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Note moyenne 3.83 /5 (sur 266 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Trieste , le 10/04/1939
Biographie :

Claudio Magris est un écrivain, germaniste, universitaire et journaliste italien, héritier de la tradition culturelle de la Mitteleuropa qu'il a contribué à définir.

Âgé de 18 ans, il quitte Trieste et suit des études de langue et de littérature germaniques à l’université de Turin. Diplômé, il refait sa thèse sous forme d'un essai ("Mythe de l'Empire dans la littérature autrichienne", 1963) dans lequel il confronte le regard de plusieurs écrivains (Joseph Roth, Robert Musil, Karl Kraus, Stefan Zweig) au mythe de la Mitteleuropa (Europe centrale).

Il est notamment l'auteur de "Danube" (1986), un essai-fleuve où il parcourt le Danube de sa source allemande (en Forêt Noire à la mer Noire, en traversant l'Europe centrale), et de "Microcosmes" (1997), portrait de quelques lieux dispersés dans neuf villes européennes différentes. Il est également chroniqueur pour le Corriere della Sera.

Il a été sénateur de 1994 à 1996.

En 2001-2002, il a assuré un Cours au Collège de France sur le thème "Nihilisme et mélancolie. Jacobsen et son Niels Lyhne".

Magris a reçu plusieurs prix prestigieux couronnant son œuvre, comme le prix Erasme en 2001, le prix Prince des Asturies en 2004, le Prix de la paix des libraires allemands en 2009, le prix Jean-Monnet en 2009, le prix Franz-Kafka en 2016. Par ailleurs, il a été plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de littérature.


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Lors de l'émission “Hors-champs” diffusée sur France Culture le 16 septembre 2013, Laure Adler s'entretenait avec l'écrivain et essayiste italien, Claudio Magris. « L'identité est une recherche toujours ouverte, et il peut même arriver que la défense obsessive des origines soit un esclavage régressif, tout autant qu'en d'autres circonstances la reddition complice au déracinement. » Claudio Magris (in “Danube”) Claudio Magris, né à Trieste le 10 avril 1939, est un écrivain, germaniste, universitaire et journaliste italien, héritier de la tradition culturelle de la Mitteleuropa qu'il a contribué à définir. Claudio Magris est notamment l'auteur de “Danube” (1986), un essai-fleuve où il parcourt le Danube de sa source allemande (en Forêt Noire) à la mer Noire en Roumanie, en traversant l'Europe centrale, et de “Microcosmes” (1997), portrait de quelques lieux dispersés dans neuf villes européennes différentes. Il est également chroniqueur pour le Corriere della Sera. Il a été sénateur de 1994 à 1996. En 2001-2002, il a assuré un cours au Collège de France sur le thème « Nihilisme et Mélancolie. Jacobsen et son Niels Lyhne ». Ses livres érudits connaissent un très grand succès public et critique. Claudio Magris a ainsi reçu plusieurs prix prestigieux couronnant son œuvre, comme le prix Erasme en 2001, le prix Prince des Asturies en 2004, qui entend récompenser en lui « la meilleure tradition humaniste et [...] l'image plurielle de la littérature européenne du début du XXIe siècle ; [...] le désir de l'unité européenne dans sa diversité historique », le prix européen de l'essai Charles Veillon en 2009, et le prix de littérature en langues romanes de la Foire internationale du livre (FIL) de Guadalajara, au Mexique, en 2014. Claudio Magris est également régulièrement cité depuis plusieurs années comme possible lauréat du prix Nobel de littérature. Thèmes : Arts & Spectacles| Littérature Contemporaine| Littérature Etrangère| Claudio Magris| Mitelleuropa Sources : France Culture et Wikipédia

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Citations et extraits (228) Voir plus Ajouter une citation
kielosa   16 avril 2021
Loin d'où ? Joseph Roth et la tradition juive-orientale de Claudio Magris
Comme pour Musil, pour Roth aussi la Cacanie (l'Empire austro-hongrois) est devenue le royaume de l'imaginaire : un imaginaire qui n'existe même plus dans les mots, même plus comme hypothèse ou comme alternative, même plus dans les annales poussiéreuses d'une armée dissoute.



