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EAN : 9782823615821
256 pages
Editions de l'Olivier (19/08/2021)
3.29/5   275 notes
Résumé :
À quoi ressemble une vie ?

Pour la narratrice, à une déclaration d'amour entre deux enfants de quatre ans, pendant une classe de musique.
Ou à leur rencontre en plein hiver, quarante ans plus tard, dans une rue de Paris.
On pourrait aussi évoquer un rock'n'roll acrobatique, la mort d'une mère, une exposition d'art contemporain, un mariage pour rire, une journée d'été à la campagne ou la vie secrète d'un gigolo.

Ces scènes ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
3,29

sur 275 notes

migdal
  08 novembre 2021
Une déclaration d'amour entre deux enfants aboutit, dans les contes de fées, à un mariage suivi de nombreuses naissances. Mais il arrive parfois qu'une sorcière s'en mêle et que d'un coup de baguette magique, le jeune homme devienne un crapaud et que le scénario dérape et s'achève tragiquement en cauchemar. C'est ce qui arrive à Etienne, l'éternel fiancé, qu'Agnès Desarthe condamne à finir en gigolo et ceci n'est qu'une catastrophe parmi beaucoup d'autres dans ces pages que j'ai trouvées particulièrement glauques.
Ca démarre pourtant bien, avec une peinture fine des rapports subtils entre familles ashkénazes et séfarades dans un milieu cultivé, aimant et pratiquant la musique classique, et des enfants qui deviennent adolescents, vivent leurs premiers amours, se fiancent, se marient, pendant que les parents divorcent. Mais la première partie s'achève par un dramatique accouchement qui emporte une jeune maman.
Et à partir de là tout se noircit. Les personnages deviennent obèses ou infirmes ou aveugles et l'un d'entre eux précise que c'est de la faute des « goys », remarque raciste que j'espérais ne plus lire en ce siècle. L'héroïne et sa mère se révèlent incapables de se servir d'un Lave Linge, anecdote aussi improbable qu'invraisemblable, avant que l'une décède et que l'autre déserte sa carrière et finisse en dépression …
Reste la musique classique, me direz vous, et bien la romancière introduit Clyde Spencer, chef d'orchestre victime d'un virus qui a effacé sa mémoire, pour achever son ouvrage. Trop c'est trop. Un tel catalogue de catastrophes est déprimant, « je lis le nom des morts donc je suis », et laisse au lecteur le choix entre se suicider ou prier Sainte Rita, experte en causes désespérées.
Manifestement ce livre n'est pas fait pour moi et me laisse perplexe sur les raisons qui l'ont intégré dans la première sélection du Goncourt ?
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fanfanouche24
  24 juillet 2021
Merci aux camarades-Libraires [Librairie Caractères / Issy-Les-Moulineaux ] pour m'avoir prêté ce texte d'Agnès Desarthe, à paraître en août 2021…
Deux enfants à un concert de Noël : un petit garçon qui déclare à la petite fille qu'il l'aime. Cette dernière lui rétorque « Je ne t'aime pas. Parce que tu as les cheveux de travers »
Des dizaines d'années plus tard ils se rencontrent à nouveau par hasard…Le fil conducteur … de l'histoire de cette jeune femme retrouvant cet amour d'enfance, marquée par le départ de sa mère, tombée amoureuse d'un autre homme… l'évolution de sa vie, entre un mari aimant, deux enfants, des périodes de doute, le souvenir fort de personnages ayant croisé son chemin, comme cette figure lumineuse d'une arrière-grand-mère, Marie-Louise et son arrière-petite-fille, étonnamment complices… le père, Etienne, l'é »éternel fiancé » dépassé par la vie, depuis la mort de sa femme , ayant laissé sa petite Rita à l'aïeule !
Il est question aussi de la mère de la narratrice qui pour conjurer son mal de vivre, collectionnait les sacs en plastique, l'obsession du « polythylène »… rien, ni personne n'est venu l'aider, ou l'entendre dans son mal-être pendant un flot d'années !
« Ce qui m'étonnait surtout- car on voit souvent des couples mal assortis-, c'est que ma mère ait eu le temps et l'idée de tomber amoureuse non de lui, mais amoureuse en général.
