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Note moyenne 4.5 /5 (sur 33 notes)

Nationalité : Roumanie
Né(e) à : Roman (Roumanie) , le 24/06/1968
Biographie :

"Manif-artiste" et poète anarchiste, il vit et écrit à Roman en Roumanie, où avec Maria Marcu-PopArt artiste peintre qui illustre ses poèmes, il tente de faire vivre encore la force réactionnaire de la poésie.



Source : https://salutaridinroman.wordpress.com/despre-noi/
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Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
Tandarica   07 novembre 2019
Ultimul cabaret de néant de Daniel Marcu
flânerie



libre de courir

avec la montagne de croisées des chemins

dans mes bras

avec l’aigrette de pissenlit dans le cœur

avec la plaie ouverte

de l’œil retourné, toujours retourné

de sa tournée

sauvagerie impénétrable

ma tête est un chapeau de paille

dans lequel je ramasse le solstice d’été

et les pommes aigre-douces

qui flottent sur tes lèvres

je casse le cadenas de la camarde

avec le hurlement de bête déchaînée

je jette les heures les journées les mois

les années entières

dans le jardin où

nous avons enfilé sur nous l’âme

comme un t-shirt pas lavé.



***

drumeție



liber să alerg

cu muntele de răscruci

în brațe

cu puful de păpădie în inimă

cu rana deschisă

a ochiului întors mereu întors

din drum

sălbăticie de nepătruns

capul meu e o pălărie de paie

în care adun solstițiul de vară

și merele acrișoare

care plutesc pe buzele tale

sparg lacătul pieirii

cu urletul de jivină-ncolțită

arunc orele zilele lunile

anii cu totul

în grădina unde

ne-am tras sufletul

ca un tricou nespălat pe noi.

(p. 14)
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Tandarica   30 juillet 2020
L'académie de l'air de Daniel Marcu
Parfois, j’ai honte de respirer de l’air

au lieu de désespérer en manque de likes,

d’aimer au lieu de chasser des idéaux par

crainte de l’échec,

de porter dans mon âme le passé comme le

plus ardent des présents,

de m’endormir avec les larmes contenues dans toutes

les racines de la terre.
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Tandarica   08 novembre 2019
Ultimul cabaret de néant de Daniel Marcu
Dernier cavalier de néant



Je te regarde t’accroître de moi

te hisser telle une radiographie

qui recouvre mon cœur électrocuté,

tel un poteau télégraphique

tu ameutes tes fils à travers le baume

d’épopée

du dernier cavalier de néant



Je serais capable de t’abandonner

dans le sang âpre qui dévore

les invités à la cène, en inhalant

seringue après seringue,

je songe à me laisser déchiqueter

par les particules d’éternité

avec lesquelles tu parcours mon cerveau

dans le miroir.



Mais je ne fais rien d’autre que

me retrouver dans la limpide

sève de la flèche contagieuse,

décantant mon impulsion mécanique

et l’anarchie constructive des regrets

dans la danse des pierres ponce,

surpris par de curieux indigènes

pour la première et toute dernière fois

sur l’île de la colonisation de soi.



***



Ultimul cavaler de neant



Mă uit cum crești din mine,

cum te înalți ca o radiografie

ce-mi acoperă inima electrocutată,

ca un stâlp de telegraf

îți asmuți firele prin balsamul

epopeic al

ultimului cavaler de neant.



Aș fi în stare să te abandonez

în sângele aspru care devorează

oaspeții la cină, inhalând

seringă după seringă,

m-ar bate un gând să mă las sfâșiat

de particulele de eternitate

cu care îmi străbați creierul

în oglindă.



Dar nu fac altceva decât

să mă regăsesc în limpedea

sevă a săgeții molipsitoare,

strecurându-mi impulsul mecanic

și anarhia constructivistă a regretelor

în dansul pietrelor ponce,

surprins de indigeni curioși

pentru prima și cea din urmă oară

pe insula colonizării de sine.

(p. 31)
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santorin   14 novembre 2020
L'académie de l'air de Daniel Marcu
LES VOIX A VENIR



Je me retrouve en toi, et en toi, et en toi,

comme une victoire qui contrebalance le besoin de quelqu'un d'autre,

l'idée que nous somme de plus en plus nombreux sur une arche solitaire

me fait hurler du plus profond de mon être de glaise :

les révolutions commencent et se terminent avec notre pensée

de changer l'équilibre fragile de l'espoir,

dans la lumière de tes yeux je vois les aubes tutélaires, l'harmonie calme

dont tous les êtres vivants ont besoin pour procréer du suspense !



Libre arbitre, sois béni,

car tu ne me dictes pas les sténogrammes des pleurs,

la métamorphose cachée du lait à travers lequel chante mon sang

poèmes de chagrin et ballades esseulées sur la digue de l'honneur,

tu es le seul à qui je puisse dire sans peur :

nous sommes les immortels pèlerins avec une étoile sur le front,

guérisseurs miraculeux du futur pétrifié par les craintes

de la prière incomprise à laquelle nous avons condamné le présent.
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Cannetille   07 septembre 2020
L'académie de l'air de Daniel Marcu
Reste unique. Ne cherche pas à appartenir à une foule, car tout nombre

Divisé par lui-même est égal à un, et multiplié par un il ne change jamais.
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Tandarica   30 juillet 2020
L'académie de l'air de Daniel Marcu
Le sanglot qui me découvre



(à ma mère)

Porteur de paix est le messager de ma mère

quand je me réveille avec le sommeil pleuré,

les larmes silencieuses accordent la tension de la lâcheté du temps

dont je ne peux plus m’évader, me broient, m’écrasent,

l’œil éveillé semble le seul témoin de notre silence

main dans la main, dans les vignes éparpillées.

