vitres ne jettent que de la nuit sur les dalles gluantes, de la nuit salie et ignoble.

    À gauche, se creusent des boutiques obscures, basses, écrasées, laissant échapper des souffles froids de caveau. Il y a là des bouquinistes, des marchands de jouets d’enfant, des cartonniers, dont les étalages gris de poussière dorment vaguement dans l’ombre ; les vitrines, faites de petits carreaux, moirent étrangement les marchandises de reflets verdâtres ; au-delà, derrière les étalages, les boutiques pleines de ténèbres sont autant de trous lugubres dans lesquels s’agitent des formes bizarres.

    À droite, sur toute la longueur du passage, s’étend une muraille contre laquelle les boutiquiers d’en face ont plaqué d’étroites armoires ; des objets sans nom, des marchandises oubliées là depuis vingt ans s’y étalent le long de minces planches peintes d’une horrible couleur brune. Une marchande de bijoux faux s’est établie dans une des armoires ; elle y vend des bagues de quinze sous, délicatement posées sur un lit de velours bleu, au fond d’une boîte en acajou.

    Au-dessus du vitrage, la muraille monte, noire, grossièrement crépie, comme couverte d’une lèpre et toute couturée de cicatrices.

    Le passage du Pont-Neuf n’est pas un lieu de promenade. On le prend pour éviter un détour, pour gagner quelques minutes. Il est traversé par un public de gens affairés dont l’unique souci est d’aller vite et droit devant eux. On y voit des apprentis en tablier de travail, des ouvrières reportant leur ouvrage, des hommes et des femmes tenant des paquets sous leur bras ; on y voit encore des vieillards se traînant dans le crépuscule morne qui tombe des vitres, et des bandes de petits enfants qui viennent là, au sortir de l’école, pour faire du tapage en courant, en tapant à coups de sabots sur les dalles. Toute la journée, c’est un bruit sec et pressé de pas sonnant sur la pierre avec une irrégularité irritante ; personne ne parle, personne ne stationne ; chacun court à ses occupations, la tête basse, marchant rapidement, sans donner aux boutiques un seul coup d’œil. Les boutiquiers regardent d’un air inquiet les passants qui, par miracle, s’arrêtent devant leurs étalages.
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