AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 3.45 /5 (sur 2199 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 03/05/1966
Biographie :

Agnès Desarthe est la fille du pédiatre Aldo Naouri. Son frère, le chanteur d'opéra, Laurent Desarthe est marié avec la soprano Natalie Dessay.

Considérant très tôt le français comme une langue étrangère - car chez Agnès Desarthe on parle l'arabe, le russe et le Yiddish -, elle tente de l'apprivoiser en écrivant des poèmes qui font pleurer sa mère, des histoires qui enorgueillissent son père. Malgré une orthographe souvent défaillante, elle parvient à suivre des études de lettres, puis d'anglais.

La traduction est son premier métier. Les livres pour enfants viennent ensuite, les romans, les chansons, les scenarii, les pièces de théâtre. Elle mène diverses activités de front: elle danse et jardine beaucoup.

Jugée tantôt trop douce, tantôt trop cruelle, elle se voit comme une immigrée dans la république des lettres. En écrivant, elle cherche à rendre compte du chaos qui la stupéfie, de la violence qui la cloue et l'empêcherait de se lever si elle ne trouvait pas moyen de l'utiliser, de la mater, de la transmettre.

Issue de la tradition orale, elle a entendu tant d'histoires qu'elle n'a finalement jamais eu d'autre choix que d'en raconter à son tour.

Elle a obtenu le prix du Livre Inter 1996 pour son deuxième roman, "Un secret sans importance". Son sixième roman "Mangez-moi," est traduit dans plus de 15 pays.

Elle obtient le prix Renaudot des lycéens en 2010 pour son roman "Dans la nuit brune." "Une partie de chasse" obtient en 2012 le Goncourt des animaux, décerné par des membres de l'académie Goncourt.

Le 1er janvier 2015, elle a été élevée au grade de chevalier de la Légion d'honneur.

En 2015, elle publie "Ce cœur changeant" récompensé par le prix littéraire Le Monde, et en 2016 "Le roi René" biographie du pianiste de jazz René Urtreger.

Elle souhaite, si les conditions le permettent, finir ses jours à la campagne.
+ Voir plus
Source : www.agnesdesarthe.com
Ajouter des informations
Bibliographie de Agnès Desarthe   (98)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (40) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

L'INTEMPORALITÉ PERDUE & AUTRES NOUVELLES DE ANAÏS NIN Agnès Desarthe & Capucine Motte Rencontre animée par Marie-Madeleine Rigopoulos Comment raconter le désir – désir sexuel, appétit pour la vie, l'art… – d'une femme mariée, apprentie écrivaine au début du siècle dernier ? C'est à ce projet qu'Anaïs Nin semble s'atteler dans ces seize nouvelles inédites, écrites pour la plupart entre 1929 et 1931. On y croise une jeune femme qui, parée comme pour un grand voyage, largue les amarres d'un bateau attaché à un arbre au fond d'un jardin, une petite fille abandonnant ses poupées pour se consacrer à l'étude du goût de ses larmes, et bien d'autres personnages hantés par la dualité entre l'être et le paraître. Préfacière et traductrice évoquent pour nous ces textes de jeunesse inédits. Merveilleuse lectrice, Agnès Desarthe en lira quelques extraits. À lire – Anaïs Nin, L'intemporalité perdue et autres nouvelles, préface de Capucine Motte, trad. de l'anglais (États-Unis) par Agnès Desarthe, NiL, 2020 – Agnès Desarthe, La chance de leur vie, Points, 2018. Le mardi 3 mars 2020 - 19H00

+ Lire la suite
Podcasts (14) Voir tous


Citations et extraits (499) Voir plus Ajouter une citation
line70   19 mars 2011
Mangez-moi de Agnès Desarthe
Je me demande à quel moment j'ai compris qu'il fallait faire beaucoup plus d'efforts qu'auparavant pour continuer à vivre. Simplement à vivre. Je m'étais toujours figuré, je ne sais pourquoi, que l'existence avait la forme d'une montagne. L'enfance, l'adolescence et le début de l'âge adulte correspondaient à la montée. Ensuite, arrivé à quarante ou cinquante ans, la descente s'amorçait, une descente vertigineuse, bien entendu, vers la mort. Cette idée, assez commune je crois, est fausse. Je le découvre un peu plus précisément chaque jour. C'est par la descente qu'on commence, en roue libre, sans effort. On dispose de tout son temps pour contempler le paysage et se réjouir des parfums - c'est pourquoi les odeurs d'enfance sont si tenaces.

Ce n'est que plus tard que la véritable côte nous apparaît, et l'on met bien du temps à la reconnaître pour ce qu'elle est : une pénible ascension qui a la même issue que la folle pente sur laquelle on s'imaginait projeté à pleine vitesse.

Commenter  J’apprécie          431
jostein   28 septembre 2010
Dans la nuit brune de Agnès Desarthe
C'est quoi d'ailleurs l'amour...