A la maison, elle avait toujours l'air si préoccupée. Les tempes creusées par une anxiété constante. Elle rangeait, elle classait, elle pliait et repliait. Je me disais parfois que, si on l'avait laissée faire, elle aurait tout plié et replié en carrés de plus en plus petits, sa famille, sa maison, les voisins, la ville, la campagne tout autour, les montagnes, les lacs, la mer, les océans, les continents lointains et leurs habitants, jusqu'aux régions polaires, tout ça, en minuscules carrés qu'elle aurait consignés dans le bas du placard (…) »
Une dernière partie avec des allusions et un hommage au musicien , Sir Clyde Spencer…Le Gospel , le blues… Un roman assez mélancolique sur le passage du temps , la disparition des parents que l'on voudrait « éternels »… Comment fait-on , parfois, pour affronter au mieux la Vie, pour « la vivre « le moins mal possible…Comment on tient le coup ? ?
J'avais lu avec intérêt de cet écrivain « Comment j'ai appris à lire »…mais là, j'ai eu un mal fou à achever ce roman… Je n'ai pas accroché à l'histoire…tout est éparpillé…décousu, sans véritable unité, ni fait saillant ! Je renâcle à être dans la critique négative, mais là j'avoue que j'ai beaucoup de mal à rédiger ce « billet » et encore plus, de terminer ce roman…trop morcelé…qui nous laisse sur un sentiment d' »inachevé »…de « manqué »…Pourtant, le style est fluide, des plus agréables et élégant…Texte de qualité qui a toutes les raisons de trouver un public plus réceptif que moi-même, n'ayant pas réussi à me laisser embarquer !
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hcdahlem
  15 octobre 2021
Des rendez-vous qui marquent une vie
Dans son nouveau et somptueux roman, Agnès Desarthe raconte surtout des rendez-vous manqués. Mais entre la narratrice et Étienne, qui se rencontrent à quatre ans, il s'agit d'autant de jalons dans leurs vies respectives.
Cette histoire commence vraiment quand deux enfants de quatre ans se rencontrent lors d'un concert de Noël. En croisant le regard de la petite fille Étienne lui déclare tout de go: «Je t'aime parce que tu as les yeux ronds». Cette petite fille, la narratrice de ce superbe roman, interloquée, ne trouve rien de mieux à lui répondre que: «Je ne t'aime pas. Parce que tu as les cheveux de travers». Une phrase qui la hantera dès lors longtemps, car elle scelle en quelque sorte leur histoire commune. Celle d'un amour contrarié, caché derrière un mensonge de circonstance, derrière une promesse non tenue, derrière des chemins qui vont se recroiser mais jamais se rejoindre.
Ainsi, au lycée, quand ils se retrouvent, Étienne affirme qu'il ne se rappelle l'avoir déjà croisée et s'intéresse davantage aux autres filles, même s'ils partagent un point commun, la musique. Un art omniprésent dans le livre et qui va accompagner cette histoire de rythmes nostalgiques ou entraînants, joyeux et tristes, soulignant le tempo. On passe ainsi du temps de l'apprentissage à celui de l'harmonie familiale où le père et ses trois filles forment un quatuor à cordes sous l'oeil attendri de la mère. Puis on bascule dans une période rock and roll quand la mère décide de quitter le domicile pour suivre son dentiste. On finira par les créations contemporaines avec un chef aussi étonnant que pathétique, car il n'a plus de mémoire immédiate.
Encore un joli symbole de cette vie qui file, de ces générations qui défilent en emportant leurs secrets. Chaque fois qu'elle va croiser Étienne la narratrice constatera que le temps a passé, que son histoire aurait pu être différente. Elle sortira avec son frère, se liera d'amitié avec son épouse Antonia, se mariera à son tour, avant de tomber dans d'autres bras. le tout émaillé de drames et de rendez-vous avec la mort. Mais si son parcours est teinté de regrets, il est surtout admirablement bien raconté, avec un humour délicat qui emporte l'adhésion du lecteur déjà conquis par les jolies formules de la romancière qui démêle son existence «comme une chevelure qui n'a jamais connu le peigne».