(page 398).
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Unhomosapiens   13 mai 2018
Trieste : Une identité de frontière de Claudio Magris
Les Allemands, qui à des époques diverses ont afflué vers Trieste et ont choisi d'en faire leur ville, se trouvent eux aussi soumis au charme de la culture italienne, ils s'adaptent dans leur grande majorité à l'italianité citadine dominante, et subissent le processus d'intégration et d'absorption.
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aleatoire   08 juillet 2015
Danube de Claudio Magris
De cet observatoire, la vie apparaît comme une perte de temps, une machine fragile. Comme l'horloge qui en marque le rythme, la réalité est un engrenage, une organisation du goutte à goutte, une chaîne de montage orientée toujours et uniquement vers la phase successive. Celui qui aime la vie doit peut-être aimer son jeu d'emboîtements, s'enthousiasmer non seulement pour un voyage vers des îles lointaines, mais aussi pour les démarches administratives relatives au renouvellement de son passeport. La persuasion, qui répugne à cette mobilisation générale quotidienne, c'est l'amour pour quelque chose d'autre, qui est plus que la vie et ne luit que par éclairs pendant les pauses, les interruptions, quand les mécanismes sont arrêtés, que le gouvernement et le monde entier sont en vacances - au sens fort où "vaquer" évoque le vide, le manque, l'absence -, et que n'existe plus que la lumière haute et immobile de l'été.
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Austral   13 mars 2014
Microcosmes de Claudio Magris
Le chat ne fait rien, il est, comme un roi. Il reste assis, pelotonné, allongé. Il a la persuasion, il n'attend rien et ne dépend de personne, il se suffit. Son temps est parfait, il se dilate et se rétrécit comme sa pupille concentrique et centripète, sans se précipiter dans un angoissant écoulement goutte à goutte. Sa position horizontale a une dignité métaphysique que l'on a en général désapprise.

On se couche pour se reposer, dormir, faire l'amour, toujours pour faire quelque chose et se relever dès qu'on l'a fait ; le chat se couche pour être couché, comme on s'étend devant la mer rien que pour être là, étiré et abandonné. C'est un dieu de l'instant présent, indifférent, inaccessible.
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Tandarica   25 novembre 2021
Danube de Claudio Magris
À Sulina arrivent maintenant tous les débris que le Danube transporte. Dans son roman Europolis, qui date de 1933, Jean Bart, alias Eugen P. Botez, voit les destinées humaines elles-mêmes aborder à Sulina comme les épaves d'un naufrage ; la ville, comme le dit le nom qu'il lui a inventé, vit encore dans un halo d'opulence et de splendeur, c'est un port situé sur de grandes routes, un endroit où se rencontrent des gens venus de pays lointains et où on rêve, en on entrevoit, on manie mais surtout on perd la richesse.

Dans ce roman la colonie grecque, avec ses cafés, est le décor de cette splendeur à son déclin, à laquelle la Commission du Danube confère une dignité politico-diplomatique, ou du moins un semblant. Le livre, toutefois, est une histoire d'illusion, de décadence, de tromperie et de solitude, de malheur et de mort ; une symphonie de la fin, dans laquelle cette ville qui se donne des allures de petite capitale européenne devient bas-fond, rade abandonnée.