C'est quand on pense à l'autre en souriant
Commenter  J’apprécie          380
Ladybirdy   15 novembre 2018
Mangez-moi de Agnès Desarthe
Les vivants continuent d’être avec les vivants. Les morts nous ont quittés, ils sont avec les morts. Mais ce n’est pas si simple. Les morts, à leur manière, sont aussi avec nous. Ils nous parlent, ils nous taquinent en visitant nos songes, ils apparaissent sous les traits, si ressemblants, d’un inconnu croisé dans le bus, ils se manifestent.
Commenter  J’apprécie          340
PiertyM   27 septembre 2014
Mangez-moi de Agnès Desarthe
Je m'étais toujours figuré, je ne sais pourquoi, que l'existence avait la forme d'une montagne. L'enfance, l'adolescence et le début de l'âge adulte correspondaient à la montée. Ensuite, arrivé à quarante ou cinquante ans, la descente s'amorçait, une descente vertigineuse, bien entendu, vers la mort.
Commenter  J’apprécie          330
Evilysangel   26 novembre 2010
Mangez-moi de Agnès Desarthe
Suis-je une menteuse? Oui, car au banquier, j'ai dit que j'avais fait l'école hôtelière et un stage de dix-huit mois dans les cuisines du Ritz.Je lui ai montré les diplômes et les contrats que j'avais fabriqué la veille. J'ai aussi brandi un BTS de gestion, un très joli faux. J'aime vivre dangereusement. C'est ce qui m'a perdue, autrefois, c'est ce qui me fait gagner aujourd'hui. Le banquier n'y a vu que du feu. Il a accordé l'emprunt. Je l'ai remercié sans trembler. La visite médicale? Pas de problème. Mon sang, mon précieux sang est propre, tout propre, comme si je n'avais rien vécu.



Suis-je une menteuse? Non, car tout ce que je prétends savoir faire, je sais le faire.
Commenter  J’apprécie          300
Jumax   10 décembre 2012
Petit Prince Pouf de Agnès Desarthe
"Bonjour, Petit Pince Pouf. Je suis ton maître d'école. Je m'appelle Monsieur Ku." "Enchanté", dit Petit Prince Pouf. "C'est étrange", dit Monsieur Ku, "tu es le premier enfant que je rencontre à ne pas éclater de rire en entendant mon nom." "Oh, vous savez", dit le prince, "quand on s'appelle Pouf..."
Commenter  J’apprécie          280
Lorraine47   22 avril 2015
Mangez-moi de Agnès Desarthe
J'aime lever le rideau de fer pour rentrer chez moi. C'est archaïque et cela me procure un authentique sentiment de puissance. Une fois à l'intérieur, je le baisse à nouveau et je me sens protégée. Cette paupière d'acier qui, en se fermant, m'abstrait du monde - comme parfois un clignement d'oeil suffit à refouler une pensée, une larme - me fait mieux disparaître qu'une porte.
Commenter  J’apprécie          270
FRANGA   01 décembre 2012
Une partie de chasse de Agnès Desarthe
C'est bien ce que je disais, bougonne le lapin, excédé. Vous séparez. Vous divisez. Vous vous croyez supérieurs pour cette raison, mais vous êtes vos propres dupes. J'ai beaucoup de tendresse pour toi, jeune homme, mais j'ai honte quand je t'écoute. J'ai honte de l'existence morcelée que tu mènes.

Absence de continuité. Classification stérilisante. En catégorisant, tu assassines. Cette femme, Emma, si tout est raté avec elle, quitte-la. Et ne me parle pas d'amour. Comme si je ne savais pas ce que c'est. Votre passion guindée, votre distance, le respect qu'elle t'inspire. Foutaises.
Commenter  J’apprécie          260
livresdetrain   24 août 2010
Mangez-moi de Agnès Desarthe
Je m'étais toujours figuré, je ne sais pourquoi que l'existence avait la forme d'une montagne. L'enfance, l'adolescence et le début de l'âge adulte correspondaient à la montée. Ensuite, arrivé à 40 ou 50 ans, la descente s'amorçait, une descente vertigineuse, bien entendu, vers la mort.Cette idée, assez commune je crois, est fausse . Je le découvre un peu plus précisément chaque jour. C'est par la descente qu'on commence, en roue libre, sans effort. On dispose de tout son temps pour contempler le paysage et se réjouir des parfums- c'est pourquoi les odeurs d'enfance sont si tenaces.
Commenter  J’apprécie          260
rabanne   05 février 2017
Mangez-moi de Agnès Desarthe
Il devrait être interdit aux souvenirs réels de se mêler à la matière inconsistante des rêves, car la douleur qu'on en ressent est intolérable.
Commenter  J’apprécie          240

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

ABO L'ABOMINABLE HOMME DES NEIGES

Où vit Abo?

à la plage
à la montagne
à la campagne

10 questions
3 lecteurs ont répondu
Thème : Abo, le minable homme des neiges de Agnès DesartheCréer un quiz sur cet auteur

.. ..