Comme dans La chance de leur vie, son roman «américain», Agnès Desarthe s'attache à ses personnages pour raconter mieux que personne la vie qui passe, les familles qui se construisent et se défont, l'héritage que l'on transmet aux enfants. Avec au bout de cet éternel fiancé l'idée que le premier amour a quelque chose d'indélébile. Peut-être parce qu'il est teinté d'innocence, mais plus sûrement encore parce qu'il restera à jamais le premier.


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lucia-lilas
  02 octobre 2021
Ça arrive une fois tous les cinq ans, tous les dix ans, parfois ça n'arrive jamais : l'impression d'être complètement en phase avec un texte, d'en saisir toutes les nuances, toutes les allusions, de se sentir absolument sur la même longueur d'onde, d'avoir fait soi-même l'expérience de ce qui est dit. Alors, un phénomène étrange a lieu, une espèce de stupéfaction teintée d'émerveillement, d'exultation et en même temps, l'émotion est telle que l'on achève la lecture à la fois empli des mots de l'autre et comme vidé de soi-même…
Singulière expérience que j'ai bien du mal à formuler en réalité...
Quoi qu'il en soit, on s'en trouve soudain réduit au silence. D'abord les mots ne viennent pas. C'est bien normal, on vient de les lire. Et l'on n'a plus qu'à se taire maintenant que tout est dit. Et puis, parler de l'oeuvre revient tellement à parler de soi que cela paraît presque impudique.
Que vais-je vous dire alors ? Par quoi commencer ? Où se cacher pour n'être pas trouvée, pas découverte, pas trahie ?
« L'éternel fiancé » commence par une déclaration d'amour : « Je t'aime parce que tu as les yeux ronds » avoue le petit Étienne à la narratrice enfant. Elle refuse ces mots. Qu'il se les garde ! Il est si laid, lui, avec ses cheveux de travers…
Et le temps passe. Les années collège, le lycée. Et Étienne que l'on recroise, qui est devenu très beau et qui a déclaré sa flamme à une autre. Étienne est pris. Pas son frère. Alors pourquoi pas son frère ? Il ressemble certainement un peu à Étienne, le frère… Peut-être pourra-t-on ainsi se rapprocher de celui qu'on a renoncé à ne plus aimer… Et la vie continue, le mariage, les enfants. Et un jour, tiens, bonjour Étienne, qu'est-ce que tu deviens ? Trente ans ont passé, on vacille, il parle, longtemps, on l'écoute raconter des choses terribles, extraordinaires et l'on se dit qu'elle est bien banale cette vie qui est la nôtre à côté de l'autre, la merveilleuse, la passionnante et folle de celui que l'on n'a jamais oublié. Que faire de mieux que de se projeter dans cette autre vie, s'absenter de soi, être double, se perdre encore un peu plus… Il y a des blancs ? Qu'à cela ne tienne… Comme une romancière, on va remplir les vides, les creux, inventer ce que l'on ne sait pas de l'autre, se créer un autre monde, une deuxième existence virtuelle, se projeter ailleurs, vivre par procuration. On y arrive bien, on est très forte dans ce domaine, c'est un peu notre spécialité de créer, d'imaginer.
« Je ne dis rien de la sensation de plus en plus présente d'avoir une double vie. Celle qui m'appartient et dans laquelle je me déplace sans joie, et l'autre dont je ne fais pas partie et qui, néanmoins, me passionne. Une vie à laquelle je ne peux rien retrancher ni ajouter, que je ne puis ni améliorer ni empirer, dont les personnages ne pensent rien de moi, dans laquelle il n'y a aucun enjeu ni aucun risque. Cette autre vie qui m'aspire et ne sera jamais ratée ni accomplie. »
Réflexion mélancolique sur le temps qui passe, sur ce qui a eu lieu ou pas, « L'éternel fiancé » m'apparaît aussi comme une métaphore de la littérature dans le sens où celle-ci, par le pouvoir des mots, de la fiction, permet d'accéder à des vies qui ne sont pas les nôtres, de les investir, de s'y voir vivre. Pourquoi se limiter à être soi quand on peut être un autre ?