Le sanglot qui me découvre

survit à chaque effondrement intérieur,

à chaque tremblement qui dévaste mes souvenirs

les remplaçant par l’apaisement de l’âme essorée de gémissements,

par l’impuissance de l’homme enraciné contre son gré

dans les tempêtes de la mémoire.

Apporte-moi, mère, le calme de ta chanson chuchotée ―

je la reconnais d’après les voyelles prolongées

volontairement oubliées par de rudes nuits d’hivers

dans les neiges qui m’entourent majestueusement

comme dans un rituel du re-devenir,

dans la caresse qui m’embrasa

par la braise de la frontière avec le monde.
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Tandarica   30 juillet 2020
L'académie de l'air de Daniel Marcu
Concert de ah



Je vis discrètement à la marge de l’univers dilaté

en réinventant ses derniers instants et les premiers,

l’âme cherche désespérément une planète à coloniser,

mais se rend compte qu’il n’y a plus de places libres ―

chaque planète a ses propres écœurements,

chaque Histoire a ses parasites,

chaque instant est un agenouillement de plus

devant le cyclope au rêve plâtré,

les sirènes sont pétrifiées

annonçant la grève de l’air de la parole abandonnée,

ma vie assiste à un concert de ah

avec des gens qui sifflent dans toutes les directions

enthousiasmés par leurs propres respirations.
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Tandarica   03 décembre 2019
L'Archive des nus pressentiments de Daniel Marcu
L’État de reflux



Éloigner le rivage des mÉduses

Synchronisation dÉtestable

Crevasse dans l’ocÉan des doutes

NÉgation, impotence, ivresse des yeux arrachÉs

Vois ce que tu as fait !

Nage, dÉsormais !



(p. 12)
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Tandarica   07 mai 2019
#DEMOCAUST de Daniel Marcu
Des tessons de livre flottent entre les cadavres réactionnaires avec envie de vivre. Ils menacent la routine des os rongés. Ils suintent dans les veines éclatées par des obus obtus. Ils glissent comme la gravitation sur le plan de bataille des soldats kamikazes.

Depuis des boules de cristal, les empereurs-fantômes ordonnent au feu et à l’eau, à la famine et aux maladies, à la haine et à la folie, comme formes absurdes des plaisirs coupables.

Le democauste survient réellement dans les voix vibrantes, dans des verbes viraux, dans des virgules vexantes, dans des paroles vétustes.

L’extermination du peuple libre a commencé avec un vote dans la bouche.

Le sang gicle.

La parole opprime.

La poésie, s’est tirée une balle, conspirativement, dans la tête.



[Cioburi de carte plutesc printre cadavre reacționare cu poftă de viață. Amenință rutina din oasele roase. Se preling prin venele sparte de obuze obtuze. Alunecă gravitațional peste planul de luptă al soldaților kamikaze. Din globuri de cristal, împărații-fantomă poruncesc focul și apa, foametea și bolile, ura și nebunia, ca forme absurde ale plăcerilor vinovate. Democaustul se întâmplă aievea în vocile vibrante, în verbe virale, în virgule vexate, în vorbele vetuste.

Exterminarea poporului liber a început cu un vot în gură. Sângele împroașcă.

Cuvântul oprimă.

Poezia s-a împușcat, conspirativ, în cap.]
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Tandarica   20 mai 2019
Manifestele Infra de Daniel Marcu
Chuuuuut ! Tu ferais mieux de te taire et de regarder la plaie

pour voir la ville qui se couche avec des larmes d’acier

Où que tu fuies te rattrapent les pas

se rassemble le pavage sous la plante des pieds brûlants

Quelle folie hideuse, t’aboient les souvenirs de pierre.



Chuuuuut ! Tu ferais mieux d’avaler des mots plutôt que du pain

tandis que tombent des comètes abattues par de fausses providences

La lune attend que tu apportes ton poignard

et que tu le plantes dans les rayons qui fouillent les nuages

Sur l’invective du monde s’agrippe la bohème qui prie.



Chuuuuut ! Tu ferais mieux de pleurer des cristaux Swarovski

dans tes yeux que tu rassembles le trésor de passions crucifiées

par un décret final que tu distribues des couronnes

Toi, arlequin indolent chassant ton destin

vers la douce agonie de la dernière cigarette d’après.





[Ssssst! Mai bine taci și uită-te în rană

să vezi orașul cum apune cu lacrimi de oțel

Oriunde fugi te-ajung din urmă pașii

se-adună caldarâmul sub tălpile încinse

Ce nebunie hâdă, te latră amintirile de piatră.



Ssssst! Mai bine-nghiți cuvinte-n loc de pâine

în timp ce cad comete răpuse de providențe false

Te-așteaptă luna să-ți aduci pumnalul

și să-l înfigi în razele ce scurmă norii

Pe invectiva lumii se cațără boema-n rugă.



Ssssst! Mai bine plângi cristale de Swarovski

în ochii tăi s-aduni tezaurul cu patimi răstignite

printr-un decret final să-mparți coroane

Tu-arlechin tembel gonindu-și soarta

spre dulcea agonie a ultimei țigări de după.]



(p. 26, Manifestul tăcut [Le manifeste tu])
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