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Note moyenne 4.26 /5 (sur 166 notes)

Nationalité : Uruguay
Né(e) à : Montevideo , le 03/09/1940
Mort(e) à : Montevideo , le 13/04/2015
Biographie :

Eduardo Hughes Galeano est est un romancier, essayiste, nouvelliste et journaliste uruguayen.

A quatorze ans, il entre dans le monde du journalisme, au journal socialiste El Sol, publiant des dessins qu'il signe du pseudonyme Gius. Puis enfin il signe quelques articles de presse du nom de Galeano.

Eduardo Galeano a fait de nombreux petits boulots : messager, dessinateur, en passant par manutentionnaire dans une usine d'insecticides, caissier, etc...

À vingt ans, il devient chef de rédaction au grand hebdomadaire Marcha et, en 1964, directeur du journal Epoca à Montevideo.

Eduardo Galeano s'est ensuite exilé en Argentine et en Espagne, pour enfin revenir vivre en Uruguay en 1985.

Ses principales œuvres sont : "Guatemala, pays occupé" (1967), "Les veines ouvertes de l'Amérique Latine" (1971), qui est son ouvrage le plus connu, "Notre chanson" (1975), "Jours et nuits d'amour et de guerre" (1978), la trilogie "Mémoire du feu" (1986), qui fait de lui un auteur majeur de la littérature latino-américaine, "Le Livre des étreintes" (1989), "Les Boîtes à mots" (1993), "Le Football : Ombre et lumière" (1995), "Las aventuras de los jóvenes dioses" (1995).
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Source : www.americas-fr.com ; lemonde.fr
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http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=53065&motExact=0&motcle=&mode=AND PAROLES D'EXIL Treize auteurs latino-américains témoignent Marianne Boscher-Gontier, Mathieu Vicens Documents Amériques latines Cet ouvrage regroupe les témoignages de treize écrivains latino-américains, exilés politiques au temps des dictatures de 1960 à 1990. D'origines multiples, ils évoquent les circonstances de leur départ, leurs souffrances physiques et morales, leur résilience dans les pays d'accueil et les vertus de l'écriture comme autre forme de combat. Autant de destins qui donnent à relire les périodes les plus sombres de l'Amérique Latine. Parmi eux : Isabel Allende, Zoé Valdés, Carlos Liscano, Eduardo Galeano, Sergio Zamora... Broché ISBN : 978-2-343-11164-3 ? mars 2017 ? 162 pages

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Citations et extraits (160) Voir plus Ajouter une citation
marcossor   16 mars 2014
Le livre des étreintes de Eduardo Galeano
Après tout, nous sommes ce que nous faisons pour changer ce que nous sommes. L'identité n'est pas une pièce de musée exposée sagement derrière une vitrine, mais la synthèse toujours étonnante de nos contradictions de chaque jour.
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Eduardo Galeano
Lazlo23   02 avril 2017
Eduardo Galeano
FENÊTRE SUR L'UTOPIE

Elle est à l'horizon.

Je fais deux pas en avant, elle s'éloigne de deux pas.

Je fais dix pas de plus, l'horizon s'éloigne de dix pas.

J'aurai beau marcher, je ne l'atteindrai jamais.

A quoi sert l'utopie ? Elle sert à ça : à avancer.



VENTANA SOBRE LA UTOPÍA

Ella está en el horizonte.

Yo me acerco dos pasos y ella se aleja dos pasos.

Camino diez pasos y el horizonte se corre diez pasos más allá.

Por mucho que yo camine, nunca la alcanzaré.

¿Para que sirve la utopía? Para eso sirve, para caminar.
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art-bsurde   28 mai 2014
Les veines ouvertes de l'Amérique latine de Eduardo Galeano
Mais plus on accepte de liberté dans les affaires, plus il faut bâtir de prisons pour ceux qu'elles défavorisent.
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Belem   01 septembre 2013
Les veines ouvertes de l'Amérique latine de Eduardo Galeano
« Les indiens de l'Amérique totalisaient pas moins de soixante-dix millions de personnes lorsque les conquistadors firent leur apparition : un siècle et demi plus tard, ils n'étaient plus que trois millions et demi. »
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fanfanouche24   01 juin 2019
Le Chasseur d'histoires de Eduardo Galeano
Personne ne vient à bout du grand-père



Bonne nouvelle pour les vieux qui peuplent le monde : il est faux de croire que ce sont les jeunes arbres qui donnent le bois le meilleur et le plus abondant.