(p. 533)
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mariecesttout   09 mars 2014
Déplacements de Claudio Magris
El Toboso est avant tout une gamme de couleurs absolues : le blanc éblouissant des maisons, le bleu indigo du ciel et des bordures peintes sur les murs; le vent lui aussi semble avoir la clarté d'une couleur lumineuse. Il y a dans cette petite ville un Centre Cervantesque auquel entre autres les chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier ont l'habitude d'envoyer, avec dédicace, de précieuses traductions du Don Quichotte dans la langue de leur pays. Exposées dans les vitrines, des éditions raffinées et des versions venant de tous les continents exhibent les signatures célèbres apposées sur les frontispices. Il y a même une édition italienne avec la signature de Mussolini, datée du 31 juillet 1930 : une grande écriture énergique, peut être un peu mégalomane, mais au trait généreux. Tous envoient des exemplaires de Don Quichotte, sauf deux. Hitler envoie une lourde édition de la Chanson des Nibelungen, avec une signature qui se voit à peine, un gribouillis informe, des lettres en position foetale. Il est cependant battu en muflerie par Khedafi qui envoie son Livre vert de la révolution. Tous deux montrent la condescendance, peu sûre d'elle, du chef de bureau qui menace d'un "vous ne savez pas qui je suis", quand toute la grandeur de don Quichotte, comme l'a écrit Unamuno, tient dans l'humble fermeté avec laquelle il dit : "Je sais qui je suis".
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aleatoire   15 juillet 2015
Danube de Claudio Magris
Je suis sur le delta ; odeurs, couleurs, reflets, ombres changeantes sur le courant, lueur d'ailes dans le soleil, vie liquide qui s'écoule entre les doigts et nous oblige à éprouver, même en ce jour faste où nous sommes sur le pont du bateau comme un roi homérique sur son char, toute notre inaptitude à percevoir, l'atrophie millénaire de nos sens, d'un odorat et d'une ouïe incapables de saisir les messages qui arrivent de chaque touffe frémissante, divorce ancien d'avec l'élément fluide, fraternité perdue et refusée. [...] Un cormoran vole le bec grand ouvert, tendu en avant, tel un oiseau préhistorique au-dessus du marais des origines, mais le choeur immense du delta, avec ses basses continues et profondes, n'est pour nos oreilles qu'un chuchotement que nous ne réussissons plus à saisir, le murmure d'une vie qui disparaît sans qu'on l'ait écoutée.
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MELANYA   21 octobre 2021
Trois Orients : Récits de voyages de Claudio Magris
On revient chez soi. Beaucoup d’amis me demandent comment je fais pour ne pas me lasser de voyager autant et souvent si loin. On se lasse au contraire de rester chez soi, dans sa propre ville et son propre monde, où l’on est broyé par des tracas et des devoirs, transpercé par les mille flèches banalement empoisonnées du quotidien opprimé par les idoles de sa propre tribu ; C’est quand on est chez soi que se jouent, en bien et en mal, le bonheur et le malheur, la passion, le destin. Le voyage, même le plus passionné, est souvent pause, fuite, irresponsabilité, trêve de tout véritable risque. On revient donc chez soi, au monde adulte, sérieux, envahissant.
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aleatoire   06 janvier 2015
Danube de Claudio Magris
le romantisme est aussi la substitution d'un absolu, que l'on a conscience d'avoir perdu, par un succédané partiel, quel qu'il soit, qui devrait remplacer toutes les valeurs. Quand on cherche ce succédané dans l'amour, ce dernier devient une rhétorique acceptée mais ampoulée, un pathos sentimental redondant. C'est une rêverie fantastique, dans laquelle ce qu'on aime n'est pas l'autre, mais la rêverie elle-même ; la séduction romantique de l'amour "inséparable de la mort" renvoie aussi à la stérilité de cette ardeur qui ne crée ni ne procrée, ni dans la chair ni dans l'esprit.
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Tandarica   28 novembre 2021
Danube de Claudio Magris
Le poète yiddish Israël [Israil] Bercovici vit lui aussi [en Roumanie] dans un quartier presque de banlieue. La littérature, me dit-il, c'est un jackpot, dans lequel la vie et l'histoire glissent subrepticement ou jettent avec violence une pluie d'événements, la lumière indicible d'un soir, des problèmes sentimentaux ou des guerres mondiales, mais dont on ne peut jamais savoir ce qui va sortir, un petit sou de rien du tout ou une royale poignée de pièces, une avalanche de poésie. Timide et discret, Bercovici est un fin poète, et de sa personne émanent cette gentillesse familière et cette tenace pietas qui sont venues à bout de siècles de violences et de pogroms ; dans sa maison modeste et bien tenue, la bibliothèque est une petite arche de Noé de l'hébraïsme oriental, et lorsqu'il nous lit un de ses poèmes, par exemple Soloveï, Le rossignol – tandis que sa femme rentre de l'hôpital où elle travaille comme médecin, prépare le repas –, on comprend mieux certains récits d'Isaac Bashevis Singer, leur mystère conjugal et le caractère épique et passionné de la vie familiale chez les Juifs.

(p. 518-519)
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"Dans cette direction-là, indiqua le Chat d'un mouvement circulaire de sa patte, vit un Chapelier, et dans cette direction-là, fit-il de l'autre, demeure un Lièvre de Mars. Allez voir celui que vous voulez : ils sont fous tous les deux."

Roméo et Juliette (Shakespeare)
Candide (Voltaire)
Fahrenheit 451 (Bradbury)
L'Avare (Molière)
Le Chat Botté (Perrault)
Le nom de la rose (Eco)
Le livre de la jungle (Kipling)
Le Petit Prince (Saint-Exupéry)
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