AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.54 /5 (sur 87 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Ixelles , le 24 mars 1844
Mort(e) à : Ixelles , le 13 juin 1913
Biographie :

Naissssance 24 mars 1844 à Ixelles
Décès 13 juin 1913 à Ixelles
Activité Écrivain, journaliste
Nationalité Belge
Œuvres principales Un Mâle, Happe-Chair, L'Enfant du Crapaud, La Fin des Bourgeois
Camille Lemonnier, né à Ixelles, Belgique le 24 mars 1844 et mort dans sa ville natale le 13 juin 1913, est un écrivain belge particulièrement fécond. Ce Brabançon, fils d'un avocat Wallon et d'une Flamande, vint à la littérature par le détour de la critique d'art. Il effectue ses études secondaires à l'Athénée Royal de Bruxelles.
En 1863, Lemonnier publie à compte d'auteur le Salon de Bruxelles et commence à fréquenter le monde artistique. Il se distingue immédiatement par son désir de défendre l'art réaliste contre l'académisme, et la liberté de l'artiste contre les institutions d'État. En 1870, Lemonnier parcourt le champ de bataille de Sedan avec son cousin Félicien Rops (peintre et dessinateur). Son roman-reportage Sedan relate ses impressions : « une odeur de terre, de pourriture, de chlore et d'urine mêlés ». Cet ouvrage réaliste sera repris sous le titre Les Charniers qui précède La Débâcle d'Émile Zola.



+ Voir plus
Source : wikipedia
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Vidéo de Camille Lemonnier


Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
Camille Lemonnier
moravia   30 septembre 2015
Camille Lemonnier
« Je me refuse à planter uniquement des choux dans mon jardin ; je n'entends pas être la vache broutant sa zone d'herbe autour de son piquet ; j'honore, mais sans envier de lui ressembler, le casseur de pierres voué à l'entretien d'un rayon départemental. Bref, lorsqu'il me serait lucratif et commode de me cantonner, à l'exemple d'autrui, dans un immuable périmètre - (les firmes fructueuses ne sont qu'à ce prix), - je m'évade vers de variables latitudes et rechigne à me laisser cataloguer sous une étiquette. »
Commenter  J’apprécie          240
andreas50   18 janvier 2019
Sedan ou Les charniers de Camille Lemonnier
Un bruit de musique retentit tout à coup au bout de la rue : c'était un régiment bavarois qui défilait. Je ,ai jamais vu de si laids hommes ni de plus beaux soldats. L'idéal de la discipline consistant dans la transformation de l'homme en automate marchant, tournant, s'arrêtant, se mouchant et éternuant au commandement, je déclare que je n'ai rien rêvé de plus discipliné que certaines troupes allemandes. Tous à la fois, du même pied, tête droite, œil fixe, le pas cadencé, comme ces soldats de bois que les enfants font manœuvrer sur des tringles, les voilà partis, le corps raide, pas une fibre ne vibrant sur la face ; et ils iront ainsi tant qu'on leur dira d'aller, en promenade ou devant le canon, mur vivant qui répare ses brèches en se resserrant.
Commenter  J’apprécie          220
Camille Lemonnier
Emnia   15 mars 2015
Camille Lemonnier
Je ne voudrais pas établir de rapprochement entre l'auteur d'Ironie sanglante et ce comte de Lautréamont (Ducasse) dont l'éditeur de Rachilde vient justement de remettre au jour les extraordinaires Chants de Maldoror. D'analogie, il n'en est point, à part peut-être la communauté d'Injustice qui les voue à d'immérités silences. Je signale simplement le fait de ce tumultueux et imprécatoire rhéteur, de ce musicien des grandes orgues littéraires, de cet infant de lettres qui mourut sans avoir régné et probablement ne sera reconnu Prince spirituel que par un très petit nombre de ses pairs. Ce lyrique blasphémateur, qui attisa le plus virulent satanisme sur les grils de ses prosopopées, ce nébuleux et outré négateur des morales et des cultes professés, aux métaphores tendues comme des balistes ou giroyantes comme des catapultes, ce vociférateur des litanies du Péché et de la Damnation, créateur d'un antiphonaire sabbatique s'égalant aux pires rituels du Diabolisme, perturba tellement l'inepte critiquaille contemporaine qu'à part deux ou trois hauts esprits, nul ne se sentit assez sûr de ses propres lumières pour plonger dans ces gouffres d'incohérences et de ténèbres où, par moment, clame une voix merveilleusement musicale. La plénipotentiaire sottise s'effara d'un livre dont il eût fallu chercher la clef dans les effrois du moyen âge et qui, sur le crépusculaire marécage des actuels détritus littéraires, projette les noires coruscations d'un inquiétant bolide.



Extrait de la préface à La Sanglante Ironie de Rachilde
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Nostradamus27   11 juillet 2013
Comme va le ruisseau de Camille Lemonnier
Le soir violet noya le haut de la montagne. Des îlots de petits nuages roses descendaient le fleuve à la dérive. On entendait des voix très loin dans les hameaux d’enfance. Près de l’église, devant sa porte, Tricot le maçon, qui était aussi cabaretier et barbier, avait installé sa chaise.