« Être soi, quelle solution décevante, un résultat piteux, surtout lorsqu'on le compare à la beauté de l'équation que pose toute existence. »
La littérature pour aider à supporter…
La littérature, peut-être, pour trouver le courage…
« Le courage, me dis-je, le courage qu'il faut à chacun pour accomplir cette expérience brève et dénuée de signification, sans la possibilité de reprendre pour corriger, de faire mieux ou autrement. le courage qu'il faut pour supporter qu'il ne reste rien. »
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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motspourmots
  01 septembre 2021
"Dans la vie, tu dois te taper chaque seconde. Il n'y a pas d'ellipse qui t'amène deux heures, une semaine ou cinq ans plus tard."
Et à la lecture de ce roman, je la remercie, la vie de me donner à savourer chaque seconde de ce texte dont je ne voudrais pour rien au monde sauter la moindre saveur. Je lis Agnès Desarthe depuis très longtemps et je ne m'attendais pas à ça. Je l'aime pour son univers, sa fantaisie, son élégance à s'emparer de sujets importants, parfois graves en parvenant à les traiter avec une légèreté intense ou une intensité légère mais toujours d'une plume précise. Je l'aime pour son intérêt aux autres, son envie de raconter de vraies histoires, son intelligence raffinée. C'est peut-être grâce à toutes ces qualités qu'elle parvient à me transmettre avec ce roman, que l'on sent pourtant très proche d'elle, des sensations et des émotions qui touchent à l'universel et me touchent moi au plus profond.
Ce texte magnifique est empreint d'une mélancolie à la profondeur inédite qui laisse peu de place au sourire d'habitude tellement bienvenu chez les lecteurs d'Agnès Desarthe. Il nous parle du temps ou plutôt non, il incarne le temps. Ce texte a la même dimension magique que les fameuses robes demandées à sa marraine par la future Peau d'âne, couleur de lune, couleur de soleil et couleur de temps. On n'imagine pas représenter la couleur du temps, et pourtant, c'est ce que parvient à faire Agnès Desarthe à travers le fil invisible qui relie la narratrice à son éternel fiancé depuis cette scène inaugurale où le petit Etienne, à 4 ans, lui déclare son amour dans la salle des mariages de la mairie. Leurs vies parallèles se croiseront à quelques reprises, autant de repères pour mesurer ce qui passe, s'échappe, tous ces carrefours porteurs de choix, ces instants qui filent et disparaissent, impossibles à rattraper même en se retournant. Les scènes s'égrènent, au rythme des notes d'une bande-son musicale dont la présence s'incarne autant que celle des personnages, et l'émotion gagne face à cette lutte acharnée contre l'oubli.
La beauté de ce livre... L'écho qu'il a trouvé en moi, peut-être parce que l'auteure et moi sommes nées la même année, et que ce texte traduit un état d'esprit, des sensations qui me sont familières à ce stade de mon parcours sur Terre. Aussi parce que nombre des références culturelles parsemées au fil des pages me sont si familières. Il n'y a cependant rien de cartésien dans la forme qui pourra en déstabiliser certains, mais les autres, ceux qui percevront toute la finesse et l'intelligence de ce chaos organisé vivront une expérience qui dépasse celle de la simple relation avec un texte. Une sorte d'osmose spatio-temporelle, née de l'inventivité d'une romancière passionnée par les mots et l'imaginaire qu'ils véhiculent. du grand art, tout simplement.
"Le courage, me dis-je, le courage qu'il faut à chacun pour accomplir cette expérience brève et dénuée de signification, sans la possibilité de reprendre pour corriger, de faire mieux ou autrement. le courage pour supporter qu'il ne reste rien. On ne va nulle part et on y va très vite."
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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critiques presse (5)
Culturebox   15 octobre 2021
Le dernier roman d'Agnès Desarthe est un voyage au cœur de la vie d'une femme, scandée par la visite impromptue mais régulière de son "éternel fiancé".
