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Note moyenne 3.17 /5 (sur 178 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lyon , 1975
Biographie :

Céline Curiol est une écrivaine et journaliste française.

En 1997, elle s'installe à New York où elle travaille comme correspondante pour la radio et la presse.

En 2005, elle publie son premier roman, "Voix sans issue" qui sera traduit dans une dizaine de langues. Il sera suivi, en 2007, de la publication de "Permission" et de "Route rouge".

De sa résidence à la Villa Kujoyama de Kyoto, elle a tiré un roman, "L'Ardeur des pierres", paru à la rentrée 2012.

"Un quinze août à Paris: Histoire d'une dépression" explore, à travers le récit d'une expérience personnelle, les mécanismes d'invasion de la dépression.

Source : Wikipédia
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Céline Curiol - Les vieux ne pleurent jamais .
Céline Curiol vous présente son ouvrage "Les vieux ne pleurent jamais" aux éditions Actes Sud. Rentrée littéraire janvier 2016. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/curiol-celine-les-vieux-pleurent-jamais-9782330057909.html Notes de Musique : The Wrong Way by Jahzzar. Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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Citations et extraits (96) Voir plus Ajouter une citation
Ladybirdy   23 novembre 2018
Les vieux ne pleurent jamais de Céline Curiol
Regarde-toi ma vieille, est-ce que tu te plais, dis-moi ? Oui, il y avait une injustice à vieillir femme, car la féminité, ou plutôt ce que l’époque moderne désignait ainsi, résistait mal à la dégradation des apparences, au contraire de la virilité dont les marques du temps ne brouillaient pas tant l’expression.
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pyrouette   30 juillet 2016
Les vieux ne pleurent jamais de Céline Curiol
La jeunesse n'est jamais l'âge du doute mais de l'excès de certitudes.
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Piatka   23 décembre 2014
L'ardeur des pierres de Céline Curiol
Celui qu'enchante le hasard doit croire en sa souveraineté.
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FRANGA   02 février 2015
Un quinze août à Paris : Histoire d'une dépression de Céline Curiol
Un jour, quelqu'un me dit, avec toute l'ingénuité des biens portants : "Il n'y a que toi pour t'en sortir." Sur le coup, j'eus le tort de le croire. Ce n'était qu'en partie vrai.

Il advient un temps où éviter la dépression n'est plus humainement possible : quelles que soient ses ressources et sa résistance, l'individu visé est condamné à subir l'épreuve au risque d'y succomber.

Tout rétablissement implique alors que la personne renforce seule ses capacités à distinguer ses propres signaux d'alerte, à prendre la mesure de ses "états d'âme" sans faire abstraction de leur pouvoir, sous prétexte d'écarter, par le déni, la menace.

Peut-être nécessite-til aussi d'accepter l'inexorable solitude de chacun face à ses cataclysmes intérieurs. Mais je le répète aujourd'hui ; de la dépression, personne ne se sort seul.

Si la figure du héros solitaire ne manque pas d'attrait, il vient un moment où celui qui l'incarne perd jusqu'à la capacité mentale d'inventer le mythe qui le sauverait.

Tôt ou tard, le héros, blessé, abattu, au bord de l'abîme, se doit d'être aidé même si sa mise négligée, sa tristesse et sa décadence inspirent avant tout le mépris.
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FRANGA   21 janvier 2015
Un quinze août à Paris : Histoire d'une dépression de Céline Curiol
Depuis longtemps, les mots avaient été mon arme et mon armure. Mais alors et pour la première fois de ma vie, mes anciens alliés, ces milliers de mots que j'avais éperdument assemblés, devinrent ma prison : la rigidité de mes déductions dressait des paravents tout autour de moi. "Le déprimé sait que ses humeurs le déterminent de fond en comble, mais il ne les laisse pas passer dans son discours." Ne les laisse pas se diluer dans ce discours. Mes incessants récits d'épisodes depuis trop longtemps révolus m'amarraient à l'émotion ressentie : ils me permettaient d'entretenir la croyance en une forme de survivance d'un passé que personne ne voulait plus partager avec moi. Mes phrases m'entraînaient avec elles et elles n'entraînaient que moi. Tout allait dans le même sens et je m'épuisais.
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pyrouette   04 août 2016
Les vieux ne pleurent jamais de Céline Curiol
Mettre une claque à ma douleur, la renverser par surprise.
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FRANGA   26 janvier 2015
Un quinze août à Paris : Histoire d'une dépression de Céline Curiol
Sur mon réfrigérateur était aimantée une carte bristol où j'avais inscrit une phrase tirée du livre de Roland Jouvent. "Les sujets auraient intégré une fausse croyance selon laquelle ils seraient impuissants à influer sur leur bien-être." Cette phrase me semblait et me semble encore être la clé de voûte de l'édifice dépressif.