Regardez les séquoias, les plus grands arbres du monde, qui, en Californie et ailleurs dans le monde, en témoignent. Eux, les majestueux ancêtres, peuvent avoir jusqu'à trois mille ans d'âge et continuent de produire deux milliards de feuilles, et ce sont eux qui résistent le mieux à six mois de neige et d'orages foudroyants, et aucun fléau ne peut en venir à bout. (p. 37)
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fanfanouche24   06 novembre 2017
Le Chasseur d'histoires de Eduardo Galeano
Vivre par curiosité



Le mot -enthousiasme- vient de la Grèce antique et signifiait : - Avoir les dieux en soi.

Quand une gitane m'approche et me prend la main pour y lire mon avenir, je la paie le double pour qu'elle me fiche la paix : je ne connais pas mon avenir et ne veux pas le connaître.

Je vis, et je survis, par curiosité.

C'est aussi simple que cela. Je ne sais pas, et ne veux pas savoir quel avenir m'attend. Ce que mon avenir a de mieux, c'est que je ne le connais pas. (p. 257)
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A_fleur_de_mots   11 mai 2020
Les veines ouvertes de l'Amérique latine de Eduardo Galeano
En cierto modo, la derecha tiene razón cuando se identifica a sí misma con la tranquilidad y el orden: es el orden, en efecto, de la cotidiana humillación de las mayorías, pero orden al fin: la tranquilidad de que la injusticia siga siendo injusta y el hambre hambriente.



Traduction approximative:

D’une certaine façon, la droite a raison de s’identifier à la tranquilité et l’ordre: elle est l’ordre, en effet, de l’humiliation quotidienne de la majorité, mais ordre au final: la tranquillité d’esprit que l’injustice continue d’être injuste et la faim famélique.
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marcossor   12 mars 2014
Le livre des étreintes de Eduardo Galeano
LE SYSTEME / 2



Époque de caméléons: aucun animal n'a autant appris à l'humanité que ces humbles petites créatures.

On considère comme cultivé celui qui sait occulter, on voue un culte à la culture du déguisement. On parle le double langage des artistes du double jeu. Double langage, double comptabilité, double morale. Une morale pour parler, une autre morale pour agir. La morale pour agir s'appelle réalisme.

La loi de la réalité est la loi du pouvoir. Pour que la réalité ne soit pas irréelle, nous disent ceux qui gouvernent, la morale doit être immorale.
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deuxquatredeux   30 décembre 2017
Le Football, ombre et lumière de Eduardo Galeano
L’histoire du football est un voyage triste, du plaisir au devoir. À mesure que le sport s’est transformé en industrie, il a banni la beauté qui naît de la joie de jouer pour jouer. En ce monde de fin de siècle, le football professionnel condamne ce qui est inutile, et est inutile ce qui n’est pas rentable. Il ne permet à personne cette folie qui pousse l’homme à redevenir enfant un instant, en jouant comme un enfant joue avec un ballon de baudruche et comme un chat avec une pelote de laine : danseur qui évolue avec une balle aussi légère que la baudruche qui s’envole et que la pelote qui roule, jouant sans savoir qu’il joue, sans raison, sans chronomètre et sans arbitre.

Le jeu est devenu spectacle, avec peu de protagonistes et beaucoup de spectateurs, football à voir, et le spectacle est devenu l’une des affaires les plus lucratives du monde, qu’on ne monte pas pour jouer mais pour empêcher qu’on ne joue. La technocratie du sport professionnel a peu à peu imposé un football de pure vitesse et de grande force, qui renonce à la joie, atrophie la fantaisie et proscrit l’audace.

Par bonheur, on voit encore sur les terrains, très rarement il est vrai, un chenapan effronté qui s'écarte du livret et commet l'extravagance de feinter toute l'équipe rivale, et l'arbitre, et le public dans les tribunes, pour le simple plaisir du corps qui se jette dans l'aventure interdite de la liberté.



Le football - p. 14
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Mijouet   02 septembre 2012
Les veines ouvertes de l'Amérique latine de Eduardo Galeano
En Nicaragua, señores, le pega el ratón al gato



Messieurs, au Nicaragua,

c'est la souris qui bat la chat



(chant des guérilleros du Nicaragua sur l'air d'Adelita dans les années 30...)
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