Lire la critique sur le site : Culturebox
Elle   06 septembre 2021
Aussi drôle qu'il est nostalgique, « L'Éternel fiancé », le nouveau roman d'Agnès Desarthe, conte les moments de la vie d'une femme. Époustouflant.
Lire la critique sur le site : Elle
LaTribuneDeGeneve   31 août 2021
Ça ne rate pas dans «L’éternel fiancé». L’experte en désordres sentimentaux range à nouveau la maison, ici celle d’êtres en pagaille qui, jadis à l’âge de 4 ans, se déclaraient une flamme éternelle. Le mot d’enfant les rattrape par hasard, les lance dans le rock’n’roll acrobatique des souvenirs. Le temps déroule ses promesses, à la vie à la mort, et tout le tralala entre deux.
Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
SudOuestPresse   23 août 2021
Avec cette fresque familiale et amoureuse, la romancière signe, avec humour, une réflexion en marche autour du temps perdu et retrouvé, sur la mémoire. Et c’est très beau.
Lire la critique sur le site : SudOuestPresse
Lexpress   18 août 2021
Ce formidable roman initiatique, fresque familiale et conjugale qui entrecroise amours de jeunesse, regrets d'adultes, fratries soudées, générations croisées, chemins de vie escarpés, liens distendus puis renoués, au gré de personnages pas banals. Et surtout, au rythme d'une écriture tout en finesse, en inventivité, où la gravité le dispute à la fantaisie pour conjurer l'oubli.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
IndiaSongIndiaSong   11 août 2022
...(..) parfois le temps qui passe n'affecte pas certains domaines de notre vie. Le corps ne change pas. AUcune ride nouvelle ne se dessine. Mais les enfants prennent dix centimetres (..) On se regarde dans la glace (..) Pourtant la veille .... Alors on applique une touche de correcteur de l'oeil. Un moisp lus tard, on s'est habituée et on se contente d'un barbouillage rapide au fond de teint. C'est notre nouvelle tête: moins de joues, les prunelles tapies dans leurs trous, un pli amer aux commissures des lèvres, quelque chose de mort dans le regard, et toujours .. on garde le même métier alors qu'on croyait en changer en un claquement de doigts, parce que le temps qui passe, on ne l'a pas.
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IndiaSongIndiaSong   11 août 2022
L'énargie nécessaire pour vivre ma vie s'est échappée de mes veines, le sens a fui hors de mon cerveau. JE rebrousse chemin, je revois chaque bifurcation, les instants de choix, les moments irrémédiables. JE démêle mon existence comme un chevelure qui n'a jamais connu le peigne. Je méprise mon destin et cela crée en moi une aigreur terrible.
Je réécris mon histoire à partir de souvenirs, de brides d'existence avortées qui, au terme d'une hésitation, à la faveur d'un changement d'avis, n'ont pas fécondé l'avenir.
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IndiaSongIndiaSong   11 août 2022
Ma courte expérience de la vie m'avait appris que les maris sont, la plupart du temps, ridicules. Ils ne sont pas ridicules au travail, seuls en forêt ou avec leur maîtresse. Ils sont ridicules à côté de leur femme car au bout de quelques temps, comme une bille sur un plateau de solitaire qui finit par se caler dans un creux après avoir hésité entre deux, ils s'immobilisent ... dans le rôle de l'enfant, petit garçon dépendant de l"épouse transformée en maman, ;. ou dans celui du père, tyran grommeleur et impatient.
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IndiaSongIndiaSong   11 août 2022
Le courage, me dis-je, le courage qu'il faut à chacun pour accomplir cette expérience brève et dénuée de signification, sans la possibilité de reprendre pour corriger, de faire mieux ou autrement.
Le courage qu'il faut pour supposer qu'il ne reste rien.
On ne va nulle part et on y va très vite.
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IndiaSongIndiaSong   11 août 2022
Elle aussi, elle voulait que je la comprenne. Mais avec une épouse, c'est pire qu'avec les enfants. Une épouse,on ne la connait jamais.
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« … non seulement les femmes se prêtent moins aisément à l'analyse que les hommes, mais ce qui fait leur vie échappe aux méthodes habituelles par lesquelles nous examinons et sondons l'existence. »
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