L'hypothèse postulée par Jouvent découle de la théorie de learned helpssness-traduit en français soit par "désespoir appris" (Jouvent) ou "désarroi appris" (Kristeva), S'inspirant d'un concept du même nom défini par Aaron Beck dans son élaboration des premières thérapies cognitives comportementales, pour permettre d'expliquer la manière dont certaines prédispositions cognitives conduisent à l'apparition, puis à la persistance, de la dépression.
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FRANGA   23 février 2015
Un quinze août à Paris : Histoire d'une dépression de Céline Curiol
De contenance, il fut très peu question pour moi au cours de la période critique de la dépression, je l'ai dit. Il y avait sans doute une sorte de jouissance masochiste à se laisser aller jusqu'au bout, à se laisser envahir par un désespoir suprême. Cependant, la dégradation de mes capacités à me contenir, loin de m'apporter un relâchement, voire un soulagement, contribuait à l'accentuation des mêmes sentiments négatifs, dont l'expression alimentait la perpétuation. Confrontée aux aléas de la réalité, ma sensibilité particulière engendrait des perturbations physiques et mentales qui avaient pour effet de la maintenir en alerte. Cette inclinaison nerveuse semblait accentuer la récurrence de souvenirs attachés au même état d'anxiété. Ce corps, qui n'excluait pas mon cerveau et où je peinais néanmoins à demeurer, m'entraînait dans un éprouvant manège. Il donnait prise à une pensé à peine pensée, l'amplifiait, la relayait. Cela n'était pas juste un "état d'esprit" : même s'il n'existait pas d'examen médical pour le détecter (ou, du moins, ne m'en avait-on pas prescrit), cela avait toute la prégnance d'un dysfonctionnement physique.

Pour défendre sa théorie de la nature corporelle des émotions et de leur apparition en amont de leur représentation mentale; James cite d'ailleurs certains cas "pathologiques" où la "machinerie nerveuse est si encline à une certaine direction émotionnelle" que la majorité des stimuli n'induisent plus que celle-ci. On imagine un automate qui, à toute sollicitation, répondrait par le même mouvement.
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FRANGA   19 février 2015
Un quinze août à Paris : Histoire d'une dépression de Céline Curiol
Nous préférons parfois oublier les incidents qui devraient pourtant nous renseigner sur la réalité de notre conditionphysique-y compris notre condition mentale. Au cours de l'année 2005, j'avais connu des accès de palpitations cardiaques qui se déclenchaient fréquemment sans raison apparente. Lorsque celles-ci commencèrent à se manifester, j'essayai d'abord d'en faire abstraction puis élaborai diverses explications (l'effet du café, de la cigarette...) destinées à me rassurer, voulant croire qu'elles s'estomperaient d'elles-mêmes. Le phénomène au contraire s'accentuant, je pris rendez-vous avec un cardiologue (qui d'autre ?) qui m'assura que mon coeur était en parfait état de marche. Les palpitations ne cessèrent pas pour autant mais j'obtins l'autorisation de cesser de chercher ce qu'elles trahissaient... Trois ans plus tard, il devint clair que ces palpitations n'étaient pas sans lien avec la dépression. Aujourd'hui, je regrette qu'à une époque où la science a tant progressé dans la détection et la compréhension de nos maux, les humeurs de nos corps nous demeurent dangereusement étrangères. Nombre d'entre nous bénéficieraient grandement d'une formation médicale-ainsi que l'on enseigne l'éducation civique par exemple-non pour se substituer aux médecins mais pour devenir de meilleurs vigies.
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pyrouette   03 août 2016
Les vieux ne pleurent jamais de Céline Curiol
Pendant tant d'années, j'avais voulu me préserver de cette manière de penser, s'occuper, comme si nous ne vivions qu'un long sursis dans l'illusion d'une existence véritable.
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