(page 69)
Commenter  J’apprécie          170
Hulot   27 juillet 2019
Sedan ou Les charniers de Camille Lemonnier
On a su dès la première heure que les fourgons de l'impérial Corse étaient prets à détaler, malles bouclées, au moindre commandement, la défaite ayant été prévue soit comme une éventualité soit comme une nécessité de la politique.



L'histoire entrera plus tard dans le détail de cette grande lacheté qui souille à jamais les trones.
Commenter  J’apprécie          140
Emnia   30 avril 2016
L'homme en amour de Camille Lemonnier
En furetant, je découvris aussi, derrière un rayon, un paquet d'images. Je fus épouvanté de la beauté de péché qu'elle me révélèrent.

Aucune expérimentation depuis ne me restitua l'âcre et orageux tumulte qu'à travers un méprisable artifice me communiquèrent les grappes de torses diaboliquement noués comme le sarment d'une vigne. Je goûtai là un frénétique et puissant délire ; mes papilles vives s'éréthisèrent jusqu'à l'orgasme ; j'eus l'âme raidie comme un métal sous les marteaux. Il me parut que des mains meurtrières et délicieuses m'ouvraient l'aine. D'ardentes et somptueuses viandes, des amas lourds de mamelles gorgeaient mes faims et bouchaient mes cris. Ma vie se tendit comme en un passage d'agonie ; mes fibres grincèrent comme des câbles autour d'un cabestan. Je ne sais comment je ne mourus pas de l'impossibilité de vivre encore après ce prodige. Un jus acide et riche écumait à mes lèvres. Je subis un instant la sensation de stagner infiniment en des lacs glaciaires, de rôtir longtemps aux pointes d'un brasier ; et ensuite les ombres me saisirent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Emnia   27 septembre 2015
L'hystérique de Camille Lemonnier
A la fin il parut entrer dans ses idées. Il lui permit de se flageller avec la corde qu'elle portait au flanc comme tertiaire de Saint-François, mais le soir et le matin seulement, pour ne pas déchirer ce corps dont elle avait à rendre compte à Dieu. Comme elle avait repris la communion quotidienne, ils se revoyaient chaque jour à la faveur du confessionnal, de son ombre discrète propice aux révélations. Maintenant qu'il avait autorisé l'épreuve de la corde, il exigeait, d'un murmure de lèvres glissant sur son âme comme un attouchement spirituel, l'intime détail de ses flagellations, pénétrait au frisson le plus dérobé de ses douleurs charnelles, dans une soif trouble de tout ce qui était sa peau molle et pâle, ses énervements, le cri de son flanc châtié. Avec des plaisances inassouvies, il s'enquérait du moment, de l'endroit, de la façon dont elle s'appliquait les terribles nœuds, sentant passer en lui-même à ses aveux un cinglement de lanières, comme la brûlure d'une flamme volante qui lui déchirait délicieusement les moelles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Emnia   04 mars 2016
Le Possédé de Camille Lemonnier
Je suis comme un écorché sur les téguments à nu de qui un infernal virtuose raclerait de l'archer.
Commenter  J’apprécie          120
Emnia   06 mars 2016
Le Possédé de Camille Lemonnier
Encore il se voyait étendu sur une dalle d'amphithéâtre. Un homme à museau de singe insérait un scalpel en ses fibres, lui découpait le cuir en minces lanières que d'autres tortionnaires, ses collègues du tribunal, après les avoir divisées en lamelles plus petites, portaient rôtir sur un grill. Et une prodigieuse araignée, un monstre pustuleux et chevelu, brandillant des appareils terminés par des bouches, avec la rouge lentille fixe d'un œil immense dans une cavité du ventre, se couchait sur les trous de sa chair, s'occupait à lui pomper de ses innombrables suçoirs un sang coagulé, lui causant un chatouillement voluptueux, une molle et infiniment heureuse titillation.
Commenter  J’apprécie          100
Emnia   08 octobre 2015
L'enfant du crapaud et autres contes impitoyables de Camille Lemonnier
Un nuit, il eut un rêve : il lui parut qu'il était devenu le champ lui-même et qu'un maître jaloux lui tirait des boyaux son dernier sang. Des choux, des carottes, des betteraves, des pommes de terre lui sortaient du ventre, à travers un effort prodigieux ; mais il n'était jamais à bout ; une volonté despotique l'obligeait à engendrer sans relâche ; et finalement ses viscères dégorgèrent, que le tourmenteur engloutissait. Des affres mortelles le mouillaient ; il sentit l'agonie ; et dans ses empreintes pour se vider de ses entrailles, brusquement il s'éveilla.
Commenter  J’apprécie          81

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Lecteurs de Camille Lemonnier (114)Voir plus


Quiz Voir plus

Séries TV et SF 1/6

Le vaisseau spatial Enterprise est commandé par le Capitaine Kirk, assisté de M. Spock, originaire de la planète Vulcain. Leur mission : explorer l'univers et découvrir de nouveaux mondes.

star trek
star wars
starfighter
star system

10 questions
335 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fiction , télévisionCréer un quiz sur cet auteur

.. ..